Chapitre 2: Hyōga ni o toiawase kudasai (Contact Glacial)
J'étouffais lentement. Je savais qu'il y avait un espoir, mais a quoi bon? Jamais, je ne redeviendrais celui que j'étais avant. Jamais. J'ai si peur, tout d'un coup. Je ne veux pas me retrouver seul. Moi qui me suis toujours coupé du monde, je ne veux pas qu'on m'abandonne.
Pour la deuxième fois de la journée j'ouvrit les yeux. Et pour la seconde fois, je contemplais le même plafond. Je m'étirais longuement comme un chat. Puis bailla. Un rire s'éleva doucement,et je tournais la tête vivement vers l'intrus. Mon cœur rata un battement, pourquoi fallait il qu'il soit toujours là, dans mes moments de faiblesse. Sale Gamin.
Le Capitaine de la Troisième, arrêta de rire quand je le fusillais du regard. Je crois qu'il a pris peur. Tant mieux.
-Pardonnez moi, Capitaine.
Il toussota gêné, et je soupirais d'agacement. Pourquoi déjà?
-Que faites vous, ici?
Il releva la tête vivement.
-Je m'inquiétais bien sûr!
Par tout les saints, où étais passé mon petit lieutenant tout timide? Qui n'osait rien dire. Au faite, où était Senbonzakura? Je le repérais sur une table plus loin, et me senti rassuré.
-Alors?
Je dardais un regard noir sur le morveux.
-Alors quoi, Capitaine?
-Qu'avez-vous?
Je baissais le regard sur mes jambes et soupirai.
-Je n'ai pas...
-S'il vous plais.
Je le regardais d'un air lasse. Pourquoi cet empressement? Cela était-il si jouissif de me voir si faible? Je détournais le regard et répondis d'un voie sourde.
-Mes nerfs entre mes jambes et mon cerveau lâchent.
Il écarquilla les yeux.
-Mais, pourquoi cela donne-t-il des crises comme ça?
-Très bonne question, Capitaine Abarai.
Nous nous retournâmes vers la porte surpris. Unohana se tenais là, presque si sereinement, que j'eu envie de l'étrangler sur le champs. Je serrai les draps, retenant ma propre rage. Est-ce ainsi, ce que ressentais les malades, quand il voyait les gens sans problèmes passaient? Est-ce si horrible?
-Capitaine, dit-elle d'une voie douce, le temps que je trouve une solution à votre problème vous pouvez retourner chez vous.
Je la regardais sans vraiment faire attention. Puis loucher sur le fauteuil. Et elle soupira fatalement.
-Exact, je ne veux pas, que vous vous déplaciez sans se fauteuil. Compris.
Vachement effrayante.
-Et si...et si les crises reviennent?demanda mon ancien lieutenant.
Unohana le regarda sans vraiment comprendre.
-Je suppose qu'il y a bien un domestique de confiance, qui peut veiller sur vous, Capitaine.
J'hochais la tête, stupéfait. Elle mettait ma vie dans les mains d'un domestique. C'était très rassurant. Elle sourit doucement.
-Ca va être dur, Capitaine. Accrochez vous. capitaine Abarai, pourquoi n'allez vous pas faire
un bout de chemin, avec lui?
Abarai cligna des fois des yeux plusieurs fois, puis me regarda.
-Capitaine...
Je soupirais, vraiment énervé.
-Si je refuse, j'aurais droit à un sermon.
Mon dieu. J'avais vraiment l'air d'un pourri gâté là.
$*$*$*$*$
Je faillis une nouvelle fois poussait un juron.
Nous étions sur le chemin pour retourner au manoir Kuchiki, mais je devais avouer (à mon plus grand malheur) que je n'arrivais pas à manier le fauteuil. Mes bras étaient faible, et cela me rendait fou. Abarai se retourna presque agacé, puis revient sur ces pas. Je le vis faire le tour et prendre les poignées.
-Je peux...
-Capitaine, j'ai du travail, et je dois me dépêcher, je sais que cela doit être dur pour vous, mais s'il vous plait, laissez moi vous conduire jusqu'a chez vous, et vous vous entrainerez là bas.
Il avait posé sa main sur mon épaule, et dans un sursaut en entendant sa voie froide je l'avais regardé et nos nez se touchait presque. Je balayais sa main d'un geste agacé puis croisait les bras sur mon torse ennuyé. Il soupira. Puis avança.
-Je ne voulais pas dire ça comme ça c'est juste que...
-Taisez-vous.
Il se tut gêné. Tant mieux, j'en avais plus que marre de le voir si sur de lui. J'expirais lentement profitant du calme dans cette partie du Sereitei.
-Hum...Capitaine?
Je me frottais les tempes.
-Qui a-t-il Abarai?
-Je me demandais...dois-je prévenir Rukia?
-Non.
Il se stoppa, et je soupirai agacé.
-Quoi, encore?
-Pourquoi le lui cacher?
Il m'aggrippa le menton et le tourna vers lui. Pour qui se prenait-il donc?
-Lachez-moi!
-RUkia est mon amie.
-Je le sais. Lachez moi.
-SI vous ne lui dites pas elle sera blessée.
-Je sais. Lachez Moi.
-Vous êtes égoïste.
-Je sais. Lachez MOI!
J'envoi bouler sa main et agrippe les roues du fauteuil et commence à avancer. Il se met devant moi.
-Capitaine.
Je relève un regard froid qui lui. J'en avais marre. Qu'il aille la prévenir si ça lui chante. S'il croyait qu'elle serait blessée en apprenant que j'étais comme ça, qu'elle serait sa réaction maintenant?
-Capitaine.
Je le toise. Mais il sourit.
-Cela ne marche plus.
-Allez voir ailleurs.
-Vous vous comporté comme un enfant.
-Ais-je demander un commentaire?
Il relève un regard profond.
-Je préviendrais Rukia.
Je détourne le regard, ennuyé. La fatigue s'abat sur moi, et d'un coup je tremble de froid. Je veux descendre de ce fauteuil, marchait. Je veux marchait. Quand je pose un pied sur le sol, il m'attrape me bras mais je me dégage violemment. Mais, j'avais oublié que mes jambes étaient faibles et je tanguais contre le sol, il essaya de me rattraper mais je cognais la tête contre le mur.
-Capitaine!s'exclama-t-il
Son ton était inquiet. N'avait-il jamais vu, quelqu'un se cognait la tête contre un mur? Ce n'était rien. Je fléchis les genoux et me mis debout. Abarai m'attrapa par le bras.
-Capitaine, faites attention. Le Capitaine Unohana veux que vous fassiez attention.
Il me poussa lentement vers le fauteuil et me réinstalla. Les semaines à venir allaient être très longues...
