J'avais bien dit que je ne savais pas quand je posterai mais j'ai eu l'idée ce matin pour le chapitre ci. Bon, j'essaierai donc de poster tous les deux ou trois jours. Ca vous va ? De toute façon, si vous êtes pas contents, c'est pareil, na !

Une semaine ou deux après la rentré des classes, le week-end, de nombreux jeunes circulaient à travers les rues de Domino désireux de s'amuser et surtout de souffler un peu en vue des prochaines semaines qui s'annonceraient car pour l'instant ils n'en étaient qu'à l'échauffement de leur programme scolaire.

Cependant tout le monde n'était pas si disposé à prendre un temps de repos pour profiter un peu de la vie. En effet, le jeune PDG de la Kaibacorps était comme à son habitude, assis à son bureau devant son ordinateur à gérer sa société.

Levant un instant le nez, le jeune homme se rappela paroles que Yugi avait dit à ses amis en quittant le lycée hier soir.

Rejoignant sa limousine, Kaiba tourna vaguement la tête vers Yugi et ses amis qui semblaient pris dans une discussion effervescente dans laquelle le petit lycéen vantait les mérites d'attractions de fête foraine.

- Ah, Yugi ! Ton grand-père est génial de nous emmener à cette fête foraine à Osaka ! On va bien s'amuser ! s'exclama Tea.

- Il a juste gagné ce voyage et les entrées en jouant à un jeu où il faut renvoyer un coupon, vous voyez ! fit Yugi.

- En tout cas, ce sera super ! s'écria Joey en faisant le fou.

Revenant au présent, Kaiba songea que toute cette scène n'était qu'un pur enfantillage bien qu'il ressentait une once d'envie mais qu'il n'oserait jamais l'avouer. Il était trop fier de sa personne et s'interdisait ce genre de pensée.

De toute manière, les amis ne faisaient que vous ralentir, phrase qu'il se répétait toujours quand il ressentait une sorte de nostalgie dans son âme.

Cette nostalgie, ce manque, il semblait le sentir souvent en ce moment bien qu'imperturbable et inébranlable, le jeune homme se mentait à lui-même en prétendant être bien comme il l'était actuellement.

Soudain la porte du bureau s'ouvrit brusquement et dans cette ouverture entra un jeune garçon de treize ans: Mokuba Kaiba, le jeune frère de Seto. Aussi vrai que l'aîné était brun, le cadet avait de longs cheveux noirs et ne ressemblait en rien à son frère: très ouvert d'esprit, il préfèrait jouer avec ses amis plutôt que de rester enfermé à faire ses devoirs. D'ailleurs si Seto n'était pas aussi exigeant avec lui, il ne les ferait peut être pas ses devoirs.

- Onisama ! s'exclama Mokuba en allant vers son frère.

En apercevant son petit frère, Seto se leva et marcha vers lui. Son frère était la seule personne pour laquelle il savait se montrer humain et se comporter comme tel.

- Onisama, tu sais ce qu'il y a dans trois mois ? demanda Mokuba.

En formula sa question, le jeune question avait pris sa figure la plus innocente et la plus irrésistible: les adorables petits yeux auxquels il était impossible de dire non.

- Dans trois mois ? fit son frère en réfléchissant un instant. Ce sera le mois de Décembre. Qui y a t-il alors ?

- Eh bien, tu sais que Noël est en Décembre, vrai ? reprit Mokuba.

- Oui, je sais et également Pâques est en Avril, ironisa Seto.

- Et le lycée, enfin ton lycée, a décidé d'organiser … euh …

Le petit garçon sentit le sujet se rapprocher avait peur de formuler sa nouvelle ce qui n'échappa à son aîné qui sut immédiatement que celui ci allait lui demander quelque chose, quelque chose comme participer à ce que le lycée allait organiser.

En lui-même, Kaiba maugréa et se demanda pourquoi son frère refusait de comprendre qu'il était occupé et n'avait aucun temps à perdre avec des lycéens.

- Au fait, Mokuba ! grogna Kaiba.

- Eh bien, le lycée a voulu organiser un bal pour la fête de Noël et …

- Non ! hurla Kaiba. Je n'irais pas !

- S'il te plait, onisama ! S'il te plait ! supplia Mokuba. Moi, j'aimerai beaucoup y aller mais les collégiens doivent être accompagnés par un lycéen !

Suppliant son grand frère, Mokuba utilisa sa meilleure arme: les petits yeux larmoyants et irrésistibles mais Kaiba se contenta de grogner et de lui jeter un regard si noir que le jeune garçon se décida à abandonner, du moins provisoirement. Après tout, il avait trois mois pour persuader son frère et pour cela, il comptait bien utiliser tous les moyens possibles et auquel le jeune Kaiba pouvait avoir à l'esprit.

Lorsqu'il fut à nouveau seul, Kaiba croisa les bras et se sentit en colère contre Mokuba qui avait osé le déranger pour une telle bêtise puis il se rassit à son bureau quand le téléphone sonna juste à ce moment et répondit si hargneusement que son interlocuteur se sentit vraiment très mal à l'aise.

Le Dimanche après-midi, Serenity marchait tranquillement dans la ville qui était devenue sienne depuis les vacances d'été. En effet, leur mère, à Joey et elle-même, avait décidé d'emménager à nouveau ici et repris la garde de son fils qui vivait ainsi avec sa petite sœur et sa mère. La jeune fille appréciait cette nouvelle vie et trouvait cela vraiment agréable d'être toujours avec son grand frère.

En effet, Joey était vraiment le meilleur des grands frères pour elle: attentionné, gentil, serviable, drôle … Elle se rappela encore du jour où il avait reçu accidentellement une assiette de soupe sur la tête au restaurant et s'était égosillé à crier des jurons en pleine salle. Elle rit tellement à ce souvenir que plusieurs regards se posèrent sur elle, interrogateurs.

Lorsque la jeune fille atteignit le parc, elle passa le portillon et pénétra dans l'enceinte de celui ci. Il marcha le long d'une allée et chercha un banc de libre du regard mais tous semblaient occupés.

- Tu cherches encore à bousculer quelqu'un ? cria une voix derrière elle.

Surprise, la jeune fille se demanda qui pouvait l'interpeller de cette manière mais il lui semblait reconnaître le son de cette voix bien qu'elle n'arriva pas à mettre un nom ou un visage dessus. Alors elle fit pivoter son corps d'un demi-tour et l'aperçut, LUI, le jeune homme brun, le grand Seto Kaiba, assis sur un banc.

- Tu vas me chercher encore longtemps pour la dernière fois ? C'était un accident ! De plus, tu étais aussi en faute que moi ! l'accusa Serenity en pointant son index vers lui.

Décidément cette fille démarrait vraiment au quart de tour à la moindre provocation et Kaiba eut bien envie de la pousser un peu plus.

- Et pourquoi serais-je aussi en faute ? demanda Kaiba calmement d'un ton de professeur.

Comprenant que son interlocuteur n'avait que faire de leur discussion et ne se souciait que de s'amuser de son emportement, Serenity détourna la tête et s'éloigna de lui.

- Tu ne vaux vraiment pas la peine qu'on te parle, Kaiba ! lança Serenity.

Se relevant du banc, le jeune homme lui courut après et la rattrapa près d'un arbre où lui prit le bras pour l'empêcher de partir à nouveau.

- Lâche-moi ! Je n'ai pas à faire ce que tu veux ! s'énerva Serenity.

En lui-même, Seto songea que cette fille était vraiment très belle en colère: ses yeux se dilataient et renvoyaient un éclat magnifique qui semblait aller jusqu'à son cœur. Il se contenta de la tenir en affichant un petit sourire narquois tandis que Serenity se débattit pour se défaire de la poigne du jeune homme mais celui ci possédait beaucoup plus de force qu'elle et savait comment l'utiliser intelligemment.

- Kaiba, je t'ordonne de me lâcher ! s'écria Serenity.

- Tu m'ordonnes ? Tu n'es pas vraiment en position d'ordonner, fit innocemment Kaiba.

- Tu es …

Les deux jeunes gens étaient si pris par la querelle qu'aucun d'eux n'avait remarqué la présence d'une petite tête aux cheveux noirs, occupé à la dégustation d'une glace de trois boules au chocolat.

- C'est ta petite amie, onisama ? demanda t-il d'un ton vraiment innocent.

Réagissant immédiatement au terme de « petite amie », Kaiba et Serenety tournèrent la tête pour apercevoir Mokuba qui souriait de toutes ses dents, amusé et la jeune profita de l'effet de surprise pour se défaire de l'emprise de la main du jeune homme.

- Je regrette pour toi, Mokuba mais ton frère est beaucoup trop asocial pour espérer un jour en avoir une ! s'exclama Serenity.

- Et j'ai aucune envie d'en avoir une, reprit Kaiba en croisant les bras sur sa poitrine et détourna la tête pour ne pas regarder la jeune fille.

En regardant Serenity partir, Mokuba se tourna alors vers son frère:

- Elle est mignonne, hein ? s'exclama Mokuba.

- Si tu aimes les serpents, Mokuba, je peux t'en acheter une douzaine pour Noël, rétorqua Kaiba.

Cependant en y repensant, Seto regarda sa main qui avait tenu le poignet de la jeune fille et songea qu'elle était, en effet, très mignonne.

En rentrant à son appartement, Serenity se sentit calmée de sa colère éprouvée au parc mais n'avait pas oublié Kaiba pour autant. En se rendant dans sa chambre, elle se demanda comment un être humain pouvait se montrer aussi être désagréable lorsqu'elle posa son sac sur son bureau. Elle l'ouvrit et voulut prendre son livre de lecture qu'elle étudiait à son cours en option de littérature lorsqu'elle vit que le sac en question était rempli de plusieurs jeux avec un ou deux livres. Elle prit alors un livre de japonais et l'ouvrit pour lire le nom inscrit à l'intérieur: Mokuba Kaiba.

Soupirant intérieurement, Serenity comprit qu'une fois de plus, elle allait devoir voir et certainement parler à Kaiba pour lui rendre le sac de son petit frère.

Voila, fin du chapitre. Vous avez aimé le moment entre Seto et Serenity ? C'est très chaud entre eux. J'ai redonné plus de caractère à Serenity et je l'adore comme cela. Et notre Kaiba n'est pas tout à fait insensible ...

bon à la prochaine !!!!