Bonjour ! Réponse aux guest :
-ShaniSherly : J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes alors ! Merci :)
Chapitre 2 :
-Clarke, la voix de l'autre côté du fil paniquait, il faut que tu me rejoignes à l'adresse que je vais t'envoyer. Vite.
-Pourquoi ?
-Pas le temps de t'expliquer.
Et son petit ami raccrocha sans plus de cérémonie. Elle fixa quelques secondes le téléphone, perplexe. Elle n'avait jamais entendu Finn parler de cette façon. Lui qui était toujours calme et posé, semblait en proie à la panique et à la peur. Elle reçut un message avec l'adresse, et elle prit rapidement sa décision. Elle ne pouvait pas abandonner celui qu'elle aimait. Jamais.
Le réveil n'avait pas encore sonné, pourtant, Bellamy était déjà réveillé depuis longtemps. Il n'avait presque pas dormi, il n'arrêtait pas de penser à Clarke. Il se tourna une énième fois dans son lit et passa un bras autour de la taille de sa brune. Il déposa un baiser dans sa chevelure, puis sur son front et sa joue. Elle ouvrit les yeux lentement et il se sentit coupable de l'avoir réveillée, il voulait juste passer le temps avec elle. Elle se tourna vers lui et lui fit un petit sourire, encore endormie.
-Désolé, je voulais pas te réveiller.
-Tu es bien matinal aujourd'hui.
Ce n'était pas un reproche, seulement les faits.
-En réalité, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit...
-Raconte moi ce qui t'arrive Bell. Depuis hier tu as l'air ailleurs.
-C'est si voyant que ça ?
-Voyons Bell, je te connais maintenant. Je sais quand quelque chose ne va pas.
Il laissa échapper un petit soupire. Non il n'était pas énervé contre elle de le connaître autant, ce qui l'énervait c'était d'être déstabilisé par une jeune fille qu'il n'avait jamais vu.
-Tu peux tout me dire tu sais.
Il acquiesça, bien sûr qu'il savait, c'était sa petite amie quand même.
-C'est juste une nouvelle détenue qui va arriver aujourd'hui.
-D'habitude ça ne te met pas dans ces états là, remarqua Gina. Qu'est-ce qui est différent cette fois ?
-Elle a vingt ans, et elle a été condamnée pour meurtre. Enfin elle va être jugée pour meurtre.
Sa petite amie ne dit plus un mot pendant quelques instants, semblant réfléchir à la situation.
-Elle te fait penser à ta sœur c'est ça ?
Gina avait raison, Gina avait toujours raison quand il s'agissait de Bellamy. Il acquiesça une nouvelle fois. Il vit qu'elle allait ajouter quelque chose, mais le réveil qui sonnait enfin l'en empêcha.
Il l'embrassa rapidement et se leva. Il avait hâte d'en avoir terminé. Il se dit que de toute façon, si elle avait commis un meurtre elle devait être le genre de fille violente. Avec ce physique qui allait avec : les piercing, les tatouages... Rien à voir avec Octavia. Il ne devait pas se rendre malade pour une meurtrière, qu'elle soit jeune ou non.
Et il se rendit au travail avec, pour la première fois, l'envie que cette journée se termine.
Il attendait l'arrivée de la nouvelle détenue, aux côtés de Nathan. Il avait hâte de la voir, de voir qu'il avait raison et qu'elle avait tout d'une meurtrière. Le fourgon arriva enfin. Des collègues sortirent de devant et ouvrirent la porte arrière. Bellamy plissa les yeux, il faisait noir à l'intérieur et il ne parvenait qu'à distinguer une petite silhouette. Les deux policiers entrèrent et la tirèrent dehors sans aucune douceur. La jeune fille se laissa faire et Bellamy put enfin voir à quoi elle ressemblait.
Il en eut le souffle coupé. Il la regardait de haut en bas. Ses vêtements étaient sales mais semblaient de marque. Elle avait des cheveux blonds qui retombaient sur ses épaules en boucles sales aussi. Mais il pouvait deviner que dans une autre vie ils avaient été propres et soyeux. Elle avait un teint de porcelaine, et des yeux d'un bleu limpide.
Des yeux dans lesquels il se plongea immédiatement. Il crut défaillir quand il découvrit un bleu glacial, vide de toute émotion et qui semblait éteint. Elle détourna le regard avant qu'il ne puisse y lire le malaise qui la gagnait.
Il sembla enfin sortir de sa torpeur. Cette fille n'avait rien d'une meurtrière. Elle avait un visage innocent, des yeux qui montraient une force sans faille, mais rien n'indiquait qu'elle avait pu tuer quelqu'un. Tout ce dont il s'était convaincu venait de s'écrouler en quelques instants. Il s'avança et se posta devant elle.
-Bonjour, je suis un des gardiens travaillant ici, et je vais te demander de bien vouloir me suivre.
Elle le regarda, d'un regard toujours aussi vide, et acquiesça d'un mouvement de tête presque imperceptible. Il se mit à sa gauche tandis que Miller se plaçait à sa droite et que les policiers refermaient le fourgon et repartaient.
Il la guida à travers la prison pour l'amener jusqu'à sa chambre, individuelle. Il ne savait pas si c'était elle qui l'avait payer ou si c'était parce qu'elle était ici pour meurtre. Ou peut-être les deux.
-Voici donc ta chambre, ta cellule, un peu de tout en fait. Si tu as besoin de quoi que ce soit n'hésite pas à me demander et je verrai ce que je peux faire.
Il ignora le regard interrogatif de son ami et la regarda s'asseoir sur le lit, face à eux. Elle n'avait toujours pas prononcé un mot et il se surprit à vouloir l'entendre. Il voulait entendre sa voix, sans même savoir pourquoi.
Ne la voyant toujours pas parler, il sortit, suivit de son collègue. Dès qu'ils furent de retour dans le bureau, Nathan ferma la porte pour être sûr que personne n'écoutait.
-Tu m'expliques c'est quoi ton problème ? Depuis quand on est aussi mielleux avec les condamnées ?!
-Je ne suis pas mielleux Miller !
-Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à me demander et je verrai ce que je peux faire, imita le noir.
-Tu l'as vue ? Elle est complètement perdue !
-C'est une meurtrière Blake !
-Parce que tu trouves qu'elle ressemble à une meurtrière toi ?!
-Mais on s'en fout d'à quoi elle ressemble ! Elle est ici parce qu'elle est accusée de meurtre, point. Pas de favoritisme ici tu te souviens ?
-Elle pourrait être Octavia, lâcha-t-il dans un souffle.
-Merde Bellamy, laisse Octavia en dehors de ça ! Ici tu es gardien de prison, pas grand frère.
-Je ne peux pas. Je ne peux pas la laisser seule ici.
-Tu es en train de merder Blake.
-J'en ai rien à faire d'accord ? J'ai envie de l'aider.
Et c'était vrai. Quand il avait vu son regard si vide, il avait eu envie de l'aider. Mais il savait au fond de lui que c'était plus que parce qu'elle lui faisait penser à sa sœur. Il avait l'impression qu'il devait l'aider, qu'il était le seule à pouvoir le faire. Et pour une raison qui lui échappait, il avait envie d'être celui qui redonnerait de la vie à son regard si bleu.
C'était le début d'après-midi et Clarke n'était toujours pas sortie de sa cellule. Elle ne s'était pas montrée pour le déjeuner et Bellamy s'inquiétait.
Malheureusement, il ne pouvait rien faire, il devait surveiller les parloirs. Il n'arrivait pas à ne pas penser à elle et ça l'exaspérait. Comment, en deux jours, une totale inconnue pouvait autant être dans son esprit ? Il n'avait envie que d'une chose : l'en faire sortir. Mais il en était incapable.
Elle était en danger. Voilà ce que son esprit torturé lui soufflait. Le problème était que s'il commençait comme ça, à être déstabilisé par cette fille, il n'allait pas s'en sortir. Elle allait être ici pour un bon bout de temps, au moins jusqu'au procès. Et il savait que Miller avait raison, qu'il devait rester professionnel.
Mais quand il revoyait son visage, il était incapable de rester professionnel. Il ne savait pas si c'était son instinct de grand frère qui ressortait, ou autre chose. Mais il savait que ça risquait de le perdre. Et s'il se perdait, il ne pourrait plus l'aider. Alors, il coupa son esprit momentanément, et se promit de la protéger dans l'ombre, sans que personne ne le sache.
Quand il quitta la prison en fin d'après-midi, il n'avait toujours pas vu l'ombre de ses cheveux blonds. Il s'était retenu d'aller la voir avant de partir, mais il savait qu'il le ferait le lendemain. Il ne fallait pas qu'elle se laisse mourir de faim. Il rentra chez lui et s'affala sur son canapé, il était épuisé. Ça avait été une longue journée qui avait mis ses nerfs à rude épreuve.
Il n'avait plus qu'une envie : dormir et oublier. Oublier ses yeux bleus qui le hantaient en continu. Il s'endormit rapidement, sans même s'en rendre compte.
C'est une voix qu'il connaissait par cœur qui le réveilla. Une voix qu'il avait entendu depuis presque toujours. Une voix qui lui avait raconté ses journées à l'école, ses histoires d'amitié, ses premiers amours, ses premières déceptions. Une voix qui lui avait répété maintes et maintes fois qu'elle l'aimait. La voix de la personne à qui il tenait le plus au monde, pour qui il ferait tout. La voix de sa petite sœur. Octavia.
Il ouvrit les yeux, bien réveillé, et heureux de la voir. Dès que son visage de jeune adulte entra dans son champ de vision, un sourire éclatant s'empara de son visage. Il avait toujours la même réaction lorsqu'il la voyait. Il souriait encore et encore. Et elle aussi.
Il se rassit sur le canapé et ouvrit ses bras, dans lesquels la jeune brune se réfugia instantanément. Ils avaient toujours été fusionnels, inséparables. Dès qu'ils se voyaient, ils se faisaient un câlin.
Mais cette fois c'était différent. Parce qu'ils ne s'étaient pas vus depuis plus d'un an. Parce qu'ils n'avaient jamais été séparés aussi longtemps. Octavia était partie en voyage autour du monde, un voyage dont elle avait toujours rêvé mas que Bellamy n'avait jamais eu les moyens de lui offrir.
Alors, depuis ses seize ans elle avait économisé chaque pièce, chaque billet qu'elle avait gagné. Quand elle avait eu dix-huit ans, elle avait eu l'argent de l'héritage de sa mère, qui lui indiquait d'en faire ce qu'elle voudrait, dans la limite du raisonnable. Elle avait dû utiliser un peu de cet argent, faire encore une année d'économie.
Puis, un sac sur le dos, elle était partie réaliser son rêve. Malgré le fait qu'il se soit senti seul sans elle, il était fier que sa petite sœur ait pu réaliser son plus grand rêve. Il était fier de ce qu'elle était devenue. Mais elle lui avait manqué. Alors il la serra dans ses bras aussi fort qu'il le put, pour lui montrer à quel point il était heureux de la revoir.
-Tu ne m'avais pas dit que tu étais de retour, lui fit-il remarquer, sans pour autant lui reprocher.
-Je voulais te faire une surprise.
-Tu m'as tellement manqué O'.
-Tu m'as manqué aussi grand frère, sourit-elle.
Il prit un temps pour l'observer. Elle avait tellement changé. Elle n'était plus la jeune fille qu'il avait vu monté dans cet avion. Elle était devenue une femme, forte et heureuse.
-Que tu as changé, que tu es belle, dit-il en caressant ses cheveux soyeux.
-Toi aussi t'es beau Bell, rit-elle.
-J'espère que tu n'as rien de prévu, car je veux que tu me racontes exactement tout ton voyage.
-C'était prévu ne t'inquiètes pas.
Et elle se lança dans son récit, des étoiles pleins les yeux. Elle raconta tout ce qu'elle avait vu, appris, fait. Elle lui conta les villes qu'elle avait le plus apprécié, dont notamment, Paris, Rome, Londres. Elle luit promit de l'y emmener un jour. Et il l'écouta patiemment, vivant ce voyage par procuration. Mais ça lui suffisait.
Ecouter sa sœur avec ce bonheur dans la voix valait tout l'or du monde. Et il se dit qu'il avait peut-être réussi finalement, à l'élever. Parce que c'était peut-être son caractère, mais il savait au fond de lui que c'était aussi un peu grâce lui qu'elle était comme ça. Alors il se dit qu'après tout, de la voir comme ça valait toutes les années de privation qu'il avait eu, toutes les années de dur labeur qu'il avait subi.
Et il se dit qu'il avait réussi son objectif depuis qu'il l'avait vu pour la première fois : prendre soin d'elle, et la rendre heureuse.
Ma sœur, ma responsabilité.
Ce n'était finalement pas si difficile, après tout.
Alors, qu'avez-vous pensé de ce 2ème chapitre ? Je n'ai pas eu beaucoup de reviews pour le premier chapitre... J'espère que vous appréciez quand même !
Je poste assez tôt puisque aujourd'hui c'est mon anniversaire et que de la famille vient manger à midi ! Je vous souhaite une bonne journée !
Je tiens aussi à souhaiter un joyeux anniversaire a Jarod Joseph aka Nathan Miller dans la série, qui est une personne que j'aime énormément ! (Même s'il ne le verra pas ^^)
A la semaine prochaine bisous
