Épilogue.
Sirius était assis dans le salon de Grimauld Place, il fixait le mur d'un air absent, jouant du bout des doigts avec l'objet entre ses mains. Son regard, démentiel au sortir d'Azkaban, avait perdu presque toute trace de folie, ses joues avaient repris des rondeurs saines, sa mâchoire carré portait une barbe de trois jours légèrement grisée : Azkaban vieillit un homme prématurément, et la liberté retrouvée - si on pouvait appeler liberté une vie où personne ne vous attendait plus - ne pouvait seule effacer tant d'années de souffrance.
Le papier peint jauni à imprimé floral était absolument affreux, les doxys avaient même réussit à l'attaquer par certains endroits avant la mission d'éradication des nuisibles de Molly. Mais Sirius ne regardait pas les fleurs fanées de la toile, il fixait la petite tache noire à hauteur d'homme. Une tâche faite lorsque son nez avait percuté le mur violemment, le craquement de son os avait été rapidement suivit d'un départ précipité par cheminette. Ses mains glissaient sur le bois noir et poli, légèrement usé aux extrémités, dans un mouvement lancinant, et presque affectueux. Remus avait soigné son nez le soir venu, n'osant insister quand Sirius avait prétendu s'être cogné en sortant de la douche, mais ne manquant pas de remarquer le demi-sourire de l'ancien détenu. La petite tache de sang était le témoignage de la colère de Lucius. L'argent ciselé s'était réchauffé sous les caresses incessantes des mains, un franc sourire un brin mélancolique étira les lèvres de Sirius en repensant au visage de celui-ci quand il avait jouit en criant son surnom. L'autre homme était partit insatisfait, stupide fierté Malefoy.
Ce n'était pas important, songea-t-il en baissant les yeux sur ses mains, embrassant du regard l'ébène lisse et l'argent brillant, il reviendrait chercher sa cane.
C'est court mais ça finalise en quelque sorte ce One shot, car je me suis promise de ne jamais poster d'histoire inachevée...
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