Disclaimer : Je ne possède pas Naruto.
Et je ne sais pas jouer aux échecs. Si si, c'est important.
Projet Mab'TERRA : Première Partie : Année 1848 à 1852
Ouverture
Chapitre 2 : La résignation
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On dirait, tant l'enfance a le reflet du temple,
Que la lumière, chose étrange, nous contemple ;
Toute la profondeur du ciel est dans cet oeil.
Dans cette pureté sans trouble et sans orgueil
Se révèle on ne sait quelle auguste présence ;
Et la vertu ne craint qu'un juge : l'innocence.
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L'enfant – Victor Hugo.
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Mardi 24 avril 1849
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"Comment se porte ton fils?"
"Bien. Et les tiens?"
"Tobirama va bien."
"Et Hashirama? Ça va faire six mois maintenant..."
L'homme en noir plaça ses pions sur l'échiquier. Il prenait toujours les noirs, et Butsuma toujours les blancs. C'était une vieille habitude qui n'avait jamais changé. Et qui ne changera jamais ; mais Tajima s'en souciait guère...
"Je n'ai des nouvelles qu'à travers ce que me raconte Tobirama. Ton fils ne veut rien me dire – secret médical il parait. Et évidement, Hashirama ne dira rien pour inquiéter son petit frère..."
Butsuma fit de même et plaça ses pions blancs, sur la deuxième ligne. Comme à son habitude, il prit ensuite les tours, puis les fous, les cavaliers, puis la Dame, pour finir avec le Roi.
Tajima rangea exactement ses pièces de la même manière – à l'exception du Roi et de la Dame qu'il plaça en dernier.
"Madara vient de me commander la dernière marque de fauteuil électrique sortie par Ouroboros. Le nec plus ultra, on peut pas faire mieux." Lui dit Tajima en croisant les bras, attendant que son adversaire et ami de longue date joue. Les blancs jouaient toujours en premier.
"Et, à quoi cela m'avance-t-il?" Pion blanc en e4.
"Ça veut tout simplement dire que bientôt ton fils ne pourra plus marcher." Pion noir en e5.
Butsuma Senju, s'il fut surpris – voir, inquiété – par cette affirmation, n'en montra rien. Il n'était pas connu pour être un sentimental, même si cela touchait l'un de ses enfants, le fruit de son amour avec sa tendre et chère épouse, la chair de sa chair. Ils avaient déjà vu deux de ses fils périr et il connaissait bien la douleur que la perte d'un être cher pouvait signifier. Mais, avec Hashirama, les choses avaient toujours été différentes. Très tôt, il lui avait manifesté une sorte d'opposition idéologique, presque une animosité qui lui était inconnue, qu'il n'attendait pas – surtout venant de sa propre descendance, son fils aîné, celui qui aurait du reprendre son empire à sa mort.
Cavalier blanc en f3.
"Comment va Izuna?"
Tajima qui s'apprêtait à prendre un autre pion, se figea. "...Toujours dans le même état."
"Il n'est donc...pas prêt?" Lui demanda Butsuma, en prenant bien soin de rester évasif. Ils se trouvaient dans le Palais Impérial, il ne fallait pas que l'on les surprenne.
"Non. Butsuma, je pense qu'il faut que tu abandonnes cette idée." Pion noir en d6.
"Oh, tu essayes de protéger ton pion de mon cavalier? Bien tenté..."
"Je ne plaisante pas. Les gens commencent à se poser des questions. Si Fugaku ou l'Impératrice venaient à l'apprendre..." Tajima baissa le ton de sa voix et se pencha sur l'échiquier. "Nous pourrions dire adieux à notre petit secret. Et que deviendrait le monde si elle tombait entre de mauvaises mains?"
Tajima se redressa droit sur sa chaise en attendant que Butsuma joue, dépliant ses jambes et posant la plante de son pied nu contre la surface de l'eau.
Pion blanc en d4.
Butsuma fronça les sourcils. Il n'y avait donc plus rien à faire pour sauver Hashirama...
La pièce la laquelle ils jouaient tous les mardis se trouvait au centre du Palais Impérial, la résidence officielle de l'Impératrice Mito Uzumaki. L'antichambre aux Nénuphars, cette mystérieuse pièce qui occupait le centre même du Palais, était une immense salle, ou plutôt un vaste étang : il n'y avait que de l'eau à perte de vu, hormis ce grand cerisier en fleur qui poussait au milieu. Les accès menant aux différentes autres ailes du Palais n'étaient connus que de ceux qui savaient déjà où elles se trouvaient : il était donc impossible de pénétrer ce lieu sans y être convier, au risque de finir ses jours perdus dans ce labyrinthe infini. Butsuma et Tajima, habitués du lieu, se donnaient rendez-vous près de l'entrée principale. Non pas qu'ils aient peur de se perdre, mais parce qu'il fallait que l'on puisse toujours les trouver assez rapidement. Tajima car il était un homme important du gouvernement actuel; et Butsuma car...
"Monsieur Senju." Fit une femme en kimono blanc et au obi rouge corail devant l'entrée, sans s'aventurer d'avantage dans l'étendue d'eau. "Cette femme souhaiterait vous parler."
"Butsu chéri ! Enfin te voila ! Il faut que tu me conduises à mon rendez-vous de 15 heures!"
Car sa femme, Madoma Senju, n'avait toujours pas le droit de conduire et s'entêtait à garder son emploi du temps de Ministre. Non pas qu'elle le fût, dieu merci, mais être une star montante du showbiz n'était pas un métier de tout repos.
"On remettra ça à une autre fois." Lui fit Tajima en rangeant ses pions. "J'ai moi aussi du travail qui m'attend."
"Mardi prochain, même heure?"
"Oh je suis vraiment désolé, Tajima." Lui fit la femme albinos. Ils avaient le même âge et pourtant, elle paraissait facilement 10 ans plus jeune. La génétique des Senju était vraiment fascinante. Madoma était sans nul doute une des plus belle femme du pays : ses longs cheveux argentés, toujours magnifiquement tressés, tombaient en cascade de son épaule jusqu'aux hanches et ses grands yeux, aux pupilles rouges, faisaient d'elle une femme tout bonnement unique. Son caractère, aussi. "Vous êtes un véritable amour de me rendre mon cher Butsu sans broncher. Venez là que je vous embrasse."
Tajima refusa poliment et laissa s'enfuir les deux tourtereaux. Parfois, il se demandait comment elle avait pu finir avec quelqu'un comme Butsuma - mais au fond il n'était vraiment pas mieux placé pour juger ce genre de chose. Une fois seul, il activa son sharingan, et, se retournant vers le labyrinthe aquatique, suivit le chemin habituel qui le mena dans ses quartiers – le quartier de la défense.
Tout le long, il ne put s'empêcher de sentir une présence derrière lui l'épier.
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"Tada."
La voix toujours aussi peu enjouée de Madara accueillit Hashirama avec un superbe cadeau : Un fauteuil VEWFL-57, dernier cri, plus rapide qu'un vélo et plus confortable d'un siège de cinéma. En tout cas, c'était ce qu'il y avait écrit sur l'emballage.
"Et il coute combien ce bijou?" Lui demanda Hashirama, inquiet. Il n'avait déjà plus aucune économie et payer le loyer ce mois ci allait être un peu compliqué...
"Rien d'exorbitant comparé à ce que gagne vos parents, Hashirama." C'était bien ce qu'il craignait. Entre le prix des médicaments, des installations qu'il allait devoir faire – il avait finalement renoncer à déménager devant les prix de l'immobilier en cette saison, encore certainement un coup de son paternel pour assoir son compte épargne – son loyer et le manque de rentrée d'argent...sans parler de son état, qui s'aggravait de jour en jour. En fait, depuis qu'il avait vu Madara pour la première fois, il ne s'était pas passé un jour sans qu'Hashirama ne se rende compte d'une tache qu'il ne pouvait plus accomplir. Il n'y avait rien de plus humiliant pour lui, fervent défenseur des chemises à manches longues, que de devoir mettre des T-shirt parce qu'il n'arrivait plus à attacher les boutons...
Aujourd'hui, il était venu avec une canne. Ses jambes ne le portaient quasiment plus. Il marchait extrêmement doucement, de peur qu'il ne s'affale par terre, que ses jambes le lâchent, devant tout le monde. Ça avait commencé lentement, mais, surement, progressivement, Hashirama ne parvenait plus à suivre le rythme de Tobirama quand ils allaient ensemble se promener au bord de la rivière qui traversait Uzushio. Hashirama aimait vraiment marcher. C'était un rêveur, un promeneur, c'était son hobby préféré; mais il avait dû renoncer, se réorienter vers la lecture, une chose moins physique, et ainsi passer moins de temps dehors avec son frère.
Hashirama était un gars costaud, il savait endurer. La douleur il connaissait. Prendre un coup, une remarque blessante, ça il pouvait gérer. C'était plus que désagréable mais, au bout d'un moment, cette douleur là finit toujours par disparaître. Se rendre compte, petit à petit, que son propre corps n'est plus le même, qu'il vous abandonne, qu'il vous force à mettre de côté votre ancienne vie, la douleur qui résulte de ces intenses réflexions devant ce bouton de chemise qui ne veut décidément pas rentrer dans son trou, c'était quelque chose qui lui était insupportable.
Pourquoi?
Pourquoi est-ce qu'il ne voulait pas rentrer dans ce fichu trou?
Pourquoi est ce qu'il ne pouvait plus tenir debout plus d'un quart d'heure sans tomber?
Pourquoi ce fauteuil ressemblait maintenant à ce qu'il avait de plus proche comme meilleur ami?
Oh il détestait déjà ce fauteuil. Symbole de son futur handicap. Et de ce qu'il allait devenir. Un invalide.
C'était étrange comment, Hashirama avait eu une grande facilité à accepter l'idée de sa mort, mais pas celle de son handicap.
"Essayez le pour voir."
Hashirama se résigna et s'assit sur le fauteuil. En effet, il était bien plus confortable que sa vieille rogne qui lui servait de canapé – il sentait même les ressorts lui rentrer dans son délicat fessier dans certaine position – et porta les mains directement sur les roues. Mais, Madara l'en empêcha.
"Il y a une molette sur l'accoudoir, vous voyez?" lui montra-t-il en s'agenouilla sur le côté de l'appareil. "Vous êtes droitier c'est bien ça?"
Hashirama acquiesça et fit pivoter la manette avec ses doigts - on aurait dit un joystick miniature, cela lui rappelait des bons souvenirs d'enfance – et le fauteuil fila à vive allure contre le mur en face. Hashirama fut vivement secoué et faillit même tomber de son siège.
Il crut un instant entendre le doux rire de Madara derrière lui. Mais lorsqu'il parvint enfin à se retourner, le médecin avait repris son air sérieux, et décrocha son téléphone.
« Uchiha à l'appareil...Oh Orochimaru-dono...Très bien! Il est en train de l'essayer...Oui, bien sur, attendez une petite minute - Hashirama, je vous laisse un instant, j'ai le fabriquant au téléphone. Allez faire un tour dans le couloir pour apprendre à le maîtriser, s'il vous plait j'enverrai la facture à votre père – excusez moi Orochimaru-dono je suis à vous..."
Madara avait fermé la porte de la salle d'examen d'un coup sec. C'était quand même pas banal de mettre un handicapé à la porte comme ça ! Hashirama fronça les sourcils, et, après avoir cogné deux ou trois fois dans les murs – mais, doucement – trouva le chemin de la salle d'attente.
Cette fois ci, c'était elle qui attendait. La jeune femme à la sclérose en plaque.
"Oh, Hashirama-san. Que vous êtes élégant avec ce beau destrier."
"Mikoto-dono, comment vous portez vous? Mais, je rêve, c'est bien Sasuke-kun? Il a tellement grandi en si peu de temps!"
Le jeune garçon se cacha dans les seins de sa mère en évitant de croiser Hashirama du regard.
"Ne vous en faite pas, il a peur du fauteuil je crois. Il va bientôt avoir quatre ans. Hein? Sasuke, dit bonjour à Hashirama-san. Fait ça pour maman."
Mikoto sourit tendrement tout en regardant son petit trésor, lui caressant affectueusement les pommettes avec ses pouces. Attendri par autant de douceur, Hashirama ne put réprimer un soupir affectueux devant ce spectacle : Sasuke était aussi mignon que sa jeune maman – et dire qu'elle avait déjà un autre fils de presque dix ans ! - et faisait déjà surement des ravages à l'école maternelle. Hashirama aimait bien Mikoto; peut être même un peu trop, compte tenu du fait qu'elle était mère et mariée, de surcroit, à un homme assez important, si important qu'elle ne pouvait pas en parler. Elle était douce et calme, aimante, d'une gentillesse...cela se voyait dans son regard et ses sourires. Mourante, aussi. Même s'il refusait d'y penser, cette idée même qu'ils étaient tous les deux condamnés le rassurait. Même si son pronostic n'était pas aussi sombre que le sien...enfin, sombre, c'était un mauvais jeu de mot. La jeune femme était presque aveugle.
Sasuke venait à chaque consultation pour ne pas 'qu'elle se prenne les murs'. C'est lui qui lui avait dit. Mikoto avait affreusement bien caché son jeu...Hashirama n'aurait absolument rien remarqué si le petit tombeur n'avait pas vendu la mèche.
"...Z'our" Barbouilla Sasuke, qui renfouit aussitôt sa tête contre sa maman. Il n'avait pas vraiment peur, remarqua Hashirama, il était juste trop attachée à elle pour s'en décrocher. Il aurait aimé que sa mère soit un peu plus comme ça...plutôt que de courir à droite à gauche dans des endroits plus que glauque...
"Sasuke, tu veux faire un tour?" Lui proposa Hashirama. Il tapa sur ses genoux pour lui montrer ce qu'il voulait vraiment dire. Un tour de fauteuil, ça pouvait pas lui faire de mal, non? D'accord, Hashirama n'était pas un très bon conducteur de fauteuil...mais il apprendrait bien vite!
Mais le petit diablotin refusait toujours de lâcher sa maman.
Hashirama fronça les sourcils, ce qui fit encore plus peur au pauvre Sasuke.
"Je crois que ça serait plus facile si vous preniez ma place, Mikoto-dono."
Il ne vit pas le sourire gêné de la jeune maman. Il ne vit pas non plus le regard de Sasuke se baisser pour regarder la sol. Mikoto prit appui sur ses jambes et força, pour se lever. Elle fit un pas et tomba lourdement sur le sol, à côté du fauteuil.
Madara accourut sur le champ en ouvrant en grand la porte de la salle d'examen et se précipita pour la relever. La secrétaire aussi était venu, tous les deux avaient couru et avaient réussi à l'assoir sur un fauteuil.
Hashirama et Sasuke n'avait rien pu faire. Tous deux étaient bien trop faible pour tenter quoi que ce soit.
Une fois la vive émotion passée, Hashirama prit sa canne et quitta le fauteuil, pour se rendre dans le cabinet de Madara. Il s'assit en face de son médecin. Ils se voyaient régulièrement depuis maintenant six mois...et Hashirama avait l'impression de le cerner toujours plus d'avantage. Madara était quelqu'un de froid au premier abord, mais – Hashirama avait sa petite théorie sur la question – il le sentait surtout ailleurs, dans la lune. Ou alors extrêmement timide. Ou alors peut être avait-il des choses bien plus importantes à penser.
Ou alors Hashirama se plantait complétement et son médecin était incarné. Mais pour une raison qui lui était encore inconnue, il sentait bien, que s'il grattait un peu sous la surface...il le verrai. Le vrai Madara. Et Hashirama aimait bien gratter les gens.
C'est ainsi qu'il avait décidé de le tutoyer et de le considérer comme son ami. Après, il n'avait pas toute la vie pour percer le mystère de cet homme.
Madara ne lui fit jamais aucune remarque à ce propos.
"Vous prenez toujours votre Riluzole?"
"Oui, avec le Lioresal et l'Hexaquine." Lui répondit Hashirama en comptant sur ces doigts.
"Et vous trouvez que ça va mieux?"
"Pour les crampes c'est un peu mieux...mais disons que...comment dire..."
"Vous n'arrivez vraiment plus à marcher comme avant, n'est ce pas?"
Par moment, Hashirama le détestait. Il cachait presque tout à son entourage : ami, famille...il arrivait tous à les rassurer, à faire semblant le temps qu'ils soient sûrs, vraiment sûrs, qu'il aille bien, avant de les voir repartir pour Konoha ou pour vaquer à d'autres occupations – et ne parlons même pas de ses parents qui ne se déplaçaient même pas. Mais devant lui, devant cet homme, au regard si froid et si...c'était comme si Hashirama se sentait épié de l'intérieur : son regard pénétrait ses pensées sans qu'il puisse y échapper. Il était à sa merci.
Il ne pouvait rien lui cacher.
Tant mieux, après tout, c'était quand même son médecin – le seul en qui il avait confiance.
"Je n'arrive plus a lever la jambe droite. Je dois à chaque fois la porter avec mes bras...Et, j'ai l'impression que le perd la force de la gauche par moment."
"Hashirama, je sais que vous n'aimez pas cette perspective, mais dans votre état, je pense qu'il est plus que raisonnable d'accepter l'aide de votre père. Vous n'allez plus pouvoir continuer seul. Si vous voulez pouvoir garder le maximum d'autonomie...il vous faut de l'argent."
Hashirama souffla, il savait très bien ce qui l'attendait, il avait eu du temps pour s'y préparer – a-t-on seulement suffisamment de temps pour se préparer à ce genre de changement? - mais aussi têtu qu'il était, il refusait toujours en bloc l'aide financière de son père. De l'argent sale pour l'aider à survivre un ou deux ans de plus? Et puis quoi encore. De toute façon son père ne faisait pas ça par amour pour son fils. Il faisait simplement ça...pour l'avoir, dépendant, rampant à ses pieds, pour prendre le contrôle sur lui. Rien de plus. Il ne voulait pas lui faire ce plaisir, même si cela voulait dire qu'il vivrait le reste de sa courte vie dans des conditions déplorables.
Il fallait au moins qu'il s'en aille dignement.
"Je vois que vos enzymes hépatiques se portent bien. On va continuer le traitement. Il a fait de vrais petits miracles pour votre sphère oro-pharyngé, on va sans doute pouvoir éviter la SNG." Pourquoi Madara ne pouvait-il pas utilisé le même langage que tous les autres êtres humains dans cette ville? C'était toujours pareil, à chaque consultation, Hashirama apprenait une nouvelle abréviation.
"SNG...?"
"Sonde Naso-Gastrique." lui répondit Madara comme si c'était une évidence, en écrivant le renouvellement de son ordonnance, sans lever la tête. S'il l'avait vu, il aurait vu le regard toujours incrédule d'Hashirama.
"Et...? Concrètement?"
Madara lâcha son crayon et se redressa, essayant de mimer quelque peu le mécanisme. "C'est un petit tuyau que l'on passe par la narine et qui descend dans votre œsophage et qui-"
"C'est bon ça suffit." Le coupa Hashirama. Il n'aimait vraiment pas qu'on lui passe des tuyaux là où rien n'était censé rentrer de manière naturelle. Il était vraiment heureux d'avoir échapper à tout ça.
"C'est vous qui vouliez savoir..." Madara esquissa un sourire – un genre de 'vous l'avez bien cherché' – et signa l'ordonnance. "Je vous réserve le fauteuil. Mais je ne vous le livrerai que si vous parlez avec votre père. J'attendrai son feu vert. Ne faites pas l'idiot, Hashirama, votre vie en dépend."
Il acquiesça – évidement, que pouvait-il faire d'autres? - et, toujours aussi péniblement, sortit de la salle d'examen.
Hashirama n'était peut-être pas le plus intelligent des hommes dans cette ville, mais il était loin d'être sot. D'ici quelques semaines, il ne pourrait plus marcher. Il avait besoin d'aide...Il n'avait vraiment pas envie d'appeler son père à l'aide mais, tôt ou tard, il le savait, il allait céder, il allait se résigner et composer ce foutu numéro de téléphone qui n'avait pas servi depuis dans années.
Il était proche de prendre sa résolution. Ce n'était qu'une question de minute – ou de marches ratées.
Dans la salle d'attente, Mikoto et son fils étaient toujours là. La secrétaire avait fait un pansement sur la jambe de la jeune maman – elle s'était écorchée en tombant tout à l'heure – et Sasuke lui faisait plein de petits baisers pour 'que ça guérisse plus vite, et peut être que comme ça tu pourras remarcher et qu'on pourra jouer comme avant' . Mikoto caressa les cheveux de son fils cadet et sourit quand Hashirama lui dit au revoir.
Il rentra chez lui tant bien que mal – les personnes âgées lui laissaient leur place dans le bus maintenant, il devait vraiment avoir l'air mal en point – et, assit à sa table mal rangée, regarda son téléphone pendant quelques heures avant de prendre sa décision.
Ce jour là, Hashirama n'appela pas son père. Il prétexta plus tard au docteur Uchiha que ce fauteuil était bien trop difficile à manier pour un homme aussi manuel que lui. Mais la raison en fut toute autre.
Aparté : Un petit cours sur la sclérose en plaque (Vous pouvez passer ce passage c'est pour votre culture G mais c'est pas indispensable à la compréhension de la suite de l'histoire)
C'est une maladie de la substance blanche. Quesako? En gros dans ce qu'on appelle le systeme nerveux vous avez deux composantes : les cellules grises = les neurones en gros et la substance blanche, c'est ce qui les entoure pour que le message aille plus vite (c'est comme si vous passiez de la trottinette à la Ferrari). Donc, quand on a un soucis à ce niveau là bah c'est comme si on se retrouvait en trottinette sur l'autoroute. En gros.
Il existe plusieurs formes, ici Mikoto a une forme une peu méchante qu'on appelle la Forme progressive primaire : en gros, elle empire au fur et à mesure au lieu d'avoir des épisodes de mieux entrecoupé de rechute. (Vous le dites si c'est pas clair pour vous).
C'est plutot une maladie de la femme jeune avec beaucoup d'atteintes oculaires. Bon je dois avouer le tableau clinique colle pas exactement mais, bon, tout peut se voir comme disait un de mes profs.
Me revoilà avec le 2e chapitre. J'aime beaucoup Tajima Uchiha dans cette fic. Lui et Butsuma sont des amis de longues dates. Ils seront la pierre angulaire du mystère qui entoure cette première partie. Faite bien attention à eux :p
Ils jouent aux échecs. Pour ceux qui n'y connaissent rien, moi non plus en fait...enfin j'ai du apprendre les bases pour écrire ce passage mais rien de bien sensationnel.
Prochain chapitre : On verra pimp!Tobirama rentrer en jeu !
Merci d'avoir lu.
Fav - Follow - Review, ça me fait plaisir et ça mange pas de pain (même si c'est juste pour me dire que vous aimez le fromage ça me fera plaisir) (parce que moi aussi j'aime le fromage)
Queenie
