Disclaimers : Haikyuu! ne m'appartient pas
Part 2:
L'après-midi fut plus tendue durant l'enquête de l'après-midi. D'après ce que lui avait dit Sawamura, Iwaizumi et Sugawara avaient des amis dans l'entourage de la famille Oikawa. "Faites attention à ce qu'ils ne s'impliquent pas trop.", lui avait demandé le brun. Tetsurou les raisonnerait si cela arrivait. Ils arrivèrent devant un manoir de type victorien assez grand dont le jardin extérieur fut bien entretenu.
Lev aperçut un autre manoir d'une taille plus modeste au loin et en profita que Kuroo fut occupé à discuter avec Iwaizumi et Sugawara pour partir y jeter un oeil.
Pendant ce temps, Hajime frappa à la porte et l'ouvrit ensuite. Tetsurou fut ébahi par le décorum, luxueux mais discret et par la grande présence de lumière dans la pièce rendue par une grande fenêtre qui éclairait le haut des escaliers menant probablement aux quartiers du maitre des lieux.
Un jeune homme vêtu de noir, aux courts cheveux noirs et aux yeux bleus d'une grande sévérité les accueillit. Tetsurou vit Sugawara se raidir pendant que Hajime demanda à celui qui fut probablement le majordome de la maison : "Bonjour, Kageyama. Oikawa est là? Nous sommes là pour l'interroger.
- Je ne vais pas vous mentir en disant qu'il est absent mais il est indisposé pour le moment, répondit froidement Kageyama, repassez plus tard. Je sais que vous êtes là pour les disparitions, Tanaka-san m'a mis au courant par téléphone.
- Nous ne voulons pas l'appréhender, le rassura Sugawara, de toute façon, Oikawa-san ne peut pas être un suspect.
- Par contre, ajouta Hajime en toisant froidement le majordome, mëme si Oikawa est, comme tu le dis, indisposé, il nous aurait quand même reçu. Je le connais trop bien pour savoir qu'il nous cache quelque chose et tu as intéret à nous di...
-...On se calme, Iwaizumi, fit Tetsurou, ce n'est pas en insistant comme ça que tu auras des réponses."
Koushi se rembrunit devant l'air attristé de Tobio. Ils étaient ensemble et se retrouver dans cette situation était incroyablement gênante pour eux deux. "Kuroo-san a raison, Iwaizumi-san mais si Oikawa sait quelque chose, continua-t-il à l'adresse de Tobio, cela nous serait utile d'avoir quelques informations à ce sujet."
Tobio alla répliquer quand un autre domestique dont le visage oscillait entre l'impassibilité et un profond ennui arriva depuis l'étage : "Tooru-sama vous recevra demain, leur annonça-t-il, il a entendu la voix d'Iwaizumi-san depuis sa chambre et il est d'accord pour vous voir afin d'en discuter par contre, comme Kageyama l'a mentionné, il souffre d'une grande fatigue aujourd'hui donc il vaut mieux le laisser se reposer."
L'inquiétude de Hajime fut d'autant plus grande. Tooru ne lui avait pas donné de nouvelles depuis des mois, à cause d'une simple dispute au sujet justement de la famille Hinata. Le policier n'avait pas souhaité qu'il les fréquente parce qu'il avait peur pour lui et depuis..."Bien, nous repasserons."
Ils s'apprétèrent à partir quand le domestique ajouta à Kageyama : "Takeru et son amie a disparu.
- Tu as cherché dans leurs chambres, Kunimi?, s'enquit Tobio.
- Aucune trace d'eux, répondit Kunimi, Kindaichi est occupé à préparer le repas pour Tooru-sama et...
-...Bien, je vais le chercher, s'empressa de dire le majordome, je crois savoir où il est."
Kuroo remarqua aussi que Lev était absent : "Il a dû attendre dehors, soupira-t-il. Il savait que son cadet s'ennuyait dans cette campagne donc il avait peut-être préféré attendre quoique ce n'était pas son genre, il eut un mauvais pressentiment. "Allons aider Tob..., je veux dire, Kageyama dans sa recherche, proposa alors Sugawara en suivant le noiraud, il ne vaut mieux pas qu'il y ait une autre disparition."
Kuroo et Iwaizumi hochèrent la tête et sortirent du manoir en compagnie de Kageyama.
Lev contempla les environs. Le manoir se trouvait près de la forêt, la batisse semblait abandonnée pourtant, il vit une jeune fille se tenir devant le portail en train de contempler la résidence avec tristesse. Sa robe blanche mettait en valeur sa peau pâle et ses longs cheveux roux un peu désordonnés. Le jeune inspecteur prit la décision de l'aborder, peut-être savait-elle quelque chose. "Bonjour, mademoiselle. J'aurais des questions à vous poser."
La rousse lui lança un regard apeuré et s'écarta au fur et à mesure qu'il se rapprocha quand un petit garçon s'interposa : "Laisse Natsu tranquille.
- Allons, tenta de le rassurer Lev, je ne vais pas lui faire du mal, juste...
-...Takeru-sama."
Kageyama venait d'arriver avec les trois inspecteurs. "Il faut que vous rentrez tous les deux, réprimanda le majordome, vous savez ce qui risque de se passer sinon.
- Désolée, Tobio-nii, c'est de ma faute."
Tiens, c'est une adolescente mais elle réagit comme une enfant, remarqua Kuroo en pensée. Cependant, il n'eut pas le temps de s'y focaliser et préféra rejoindre Lev pour lui mettre des points sur les i néanmoins le cri de la jeune fille attira son attention : "Ne rentrez pas dans la maison, monsieur!"
En effet, Lev se trouvait maintenant devant l'entrée du manoir. Il s'était senti comme attiré par cette imposante demeure, il avait le sentiment qu'elle l'invitait en un doux appel lancinant.
"Lev, reviens, cria Tetsurou en se précipitant au portail quand Kageyama l'en empêcha. "Oikawa-san vous dira tout demain, lui dit-il en serrant les poings, si vous rentrez dans cette maison, qui sait ce qui vous arrivera.
- Mais Lev..."
Tobio secoua la tête."Tout dépendra du manoir mais je peux vous dire que quelqu'un veille sur lui là où il est."
Le noiraud ne comprit rien de ces paroles énigmatiques mais il n'avait pas le choix. Il espérait qu'Oikawa-san l'éclairerait mais cela ne l'empêcha pas de s'en vouloir d'avoir manqué de vigilance.
Daichi fut au courant de ce qui s'était passé de la bouche de Sugawara en voyant que Kuroo-san ne revenait pas. Il décida de partir à l'auberge une fois la nuit tombée et fut surpris qu'Asahi décida de l'accompagner. Le brun fut content que ce dernier eut pris la décision de faire le premier pas concernant sa relation avec Nishinoya mais il était inquiet pour Tetsurou.
Asahi entra tout tremblotant dans l'auberge de Nishinoya en compagnie de Sawamura. Il savait que son ami était préoccupé par l'état de Kuroo-san et lui-même était chagriné pour lui. Cependant, il s'était dit qu'il passerait voir Nishinoya donc voilà.
Yû avait indiqué à Daichi-san la chambre de Kuroo-san puis celui-ci était parti rapidement le voir. Cela dit, il les avait bien vus en train de flirter la dernière fois que Kuroo-san était venu avec Bokuto-san et Akaashi-san. L'aubergiste eut ensuite un grand sourire en voyant Asahi-san s'approcher de lui. "Euh, bonsoir Nishinoya."
Son air tout timide le rendait bien mignon. "Bonsoir Asahi-san, l'accueillit Yû en l'amenant dans le salon réservé aux repas du midi. "Désolé si c'est indiscret mais il y a un problème avec Daichi-san?, lui demanda-t-il une fois qu'ils furent installés à une des tables jouxtant un jardin ombragé. "Oui mais je ne peux rien te dire, répondit Asahi d'un ton désolé, cela a lien avec l'enquête qu'on mène.
- Ah, d'accord."
Il y eut ensuite un petit silence gêné. Yû regardait Asahi qui avait l'air de se ratatiner contre son siège. Ils se connaissaient depuis longtemps vu que leurs familles vivaient non loin l'une de l'autre et s'étaient beaucoup fréquentés malgré le fait qu'ils avaient été dans des lycées différents.
L'aubergiste était tombé amoureux du policier tout naturellement mais il ignorait si l'attitude très réservé de celui-ci venait de sa timidité naturelle ou parce qu'il éprouvait quelque chose pour lui. Yû soupira.
Cette situation ne pouvait plus durer.
Aux grands maux, les grands remèdes.
Asahi eut un moment d'arrêt lorsqu'il vit Yû se mettre sur ses genoux en lui souriant malicieusement. Mais qu'est-ce que...?
"Nishino..." Yû posa un doigt sur ses lèvres avant de passer les bras autour de son cou pour l'embrasser fougueusement à sa grande surprise. Asahi s'agita un moment puis se laissa faire, savourant le baiser en maintenant Nishinoya par les hanches. "Il fallait bien que je prenne les choses en main, fit Yû après avoir rompu le baiser, ça fait un bail que je t'aime et j'attendais que tu fasses le premier pas.
- Je...Je suis désolé, s'attrista Asahi, je t'aime aussi mais j'avais peur que tu me rejettes."
Yû lui embrassa la joue :"J'aurais du te le dire plus tôt, le rassura-t-il en posant le front contre le sien, mais maintenant que c'est fait, ajouta-t-il en se levant, si on en profitait tous les deux?"
Asahi prit la main qu'il lui tendit en souriant puis tous deux prirent refuge dans la chambre du plus petit où ils passèrent de tendres moments.
Pendant ce temps, Daichi avait rejoint Tetsurou dans la chambre que ce dernier avait réservé. Le noiraud regardait fixement le jardin en pensant à Lev. J'aurais dû faire davantage attention.
Une main fut posée doucement sur la sienne pour mieux la caresser avec tendresse. "Ne te culpabilise pas, le réconforta Daichi, cela ne résoudra pas le problème. De toute façon, nous irons voir Oikawa demain afin de trouver une solution.
- Tu as raison, fit Tetsurou en hochant la tête, il y a trop d'inconnues dans cette histoire." Et il ne comprenait toujours pas les paroles énigmatiques de Kageyama au sujet du manoir qui, après ce que lui avait révélé Iwaizumi, fut celui des Hinata. "Merci de me réconforter Sawamura, ajouta-t-il en posant la tête sur l'épaule du brun qui se raidit brièvement avant de se détendre de nouveau.
- De rien, lui dit Daichi en souriant, tu es un de mes confrères, après tout."
Tetsurou sentit la déception monter dans son coeur. Il ne serait qu'une relation de travail pour Sawamur..."Je n'ai pas oublié cette soirée, ni cette nuit."
Le noiraud leva la tête, lançant une oeillade interrogatrice tandis que Daichi continua un peu gêné par ce qu'il allait dire. Il avait un peu de mal avec ces choses-là. "J'avoue que je ne pensais jamais te revoir et lorsque je t'ai vu entrer dans mon bureau au commissariat, j'ai été très heureux. Cela m'a donné une nouvelle chance de te dire ce que j'ai sur le coeur."
Pour Tetsurou, c'était presque trop beau pour être vrai. "Moi aussi, je voulais te revoir, déclara-t-il en levant sa tête, je pensais revenir ici mais avec le boulot que je me tape à Tokyo, je n'ai pas eu le temps et je t'avoue que j'ai pensé qu'il y eut peu de chance que je te croise de nouveau." C'était vrai qu'ils n'avaient pas parlé de leurs boulots respectifs à l'époque, préférant se concentrer sur leurs vies personnelles.
Daichi lui caressa tendrement la joue : "Je pense qu'il est grand temps qu'on rattrape le temps perdu.
- Je suis du même avis que toi, renchérit Tetsurou en rapprochant son visage du sien pour murmurer contre les lèvres de celui qu'il aimait, je t'aime Daichi.
- Moi aussi, Tetsurou." Ils s'embrassèrent passionnément et décidèrent donc d'entamer une nouvelle nuit qui serait la première d'une très très longue série.
Lev se réveilla près d'une cheminée dont le feu brûlait tranquillement dans l'âtre. Il s'assit en contemplant le lieu où il se trouvait. Tout d'abord, le tapis sur lequel il était fut bien confortable, les fauteuils et les étagères où était présente une série de livres étaient arrangés avec goût mais c'était surtout l'atmosphère qui régnait dans cette pièce ou plutôt devrait-il dire dans le manoir en général puisqu'il avait été comme envouté en rentrant ici, comme si quelqu'un l'avait gentiment invité.
L'ambiance y était donc bien chaleureuse, comme un doux cocon dans lequel s'emmitouflé lorsqu'il faisait froid...Mais pourquoi avait-il cette sensation que tout était figé, intemporel? "Elle doit vraiment vous apprécier pour qu'elle vous amène ici sans se nourrir. Peut-être a-t-elle pensé que j'ai besoin de compagnie."
Lev se tourna et tomba sur un enfant aux cheveux roux et aux yeux marrons ambrés dont les cernes accentuaient la carnation albâtre de sa peau, tout comme le kimono bordeaux qu'il arborait. Ah, au vu des muscles qui se dessinaient légèrement sous le vêtement, ce n'était pas un gamin. Tant mieux. Il le trouvait bien mignon et fut bien tenté de le réconforter, ne serait-ce que pour effacer la lassitude de ce visage si adorable. "Vous ressemblez à une jeune fille que j'ai vu près de l'entrée, fit Lev en se levant, vous êtes son petit frère?"
Il vit le petit se renfrogner légèrement avant de répondre d'un ton que l'on pouvait qualifier de blasé : "Natsu est ma petite soeur même si cela ne se voit plus. Je m'appelle Shouyou Hinata, déclara-t-il ensuite en lui présentant sa main.
- Lev Haiba, dit le plus grand en serrant cette main qu'il trouvait fort douce, vous avez quel âge? Car au vu de votre taille, je vous ai pris pour un enfant avant de regarder votre joli corps.
- Dix-sept ans, répondit Hinata non sans rougir, sinon vous êtes venu faire quoi ici? Elle ne vous aurait pas pris si elle savait que vous n'y trouverait pas votre intéret.
- Je suis inspecteur de police et je suis venu enquêter sur de vieilles disparitions qui ont eu lieu dans ce patelin, il y a dix ans de cela." Le roux blêmit. "Ah, vous devez être au courant de quelque chose, poursuivit Lev en lui souriant, sinon de qui vous parlez depuis tout à l'heure en disant "elle"?"
Shouyou ne répondit rien et montra à la place en soulevant légèrement le bas de son kimono. Une chaine entoura sa fine cheville, une chaine qui semblait reliée à quelque chose. Lev vit le roux lui faire signe de le suivre puis sortit de la chambre et marcha en sa compagnie en découvrant avec stupeur les bougies accrochées aux murs s'illuminer toutes seules sur leur chemin.
Ils arrivèrent à un grand escalier où trônait une grande horloge en bois. Shouyou s'assit donc sur les marches en soupirant puis ouvrit les pans de son kimono.
Lev fut estomaqué de voir une série de chaines sortir du coeur de ce dernier et pas seulement.
Elles étaient maintenant partout.
Sur les murs, sur le sol, sur les poignets et les chevilles de Hinata et toutes se réunirent autour d'un cadenas située au coeur même de l'horloge.
"Je suis enchainé à cette maison, déclara Shouyou d'un ton neutre, et vous allez subir le même sort si elle le souhaite. Si vous ne lui plaisez pas, vous finirez comme ceux qui ont tué mes parents."
Lev ne put prononcer un seul mot face à cette situation surnaturelle. Il en tomba même à la renverse mais maintenant, il comprit pourquoi personne n'avait élucidé cette affaire, elle ne relevait pas de leur ressort.
Le jeune policier tremblait. Qu'allait-il devenir? Hinata se leva, faisant disparaitre les chaines par la même occasion et s'agenouilla en face de lui en lui caressant la joue. "Je trouverai un moyen de vous sortir de là, le rassura-t-il, même si je dois en..." Lev le prit dans ses bras après avoir vu ces yeux si lourds de larmes. Hinata avait dû souffrir dans ce lieu maudit. "J'ai l'impression que vous avez dû tout porter seul, le murmura-t-il en lui caressant les cheveux, racontez-moi votre histoire."
Shouyou se blottit contre lui en prenant une longue inspiration. Par où commencer?
Kuroo et Sawamura ne furent pas surpris de la présence d'Iwaizumi et de Sugawara à leurs cotés lorsqu'ils arrivèrent devant le manoir Oikawa. Les inspecteurs furent d'ailleurs contents que leur collègue Asahi eut enfin trouvé une chaussure à son pied mais il y avait des choses plus sérieuses à régler.
Kageyama les accueillit solennellement et les conduisit jusqu'au boudoir où se trouvait son maitre tout en lançant un regard d'excuses à Sugawara qui lui répondit par un doux sourire pour le rassurer.
Tous, Hajime en particulier, furent ainsi bouche-bée en voyant l'apparence du propriétaire du manoir. "Quoi, Iwa-chan?, s'enquit un Oikawa enfant, on dirait que tu viens de voir un fantôme.
- Mais, s'époumona Iwaizumi, comment est-ce arrivé?"
Tooru poussa un soupir las et les invita à s'asseoir chacun sur un fauteuil tout en demandant à Tobio-chan de leur chercher du thé ainsi que quelques biscuits. "Tout d'abord, fit-il en buvant sa tasse une fois que le thé fut servi, je veux que vous n'accusiez pas les Hinata de cette histoire. Ce n'est pas de leur faute si leur demeure est pour ainsi dire hantée.
- Que veux-tu dire par hantée?, lui demanda Sawamura.
- J'y viens, répondit Tooru, mais avant tout, je vous demande de ne pas m'interrompre lorsque je raconterai cette triste histoire. Bon, déjà, le domaine où vivent les Hinata appartenait avant à une autre famille qui s'était installée à la même époque que la mienne et celle de Chika-chan. Malheureusement, la femme du chef de cette famille eut plusieurs fausses couches et comme son esprit devenait de plus en plus instable, elle rejeta tout son amour pour les enfants sur l'entretien du manoir en y veillant jalousement.
"Il y eut ensuite un incendie et étrangement, même si les résidents furent décédés, le manoir était resté intact. Je pense que, parce que cette femme s'était attachée intensément à son foyer, celui-ci a pris vie pour ainsi dire. En tous cas, la famille de Chibi-chan s'est installée peu de temps après. Tout le monde dans le comté s'est mis alors à mépriser les Hinata, non pas parce qu'ils s'étaient installés dans ce manoir mais simplement pour la simple raison que le père était un nouveau riche.
"J'ai donc fait connaissance avec le fils de celui-ci, le petit Shouyou et sa petite soeur Natsu. Oui, avant que vous me le demandez, il s'agit bien de la jeune fille que vous avez vu hier. Toujours est-il qu'un jour, des cambrioleurs ont pénétré dans la demeure des Hinata et ont tué par la même occasion, les parents de Shouyou et Natsu.
"Lorsque je suis venu les voir quelques jours après l'enterrement pour leur proposer de venir chez moi vu qu'aucun membre de leur famille ne voulait d'eux et là, j'ai vu le vrai visage de ce manoir : j'ai retrouvé Chibi-chan enchainé de toute part me suppliant d'amener sa soeur avec moi, ce que je fis mais malheureusement, nos âges respectifs ont été intervertis, un joli cadeau de départ de cette maison.
- Alors, en déduisit Daichi, les cambrioleurs retrouvés morts avec le corps vieilli de l'intérieur...
-...Chibi-chan m'a confié que la demeure se nourrit du temps d'autrui, expliqua Tooru, elle a dû se venger des cambrioleurs et en se laissant attaché à cette demeure, Shouyou nous a protégés, Natchan et moi. Certes, nos corps restent figés dans le temps mais au moins nous ne vieillissons pas."
Tous mirent du temps à digérer la nouvelle. Cette affaire était non seulement compliquée mais complètement surréaliste. Une maison vivante qui dévorait le temps des gens. On aura tout vu. Pourtant en voyant Oikawa là, assis, sous une apparence enfantine, lui qui avait la vingtaine passée, ils ne purent que y croire. "Je suis désolé, s'excusa Hajime, je ne savais pas que tu...
-...C'est du passé, Iwa-chan, le rassura Tooru en se levant, par contre, je ne sais pas comment faire sortir Shouyou de cette maison.
- Surtout qu'il n'est pas seul, s'inquiéta Tetsurou, Lev est avec lui." Il s'en voulut encore plus mais la légère caresse de la main Daichi sur son épaule le réconforta. Ils trouveraient bien une solution.
"Oikawa-san!"
Tous se retournèrent au cri de Tobio : "Kindaichi m'a dit qu'il y a un début d'incendie chez les Hinata.
- Ce n'est pas vrai, s'inquiéta Tooru, si c'est comme avec l'ancienne famille, cela veut dire que la maison essaye de se débarasser des résidents. Tobio-chan, ramène le plus d'eau possible."
Tobio hocha la tête et sortit de la salle. "Allons les sauver, poursuivit Tooru, tant pis pour les conséquences."
Tous le suivirent, déterminés à porter secours à Hinata et à Lev.
Lev fut le premier à se réveiller en sentant une vague odeur de brûlé. Shouyou lui avait raconté sa triste histoire et il l'avait ensuite consolé tendrement puis ils avaient tous deux dormi dans une des chambres du manoir dans les bras l'un de l'autre. Cependant, ces relents étranges ne lui disaient rien qui vaille. "Shouyou, fit-il en secouant légèrement l'épaule du plus petit, réveille-toi, ça sent le brûlé."
Le roux se frotta adorablement les yeux devant lui avant d'avoir un moment d'arrêt en reniflant l'odeur. Lev avait raison, cette odeur, ce sentiment de colère qui entra dans son coeur...Oh non!
"Faut qu'on se lève, cria-t-il, la maison essaie de nous tuer."
Le roux sortit du lit et courut ensuite jusqu'à l'horloge.
La maison lui avait toujours fait l'effet d'être sous l'emprise d'une mère possessive qui refusait de laisser partir son enfant.
Elle n'avait jamais voulu le voir partir et ne lui avait aspiré que peu de temps pour le laisser en vie afin qu'il lui tienne compagnie.
Shouyou savait aussi que si elle avait amené Lev ici, c'était pour qu'il ne fut pas seul.
Un chantage affectif en quelque sorte.
Le feu redoubla de plus belle lorsque Lev vit le roux se tenir devant l'horloge, les chaines de nouveau apparentes. Une barrière de flammes l'empêcha de le rejoindre. "Shouyou!"
Le roux prit une longue inspiration. Il savait que la maison lui en voulait, qu'elle avait peur mais il était temps d'en finir. L'incendie lui coutait de l'énergie temporelle, il la sentait s'affaiblir.
Shouyou étreignit alors l'horloge... "Désolé." ...Puis assena un coup dans la vitre, arrachant le pendule d'une main ensanglantée en hurlant de douleur. Le roux savait qu'il était en train d'arracher le coeur de cette demeure, qu'il ressentait la même chose mais c'était la seule solution.
Lev le rejoignit en voyant le feu s'amenuiser et l'aida à enlever le pendule en usant de toutes ses forces.
Les chaines s'effritèrent ensuite, de même que l'incendie s'éteignit.
Oikawa fut d'ailleurs surpris de voir le feu s'éteindre automatiquement depuis l'extérieur et sentit une violente douleur lui traverser les muscles. "Aiiie.
- Tooru, cria Hajime en se précipitant vers lui. Oikawa sentit les os s'étirer encore et encore jusqu'à prendre sa véritable taille. "Que...?, il regarda ses mains, je suis redevenu adulte, on dirait. Ce qui veut dire que le pouvoir du manoir a été brisé." Iwaizumi le serra tendrement dans ses bras pendant que Tetsurou déclara :"Je suppose qu'on peut rentrer à l'intérieur maintenant."
Lorsqu'ils pénétrèrent au manoir, ils découvrirent un hall vétuste et recouvert de poussière et de toiles d'araignées. Lev était assis contre une horloge éventrée avec un jeune homme roux dans ses bras, tous deux paisiblement endormis le sourire aux lèvres. "On peut dire que l'affaire est définitivement classée, fit le noiraud, soulagé que son coéquipier n'ait rien.
- Oui, renchérit Daichi, et ces deux-là ont besoin d'un peu de repos."
La vie avait repris son cours suite à cette histoire relevant de l'extraordinaire. Tetsurou du trouver une excuse toute faite pour expliquer ces meurtres (il mit ça sur le compte de la famille qui résidait avant les Hinata en disant que la femme de celui qui avait été à la tête de celle-ci avait usé d'un poison peu connu sur eux) puis Lev et lui en profitèrent de prendre des vacances bien méritées dans le village. Ainsi, le noiraud passa davantage de temps avec Daichi qui, quant à lui, fut content de voir Suga et Iwaizumi renouer contact avec leurs petits amis respectifs.
Quant à Lev, il n'eut plus le mal du pays. Au contraire, le jeune homme contempla le paysage devant lui du haut d'une pente assez élevée, donnant ainsi une vue d'ensemble sur tout le village. Une main prit la sienne. Shouyou et Natsu s'étaient enfin retrouvés une fois l'esprit de la maison disparu, l'adolescente étant redevenue une petite fille. Ils vécurent maintenant tous les deux chez Oikawa-san et le roux avait décidé de profiter qu'il fut en vacances pour se rapprocher de lui. "Merci Lev, fit Shouyou en serrant davantage la main, merci de m'avoir libéré."
Lev répondit par un baiser, ce qui vallut tous les mots d'amour du monde. Il se demandait d'ailleurs si, comme Kuroo-san, il ne demanderait pas un transfert ici.
Voili voilou, fin de la requête. Merci d'avoir lu jusqu'au bout et j'espère que cela vous a plu. On se revoit avec la suite de L'étincelle des porte-bonheurs et la requête KageHina/DaishouKen qui sera la cinquantième requête et qui sera aussi pour moi un petit défi car il me permettra de faire comme avec mes fics Omegaverse, à savoir de tordre et de balayer les idées reçues et les stéréotypes d'un thème bien connu. Cette fois-ci, c'est le BDSM qui sera touché (noooon ne partez pas en courant, cela sera juste un poil plus chaud que la partie IwaOi de la fic Gages d'amour). J'en parlerai plus quand je la publierai. A bientôt.
