Disclamer : Les personnages appartiennent à J.K Rowling, malheureusement. L'histoire est bien à moi par contre. ^^

Résumé : « Ne pas s'attacher. » C'est la devise de Harry Potter, le patron d'un des pubs les plus branchés de Londres, le O'Sullivan. Seulement, sa vie va être bouleversée le jour où entrera un jeune homme un peu paumé de dix-huit ans.

Rating : M pour insultes et sexe (dès le prologue). Il s'agit d'une histoire homosexuelle, donc homophobes la petite croix en haut à droite est pour vous. ;-)

Note de l'auteur : Voici le chapitre 1 ! Merci à tous et toutes pour vos reviews ça fait vraiment plaisir ! J'espère que la suite vous plaira !


O'Sullivan

*Chapitre 1*

Lonely Day, System Of A Down

Such a lonely day
And it's mine
The most loneliest day of my life
Such a lonely day
should be banned
It's a day that I can't stand

2005, Label Columbia, extrait de l'album Hypnothize

Ron Weasley entra dans le bar bondé en compagnie de sa fiancée, Hermione Granger. Il chercha immédiatement le barman, qu'il trouva accoudé au bar, en pleine conversation avec un jeune homme d'une vingtaine d'années.

Se frayant un chemin dans la foule, il se dirigea vers lui, Hermione sur les talons. Prenant place sur un des sièges libres, il attendit que son ami finisse sa conversation avant de l'appeler.

« Un daiquiri fraise et un gin fizz, mec. Commanda t-il en souriant. Puis il ajouta, en regardant l'homme avec qui son ami parlait un peu avant : prochain coup ? »

Harry sourit mystérieusement, et leur apporta leurs cocktails. Hermione semblait envoûtée par le groupe qui passait ce soir-là. Elle battait la mesure avec sa main, et penchait la tête en se mordillant la lèvre inférieure. Ron revint à la charge.

« Tu n'a jamais imaginer te caser ? Je sais que tu ne crois pas à l'amour, mais franchement y'a rien de mieux, mec. J'ai jamais été aussi heureux que le jour où j'ai rencontré 'Mione …

- Arrête avec tes conneries, tu m'changeras pas, grogna son interlocuteur.

Ron hocha la tête, soupirant. Il connaissait ses principes, mais il ne les comprenait pas. Les deux amis se connaissaient depuis le collège, et un lien très fort s'était créé entre eux. Ron avait vu Harry grandir, se forger une carapace indestructible face à l'amour et à l'amitié. Il avait toujours eu besoin d'attention, sans s'en rendre réellement compte, à cause de son passé. Enfant turbulent, il avait eu de nombreuses familles d'accueil depuis la mort de ses parents, à l'âge de cinq ans. Seulement, aucune ne lui avaient convenu, à tel point qu'à seize ans, il s'était tiré pour construire sa propre vie loin de tout. Il avait vraiment bien réussit, dans presque tout les domaines.

Ron observa son ami se faire draguer par un autre homme, d'un certain âge. Hermione se pencha vers lui.

« Ron, il est malheureux. Il faut vraiment qu'on fasse quelque chose … »

Il hocha la tête et se tourna vers la scène, son verre à la main. Il observait autour de lui la scène surréaliste qui avait lieu chaque soir au O'Sullivan. Les néons grésillants, les quelques tables, pleines de verres vides et entourées par des bandes d'amis plus ou moins jeunes, disposées pelle et mêle dans le pub exsangue. Il aimait tant l'ambiance du pub, cette douce atmosphère familiale qu'Harry avait rendue possible. Oui, il avait presque réussi.

oOoOoOoOoOoOoOo

Une main apparu à travers les couettes, attrapant le réveil posé sur la table de nuit. 15H24. Un grognement, puis le froissement des draps. Harry Potter sortit du lit, en caleçon, les cheveux en bataille. Il se dirigea vers la salle de bain, dans le noir, et pris une douche bien chaude avant d'aller s'installer dans la cuisine pour manger.

Attrapant une boite de médicaments contre le mal de tête, il pris deux comprimés qu'il avala. Cette gueule de bois incessante aura raison de lui, un jour. Il pris une cigarette, l'alluma, et commença à fumer sur son canapé. Sa tête tournait, il avait qu'une envie, retourner dormir.

Il entendit alors la sonnette de la porte d'entrée retentir. Se levant d'un coup, il fit tomber au passage le cendrier qui salit le sol. Il grogna et alla ouvrir, se retrouvant nez-à-nez avec un jeune homme d'une trentaine d'années, brun aux yeux bleus. Ce dernier souriait timidement, demandant la permission d'entrer. Harry hocha la tête, le laissant passer.

« Tu veux quoi, Neville ? »

Il était le seul homme avec qui Harry avait couché plusieurs fois. Pourquoi, il ne le savait pas. C'était juste peut-être meilleur, plus violent, sans prise de tête, un coup qui durait.

« Harry … Je … J'ai quelque chose d'important à te dire.

- Et bien parle. J'ai pas tout mon temps.

- Tu sais tout comme moi que ça fait quelques mois que notre relation a …

- Bordel Neville, y'a pas de foutue relation ! Combien de fois va falloir en parler ? T'es qu'un coup, rien d'autre !

Neville eu un sursaut de tristesse. Il savait bien sur, mais il devait lui dire, c'était comme ça.

« Merde, Potter, je t'aime. Je suis amoureux de toi ! Je …

- Ferme ta gueule, t'as pas le droit. Bordel je t'avais dit de pas m'aimer. C'est impossible ! Dégage de chez moi !

- Non. Tu vas m'écouter d'abord. De toute manière j'ai plus rien à perdre. Merde, Harry, c'est pas mal d'aimer ! Pourquoi tu te lâches pas un peu ? Toujours à tout contrôler, à tirer ton coup et au revoir, j'en peux plus. À force de te voir, j'ai commencé à tomber amoureux de toi, mais t'es une saloperie de gosse ! Tu veux ça, mais si on va plus loin alors tu te fou en rogne et tu pètes un câble.

- J'en ai rien à foutre de tes sermons. Putain, c'est pas croyable, t'es quoi, toi ? Une midinette en chaleur qui une fois s'être faite baisée s'imagine que c'est le grand amour ? Laisse moi rire, t'es pathétique mon pauvre.

- Non c'est toi qu'es pathétique. Tu te refuses de vivre, et tu te crois supérieur aux autres. Merde, réagit.

Harry l'observait, le regard haineux. Il pris une grande inspiration et tourna le dos à son invité, en murmurant :

« Je veux que tu partes de chez moi. Sinon, je ne répond plus de rien. »

Quelques instants plus tard, il entendit la porte claquer, et se laissa glisser contre le mur le plus proche, se prenant la tête entre les mains. Foutu mal de tête.

OoOoOoOoOoOoOo

Le soir même, Harry arriva au pub d'un pas décidé, s'installant derrière le comptoir. Quelques personnes commencèrent à entrer, bruyamment, tandis que le groupe du soir s'installait. Anthony arriva, tout sourire, et claqua la bise au barman. Puis il prépara un cocktail à base de vodka, dodelinant la tête.

Lonely day de System Of A Down se fit entendre, la voix du chanteur envahissant la salle, faisant frissonner quelques clients. Dont Harry. C'était la chanson parfaite pour lui. Il grogna, et servit un client accoudé au bar, qui lui faisait les yeux doux.

Harry tourna la tête en entendant la porte claquer, et vit apparaître un garçon très jeune. Peut-être même trop pour être dans un lieu comme ça.

Les cheveux d'un blond presque blanc, des yeux gris le transperçant, un visage fin aux traits anguleux, et un corps élancé. Une veste en cuir sur un t-shirt blanc. Un jeans taille basse. Tel fut le jeune homme qui se tenait dans l'encadrement de la porte, et qui se dirigea vers le bar d'un pas fluide.

Arrivant devant le bar, un petit air supérieur au visage, il s'assit sur la seule chaise libre avant de commander un martini saphir.

« T'es pas un peu jeune pour boire toi ? Grogna le barman, en haussant un sourcil. Montre ta carte. »

Le blond, choqué, la tira de sa poche de veste. Il l'a tendit à Harry, qui l'attrapa. Ainsi, le jeune homme venait d'avoir sa majorité. Draco Malfoy … Un nom à coucher dehors. Mais qui lui disait quelque chose. Soupirant violemment, il prit un verre à martini ainsi que le shaker, et, mélangeant le gin et le curaçao bleu, servit ensuite le mélange terminé.

Le client l'avala d'un trait et en recommanda un. Au bout de quelques verres, le barman commença à douter de la capacité de réflexion de son client. Il hésita à lui servir son septième, et finit par lui demander ce qui n'allait pas pour boire autant.

« On peut savoir ce que vous en avez à foutre ? Servez-moi mon verre, vous êtes payez pour ça bordel. »

Anthony tourna la tête vers son associé, inquisiteur. Harry leva la main pour lui demander de ne rien faire.

« Vous êtes soûl, je vais vous appeler un taxi.

- Non. Je ne veux pas rentrer.

-Un caprice ? Papa et maman ne t'ont pas donné ton argent de poche ? ironisa Harry.

- Allez vous faire foutre.

Harry Potter contourna le bar, et l'aida à se mettre sur pieds, le portant presque tant l'autre homme faisait peu d'efforts. Il le guida vers l'entrée, faisant signe à son collègue d'appeler un taxi. Il le posa contre le mur, attendant patiemment la voiture. Cette dernière arriva quelques minutes plus tard, et il attrapa Draco par le bras pour le glisser sur la banquette arrière.

Cependant, le blond ne voulu pas s'en arrêter là, et il essaya de l'embrasser. Harry tourna la tête pour l'en empêcher, et sourit, narquois :

« Désolé gamin, je ne touche pas aux enfants capricieux. »

Et il le poussa pour qu'il tombe dans la voiture, fermant la porte au passage. Il ne retourna néanmoins dans le bar qu'une fois que la voiture disparu au tournant de la rue.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu ^^. Laissez une review, bisous !