NdT : Bonjour à tous! Ce deuxième chapitre a été un peu long à venir, j'en suis désolée. Vous savez tous j'en suis sûre que Real Life est parfois un peu prenante. La traduction du chapitre 3 est bien entamée. N'hésitez pas à me laisser des reviews, ça me motivera à avancer plus vite! ^^
Bonne lecture!
2. Lions Endormis
— Potiron, lâcha Harry.
Il eut un soupir de soulagement quand le portrait de la Grosse Dame s'ouvrit et qu'elle étouffa enfin les gloussements énervants qui l'avaient prise lorsque Harry était entré dans son champ de vision. Une fois confortablement en sécurité dans la salle commune, il appela Ron et Hermione en criant. Il avait l'intention de les rejoindre à leur place près du feu, et voulait d'abord les prévenir de son arrivée.
Plusieurs étudiants relevèrent la tête à ses cris, et se figèrent en constatant l'apparence de Harry. Voir leurs amis soudain changés en pierre fit lever la tête à de nombreux autres, et bientôt, chaque Gryffondor dans la salle commune avait ses yeux scotchés à Harry. Celui-ci se tenait immobile à l'entrée, l'air plutôt terrifié par la réaction que lui valait sa simple présence.
Cela prit un certain temps pour que la glace fonde, et quand l'atmosphère eut enfin dégelé, permettant à chacun de bouger à nouveau, un rire bruyant éclata. Si tonitruant que Harry se retrouva plaqué au mur par tant d'intensité, avec la mine qu'il aurait eu si Voldemort s'était approché de lui pour lui offrir des fleurs. Quelque part au fond de la pièce jaillit un flash, mais Harry n'y fit pas attention.
Hermione fut la première à se calmer suffisamment pour parler, et émit d'une voix entrecoupée de gloussements :
— Harry, tu es au courant de ce que tu portes ?
Harry secoua lentement la tête en guise de réponse, jetant un bref regard à son uniforme, avant d'y revenir et de fixer, choqué, le chemisier et la jupe qui se trouvait désormais sous sa robe ouverte, le tout complété par des socquettes montantes blanches, et des tennis pour filles. Il éclata de rire à son tour, et bientôt, toute la salle fut hystérique d'amusement, quand ils réalisèrent que, d'une façon ou d'une autre, Harry avait fait son chemin jusqu'au donjon des Gryffondor sans réaliser comment il était habillé.
Dix bonnes minutes s'écoulèrent avant que le rire de tout le monde ne finisse par s'essouffler. Harry continuait à sourire, se rappelant comment il avait senti un froid bizarre sur ses jambes, peu après avoir quitté Drago, et comment il avait été trop distrait pour réellement y prêter attention.
Il passa une main dans ses cheveux – une habitude qui lui revenait toujours lorsqu'il se trouvait au centre de l'attention des autres – pour découvrir qu'ils formaient deux protubérances grossières, maintenues de chaque côté de sa tête par des rubans de soie. Il éclata à nouveau de rire, laissant échapper « des couettes ! », d'une telle manière que les autres étudiants purent sentir qu'il y avait là quelque chose de plus que le simple fait d'être habillé en fille. Ils lui pardonnèrent son hilarité avec des sourires paternels. La plupart d'entre eux se réjouissait de le voir rire à nouveau après le deuil qui avait entaché son sens de l'humour depuis l'été.
Hermione et Ron le rejoignirent et l'entraînèrent vers les sièges près du feu, en le prenant par le coude. Les rires redescendirent à des gloussements discrets avant de s'arrêter pour de bon. Il s'assit précautionneusement, ne sachant pas au juste combien de ses vêtements avaient été transformés, et ne souhaitant pas le découvrir en exposant aux Gryffondor ce qui pourrait bien être une culotte plutôt qu'un boxer.
— Qu'est-ce qui c'est passé, vieux ? demanda Ron.
Il coula un regard interrogatif sur la jupe plissée tandis qu'il attendait la réponse d'Harry.
— Je sais pas vraiment, répliqua Harry.
Il était sidéré et pourtant la blague lui plaisait, même s'il en était la victime.
— J'ai de sérieux soupçons, toutefois, orientés vers du blond et du Serpentard.
Il offrit un sourire rusé à Ron, mais ce fut Hermione qui déchiffra la première ce que cela impliquait.
— Voilà une supposition bien étayée, Harry. Puis-je simplement demander pourquoi Malefoy voudrait te déguiser en fille ?
Au mot de « Malefoy », Harry et Ron firent tous deux une légère moue. Ron par habitude, comme il était enclin à le faire lorsqu'on lui rappelait l'existence de son vieil ennemi ; Harry en se souvenant que Drago n'était pas Drago pour ses amis, et qu'il était peu probable qu'il le devienne jamais. La gravité de ce dans quoi il s'était engagé se matérialisa comme du béton dans son estomac et il baissa les yeux pour fixer ses mains, repliées sur ses genoux.
— Malefoy t'a fait ça ! s'exclama Ron, attirant une fois de plus l'attention des étudiants alentour avec sa grosse voix.
— Je le soupçonne, répliqua Harry, un léger sourire éclairant son visage comme il levait les yeux pour regarder ses amis à nouveau. Mais pas d'inquiétude, je suis tout à fait capable de me venger !
Ron et Hermione se mirent à rire, mais Ron le prit sérieusement et commença à faire une liste des moyens pour jeter un maléfice à Drago, tandis que Hermione écoutait avec l'air de désapprouver légèrement, ses lèvres prenant un pli boudeur quand il suggérait des sorts particulièrement vicieux. Harry se rassit en arrière, les laissant parler, se concentrant à la place sur le souvenir du sourire de Drago, et réalisant peu à peu qu'il avait un copain.
Plus tard, comme les garçons se changeaient pour la nuit, Harry découvrit que Drago avait effectivement été très méticuleux dans sa métamorphose, et qu'il avait changé avec succès le boxer de coton rouge de Harry en une petite culotte verte à froufrous, avec un nœud argenté. Ses compagnons de dortoir trouvèrent ça absolument hilarant, allant jusqu'à le pointer directement du doigt et à faire des commentaires. Harry se rendit compte qu'il était plutôt content que la culotte soit là pour divertir leur attention des deux morsures dans son cou, l'une superficielle, et l'autre toujours cachée sous des gouttes de sang séché, les deux marques résultant à l'évidence d'une séance de baisers torrides. Grimpant dans son lit, Harry se demanda ce que Drago ferait des rumeurs le lendemain, et réfléchit à sa vengeance.
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Lorsqu'il arriva dans la Grande Salle le lendemain matin en frottant ses yeux endormis et qu'il gagna la table des Gryffondor, Harry découvrit que ses inquiétudes à propos de rumeurs ne semblaient pas infondées. Les cancans semblaient se répandre dans la salle comme une toile d'araignée. S'asseyant à sa place habituelle, il s'autorisa un regard complet sur son entourage, pour découvrir qu'une fois de plus la moindre paire d'yeux dans la salle était posée sur lui. La Grande Salle était un peu plus grande que la Salle Commune des Gryffondor, et en conséquent, c'était légèrement plus troublant de s'y trouver le centre de l'attention. Il jeta un regard à la table des professeurs et poussa un soupir de soulagement en constatant que ceux-ci n'avaient apparemment rien remarqué.
Choisissant d'ignorer les regards dont on le gratifiait, Harry attrapa un toast et demanda poliment à Hermione de lui passer le beurre, comme s'il n'avait pas réalisé que tout le monde le fixait. Hermione jeta un coup d'œil inquiet autour d'elle et tomba sur Malefoy qui venait d'entrer d'un pas nonchalant et parlait avec animation à ses amis. Elle ne pouvait laisser Harry être confronté à lui sans préparation, aussi elle se tourna et attira son attention en chuchotant :
— Harry !
Il y avait de l'urgence dans sa voix. Il lui jeta un drôle de regard par-dessus ses lunettes, penchant la tête de côté avec curiosité. Prenant ça comme un encouragement à poursuivre, elle reprit :
— Harry, tout le monde sait pour…
— Je crois que j'avais deviné ça, Hermione, l'interrompit-il avec finesse, un sourire dansant sur son visage.
Hermione avala sa salive et essaya d'expliquer :
— Je ne crois pas que tu comprennes très bien…
— Qu'est-ce qu'il y a à comprendre ? On m'a jeté un sort qui m'a déguisé en fille, plus ou moins, et tout le monde le sait. J'ai survécu à des rumeurs avant ça, Hermione, et celle-ci est suffisamment marrante pour que même-moi je la trouve amusante.
Attaquant de front, Hermione prit une grande inspiration et lui dit :
— Harry, je pense que les rumeurs sont le moindre de tes soucis. Je crois que ce qui devrait vraiment t'inquiéter, c'est ça.
Hermione lui tendit une petite photo carrée.
— Apparemment, Colin avait son appareil avec lui hier soir, et il n'a pas pu résister à une telle opportunité.
Avec stupéfaction, Harry observa son portrait photographique qui se tenait debout à l'entrée de la salle commune, la tête de côté et l'air de s'ennuyer. De temps en temps, sa main lissait sa jupe, mais il semblait peu concerné par les évènements, comme s'il ne voyait pas ce qu'il y avait là d'exceptionnel.
Incapable de s'en empêcher, Harry éclata de rire. Il s'était demandé à quoi s'attendre, devant le ton sérieux d'Hermione, et ce n'était certainement pas à ça. Il avait appréhendé de mauvaises nouvelles et à se voir habillé d'une jupe et d'un chemisier, les cheveux séparés en deux couettes aux rubans roses, son anxiété disparut pour être remplacé par du pur amusement. Son rire sembla libérer la Grande Salle. Les étudiants qui étaient restés silencieux s'autorisèrent à glousser devant la photo, et ceux qui fixaient Harry retournèrent à leurs assiettes.
En sortant de la salle après le petit-déjeuner, Harry se retrouva face à Drago. Mon petit ami, songea-t-il avec un frisson de plaisir. Il se redressa de toute sa hauteur, mais même ainsi, il restait plus petit que Drago. Il se prépara pour l'attaque dont il était certain que Drago allait le régaler, en dépit de leur nouveau statut.
Harry remarqua qu'il tenait une des photos qui circulaient dans l'école. Pincée entre deux doigts et un pouce, il lui jetait des regards occasionnels, comparant l'image au garçon qui se tenait devant lui.
— Tu sais quoi, Potter ?
Son ton était presque celui de la conversation, et il souriait largement.
— Je sais beaucoup de choses, Malefoy, mais quelque chose me dit que tu vas me parler d'un truc complètement différent.
Il avait parlé d'une voix calme et claire. Une foule commençait à se masser autour d'eux, excitée par ce qui était le premier échange entre les deux ennemis, depuis leur retour à l'école. Drago haussa un sourcil, comme s'il ne s'était pas attendu à une réponse.
— Tu as retrouvé ta langue, on dirait. Ne me dis pas qu'elle était dans la gorge de la Demoiselle Belette.
Drago s'étouffa presque sur ces mots, mais l'expression de Harry en valait le coup. Le visage de celui-ci vira au blanc, avant que des tâches roses n'apparaissent sur ses joues. Il perdit un instant contenance, bafouillant :
— Non ! Non, c'était pas… pas là, comment…
Drago l'interrompit suavement, fier de mener le jeu aussi rapidement.
— Bien sûr que non, quelle question ! Considérant ces photos de toi que j'ai vues ce matin, il semble bien plus probable que ce soit la Belette à ta gauche que tu embrasses, désormais.
Harry se tourna pour jeter un coup d'œil à Ron, avant de sauter en arrière, comme s'il avait été brûlé par la présence de son ami.
— Mais non, je veux dire… Berk ! C'est juste… Non, berk ! Faut-il vraiment que tu m'imposes de telles images ?
Les jérémiades de Harry étaient un triomphe dont Drago se délectait. Ron, pour sa part, semblait hésiter entre être aussi dégoûté que son ami, et offensé par sa réaction. Son visage déformé par une drôle d'expression, il sortit de la zone en pleine lumière pour se fondre au milieu de la foule, afin de ne plus attirer l'attention. Hermione fit sagement de même avant que son nom ne soit mentionné.
— Tu ne crois pas que je sais qui m'a fait ça ? questionna Harry, changeant de sujet.
Il eut un geste paresseux en direction de la photo dans la main de Drago. La seule réponse de celui-ci fut un sourire énigmatique.
— Je ne te savais pas si désireux de me voir en jupe courte, Malefoy !
Le sourire de Drago s'affadit légèrement, mais il répliqua de façon cinglante :
— C'était pas vraiment pour la jupe… Il fallait juste que quelqu'un se décide à s'occuper de tes cheveux.
Les spectateurs tournèrent leurs regards vers Harry, qui arborait un petit sourire similaire à celui de Drago. Sourire qui s'élargit comme il répondait calmement :
— Si je me souviens bien, c'est de ta faute si mes cheveux ne ressemblaient à rien, hier soir.
Tout le monde en déduisit simplement qu'ils s'étaient battus, mais Drago rougit légèrement devant le sous-entendu.
— Il semble que j'aie eu le dessus, toutefois, pas vrai ? lança Drago.
Et par ça, il entendait tout ce qu'on pouvait en interpréter. Même le sens le plus évident ; particulièrement le sens le plus évident. Il avait gagné, après tout.
— Je suppose que oui, mais ce n'était pas vraiment un combat égal, hier soir. Toi et moi savons tout deux que j'aurais à peine besoin de lever un doigt sur toi, pour t'avoir étendu sur le dos, respirant à peine.
La peau pâle de Drago se colora de rose, les mots faisant monter la température de son corps – ou, plus exactement, les images que les mots évoquaient.
— Ah oui, et bien, ce n'est pas comme ça que ça c'est passé, hier ! Tu arrivais à peine à te tenir debout, quand j'en ai eu fini avec toi.
Il espérait pouvoir éclaircir ses idées, ou au moins détourner l'attention des autres sur Harry, pendant qu'il se recomposait une attitude.
— Toi non plus, et pourtant je ne me suis pas vraiment défendu.
Harry avait parlé calmement, ses sourcils légèrement haussés.
— Quoi qu'il en soit, c'est moi qui ai eu le dernier sort, et tes petites mines d'écolière rougissante en sont le résultat.
Il avait gagné ; il avait définitivement gagné avec ça. Rien de ce que Harry pourrait dire ne…
— Si tu regardes la photo, je pense que tu réaliseras que je ne rougis pas vraiment. Surveille tes arrières, Malefoy, parce ce que bientôt, ce sera moi qui te ferai rougir.
Et là-dessus, Harry s'en alla comme si de rien n'était. La foule disparut, déçue qu'il n'y ait pas eu une véritable bagarre. Les discussions s'orientèrent sur les moyens possibles de vengeance de Harry. Drago resta figé, choqué d'avoir d'une façon ou d'une cessé de mener dans cette dispute. Il faudrait qu'il demande à Harry comment ça se faisait quand ils se retrouveraient inévitablement ensemble en Potions, juste avant le dîner.
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Sa moue déçue soigneusement en place, Drago se fraya un chemin furtif jusqu'à là où Harry était assis. Il jetait nonchalamment des regards noirs à Rogue, qui n'en semblait pas affecté. En y réfléchissant, les cheveux graisseux encadraient un visage qui était plutôt extatique. Drago se trouva soudainement et inexplicablement inquiet de ce large sourire. Se renfonçant dans sa chaise, il tenta un regard vers Harry. Il était clair que celui-ci avait également remarqué la joie évidente de Rogue, et il essayait d'en tirer une signification, les sourcils froncés par la concentration. Drago vit ses dents pincer nerveusement le coin de sa lèvre inférieure et se délecta de savoir que lui aussi était autorisé à mordre cette lèvre. En retournant son attention vers Rogue, Drago découvrit, ainsi que le reste de la classe, ce que signifiait ce sourire.
— Aujourd'hui, nous allons continuer à travailler sur les poisons et les antidotes. Un membre de chaque binôme préparera le poison ; et l'autre l'antidote. A la fin de la leçon, nous testerons les deux sur celui qui aura fait la potion et observerons les résultats. Evidemment, nous ne pouvons faire cela avec chaque équipe, mais je suis sûr qu'une seule expérience suffira.
Son regard souriant se posa sur Harry et Drago, et ils surent tous deux qui boiraient la potion à la simple façon dont les yeux de Rogue s'attardèrent sur Harry et dont son sourire s'étira encore davantage sur son visage.
— Les consignes sont au tableau, fit-il avec un mouvement paresseux de sa baguette. Vous avez une heure. Vous pouvez commencer.
En soupirant, Harry commença à préparer son chaudron. Il alluma le feu à la main tandis qu'il utilisait sa baguette pour y verser la quantité d'eau nécessaire. Il éminça calmement les herbes sèches notées au tableau, tout en ignorant le blond à ses côtés, même quand il l'entendit renifler d'une façon qui ne lui était pas coutumière. Il eut un sourire en coin, mais refusa de réagir autrement, de peur de perdre l'avance qu'il avait gagnée au petit-déjeuner.
Drago fronçait les sourcils devant les consignes pour le poison. Il les reconnaissait, mais n'arrivait pas à se rappeler ce qu'elles produisaient. Il commença à s'occuper de son propre chaudron, mais même en préparant ses ingrédients, ses yeux restaient traîner sans son autorisation sur l'autre jeu de consignes. Qu'est-ce que Rogue avait prévu de faire à Harry, au juste ? Drago renifla ; quoique ce soit, on pouvait être sûr que ce ne serait pas agréable. Il jeta un regard de côté à Harry, le voyant sourire en coin dans sa potion. Drago remarqua qu'il semblait avoir fini la base de sa potion, et qu'il s'occupait maintenant des ingrédients actifs. Inquiet, il accéléra son allure, espérant rattraper Harry pour s'assurer que le poison, quel qu'il fût, ne lui ferait pas trop de mal avant que Drago puisse le soigner.
Sa propre base une fois prête, Drago commença à piler le bézoard, qui était l'ingrédient principal de nombres d'antidotes. Il remua la potion jusqu'à ce qu'elle rende une fumée bleue pâle, et seulement alors il s'autorisa à retourner son attention sur Harry. Sa potion était faite, il était prêt, quelque soit l'horreur avec laquelle Rogue avait décidé d'empoisonner son petit ami. Merlin empêche que ce soit quelque chose qui nous oblige à reporter notre rendez-vous de ce soir pria Drago, tout en forçant son expression à rester neutre. Il ne devait pas avoir l'air de s'inquiéter.
— Potter, comment as-tu réussi à faire tourner le vent en ta faveur aussi rapidement, ce matin ? s'enquit-il tout en observant Harry réduire en poudre les racines d'asphodèle, avec des gestes lents et délibérés.
Les lèvres de Harry s'entrouvrirent sur un sourire énigmatique. Drago le fixait, fasciné, combattant l'impulsion d'abuser de ses lèvres ouvertes.
— Je ne l'ai pas fait tourner, Malefoy. Tu n'as jamais été en train de gagner.
— Mmmh, retarda Drago, comme s'il absorbait l'information. Peut-être. Je me demande combien de vérité il y a dans ce que tu as dit, par contre.
Même si son intonation était celle d'une affirmation, il était clair que Drago voulait une réponse.
— Ce que j'ai dit ? retourna Harry.
Il fit tomber les racines en poudre dans la potion rouge. Il l'observa avec satisfaction prendre la couleur argentée attendue, en produisant un brouillard blanc qui s'agitait à la surface.
— Franchement, Potter, même toi peux décrypter ça. Je me demandais si tu serais réellement capable de m'avoir étendu sur le dos, respirant à peine, en levant simplement un doigt sur moi.
Drago avait ronronné les mots et la satisfaction avec laquelle il observa le rouge monter aux joues d'Harry était comparable à celle avec laquelle celui-ci avait observé le bon déroulement de sa potion.
— On peut toujours vérifier, si tu penses que je mens. Même salle, onze heures et demie.
Les mots étaient si directs qu'un frisson parcourut la colonne vertébrale de Drago. Il acquiesça d'un signe de tête. Ses pensées revinrent lentement au cours, et il se demanda si Harry serait capable de le rejoindre ce soir-là. La voix de Rogue les informa que le temps était écoulé, et Drago se mit à paniquer soudainement. Il se força à ralentir sa respiration, et à se convaincre que Rogue aimait tourmenter tous les Gryffondor, et que peut-être, ce ne serait pas Harry qui boirait le poison.
— Potter, votre potion a l'air correcte. Buvez-en une coupe.
Rogue affichait un sourire méprisant, et jetait un regard dégoûté à la potion à la couleur parfaite. De plus en plus souvent depuis le début de la sixième année, Harry avait préparé correctement ses potions, et Rogue était embêté de ne plus pouvoir le mettre en échec. Au moins, il pouvait toujours l'empoisonner, se consolait-il.
Harry croisa le regard de Rogue et plongea une coupe de bois peu profonde dans le liquide. Il porta un toast en direction de Rogue avant de le boire, les yeux fermés, tendu d'appréhension. Drago observait, horrifié, et ses yeux retournèrent une fois de plus vers le tableau. Qu'est-ce que Harry avait ajouté, avant l'asphodèle ? Qu'est-ce qui allait lui arriver, et que Drago devrait contrer ? Balayant frénétiquement les consignes, Drago trouva ce qu'il cherchait. De l'armoise. Quel était le poison produit lorsqu'on ajoutait des racines d'asphodèle en poudre à une décoction d'armoise ?
La compréhension se fit jour sur le visage choqué de Drago : il venait de se rappeler leur premier cours de Potions, tant d'années auparavant. Rogue eut un sourire en coin quand il s'en aperçut. Ses lèvres s'amincirent dans un rictus de satisfaction impressionnée, tandis que Harry s'effondrait soudainement sur sa chaise, la coupe vide. Le regard affolé, Drago bondit vers lui, le soutenant d'un bras. Il sentit la température de son corps chuter rapidement. Il se tourna vers Rogue, qui avait l'air parfaitement détendu.
— Parfait, maintenez-le un instant. Le temps n'a pas d'importance, alors je vais saisir l'occasion de parler de cette potion sans être interrompu.
A ces mots, plusieurs Serpentard se mirent à rire, et même quelques élèves d'autres Maisons sourirent un peu. Les Gryffondor, tout comme Drago, gardèrent un visage de marbre.
— Comme nombre d'entre vous l'ont deviné, je vous ai fait préparer la Goutte du Mort-Vivant, une puissante potion de sommeil qui ne devrait pas être utilisée en dehors des conditions de sécurité nécessaire. Potter restera tel qu'il est maintenant, à la frontière de la vie, jusqu'à ce qu'on lui administre l'antidote. Même si elle n'est techniquement pas un poison, la Goutte est considérée comme dangereuse. On combat ses effets, comme ceux de nombreux poisons, avec un bézoard. Comme il est actuellement dans un état catatonique, la plus grande difficulté rencontrée par celui qui voudrait le réveiller…
Ici, Rogue eut un sourire méprisant, comme s'il doutait de l'existence d'une telle personne, avant de reprendre :
— serait de trouver un moyen pour administrer l'antidote. Un exemple célèbre de cette potion a été inséré dans une fiction moldue. La célèbre histoire de Roméo et Juliette repose sur l'utilisation de cette potion, pour simuler la mort de Juliette. Bien que la légende se termine par une tragédie, dans la réalité, Roméo recouvrit ses lèvres de l'antidote et réveilla ainsi Juliette en l'embrassant.
Rogue avait l'air dégoûté par ce geste si romantique.
— Soyez assuré que l'on ne vous demandera pas de répéter une telle action si vous pouvez penser à une alternative, Monsieur Malefoy, susurra Rogue, causant une vague de petits rires dans la classe.
Seul Drago ne se trouva pas amusé. Il essayait désespérément de se rappeler comment délivrer un antidote à une personne inconsciente. S'il étalait la potion sur les lèvres d'Harry, l'instinct les lui ferait lécher. Il faudrait plusieurs essais pour en appliquer une pleine dose, mais ça devrait marcher. Il allait avoir besoin d'aide, par contre.
— Granger, tiens Potter pendant que je fais ça, aboya Drago.
Choquée qu'il l'ait appelée à l'aide, Hermione s'approcha et maintint Harry contre elle, sans trop de difficultés. Elle ne savait pas ce qui l'avait le plus choquée : que Drago l'ait appelée par son nom, et l'ait choisie pour l'aider au lieu d'un de ses amis, ou bien qu'il ait décidé de tenter de soigner Harry tout court.
Tout le monde observa avec curiosité Drago plonger précautionneusement son doigt dans la potion, le recouvrant d'une pâte vaguement bleutée. Il l'étala sur les lèvres déjà bleues de Harry et vit avec soulagement une langue rose émerger pour récupérer le liquide. Il avala automatiquement tandis que Drago utilisait sa main pour masser doucement la gorge de Harry.
Rogue eut un hochement de tête appréciatif qui fut ignoré par Drago, occupé à appliquer deux couches supplémentaires. Peut-être qu'une couche de plus, et Harry se réveillerait. Il caressa délibérément les lèvres de Harry de ses doigts, presque trop inquiet pour être pleinement affecté par le degré d'intimité du geste. La langue de Harry sortit sans préambule, entoura le doigt de Drago et l'attira derrière ses lèvres.
Les yeux du jeune homme s'élargirent, et il s'écarta presque totalement, avant de sentir la douce succion sur son doigt. Réprimant un gémissement, Drago se figea complètement, fasciné par la sensation de la langue de Harry qui explorait méthodiquement son doigt. Ses dents butèrent légèrement sur l'articulation, et Drago se mit à respirer plus vite. Finalement, Harry recula, abandonnant Drago dans une transe excitée où il n'avait plus conscience de son entourage. Il se pencha en avant pour capturer les lèvres d'Harry, seulement pour se trouver confronté à ses yeux verts étrécis.
— Ne vas pas croire que nous sommes quittes, Malefoy, murmura doucement Harry.
Ses mots ramenèrent Drago à la réalité, et à tous les yeux dans la classe fixés sur lui. Il eut un sourire méprisant, mais le cœur n'y était pas. Il observa avec intensité Harry se relever et remercier Hermione pour l'avoir tenu. Il l'assura qu'il pouvait s'en sortir seul désormais. Les élèves quittèrent la salle quand la cloche retentit, en parlant avec animation des évènements de la leçon sur leur chemin pour prendre le repas du soir.
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Il était onze heures et demie, et cela faisait quinze bonnes minutes que Drago attendait impatiemment. Pas qu'il se soit attendu à ce que Harry arrive en avance, loin de là, pour être honnête. Mais il ne tenait pas en place dans la salle commune, et il avait eu besoin de bouger. Sauf que ces quinze dernières minutes, il n'avait pas réellement bougé non plus, et il commençait à nouveau à se sentir agité. Harry n'était peut-être pas en retard, mais il ferait mieux de se dépêcher avant que Drago ne fasse quelque chose de stupide.
Il commença à sous-peser l'idée de se précipiter jusqu'à la tour des Gryffondor, et demander s'il pouvait parler à Harry. Ça entraînerait sûrement des réactions, et ça apprendrait à Harry à être à l'heure la prochaine fois. Il venait juste de parvenir à la porte lorsqu'elle s'ouvrit sous ses doigts. Harry se tenait là, nimbé par la lumière basse du couloir, et avait l'air surpris d'avoir trouvé Drago à une vingtaine de centimètres de lui. Avant qu'il se soit complètement remis de ce choc, il fut attiré à l'intérieur, et la porte claqua derrière lui. On le plaqua contre, et la poignée s'incrusta dans son dos, tandis que Drago s'agrippait à ses vêtements.
Harry se trouva incapable de répondre à son accueil, sa bouche se trouvant distraite par des dents incisives et une langue curieuse. Puisqu'il ne pouvait s'exprimait verbalement, ce furent les mains d'Harry qui parlèrent pour lui. Elles explorèrent le corps de Drago sans se soucier de demander son avis au cerveau d'Harry. Il ne vit pas de raison de protester quand elles se glissèrent dans les poches de derrière du jeune homme, et caressèrent ses fesses à travers le tissu, arrachant à Drago un gémissement sourd qui tomba directement dans la bouche de Harry.
S'arrachant violemment à ses bras, Drago lui jeta un regard sévère.
— Je t'ai attendu, se plaignit-il.
Sa voix était basse, comme une caresse sur les lèvres de Harry, tandis qu'il murmurait contre elles.
— Je ne suis pas en retard, répondit celui-ci, la voix pantelante.
Il pouvait sentir un bleu se former dans le bas de ses reins, là où la poignée de la porte s'enfonçait dans sa chair. L'assaut de Drago avait été d'une telle véhémence que ses lèvres le picotaient légèrement. Il était bien trop distrait pour trouver quelque chose d'autre à dire. Drago rit. Dans cette position, il pouvait sentir l'érection grandissante de Harry. Il se recula abruptement, arrachant à Harry un son qui exprimait sa frustration. Drago s'assit sur le bureau du professeur et le fixa, un sourcil relevé.
— Alors ? demanda-t-il, d'une voix qui montrait qu'il n'était clairement pas impressionné par la performance de Harry.
Celui-ci n'était pas certain de ce qu'il était censé faire, et il se laissa simplement glisser le long de la porte, déçu par la soudaine perte de contact.
— Alors quoi ? rétorqua-t-il avec impatience, tout en étendant ses jambes devant lui, de façon confortable.
— Comment comptes-tu faire pour m'avoir étendu sur le dos, hors d'haleine, simplement en posant un doigt sur moi ? fut la réponse de Drago.
Il observa la compréhension s'étaler sur le visage de Harry, décrispant son expression.
— Oh, ça. Et bien, j'ai quelques idées, fit-il d'un air bravache.
Il n'y avait pas réfléchi, et n'était pas certain d'y parvenir. Mais voir les yeux de Drago caresser son visage depuis trois mètres de distance raffermit sa résolution.
— Eloquent, Potter, comme toujours, ricana Drago.
A ces mots, quelque chose déforma les traits de Harry, et Drago fut soudainement inquiet.
— Tu préférerais peut-être que je te jette un maléfice ? demanda-t-il froidement.
Son humeur avait viré à l'orage quand Drago l'avait appelé Potter. Il avait espéré un peu plus d'intimité dans leur relation.
— Merlin, non ! Harry, pourquoi me jetterais-tu des maléfices quand tu peux me mettre dans un état pareil, simplement en léchant mon doigt comme ça en Potions ?
Le rapide changement d'humeur de Harry l'avait tellement embrouillé qu'il venait de dire exactement ce qu'il pensait, sans censure. Mais quoi qu'il ait dit, cela sembla avoir fait l'affaire, car Harry souriait à nouveau.
— Vraiment ? Un état pareil ? C'est à dire ?
Ce n'était pas seulement pour torturer Drago avec ce qu'il savait être une franchise non intentionnelle : Harry était réellement curieux.
— Je ne sais pas exactement, mais ça a été suffisant pour me conduire dans cette pièce avec quinze minutes d'avance – alors que je mets un point d'honneur à toujours arriver en retard parce que ça fait chic. Suffisant aussi pour que je me jette sur toi au moment où je t'ai vu, répondit Drago, abandonnant ce qu'il restait de sa fierté.
— Alors tu veux vraiment être avec moi ? demanda Harry.
Ces mots eurent pour effet de faire disparaître l'irritation de Drago. Harry était toujours assis par terre, ses jambes étendues devant lui de façon peu élégante. Son visage était tourné vers Drago, et ses yeux l'imploraient de répondre.
— Evidemment, Harry. Tout ça est peut-être rapide, mais ce n'est pas pour autant que je ne le veux pas.
Sa voix s'était adoucie, et il attendit pour avoir la réponse également douce de Harry. Pas si douce que ça, en fait.
— Formidable ! Je ferais mieux de mettre au travail, alors ! fit Harry avec un sourire en coin.
Drago était sur le point de protester, ne voyant pas de quoi Harry parlait, mais celui-ci se pencha en avant, ôtant sa robe et sa cravate, avant de se rasseoir confortablement, ne portant plus que sa chemise et son pantalon. Il se débarrassa de ses chaussures et chaussettes, s'étirant de façon languide avant de reporter son regard sur Drago. L'attention de celui-ci avait été captivée dès qu'il avait commencé à enlever ses vêtements. Harry réalisa alors qu'accomplir ce qui n'avait été qu'une provocation pourrait bien être plus facile que ce qu'il pensait.
Les yeux fermés afin de faire abstraction de son auditoire, Harry s'occupa de lui-même, espérant que le spectacle serait suffisant pour Drago. Se rappelant de son commentaire à propos de ce qui s'était passé en Potions, Harry força ses lèvres à s'entrouvrir en y glissant deux doigts qu'il commença à agacer de sa langue, jusqu'à s'arracher à lui-même un gémissement sourd. D'une main paresseuse, il commença à déboutonner sa chemise, en écartant les pans pour révéler la poitrine musclée en-dessous. De là où se tenait Drago lui parvint un son étouffé qui ressemblait étrangement à un gémissement, et il se félicita intérieurement pour cette introduction bien choisie.
De ses doigts humides de salive, Harry traça un chemin descendant de son menton à la morsure laissée par Drago sur sa clavicule. Il passa lentement ses ongles sur la zone de peau assombrie qui commençait à cicatriser. Il écorcha la surface d'un ongle brutal et poussa un sifflement. La pression douloureuse lui arracha un juron inaudible. Il choisit de se concentrer ailleurs, faisant glisser son ongle de la morsure jusqu'à son téton durci, maintenant une pression suffisante pour laisser une marque rose dans le sillage de son doigt.
Il fit des cercles lents autour du mamelon et entendit Drago en gémir de frustration à l'autre bout de la pièce. Prenant cela pour un encouragement, il fit rouler son téton entre un doigt et un pouce, d'abord précautionneusement, puis suffisamment fort pour lui tirer un cri. Il avait presque oublié le but de cette démonstration ; son autre main reposait sur ses genoux, lourde sur son érection grandissante. Seulement presque, toutefois. Il ouvrit les yeux et fixa Drago qui était assis sur le bureau, immobile, les pupilles élargies, les lèvres entrouvertes, son érection évidente.
Sa poitrine semblait à peine se soulever, et Harry aurait souri de cette réussite s'il n'avait craint que cela ne risque de détruire l'ambiance qu'il venait de créer. Il se leva lentement, comme pour éviter d'effaroucher Drago avec des mouvements brusques, et il laissa la chemise tomber complètement, se retrouvant à moitié nu devant son copain. Trop résolu pour se sentir nerveux ou gêné, il avança jusqu'à lui, en remuant sensuellement des hanches. Il se tint devant Drago, qui respirait par petites bouffées imprécises, et il tendit la main vers lui.
Il laissa son doigt, encore un peu humide de s'être aventuré dans sa bouche, courir sur la joue de Drago, avant d'atterrir soudainement au centre de sa poitrine. Harry appliqua une légère pression, incitant Drago à s'allonger en arrière sur le bureau. Comme il s'exécutait, le doigt se retira soudainement, et Drago posa des yeux interrogatifs sur le visage tout à coup largement souriant de son ami.
— Qu'est-ce qui te rend si joyeux ? demanda-t-il d'une voix entrecoupée.
C'était embêtant, car cela ne lui donnait pas l'air aussi menaçant qu'il l'aurait voulu.
— Ma victoire, Drago, répondit Harry.
Il se déporta vers l'avant de façon à ce que cuisses frôlent les tibias de Drago, qui dépassaient du rebord du bureau.
— Ta victoire ? s'enquit-il.
Il essaya de s'asseoir, son incompréhension dépassant son désir.
— Toi, pantelant, sur le dos, ne pouvant ni ne voulant résister, expliqua Harry, amenant Drago à réaliser – et à rougir.
— Et bien, il semble que tu ais eu raison, répondit-il d'une voix précipitée, comme si les mots lui faisaient mal. Ça te dit de voir ce que je suis capable de te faire, maintenant ?
Harry hocha la tête et Drago se mit en devoir de se venger, le faisant fondre à ses pieds en lui rendant la pareille en se donnant à son tour en spectacle, même si son public participa nettement plus. Vers la fin de la nuit, les deux garçons étaient repus, et Drago avait complètement oublié la menace de vengeance de Harry, pour l'avoir déguisé en fille.
De son côté, Harry n'avait pas oublié, mais il comptait tirer parti de l'ignorance de Drago pour le surprendre. Comme un plan se formait dans son esprit, Harry eut un léger sourire en coin, et il manqua presque le regard interrogateur que Drago lui lança devant cette expression inhabituelle. Ne voulant pas se trahir, il détourna son attention en se glissant insidieusement contre lui et en murmurant de façon intime :
— Merci de m'avoir sauvé, Drago.
Ses paroles furent récompensées d'un baiser bref et bouillant, et quand ils se séparèrent les lèvres de Harry formèrent les mots « Mon héros », tirant un éclat de rire à chacun des deux garçons.
La menace d'être découverts leur revint en mémoire lorsque des bruits de pas résonnèrent au-dessus d'eux, leur rappelant que Rusard faisait toujours des rondes. Drago soupira et suggéra qu'ils aillent se coucher. Hochant la tête, Harry s'arracha à lui et se tourna vers la porte, s'apprêtant à se faufiler à l'extérieur. Drago le rattrapa par le bras comme il entrouvrait la porte, et l'attira à nouveau dans ses bras pour déposer un baiser léger sur son front. Pouffant légèrement, Harry l'embrassa sur la joue.
— Bonne nuit, Drago, dit-il doucement en passant la porte.
— Bonne nuit, Miss Couettes, répliqua automatiquement Drago.
Le sourire de Harry s'élargit de façon presque effrayante. Heureusement, il tournait le dos à Drago et celui-ci ne vit pas son visage réjoui lorsqu'il eut une illumination : il savait quand mettre en place sa blague.
Il avait vraiment hâte d'être au match Serpentard vs Poussouffle du weekend à venir.
