Disclaimer : l'univers ainsi que les personnages appartiennent à JK Rowling et je n'y gagne rien.


Chapitre 2 : Les Fondateurs

Le chant d'un coq retentit, fort désagréablement.

Salazar se retourna sous ses draps en grommelant. Il avait toujours détesté les coqs, et d'autant plus, qu'à son goût ils chantaient beaucoup trop tôt. Et puis cela effrayait sa nouvelle acquisition, son bébé tout mignon aux grands yeux orange.

Il laissa passer quelques minutes, puis repoussa rageusement ses couvertures, enfonça ses pieds dans ses pantoufles en cuir de boa, puis baillant bruyamment, se gratta le dos, passa une main dans ses cheveux, tout en s'observant dans le miroir.

Il décida de se raser tout en causant en Fourchelang avec son serpent préféré qui vint se lover autour de son cou, Naggy, ce qui lui rendit son sourire, si on pouvait appeler sourire le rictus qui s'affichait sur ses lèvres.

- Toi au moins tu ne me critiques pas dès le réveil. Pas comme Gryffondor.

Il a toujours un petit ricanement en me regardant. Un de ces quatre, je vais le mener direct dans Ma Chambre, qu'il se fasse bouffer par mon bébé et il ne manquera à personne. Quoique Rowena passe son temps à lui lancer des regards doucereux, en battant des cils « aaaaah mon gryffy comme il est beau », j'ten foutrais moi de « gryffy ». Jvois vraiment pas ce qu'il a de plus que moi cet avorton. Toujours là à se pavaner. Pffff.

Il caressa Naggy avec amour, puis enfila prestement une robe vert émeraude et des bottes en cuir de cobra d'un vert sombre. Il sortit de ses appartements situés dans les cachots, puis remonta vers la Grande Salle pour y prendre son petit déjeuner.

Le chant d'un coq retentit, joyeusement.

Godric bailla, s'ébouriffa les cheveux, sourit, puis repoussa ses couvertures en chantonnant. Il enfila sa robe de chambre rouge vif et glissa ses pieds dans des pantoufles fourrées.

- Encore une belle journée qui s'annonce. Enfin, si Salazar ne fait pas encore des siennes en privilégiant ses élèves. Et j'espère qu'il est rasé et coiffé ce matin.

Il jeta un œil à son chat roux, lové sur le canapé.

- Qu'en penses-tu Simba ? Je porte mon épée ou non aujourd'hui ?

Le gros chat leva vers lui ses yeux verts et ronronna.

- Oui hein, cela l'agace à chaque fois quand je la porte. Après tout, Rowena porte toujours son diadème. Elle est si jolie avec d'ailleurs. Uh uh uh.

Il éclata d'un rire cristallin, puis en chantonnant, fit sa toilette, et enfila une robe rouge et or. Il choisit une belle paire de bottes en cuir de Magyar, qu'il avait fait teintée en rouge carmin puis il sortit d'un pas vif de ses appartements et descendit guilleret les escaliers jusqu'à la Grande Salle, son épée rutilante attachée à son baudrier.

Le chant d'un coq retentit, langoureusement.

Rowena s'étira et sortit bien vite de son lit en enfilant une robe de chambre en soie bleue et en glissant ses petits petons dans des pantoufles en vair.

Elle fit une toilette minutieuse, se maquilla avec soin, tout en devisant avec son aigle au plumage mordoré, Napoléon. Celui-ci lui répondait par de petits coups de bec tout en trompetant sur différentes sonorités. Lorsqu'il était d'accord avec sa maîtresse, il remontait toujours la gamme de Do.

Elle posa délicatement son diadème sur ses cheveux soigneusement coiffés, se fit un clin d'œil dans le miroir, puis battit des cils avec un regard coquin.

- J'ai beau travailler mes battements d'yeux, Godric n'y voit que du feu, dit-elle avec une moue à Napoléon qui trompeta en descendant la gamme de Do.

Elle le fixa, lui caressa le plumage puis lui tint à peu près ce langage :

- Tu crois qu'il me voit finalement ? Bien, je pourrais donc travailler ma façon de le saluer : « Hé ! bonjour Monsieur du Lion, que vous êtes joli, que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre pelage se rapporte à mon plumage, vous serez le Roi de Poudlard ».

Sur ce, elle enfila une jolie paire d'escarpin en velours bleu, après s'être vêtue d'une robe de soie bleue aux reflets de bronze. Elle enfila par dessus un gilet brodé d'un aigle aux ailes déployés, afin de couvrir ses bras nus, puis sortit de ses appartements, et descendit les escaliers vers la Grande Salle.

Le chant d'un coq retentit, lourdement.

Helga baillât bruyamment, repoussa sans ménagement ses couvertures, puis arpentât son appartement pieds nus jusqu'à sa salle de bain.

Elle y trouva Louis, lové sur une de ses serviettes, ronflant tout son saoul.

Elle le caressa tendrement pour le réveiller en douceur.

Le blaireau redressa la tête, bailla de la même manière que sa maîtresse, puis descendit de sa couche en geignant :

- Couic couic !

- Tu as faim ? Moi aussi figures-toi. Mais je ne jappe pas pour autant.

Elle fit sa toilette, enfila une robe jaune et noire, et mis de grosses bottes en caoutchouc, elle se coiffa de son éternel chapeau terreux, qu'elle mit de travers de façon à se donner un air cordial, puis remplit la gamelle de Louis, caressant au passage les longues tiges de sa plante carnivore qui claqua des mâchoires de contentement.

- J'espère que les élèves seront contents aujourd'hui, j'ai de nouvelles plantes à leur montrer.

Elle énuméra à Louis les différentes espèces tout en engloutissant un éclair au chocolat disposé sur un plateau plein à ras bord de gâteaux et autres sucreries.

Puis elle sortit en se dandinant pour se rendre à l'étage au dessous où se trouvait la Grande Salle.