Note de moi. Bonjour ! Voici le chapitre deux de cette traduction. :D Comme pour le premier, il est corrigé par Firefox fic, merci à toi. :* Ce chapitre est plus ou moins dans la suite du premier, enfin vous verrez, mais l'intrigue à proprement parler commencera dans le suivant. ;) J'espère que vous l'apprécierez autant que le premier !

Bonne lecture~


Chapitre 2

Ce moment et cette conversation marquèrent un avant et un après dans la relation.

Peut-être qu'utiliser le mot "relation" était un peu exagéré, puisque ces derniers mois ils ne s'étaient pas assez vu pour qu'on puisse les appeler des amis…

Mais le fait était que quelque chose changea après que Stiles ait osé lui dire la vérité : que pour lui Derek n'était pas seulement l'ex Alpha de Beacon Hills auquel il n'obéissait pas la moitié du temps – et que l'autre moitié il paraissait s'amuser à le faire sortir de ses gonds – sinon que maintenant il était beaucoup plus… C'était son roi.

Peut-être que ça n'y ressemblait pas mais concrètement il ne se passa rien de particulier et les réactions de Derek, à première vue, étaient les mêmes.

Mais Stiles était déjà plus qu'habitué à sa façon de communiquer très particulière, et il était capable de percevoir beaucoup plus de choses qu'un simple mortel quand il s'agissait de Derek Hale.

Et oui. Il savait qu'il était probablement en train de faire preuve d'arrogance en assurant que personne ne comprenait Derek mieux que lui… Mais le fait était que personne ne le comprenait mieux que lui.

Pour cette raison quand il partit sans rien lui dire, mais après lui avoir souri, avoir posé une de ses mains sur son épaule et l'avoir remercié… Ca, se fut comme lâcher un discours et une véritable déclaration de ses intentions.

Et Stiles était plus que convaincu que dans ce semblant de discours, basiquement, Derek lui avait dit qu'il se sentait flatté pour occuper un poste si important dans la vie d'un simple adolescent…de ce simple adolescent, et qu'il ne devait pas avoir peur à ce qu'il le prenne mal, parce que rien ne changerait entre eux.

Sauf qu'en réalité, si, ça changea.

Au début Stiles ne s'en rendit pas compte. Il était trop concentré sur le fait que Derek avait découvert qu'il avait un coup de cœur plutôt important pour lui, et qu'il ne l'avait pas insulté, menacé, ou arraché la gorge avec les dents pour ça. Et surtout que, il remerciait tous les saints, il ne s'était pas non plus moqué de lui.

Au fond, ça tombait sous le sens que rien de tout cela ne se soit passé. Après tout Stiles était un garçon intelligent et sensé, et jamais il n'aurait choisi comme roi de son tableau personnel un connard qui se moque des amours juvéniles.

Mais maintenant que la bombe avait été lâchée, c'était bien de se relâcher et de profiter du fait que la vie continuait. Qu'il n'aurait à présent plus besoin de s'éloigner de Derek en une stupide tentative pour cacher son amour du type sexy et parfait, et qui par-dessus le marché faisait partit de son "camp".


Les jours passèrent sans plus d'incidents. Ils profitaient de la tranquillité de savoir que leur vie n'était pas une nouvelle fois en danger, et essayant de supporter du mieux qu'ils pouvaient l'absence de ces amis qui jamais ne reviendraient.

Jusqu'à ce qu'un jour, peut-être deux semaines après cette conversation dans sa chambre – et que Stiles avait fini par dénommer comme le "jour D" – il se rendit compte de quelques détails qui oui avaient changés.

Comme le fait que Derek se présentait chez lui de temps en temps, toujours par la porte, pour lui demander conseil sur n'importe quelle chose qui attirait son attention, se référant à des possibles incidents paranormaux qui guettaient Beacon Hills, et qui heureusement ne dépassèrent jamais le stade de simples soupçons. Et il se pouvait que cette même situation soit déjà arrivée par le passé… Sauf que ça n'avait pas été exactement pareil.

Et pas uniquement à cause du détail "passer par la porte. "

La première fois qu'il se présenta alors que Stiles était seul à la maison, il ne sut pas très bien comment réagir. Et ce ne fut pas seulement parce que Derek ramena avec lui une boite pleine de donuts – parce que "c'est censé être ce que font les invités et je suis fatigué que tu m'appelles animal" – mais plutôt, et c'est le détail qui lui mit la puce à l'oreille, c'est que celui qui paraissait le plus nerveux était Derek.

Oui. Derek "impénétrable-comme-une-statue" Hale, était nerveux.

Sa posture était plus tendue que la normale. Et même s'il ne le menaça ni ne rit des bêtises que sortit Stiles pendant qu'il était là-bas on voyait à la longue que ce n'était pas vraiment sa zone de confort.

Et à la fin de l'après-midi, pour parfaire la liste de "comportements étranges" de la part de Derek Hale, le Bêta prit congé en le remerciant à nouveau, après que Stiles lui assure qu'il demanderait à son père s'il avait noté quelque chose d'étrange dans la ville… Mais Derek ne s'en alla pas juste après ça, il resta immobile juste à côté de la porte principale de la maison, comme hésitant à dire quelque chose de plus.

Il ne le fit pas.

Il hocha seulement la tête une dernière fois et il partit sans même un geste de la main ni un simple au revoir.

Mais Stiles n'eut aucun doute sur le fait qu'il eut envie de le faire : peut-être dire au revoir comme les personnes normales avaient l'habitude de faire, et qu'il aurait besoin de commencer à faire si réellement il voulait ressembler à un humain et non un animal…ou peut-être quelque chose de plus.

Cette chose lui parue claire la seconde fois que se produisit un fait similaire. Quand Derek se présenta au lycée pour parler avec Scott, lui demandant qu'il parle à Deaton de certaines choses, maintenant que le vétérinaire était toujours dans la zone rouge pour l'ex Alpha. Et quand Scott partit parce qu'il avait cours et que Stiles décida de l'accompagner à sa voiture parce que lui n'avait rien d'autre à faire (et parce qu'il n'était pas un idiot et que chaque minute avec Derek était mieux que ne rien faire), il se passa à nouveau la même chose : Derek entra dans sa voiture, descendit la fenêtre et se mit immédiatement les lunettes de soleil malgré le fait que ce ne soit pas précisément un jour ensoleillé. Mais au lieu de faire rugir le moteur et partir avant qu'une bande de gosses s'amoncellent autour de sa voiture pour voir de plus près la merveille, il resta quelques secondes immobile, les lèvres pincées et les mains fermement autour du volant, comme attendant quelque chose… Ou comme s'il cherchait son courage pour dire quelque chose.

Stiles, qui vraiment sans aucun doute était celui qui connaissait le mieux Derek, capta parfaitement le moment d'indécision de la part du Bêta. Et pour cette raison il lui dit au revoir avec un geste de la main, commentant qu'ils se verraient plus tard, et Derek sourit timidement avant de s'en aller.

Et ce fut justement ce détail qui fit en sorte que Stiles comprenne que si, quelque chose avait changé entre eux. Car tandis qu'il continuait de se montrer distant avec les autres, avec ses bras croisés d'une manière défensive à chaque fois qu'il parlait à Scott, Lydia ou même Peter, avec Stiles il ne se passait pas la même chose.

D'accord. Ce n'était pas non plus comme s'il le traitait comme le compagnon de toute une vie… Mais ses lèvres étaient un peu moins pincées qu'habituellement, son corps n'était pas aussi crispé, et ses silences n'étaient pas aussi forcés et gênants quand il était avec lui.

Et par-dessus tout, lui était le seul à qui il souriait de temps en temps, et le seul à qui il disait merci avant de s'en aller.

Plus cet imperceptible détail qui était que Stiles était le seul qu'il touchait.

C'était à peine des effleurements d'épaules quand il rentrait dans la maison, ou quand il se penchait pour regarder ce qu'il voulait que Stiles lui montre sur l'ordinateur, et qui se faisait toujours avec Derek restant debout derrière lui.

Stiles était plus ou moins sûr que ces effleurements n'étaient pas dus à la chance. Qu'il ne s'agissait pas du fruit du hasard d'être trop près l'un de l'autre, sinon que Derek était très conscient du fait qu'ils étaient en train de se toucher… Même si ce n'était que de cette manière si minime.

Au début, il pensa que c'était la manière qu'avait Derek de le remercier, encore une fois, d'occuper une place si importante dans sa vie. Quelque chose comme "je ne comprends pas pourquoi tu m'as remarqué, mais merci pour me faire me sentir spécial". Et bien que cela lui semblât ridicule, parce que la question serait "bon dieu qui ne ferait pas attention à toi", il réussissait que Stiles se sente glorieux : que Derek pense ça, c'était reconnaître que non seulement il n'était pas gêné d'être la cible des fantaisies d'un adolescent, sinon qu'en plus il s'en sentait flatté.

Et bon Dieu mais ça c'était une bénédiction. L'une de celle qui n'amenait rien de plus, qui n'irait pas plus loin c'était certain, mais une qui réussissait à gonfler sa poitrine chaque fois qu'il y pensait. Chaque fois qu'il se rappelait que c'était Derek Hale, le type solitaire et qui jusqu'à il y avait très peu de temps faisait peur à tout le monde – et qui ne possédait même pas une maison où il pouvait guérir ses blessures. Maintenant il se sentait spécial grâce à lui.

Il n'y avait rien de meilleur au monde que ça.


L'idée qu'avoir confessé à Derek son amour platonique – et pas si platonique, mais ça c'était mieux de ne pas le mentionner – avait réussi que le loup amer soit un peu plus heureux et qu'il se sente particulier. Si c'était déjà merveilleux, ça passa au second plan quand l'adolescent commença à pressentir que peut-être il y avait quelque chose de plus.

Ce fut quand les "effleurements épaules contre épaules" de la part du Bêta devinrent des "frôlements de doigts".

C'était ce qu'il se passait chaque fois que Derek lui passait un stylo pour que Stiles note quelque chose sur son carnet "affaires à résoudre à Beacon Hills", et il le tenait de telle manière qu'il était impossible que leurs doigts ne se touchent pas. Ou chaque fois que Stiles lui rendait sa veste quand il devait partir de sa maison et Derek, par coïncidence, la prenait juste à l'endroit par lequel la soutenait Stiles, et qui rendait par conséquent très difficile le fait de ne pas se toucher.

Et si tandis qu'il se passait tout ça, tout à fait par hasard, Derek le regardait fixement… Ça devait signifier quelque chose.

Non ?

Au cas où, parce que Stiles avait déjà derrière lui une longue trajectoire de coup de cœur non réciproque, il ne se laissa pas envahir par l'émotion du moment et décida de suivre le conseil de son père. C'était quelque chose comme, eh bien, attendre que les faits parlent d'eux-mêmes.

Il attendit donc que ces frôlements occasionnels, regards accidentels et sourires qui duraient beaucoup plus que ce que la norme sociale attendait, augmentent en nombre… Et quand ils arrivèrent au numéro dix, il le vit plus clairement : si un était un accident, deux une coïncidence et trois un schéma… Qu'est-ce que signifiait dix, bon Dieu ?

Dix signifiait que ses sentiments étaient réciproques.


Quand Stiles arriva à cette conclusion, il dut s'asseoir à cause des tremblements violents qui parcoururent ses jambes.

Ni même dans ses fantasmes les plus fous il serait parvenu à penser que Derek pouvait sentir quelque chose pour lui. Qu'est-ce qu'il disait. Ni même en rêve il n'aurait pensé qu'un jour Derek et lui pourraient arriver à être bons amis, comme pour arriver à être quelque chose de plus.

Et maintenant il avait la preuve qu'ils l'étaient.

Et il n'avait pas la moindre petite idée de ce qu'il devrait faire.

Si c'était vrai que Derek ressentait quelque chose pour lui, et Derek savait que Stiles ressentait quelque chose de sûr pour lui… Pourquoi il ne faisait ou ne disait rien ?

Ou peut-être qu'il attendait qu'il le fasse lui ?

Sérieusement ?

Il n'était pas censé être un ancien Alpha, et les Alpha aimaient prendre des décisions non ?

Bien sûr, d'un autre côté, ce fut Derek qui se sentit flatté quand il découvrit qu'il était le fantasme d'un adolescent. Et Derek fut celui, qui après des mois à ne s'approcher de personne, à part à une femme qui au final s'avéra être une psychopathe déformée qui s'énamoura de lui pour le mettre de son côté quand elle déciderait enfin d'affronter la meute d'Alphas…

Et avant Jennifer, l'unique femme avec laquelle il avait été était une autre psychopathe qui l'avait séduit et l'avait trompé pour tuer toute sa famille…

Ouais. Stiles supposait que Derek avait des motifs plus que suffisants pour ne pas oser faire le pas suivant.


Le côté positif était qu'une fois que Stiles comprit la situation, et que pour la première fois il voyait le tableau en entier et pas seulement sa partie personnelle, il pouvait enfin agir en conséquence.

Et ce qu'il fit, c'était laisser apparaitre clairement ses intentions.

Surtout, essayer d'expliquer à Derek qu'il savait ce que lui ressentait, et qu'il n'allait pas le presser pour ça. Au contraire, qu'il allait lui laisser tout l'espace et le temps dont il aurait besoin. Parce qu'il était toujours celui qui le connaissait le mieux, et il savait de quoi il avait besoin.

C'est ainsi que, depuis ce jour, chaque fois que Derek réussissait à faire s'effleurer leurs doigts ou que leurs épaules se touchent, Stiles n'était jamais le premier à reculer, et il ne le regardait jamais étrangement. Et chaque fois que Derek restait silencieux, sans savoir que dire mais à la longue paressant vraiment le vouloir, Stiles ne faisait que sourire et le regardait en silence, lui donnant une petite tape sur l'épaule, à peine une caresse avant de s'en aller avec calme. Et à chaque fois que Derek osait montrer un timide sourire, qui continuait de se montrer seulement quand ils étaient seuls tous les deux, Stiles lui souriait avec la même timidité, le regard directement planté dans ses yeux.

Et quand, avec chacun de ses gestes, le sourire de Derek se voyait un peu plus large, Stiles savait qu'il était sur le bon chemin, et qu'il ne faisait pas n'importe quoi.

Il se pouvait qu'il ne se passe rien de plus entre eux. Qu'à part les sourires, regards et légers touchés, il n'y aurait rien de plus direct, comme un baiser ou même une légère accolade.

Mais Stiles se sentait plus que satisfait avec ce qu'il avait, sachant qu'au moins Derek voyait que ses approches (ce que personne n'aurait compris de la même manière mis à part lui) servaient à quelque chose. Et bien que ça se fasse petit à petit, très peu à peu même, ils avaient emprunté un chemin qui les éloignait de l'amitié pure et simple, et qui allait les emmener jusqu'où ils le voudraient bien.

Peu importe le temps que cela prendrait.

Le temps importait peu alors qu'ils avaient avancés beaucoup plus qu'aucun des deux n'aurait jamais espéré.


Voilà, j'espère que vous l'avez apprécié. Ca avance un peu entre nos deux zigotos, mais ça... Vous le verrez dans la suite. ;)

Bisous, on se revoit la semaine prochaine ! :D