Comme promis, la suite :D


Chapitre 2

Leonardo da Vinci avait toujours été quelqu'un de très distrait, la tête dans la lune et le nez levé vers le ciel.

Ainsi ne s'étonna-t-il pas quand il percuta quelqu'un de plein fouet.

"Oh ! Je suis vraiment confuse ! Je ne regardais pas vraiment devant moi et..."

Une voix haute et claire avec un léger accent, appartenant à une silhouette encapuchonnée.

Immédiatement, il répliqua :

"Mais pas du tout, signora. C'est absolument de ma faute. À vrai dire, je ne regardais pas devant moi."

Un rire cristallin retentit et il sourit, attendri.

"Mademoiselle ?"

"McFallersen."

"Mac... Huh ?"

À nouveau, Sarah émit un petit rire :

"Sarah."

"Ah ! Enchanté, signorina Sara. Je suis..."

"Leonardo da Vinci. Je sais qui vous êtes."

"Mais... comment ?"

Elle haussa les épaules.

"Disons que l'Italie m'intéresse beaucoup."

"Surprenant. Absolument surprenant. Mais voulez-vous..."

"Sarah ? J'ai trouvé notre auberge ! Sarah ?"

L'horripilante voix d'Elisha Anderson retentit alors, interrompant leur conversation.

Sarah roula des yeux puis se tourna vers l'inventeur de génie :

"Ce fut un plaisir, monsieur da Vinci."

"Oh mais le plaisir est mien."

Elle esquissa un gracieux sourire à son intention puis, bien obligée, elle rejoignit Elisha.

Mais elle était bien décidée à revoir ce célèbre peintre.

Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on rencontrait quelqu'un de si important.

Oo*oO

Le lendemain, la journée était chaude en ce printemps 1486.

Ainsi, malgré les protestations d'Elisha (certainement sous les ordres de sa belle-mère), elle abandonna sa cape, révélant sa chevelure si blonde et si frisée, son regard vert à l'eau et sa peau si blanche aux yeux de tous.

Qu'importe, elle adorait sentir le vent jouer dans ses cheveux.

Et ici, elle était absolument libre de tous mouvements.

"Mademoiselle Sara ?"

Elle se retourna et sourit :

"Monsieur da Vinci !"

"Bien le bonjour, signorina."

"Bonjour à vous aussi."

"Belle journée, n'est-ce pas ?"

"Magnifique. Je n'en ai jamais vu d'aussi belles."

"Mais d'où venez-vous ?"

"D'Angleterre."

"Ah, l'Angleterre. Un pays fort intéressant."

Elle fronça le nez.

"Mais terriblement pluvieux."

"Allons, mademoiselle Sara. Il pleut aussi, en Italie."

"Peut-être mais certainement moins que chez moi."

"Ça..."

Elle sourit puis passa son bras en-dessous de celui de Leonardo, le questionnant :

"Me ferez-vous visiter la si belle ville de Florence ?"

"Mais avec joie, Sara. Avec joie."

Oo*oO

Jour après jour, une profonde amitié s'installa entre les deux blonds.

Et il ne tarda d'ailleurs pas à l'inviter chez lui, le temps de son séjour.

Ce à quoi elle répondit, taquine :

"Mais Leonardo, si je visite l'Italie en entier, je resterai éternellement chez vous."

"Cela vous dérangerait-il ?"

"Pas le moins du monde."

"Alors soit, vous restez."

Elle acquiesça en souriant, admirant la machine volante, si chère aux yeux de son inventeur.

Et à mi-voix, elle déclara :

"Vous savez, Leonardo. J'ai entendu des rumeurs."

"Des rumeurs ? A propos de moi ?"

Elle secoua la tête.

"Non. Du moins, pas directement."

"À quel propos, alors ?"

"L'Assassino. L'homme en blanc qui rend justice en tuant les hommes les plus vils."

"Et quelles étaient ces rumeurs ?"

"Et bien, qu'il... qu'il était... votre ami."

Il soupira :

"Ah, oui. Ces rumeurs."

"Est-ce vrai, Leonardo ? Êtes-vous son ami ?"

"Et bien... oui, je suis son ami. Depuis dix ans, maintenant."

"Et... qui est-il ?"

« Ezio. Ezio Auditore. »


So ?

La suite : 17 octobre 2013