Et voilà Merry ! De toute façon l'un sans l'autre, ça ne rime à rien ^^
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Merry :
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Cela fait trois jours que la bataille de Minas Thirit est terminée. Trois jours que Denetor est mort et trois jours que Faramir a prit sa place bien qu'il ne soit pas encore en état de prendre quoi que ce soit. Trois jours que Merry dors.
J'ai crus mourir lorsque je l'ai trouvé gisant, inconscient, sur le champ de bataille. Pendant trente terribles secondes, j'ai crus que le pire était arrivé, que mon cousin m'avait laissé, qu'il était partit sans moi, qu'il était mort. Puis il avait ouvert les yeux et m'avait sourit. On avait échangé quelques paroles de réconforts et il avait sombré dans l'inconscience. Il ne s'est pas réveillé depuis.
Depuis 72 heures je le veille sans relâche, attendant le moment où il ouvrira enfin les yeux pour pouvoir lui dire à quel point je suis heureux de l'avoir retrouvé vivant. A quel point j'ai besoin de lui ici et qu'il ne peut pas me laisser alors que Frodon et Sam sont loin. Qu'il n'a pas le droit de me laisser.
Gandalf, Aragorn, Legolas et Gimli passent chacun leur tour dans la chambre et me supplies à chaque fois de sortir et d'aller marcher quelques minutes pour me dégourdir les jambes mais je refuse. Je trouve déjà bien trop long le temps que je passe à déambuler dans la pièce pour vaquer à mes obligations journalière comme me laver où grignoter ce que les autres m'apportent au lieu d'être à côté de Merry.
Doucement, j'entends la porte de la chambre s'ouvrir. Comme aucun son de pas ne me parvient, je conclue qu'aujourd'hui, c'est le tour de Legolas de nous rendre visite. Il reste quelques minutes au chevet de mon cousin puis viens s'accouder à mes côtés.
« Il n'a toujours pas donné signe de réveil ? Me demande-t-il.
- Non, toujours rien.
- Ça va venir Pippin. Ne t'en fais pas. Merry est fort, il se réveillera.
- Je ne sais pas, rétorquais-je avec un demi-sourire. C'est un Brandebouc, ils ont le sommeil très lourd. »
Un sourire éclaire le visage de mon ami. Il est sans doute rassuré de voir que je peux encore plaisanter. C'est parce qu'en réalité, je ne suis pas très inquiet. Depuis le moment où on m'a annoncé que Merry était hors de danger, je ne m'en suis plus fait pour lui. Comme l'a dit Legolas, il est fort. Il n'est qu'évanoui. On se réveille toujours d'un évanouissement.
« Tu est sûr que tu ne veux pas venir avec moi dans la grande salle ? Me demande l'elfe. Juste quelques minutes ?
- Non, répondis-je. Je reste ici. »
Mon ami n'insiste pas et me tend une écuelle pleine de fruits et de viande.
« Essaye de faire manger Merry un peu, me conseille-t-il. Ça fait trois jours que son organisme n'a rien avalé. Au moins du jus de fruit. Et mange toi aussi. »
J'hoche la tête avec sérieux et il me quitte après avoir adresser quelque mots à mon cousin. Il a raison. Connaissant Merry – nous sommes pareils – sont estomac ne résistera pas à un quatrième jour sans manger. C'est impossible.
Le soleil se lève à l'est en ce moment même et si la montagne du destin gronde toujours en face de moi, j'ai tout de même au fond de mon cœur l'espoir que nous pouvons gagner. Après tout nous avons bien gagné cette bataille, alors pourquoi pas la guerre ?
Soudain, un hoquet me fait sursauter et quelqu'un s'agite derrière moi.
« Pippin... Pippin !... Pippin ! »
D'un bond, je me précipite au chevet de mon cousin qui remue faiblement dans ses draps, en proie à une panique que je n'explique pas.
« Je suis là Merry, je suis là. Ne t'en fais pas. »
Il me regarde pendant quelques secondes comme s'il n'y croyait pas puis je vois soudain de grosses larmes couler long de ses joues. Il se met à sangloter de façon frénétique et je panique un peu, ne l'ayant jamais vu dans cet état.
« Qu'est-ce qu'il se passe Merry ? Tu as mal quelque part ? Dis-moi, tu souffres ? J'appelle tout de suite un docteur. »
Comme il ne répond pas et continue de pleurer, je pose ma main sur sa joue, de plus en plus inquiet. Il m'attrape alors le poignet et me tire vers lui pour me serrer dans ses bras avec une force qui m'étonne de sa part, étant donné qu'il vient de se réveiller après trois jours d'inconscience.
« J'ai crus que c'était un rêve Pippin, sanglote-t-il dans mon épaule. Je ne pensais pas que tu pourrais sortir vivant de cette bataille et je n'avais aucune raison d'en sortir vivant moi-même. Alors quand je me suis éveillé et que je me suis souvenue que tu m'avais trouvé, j'ai crus que c'était seulement un rêve. Et j'ai crus que tu étais mort sans moi… J'ai eut si peur Pip… »
Comme un enfant, je me mets à le bercer. Il s'accroche à moi avec l'énergie du désespoir et pleure tout ce qu'il peut sur ma poitrine.
« Ce n'était pas un rêve Merry. Calme-toi voyons… Je suis là, regarde. Nous sommes là tous les deux. Tout vas bien. Calme-toi.
- Je faisais des rêves, gémit-il en me serrant toujours comme si j'allais disparaître. Je te voyais, tout seul devant un troll qui faisait six fois ta taille ou contre un orque armé jusqu'aux dents. Tu m'appelais à l'aide mais je ne pouvais rien faire… Je ne pouvais pas te sauver parce que je ne pouvais pas bouger. Tu te faisais tuer et tu me laissais tout seul ici.
- Je te signal que de nous deux, celui qui a frôlé la mort, c'est toi, ne puis-je m'empêcher de lui faire remarquer avec un soupçon d'ironie dans la voix.
- A quoi ça m'aurait servit d'être vivant si tu n'étais plus là, puisque Frodon et Sam ne sont pas là non plus ? Continue-t-il, inconsolable. A quoi je sers si plus personne n'est là ? Je ne suis rien moi, tout seul. Rien du tout. Pas sans vous en tout cas. Pas sans toi.
- Mais arrête Merry ! C'est finit maintenant ! Regarde, je suis là, et bien là. Et Frodon et Sam sont en vie, Faramir les a vu il y a une semaine ! Alors maintenant tu te ressaisit, tu te rétabli, on botte les fesses de Sauron et on rentre tout les quatre à la Comté ! Je ne pense pas que nous puissions y être pour la moisson, mais par contre, si on se dépêche, on peu y être pour la fête de l'hiver. C'est pas une bonne nouvelle ça ? »
Ayant réussit à se calmer un peu, mon cousin hoche la tête avec un sourire tremblant. Je me dégage délicatement de ses bras et lui tend l'assiette de Legolas.
« D'abord, il faut que tu mange. Tu es tout de même inconscient depuis trois jours.
- Trois jours ?! Tu veux dire que j'ai sauté quinze repas ?
- Euh… Tu ne prend que cinq repas par jours toi ?
- Non, tu as raison, ça fait plus… »
De grands sourires naissent sur nos lèvres et Merry s'attaque à la nourriture. L'angoisse est passée.
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Voilà... A bien y réfléchir ça n'a pas beaucoup de sens... Mais j'avais envie de partager.
