Voici le chapitre 1 de Criminals!
Bonne lecture!
Chapitre 1
24 Juin 2016
Fin de journée
Quelque part sur les routes de France
Les cinq hommes étaient réunis dans un véhicule volé qui s'éloignait de Paris. Au volant, l'homme aux dreadlocks roulait de manière tranquille, sûr de lui.
En plus des deux hommes qu'il avait trouvés, les deux derniers hommes ne parlaient pas plus. Le premier était assez fin mais savait visiblement se défendre, comme le prouvait les quelques cicatrices graves sur le visage, visage étant légèrement masqué par une jeune barbe. Ses cheveux châtains tombaient sur ses lunettes rayées et légèrement cassées suite à l'accident, qu'il repoussait en soufflant dessus. L'autre homme à côté avait un air plus sombre. Il était très grand, baraqué, ses cheveux noirs étaient longuement maintenus par une queue de cheval et sa longue barbe mangeait la moitié de son visage.
Le conducteur commença la conversation.
"Puisque nous voyageons tous ensemble, je propose que nous fassions connaissance! Qui commence?
-C'est ton idée, commence." grogna le grand à lunettes.
-Parfait! Alors je m'appelle Mahyar Shakeri! Bon, personnellement, je sais qui vous êtes, je ne vous aie pas choisi pour rien. À qui le tour? Vas-y mon mignon!" chantonna-t-il en tapant la cuisse de son voisin qui le fixa d'un air entre l'incompréhension et le dégout.
-Moi c'est Krayn...
-J'aimerais bien connaître ton vrai nom au fait!
-Non. Moi, c'est juste Krayn.
-D'accord! Au suivant!"
Personne ne se désigna pour se présenter. Mahyar soupira, tapotant le volant de ses doigts fins. Il tourna brusquement le volant sur la droite puis la gauche et se gara au bord de la route. Krayn, juste à sa droite, le regardait avait de grands yeux ronds. Son visage se crispait et ses yeux se noircissaient tandis qu'il essayait de garder son calme. Malgré tout, ce qui occupait le plus l'esprit du criminel, c'était la main du conducteur qui serrait sa cuisse.
Mahyar inspira un grand coup puis sourit avant de se tourner vers les trois passagers à l'arrière qui se maintenaient à chaque endroit de la voiture volée, encore effrayés par le coup de volant fait par l'homme aux dreadlocks. Son sourire s'agrandit à cette vue.
"Que vais-je faire de vous? Franchement, vous n'êtes pas sympathique. J'essaie d'être gentil avec vous, vous savez? Dois-je vraiment me fâcher?"
Les trois compagnons de route se regardèrent en silence un long moment puis celui du milieu, le plus barbu, se pencha en avant et sourit timidement avant de se présenter.
"Je m'appelle Sébastien Rassiat. Euh..." Il se tourna vers son voisin à lunettes, attendant sa présentation. Ce dernier soupira.
"Je m'appelle Frédéric Molas.
-Moi je suis Bob Lennon...
-Bien!" Mahyar sourit, satisfait. Il redémarra tranquillement, en sifflotant doucement. Une fois qu'ils furent bien de nouveau sur la route, le jeune homme alluma la radio. Une petite chanson tranquille se démarra. Le criminel continua de conduire un bon moment avant d'annoncer.
"Bien! Avant que vous fassiez une petite sieste - car le trajet va être long - et si on se racontait pourquoi nous avons été arrêtés?"
Pendant ce temps...
Paris...
Dans différents postes de police, les informations passaient rapidement. Déjà, le nombre de morts était annoncé, bien que pas totalement officialisé. Ce qui intéressait la police surtout, c'était le nombre de criminels retrouvés - morts ou vifs. Le nombre de prisonniers emmenés était de trente-quatre. Parmi eux, vingt-cinq avaient étaient retrouvés morts et quatre avaient été retrouvés, tentant de fuir. Mais alors se posait un problème: Où étaient les cinq hommes restants? Et qui étaient-ils exactement?
Le capitaine Perrain faisait les cent pas dans son bureau, attendant les résultats de ses collègues. Identifier tous les morts, avec l'accident qui avait eu lieu et qui avait défiguré de nombreux corps, rendant méconnaissable grand nombre d'entre eux. Douze heures s'étaient déroulées et il était plus qu'évident que les fugitifs avaient quittés Paris et qu'au moins la moitié avait un abri ou un véhicule.
Il frappa rageusement son bureau du poing sur son bureau et jurant à voix haute. À ce moment, un officier entra. Le capitaine se tourna ver lui et l'officier bomba le torse.
"Monsieur! Nous avons trouvé les noms des vingt-cinq criminels morts et les quatre prisonniers retrouvés ont enfin confirmés leurs noms! Nous avons ainsi pu trouver les noms des cinq fugitifs.
-Ah? Et qui sont-ils?
-Eh bien..."
Peu de temps après...
"Messieurs! À l'heure où je vous parle, les identités de nos cinq criminels en cavale est connue! Et nous avons de gros problèmes!"
Le capitaine tourna sa télécommande vers l'écran et appuya sur un bouton. Cinq photos apparurent aussitôt. Chaque policier se crispa en reconnaissant les hommes ; ils avaient des doutes avant mais à présent, ils en étaient sur.
Le capitaine pointa la télécommande sur la première photo, celle d'un homme aux cheveux bouclés et aux yeux noisette, ayant une taille fine à en faire pâlir de jalousie de nombreuses femmes.
"Voici Bob Lennon. Ce nom est sûrement un pseudonyme mais nous n'avons jamais réussi à lui faire cracher sa véritable identité. Cet homme est connu pour avoir tué de nombreuses personnes en les brûlants vivants avant de déposer leurs têtes dans des lieux publics avec un CD montrant l'instant de leurs morts. Les autres parties du corps n'ont jamais été retrouvés. Si cet homme n'est pas très fort physiquement parlant, il est bien plus malin qu'il en a l'air et serait capable de vous piéger facilement. Ne vous approchez pas de lui si il y a la moindre possibilité qu'il possède un combustible ou une arme, et encore moins si vous êtes seul! Il est faible mais prévoit ses coups à l'avance."
Il passa à la seconde photo, représentant un homme, mince également quoique plus grand, les cheveux très bruns et très courts, les yeux noirs derrière une paire de lunettes, une barbe mal rasée.
"Lui, c'est Frédéric Molas. Comme le précédent criminel, son mode opératoire reste strictement le même à chaque homicide. Il électrocute ses victimes à de nombreuses reprises jusqu'à leurs morts avant de jeter leurs cadavres devant chez eux. Ne le sous-estimez pas, il est aussi fort qu'intelligent. Lui, il vous est interdit de l'approcher s'il y a un orage ou si vous possédez ou êtes à proximité de tout objet conducteur. Il est par contre moins risqué de s'approcher de lui seul. Evitez malgré tout, on ne sait jamais."
La télécommande pointa une troisième photo. On y voyait un homme imposant aux longs cheveux ondulés et noirs, aussi noirs que ses yeux. Il avait une barbe toute aussi noire qui lui mangeait le bas du visage. À vu d'oeil, l'homme n'avait pas la lueur dangereuse dans le regard que les autres.
"Je vous présente Sébastien Rassiat. Cet homme, bien que ressemblant à un type tout à fait normal, a torturé toutes les personnes liées à l'arrestation de son père quand il était enfant. Il les torture notamment en tuant l'une des personnes de leurs familles sous leurs yeux. C'est possiblement symbolique, ce type est fou. Il est très grand et très fort. Ne l'approchez pas seul, surtout s'il peut être en possession d'un objet tranchant. S'il se sent en danger, il se fichera de sa situation et essaiera de vous tuer sans remord. Ne le menacez jamais."
Il montra la photo suivante. Elle montrait un homme trapu, les cheveux châtains courts et barbu, aux yeux sombres, lui aussi.
"Lui, c'est Krayn. Cet homme est un parfait inconnu. Personne ne sait quel est son vrai nom mais tout le monde connait celui-là. Cet homme est une véritable ordure. Ce qu'il ait fait de moins grave comme crime n'est ni plus ni moins que d'avoir piraté presque tous les sites de l'état, qui plus est, certains étant secrets, à ses propres fins. Sans aucun état d'âme, ce mec a manipulé plusieurs hommes et femmes au service du président et les a tués, eux et leurs familles. Même des collègues au courant de ses méthodes se sont fait avoir également. Ne l'approchez sous aucun prétexte! Que vous soyez seul ou en groupe. Il peut vous convaincre de vous suicider sans même vous toucher."
Le capitaine soupira et passa à la dernière photo. On y voyait un homme à la chevelure sombre attachée en multiples dreadlocks et aux yeux tout aussi sombres derrière une paire de lunette sobres, qui souriait - comme s'il savait qu'on le verrait à ce moment - sadique et amusé.
"Et enfin... Mahyar Shakeri. Cet homme est fou au sens littéral du terme, nous en sommes presque sur. Le fait qu'il ne soit pas en asile en étonne plus d'un. Il a kidnappé plusieurs groupes de personnes et les a fait jouer dans un "jeu". En réalité il les torturait des jours durant jusqu'à ce que mort s'en suive puis il se contentait de laisser ces gens dans sa cave. Ce type est complètement taré. Ne l'approchez surtout pas!"
Ces hommes acquiescèrent, comprenant le danger que représentaient ces cinq criminels. Et vu le temps qu'ils avaient mis à identifier les corps, ils étaient tous hors de Paris.
"Nous allons donc lancer une alerte télévisée et un appel à témoins. Il est hors de question que ces dégénérés nous échappent! Préparez des interviews avec toutes les grosses chaines de télévision! Ils vont essayer de se cacher le temps que la tension s'apaise, on ne doit pas les laisser faire! Dépêchez-vous nom de dieu!"
Plus tard, dans la nuit...
Ailleurs, en France
Mahyar gara la voiture sur une aire de repos, épuisé. Il pouvait entendre les ronflements de ses quatre compagnons qui s'étaient endormis. Ça le fit sourire: ils avaient fini par avoir confiance, suffisamment pour baisser leurs vigilances malgré tout ce qu'il s'était passé en quelques heures. Ils étaient épuisés, c'était normal après tout.
Il soupira et ferma les yeux, se laissant se reposer, ne serait-ce qu'un court instant.
"Tu veux qu'on échange?"
Il rouvrit les yeux et se tourna vers son voisin, Krayn. Celui-ci le regardait, sa proposition se perdant dans le silence presque religieux qu'il y avait dans l'habitacle - ironique lorsqu'on savait que tous les hommes présents à l'intérieur, dormant comme des bébés pour certains, étaient de dangereux criminels, des assassins, des meurtriers de sang froid. Ça fit sourire d'amusement Mahyar, faisant se méprendre son interlocuteur qui prit ça pour une insulte.
"Franchement? Tu te permets de te moquer de moi dans un moment pareil?
-Je ne me moquais pas de toi, ne te vexe pas." répondit l'autre en levant la main dans une tentative d'apaiser le conflit. "Tu devrais te reposer.
-J'ai déjà suffisamment dormi. Je te propose d'échanger les places afin que tu puisses dormir un peu.
-Tu ne sais même pas où on va.
-Parce qu'on va quelque part?
-Tu espérais qu'on voyagerait toute notre vie en voiture, ensemble, ma main sur ta cuisse?
-Arrête ça. Vraiment."
Mahyar éclata de rire, amusé par l'air dépité de son compagnon de route. Son rire sortit un court instant Frédéric de son sommeil qui balbutia des mots incompréhensibles avant de se rendormir aussi tôt, provoquant les sourires amusés des deux hommes éveillés.
L'homme aux dreadlocks soupira, vaincu. Il se tourna vers son compère et se pencha au-dessus de lui. Krayn se plaqua contre son siège, surpris, avant de le voir ouvrir la boite à gant à la recherche de quelque chose que, visiblement, il trouva. Il sortit un GPS et le programma avant de l'accrocher. Puis, il sortit de la voiture, incitant l'autre à faire de même, échangeant leurs places. Une fois au volant, Krayn regarda le GPS puis Mahyar.
"Suis la direction tout simplement et ne te pose pas de questions. Je sais ce que je fais. Je ne te demande pas de me faire confiance. Je veux juste que tu suives cette route.
-Et ensuite?"
Mais il n'eut pas de réponses. Il regarda son locuteur qui s'était endormi. Krayn soupira en secouant la tête et démarra le véhicule. Ce n'était pas de la confiance. Juste de la survie. Il se demandait vaguement où ils allaient mais ce n'était pas la priorité. Tant qu'ils s'éloignaient de Paris, c'était suffisant.
Il vit une voiture s'arrêter un peu plus loin devant lui. Une voiture de la même marque, du même style et de la même couleur que la leur. Et Krayn pensa que les policiers sauraient bientôt la plaque d'immatriculation de la voiture volée. Il se tourna vers Mahyar.
"J'ai une petite course à faire, tu ne m'en veux pas si je nous retarde de quelques minutes, hein? Ça nous ferait gagner un temps précieux."
25 Juin 2016
Début de journée
Sur la route, France
Sébastien se réveilla, endolori. Il avait mal partout: à la nuque, au épaules, aux reins. Enfin, à la moitié du corps pour être exact. Et comme il ne sentait plus ses jambes qui avaient réclamées jusqu'à leurs morts de marcher, il pouvait dire que soixante-quinze pourcents de son corps étaient hors-service. Il regarda à sa gauche: Bob était encore endormi, accroché à son bras, bavant sur sa veste de prisonnier. Il fit une moue écœurée avant de repousser le pyromane qui s'écrasa contre la vitre, se mettant à ronfler.
Il regarda ensuite à sa droite. Frédéric regardait par la fenêtre avec un regard d'ennui pur. Il ne chercha par à communiquer avec lui, pour le peu qu'il savait de l'attitude qu'avait le criminel en prison, il ne ressentait pas vraiment l'envie de risquer sa peau. Certains prisonniers victimes de l'homme n'étaient pas encore sortit de l'hôpital. À l'avant du véhicule, il pu voir que Krayn et Mahyar avaient échangé leurs places. Le premier conduisait, le regard dérivant de temps à autre vers le GPS. À côté de lui, le second dormait, la tête penchée dans le vide entre les deux places.
Le silence était seulement interrompu par la radio qui émettait les informations concernant les incidents arrivés la veille. La police avait été rapide et déjà leurs noms et leurs identifications étaient donnés au public. Krayn jeta un regard dans le rétroviseur et remarqua que Sébastien était réveillé.
"Salut! Bien dormi?
-Je suis mort aux trois quarts de mon corps.
-Bien. Ne t'en fais pas, on va bientôt s'arrêter.
-T'étais moins cool hier. Sans vouloir être vexant, hein!
-Ne t'en fais pas. Disons qu'hier, il y avait quelques tensions!
-Ouais..."
Sébastien rit jaune. L'humeur du conducteur était très joyeuse, peut-être trop? Il n'allait pas se plaindre non plus, l'ambiance n'était déjà pas forcément des plus joyeuses, comme le démontrait l'air ennuyé de son voisin de droite. Celui-ci avait toujours l'air ennuyé et blasé, il n'était clairement bien ravi d'être là, bien que ce soit mieux que d'être en prison à vie.
Soudainement, alors que Sébastien le regardait en biais, Frédéric détourna le regard de sa fenêtre, faisant rougir de honte le premier qui détourna le regard, gêné. Sans s'en occuper, il se mit à parler.
"Où on va?
-J'en sais rien. Je suis le GPS.
-Non, sérieux? C'est tout? Et si l'autre endormi nous ramenait à Paris comme ça?!
-Je ne pense pas que ce soit dans son intérêt. Après tout, il est recherché aussi.
-Mais merde! Je suis le seul lucide? Tu as bien entendu ce pourquoi il a été arrêté, non? Il aurait pu aller dans un asile! Il aurait du d'ailleurs! Pourquoi vous lui faites confiance?
-Disons que... Ce n'est pas qu'on n'a pas le choix mais... Si en fait. Tu sais, ce n'est pas une question de confiance. C'est une question d'instinct. C'est comme ça, c'est tout.
-Je crois pas en ces conneries." marmonna le contrarié.
-Je ne te demande pas d'y croire. Juste, prends en compte le fait qu'il est armé et qu'il n'a pas hésité à tirer sur un homme à moitié mort pour ne pas avoir de témoins."
Un silence lourd se fit ressentir dans l'habitacle. Frédéric soupira et passa une main dans ses cheveux.
"De toutes façons, c'est une voiture volée. Avec sa plaque d'immatriculation. Ils vont nous retrouver.
-Ah! J'ai réglé ce problème!
-Comment ça?
-Disons que j'ai trouvé une voiture comme celle-ci et que j'ai subtilement échangé les plaques d'immatriculations! Et, soyons d'accord, personne n'a ses papiers de véhicule sur soi et personne non plus ne retient sa plaque! Donc ça nous fait gagner un bon moment!" chantonna Krayn. "Et bim!
-Ouais mais... Et pour nos fringues?
-Hum... On verra ça quand les deux autres se réveilleront.
-Je peux régler ça.
-Non, laisse-les dormir. Ce sont quand même des criminels. Il faudrait éviter les effusions de sang."
Peu de temps après
Aire d'autoroute peu fréquentée, France
Bob, couvert d'une casquette rouge flambant neuve portant la marque d'un briquet, fouillait dans le petit coin vêtement, à la recherche de tenues pour lui et les autres. Et même si Frédéric posait problème par son immense taille de géant, le pyromane avait de quoi contenter tout le monde. Normalement. Il entendit quelqu'un s'approcher de lui. Il se retourna, devinant presque à qui il avait affaire. Mais il fut surpris de voir Frédéric.
"Je m'attendais à Mahyar.
-Il finit ton boulot. T'as trouvé quelque chose?"
Bob sourit et lui jeta des vêtements à la figure. Son camarade les attrapa et le fixa d'un oeil peu convaincu.
"Franchement? C'est quoi ça?
-Une chemise et un pantalon!
-Attends... Je vais me permettre une petite précision... C'est quoi cette merde?! Une chemise hawaïenne?! Jaune?! Et c'est quoi ce pantalon?!
-Eh bien, c'est à ta taille de géant.
-Mais je vais flotter dedans?!
-On peut te laisser ton uniforme de prisonnier. Ça plaît aux femmes, t'as raison." lança d'un ton moqueur le plus petit.
-Tais-toi!"
Il laissa tomber ses vêtements et attrapa Bob par le col, le soulevant à quelques centimètres du sol. Loin d'être impressionné ou effrayé, le plus jeune sourit encore plus, énervant encore plus le géant qui leva le poing pour le frapper.
À ce moment, quelqu'un attrapa Bob et Frédéric par une épaule chacun et les éloigna l'un de l'autre. Sébastien, car c'était lui, soupira de la situation qu'il venait tout juste d'arrêter.
"Qu'est-ce qu'il se passe?
-Cet imbécile m'habille comme un clown!
-Mais non voyons! Je t'aie juste trouvé des vêtements à ta grandeur.
-Bob, stop. Il va vraiment se fâcher." En effet, Frédéric rougissait de colère et se retenait de le frapper. "Frédéric, on n'a pas le temps de faire les poupées Barbie.
-Je ne fais pas..!
-Je sais. Mais ne lui laisse pas l'occasion de croire que si. Sois plus malin un peu. Tu n'es quand même pas juste une masse de muscles, si?
-Non." grogna le géant.
-Bien. Il faut juste être un peu patient. Oui, on ne va pas vivre dans des conditions idéales, c'est clair, mais ça ira mieux si on laisse le temps. Ce n'est que temporaire, rappelle-toi. Juste le temps qu'on nous oublie. D'accord?
-Ouais, ouais...
-Bien. Dépêchons-nous de nous changer et de brûler nos costumes.
-Il a raison, tant que le feu brûle encore!" intervint Mahyar en arrivant, son uniforme noircit par les flammes qu'il avait entretenues jusque là. "Krayn s'occupe de se débarrasser des traces informatiques de notre venue. Bob, t'as trouvé quoi pour nous.
-Tout ça! Voici pour toi Sébastien." il lui tendit un t-shirt noir marqué d'une tête de mort et un pantalon bleu. "Et pour toi Mahyar." il lança une tenue toute noire. "Pour Krayn, j'ai un t-shirt vert et un short. Et pour moi, j'ai le même en rouge.
-Parfait allons-y."
Un peu plus tard
Un couple en voiture s'arrêta sur une aire de repos. L'homme chercha à mettre de l'essence dans la voiture mais fut surpris de constater qu'il n'y en avait plus. Agacé, il entra dans le magasin de l'aire de repos afin de se plaindre de cette erreur plus qu'inconcevable. Seulement, il n'y avait personne. Quelques étagères de vente étaient un peu vidées, montrant qu'il avait du avoir des clients mais personne n'était à la vente. C'est alors qu'il sentit une vague odeur de brûlé dans l'air. Il se dirigea à la recherche de l'odeur en question et, en sortant du magasin par la porte des employés, il pu voir les traces d'un feu, qui avait sûrement été immense, et énormément de cendres.
Il retourna voir sa femme en courant pour que celle-ci prévienne la police. Tout ceci n'avait rien d'accidentel pensait-il. Et il avait raison.
