\o/ Merci beaucoup pour vos commentaires et vos conseils !^^

Elisha-chan : Heureusement que tu me fais la remarque, ça me fait penser qu'il faut que je mette ça au clair : Yoshi-chan, ce n'est absolument pas moi x] Ce n'est pas parce que le récit est à la première personne que je m'identifie au perso, je tiens à le préciser^^' En fait j'ai décidé de mettre le récit à la première personne uniquement pour décrire son point de vue, afin de le différencier de celui des autres (Luffy et sa bande principalement), qui sera à la troisième personne. Et aussi parce que c'est l'héroïne.

Désolée si ça pouvait prêter à confusion… --'

Heureusement pour moi, je ne suis pas aussi maladroite ou malchanceuse que Yoshi^^ (quoique, parfois… XD). En même temps je sais que je lui ai donné quelques uns de mes traits de caractère sans le faire exprès… mais c'est pas voulu, je le jure ! x]

Malia : Là, je suis contente que tu aies fait la remarque^^ Rassure-toi, pas de Yoshi/Sanji ou de Yoshi/Zorro (même si perso je suis fan de Zorro^^ Mais ce serait trop facile que Yoshi le soit aussi^^). En réalité son personnage favori n'est pas celui qu'on attend le plus =) Mais je ne pense pas en faire une histoire d'amour XD Vous comprendrez je pense par la suite.

Et ce ne sera pas exactement un rêve, il faut encore que je trouve une explication qui tienne la route^^' Je n'ai pas envie de mettre une excuse bidon lol^^

Voilà, sur ce j'arrête le bla-bla. Voilà le deuxième chapitre, avec une alternance de points de vue entre Yoshi et certains pirates de notre connaissance =) J'espère que vous apprécierez^^

Chapitre 2 :

Un passager clandestin ?

J'ouvrai les yeux. Noir. Aaaah, j'étais aveugle ! Bom, gros coup sur le crâne. Je m'effondrai à nouveau. Lorsque j'ouvris une nouvelle fois les yeux, il y avait de la lumière. Plus précisément, un rai de lumière, tout près du sol. Le sol ? Une porte ? Je commençais à comprendre où j'étais, petit à petit. Enfin, plutôt la position dans laquelle j'étais. Je me trouvais couchée sur le dos. Le plancher bougeait légèrement. J'avais l'impression d'être dans un hamac. Ouille, je devais avoir perdu mon sens de l'équilibre. Lentement, j'osai enfin remuer. Mes mains, mes doigts, mes jambes. Ça alors, je n'avais rien de cassé ! Pour moi, cela tenait du miracle. Surtout avec la chute que j'avais faite ! La chute…

Les souvenirs me revinrent, petit à petit. Je compris que je m'étais effondrée au pied d'un stand, mais je n'arrivais pas à saisir pourquoi. Je m'étais agrippée une nappe, qui avait lâché. Ensuite, c'était le vide. Lorsque j'avais ouvert les yeux une première fois, j'avais été saisie d'un instant de panique, je m'étais relevée trop précipitamment et ma tête avait cogné le plafond. Il faut dire que mon pire cauchemar est de devenir aveugle. Pourtant, ma vue est parfaite. Seulement, mon arrière-grand-mère a fini sa vie presque aveugle, et c'est une chose qui m'effraye. Mais passons ! Je venais de découvrir que je voyais toujours aussi bien, ce qui m'avait soulagée. Restait à savoir où j'étais. À tâtons, je me relevai – en faisant bien attention de ne pas me cogner une deuxième fois – et m'approchai de la source de lumière. Lorsque mes yeux se furent habitués à l'obscurité, je réussis à distinguer des meubles autour de moi. Une infirmerie ? Probablement. Il fallait que je retrouve mes amies. Elles devaient m'attendre à l'extérieur, de l'autre côté de la porte… Je réussis à en trouver la poignée. Chouette ! Je priai en silence pour que la porte s'ouvre. Elle s'ouvrit ! Deuxième miracle en moins d'une heure. Bon sang, je n'avais jamais eu autant de chance en une journée ! Ça devait cacher quelque chose, songeais-je avec amusement.

Amusement qui s'effaça lorsque je vis le hublot en face de moi. Je me précipitai dans le petit couloir sur lequel donnait la pièce où je m'étais réveillée, et collai mon nez sur la vitre. « Noooooon, gémis-je. Impossible ! » Le soleil jouait sur les vagues, paisibles. Pas un bateau ! Pas un bateau ! Pas un… En tremblant, je me détournai et déboulai dans la première pièce que je trouvai. Un seul coup d'œil, et je repérai ce que je cherchais : Là, un seau ! J'attrapai le récipient, et rendis glorieusement mon bento du midi. Car si Eloïse-sama était malade en voiture, mon délire à moi, c'était la mer.

* *

*

* *

« Pour la troisième et dernière fois Sanji, non je n'ai pas besoin d'aide pour enfiler mon maillot de bain, répondit calmement Nami, sur le seuil de sa cabine. Garde tes mains là où elles seront plus utiles. En cuisine, par exemple ? ajouta-t-elle sur un ton charmeur. J'aimerais bien un cocktail.

- Tout de suite, Nami chérie ! » s'exclama le blondinet en remontant le couloir à grands pas.

La navigatrice sourit et referma la porte. Plus haut, sur le pont, Usopp racontait l'une de ses aventures complètement abracadabrante à Chopper qui, évidemment, gobait tout. De son côté, Luffy écoutait tout en mangeant – en cachette – l'une des mandarines de Nami. Allongé sur le dos, Zoro suivait la scène en se demandant comment Luffy réussirait à se dénoncer tout seul, cette fois. Nico Robin sortit à l'air libre au même moment : « Dites, je viens de passer devant les cuisines, dit-elle. Il y a une odeur bizarre qui flotte dans l'air. Je n'ai pas été vérifier mais…

- C'est Sanji qui est responsable des cuisines et de tout ce qui s'y trame, marmonna Zoro en fermant les yeux, parce que l'air admiratif de Chopper commençait à lui taper sur les nerfs.

- Il est descendu, fit remarquer Usopp, avant de reprendre : D'ailleurs, cela me fait penser à une de mes célèbres aventures, celles où j'ai découvert la planque d'un serpent de mer en me repérant grâce à son odeur.

- Mais les serpents de mer vivent sous l'eau, non ? intervint le rêne avec un air circonspect. Comment as-tu fait pour sentir son odeur alors que…

- Grâce à mon odorat surdéveloppé, bien sûr ! » affirma le pirate au long nez, tout en levant le poing avec un sourire de winner. Evidemment, Chopper s'extasia encore un peu plus sur son "héroïsme".

Un cri perçant retentit soudain, et les pirates du Vogue Merry reconnurent à ce hurlement teinté de désespoir leur cuisinier. Pressentant un danger, ils se levèrent comme un même homme et se précipitèrent dans le ventre du navire. Le cri les mena aux cuisines. Arrivés sur place, ils se figèrent. La scène était pour le moins… inattendue.

« Sanji, qu'est-ce que… ? » commença Robin, avant d'apercevoir une silhouette prostrée un peu plus loin et qui, de toute évidence, n'était pas le cuisinier. Ce dernier se tenait debout, mains sur la tête, et affichait un air torturé.

« Qui c'est, celle-là ? grommela Zoro en désignant l'inconnue assise dans le coin de la pièce.

- Une passagère clandestine ? s'exclama Chopper, abasourdi.

- Ou une ennemie ! corrigea Usopp, qui avait pris un air courageux en voyant que la fille n'était pas très grande et n'avait pas l'air très menaçante.

- Elle a…, commença Sanji en gémissant. Elle a… La soupe que j'avais préparée avec amour pour Nami chérie et…

- Eh, regardez ! Il reste du saucisson ! » s'exclama Luffy en tendant le bras, réduisant immédiatement à néant le drame de la scène. Nami, qui s'était glissée derrière le petit groupe, lui répondit par un violent coup sur la tête : « Silence, idiot ! Bon, que se passe-t-il ? » s'écria-t-elle d'une voix forte, bien décidée à prendre la situation en mains.

Les pirates se dévisagèrent en silence, avant que Zoro n'hausse les épaules : « Apparemment, le cuistot a trouvé cette fille ici. Qu'est-ce qu'elle a fait ? » s'enquit-il sur un ton blasé. Sanji lui désigna la casserole qui ressemblait à s'y méprendre à un seau. Zoro s'approcha, mais pas trop : il avait immédiatement grimacé.

« Voilà donc la source de l'odeur, commenta Robin en se retentant de l'imiter. Dis-nous qui tu es et pourquoi tu as, hum… vomi dans la soupe de Sanji ? enchaîna-t-elle à l'adresse de l'inconnue.

- Bien dit Robin chérie !

- Sanji tais-toi. » Le cuisinier obtempéra bien sûr, étant donné que l'ordre venait de Nami, mais ne cessa pas de lancer des regards amourachés à la jeune femme brune. La passagère clandestine répondit à cette dernière par un regard hébété. « Qui es-tu ? répéta Usopp, qui se sentait décidément très courageux aujourd'hui.

- Je… mes amies m'appellent Yoshi-chan, balbutia la fille avec un air hagard.

- Et que fais-tu ici ? » la relança Zoro avec un froncement de sourcils. La jeune fille écarquilla un peu plus les yeux, l'air réellement perdue.

« Je… j'en sais rien. »

* *

*

* *

Délire complet. Je devenais folle. Je refusais de songer à ce que je venais de lâcher dans le seau-qui-n'en-était-pas-un de Sanji. Sanji. C'était tout bonnement impossible. Et pourtant, il se tenait bien là, devant moi, l'air horrifié. L'air réel. Et son cri était des plus naturels, lui aussi. Mais comment était-ce possible ? « Un canular, songeai-je. Ça doit être ça. » Je ne savais pas comment mes deux amies ou ma mère avaient fait, ni où elles avaient trouvé assez d'argent pour réaliser un décor aussi réaliste et engager des comédiens aussi réels, mais… ça ne pouvait pas être vrai. Je me refusais à les regarder réellement, tous les six. Ils avaient déjà compris que j'étais apeurée, inutile d'en rajouter. J'étais déjà bien assez humiliée. Mais qu'attendaient-ils pour sortir les caméras cachées ? Inutile de prolonger mon calvaire, non ? C'est bon, je me suis fait piéger, voilà. C'est fini, maintenant ? Apparemment non.

« Comment ça, tu n'en sais rien ? » s'exclama Zoro.

Je n'avais pas besoin de lever les yeux pour savoir que c'était lui. Il avait une voix grave, légèrement rauque selon les intonations. Ressemblait-elle à celle de l'anime ? Je n'en savais rien. Je n'avais fait que lire les mangas. Et encore, il me manquait une dizaine de tomes avant de rattraper mon retard sur les parutions. « Je n'en sais rien, répétai-je en me balançant machinalement d'avant en arrière. Je ne sais pas comment je suis arrivée ici. » Je ne savais pas pourquoi, mais je n'avais pas envie de prononcer à voix haute le mot "canular". C'était pourtant la seule explication possible. Un grand silence suivit mes paroles. Accroupie dans un coin de la pièce, je gardai les yeux baissés. Cela ne pouvait pas être réel. Deux hypothèses, donc. Soit il s'agissait d'une plaisanterie, et ils allaient bientôt me l'annoncer. Soit j'avais pris un trop gros coup sur la tête et je m'étais évanouie, ou alors je rêvais. Et dans ce cas j'allais me réveiller d'un moment à l'autre. Avec un peu de chance.

Un bruit mat à mes côtés me tira de mes pensées. Sentant une ombre au-dessus de moi, je relevai la tête et me figeai. Luffy me dévisageait, une expression songeuse sur le visage. Je me crispai un peu plus.

« Elle a pas l'air méchant », fit-il.

e ne pus alors m'empêcher de songer à l'autre hypothèse. Et si tout cela était réel ? Si c'était bien le vrai Luffy qui se penchait au-dessus de moi ? C'était idiot. Luffy n'était pas réel. En conséquence, la situation ne l'était pas non plus. J'étais pourtant incapable de me montrer méfiante. Surtout à son égard. Luffy était un de mes personnages préférés. « Je suis désolée, dis-je sans réfléchir. Je ne voulais pas vous créer d'ennuis. Je ne sais vraiment pas ce que je fais là. C'est complètement délirant.

- Là au moins, on est d'accord, commenta Sanji. Gâcher une si belle soupe !

- Comme si c'était le plus important », marmonna Zoro. Evidemment, la pique ne passa pas inaperçue :

« Respecter le travail des autres, ce n'est pas compliqué ! Mais je comprends qu'un inculte comme toi n'y comprenne rien.

- Ecrases, blondinet. » Ils faillirent se taper dessus, mais Luffy intervint. Oui, Luffy. La réplique qu'il lança était des plus efficaces, mais pas des plus attendues : « Ok, on la garde. » fit-il avec un grand sourire. Les réactions ne se firent pas attendre.

« Kwaaaaaa ? s'écrièrent à l'unission Sanji, Zoro et Usopp.

- Luffy, tu es bien sûr de…, commença Nami, tandis que Chopper ouvrait la bouche d'un air à la fois sidéré et admiratif – ce que je ne compris pas.

- Bien sûr que je suis sûr, déclara Luffy en se redressant. Il m'adressa un sourire en coin. Je songeai immédiatement qu'il était fou. Si je me trouvais bien sur le vrai Vogue-Merry, si l'équipage qui se trouvait autour de moi était composé de vrais pirates, alors… accepter une inconnue sur le navire, c'était…

« On ne sait même pas qui elle est ! » s'exclama Sanji, toujours révolté en raison de la soupe gâchée.

- Je sais.

- Et tu veux lui faire confiance en l'acceptant sur le navire ?

- Ouais.

- Et tu n'as pas peur qu'elle soit une ennemie ? s'écria Usopp.

- Nan.

- Et pourquoi devrait-on accepter un truc pareil ? fit Zoro en fronçant les sourcils. Il ne faut pas se fier aux apparences. Elle peut être dangereuse. » J'étais bien d'accord. Malgré moi, je savais que le sabreur avait raison. Pas étonnant qu'il ne leur arrive que des sales trucs, à ces pirates ! Leur capitaine était trop… trop gentil. Je levai les yeux pour croiser son regard, mais il l'avait tourné vers l'équipage. Les poings sur les hanches, il prit une brève inspiration et répondit à la question de Zoro :

« Parce que je suis le capitaine. C'est moi qui décide. »

Un bref silence suivit ses paroles. Oubliant mon idée de canular, je fixai Luffy d'un air impressionné. Je crus que les autres avaient eu la même réaction, mais soudain Sanji s'exclama : « Tu en es sûr ? Je veux avoir mon mot à dire.

- Moi, je veux surtout savoir comment elle est arrivée ici, fit Nami.

- Et qui elle est, ajouta Chopper.

- C'est un danger ! s'écria Usopp, mais il ne fut pas écouté car Sanji tentait d'embrocher Luffy avec divers ustensiles de cuisine dont je ne connaissais pour la moitié pas le nom.

- Reviens ici ! » hurla Zoro en se précipitant à la suite du capitaine. Luffy lui tira la langue comme un gamin et partit en courant. Bientôt, la salle fut vide et les pas furieux de l'équipage retentirent au-dessus de ma tête. J'étais complètement ahurie. Ils étaient… comme dans le manga. Était-je tombé dans l'histoire ? Je ne comprenais absolument rien. Je n'osai pas non plus sortir sur le pont, étant donné la méfiance de la plupart des membres de l'équipage – tous sauf Luffy, en fait, mais à bien y réfléchir c'était normal – à mon égard. Je soupirai. Si j'étais dans le manga, c'était… Ils n'avaient pas la même tête. Pas exactement. Ils avaient l'air à la fois réel et totalement… inhumains. Je baissai les yeux sur mes mains. Avais-je l'air d'un dessin ? Non. Je ne me voyais pas différemment, mais j'avais l'impression de ne plus être moi-même. C'était très étrange.

Comme personne ne revint vers moi avant l'aube, je m'endormis à même le sol en essayant de vider le doute de mon esprit. Demain, en me réveillant, tout ceci serait sûrement fini. Et si tel n'était pas le cas, je pourrais toujours rayer l'hypothèse du rêve. Dans tous les cas, me morfondre sur des choses que je ne saisissais pas ne me ferais pas avancer.

Voilà voilà, fin du chapitre =)

Est-ce que vous avez aimé ?^^'