Chapitre 2.
La Grande Salle était magnifiquement décorée aux couleurs des 4 Maisons. Les vestiges de la Guerre s'étaient définitivement évaporés et une joie muette remplissait le cœur de toutes les personnes présentes. Le faux plafond était le reflet parfait d'un lever de soleil, donnant à la pièce une forte impression de chaleur, communicative. Même les professeurs semblaient heureux alors que des changements importants dans le corps enseignant avaient été effectués. Le professeur Shlugorn était toujours Maître des Potions mais le poste de Professeur des Défenses contre les Forces du Mal autrefois détenu par Severus Rogue avait été donné à...Xénophilius Lovegood ? Que venez faire le père de Luna à Poudlard ? Je savais qu'il avait abandonné la direction du Chicaneur, traumatisé par la Résistance auquel il avait participé à travers son journal. Mais je n'aurais jamais imaginé possible sa reconversion dans l'éducation magique. Ça non. Enfin bref, je sentais que l'année allait nous réserver bien des surprises. Quelque peu indifférente à la répartition se déroulant à quelques pas de moi, je remarquais cependant deux choses. En effet, une première année toute excitée qu'elle était de rejoindre la table des Gryffondors à laquelle elle avait été envoyée, c'était étalé de tout son long provoquant les rires de la Grande Salle toute entière. Petite, brune aux cheveux longs et fins, la peau mate et de grands yeux clairs, à ce moment même embués de larmes, la fillette se retenait de ne pas pleurer. Furieuse que personne ne se soit simplement donné la peine de l'aider, je poussais du coude Harry, se trouvant à côté de moi et près de l'enfant, pour qu'il se lève et lui apporte un peu de réconfort. Ce dernier, trop occupé à rire avec Ron n'en fit rien. C'est donc brusquement que je me levais et alla vers Orphée, c'est le nom de la petite, encore prostrée au sol. Le silence s'était installé, je pouvais sentir nombre de regards se poser sur moi lorsque je la pris dans mes bras, la consolant du mieux que je pouvais et l'installant à mes côtés. Je remarquais alors une deuxième chose, le regard protecteur de Neville sur elle alors qu'elle acceptait de sa part une Plume en sucre à la citrouille. Un regard doux, chaleureux, un regard qu'on aimerait recevoir sur soi à chaque instant de sa vie. Je me mis alors à le regarder également. Mais différemment. Lui aussi avait beaucoup changé durant les vacances. Plus mince, mais plus musclé aussi. Ses dents avaient également étaient réalignées. Son visage avait définitivement perdu de sa rondeur d'antan, il semblait plus sûr de lui, dégageant une aura particulière qui je dois bien l'avouer me plaisait assez. Perdue dans mes pensées, je n'avais pas réalisé que cela faisait déjà plusieurs minutes que je fixais ce dernier.
Hermione, tout va comme tu veux ? demanda Neville, le sourire aux lèvres.
Oui, oui, très bien, ne t'inquiètes pas, je réfléchissais juste ! répliquai-je rapidement lui rendant naturellement son sourire.
Ha ha ! Comme à ton habitude ! Je me disais bien que je reconnaissais là ta petite moue de concentration qui te rend si...belle. dit-il en murmurant presque la fin de sa phrase.
Mon cœur battit un peu plus rapidement en entendant ces mots. Est-ce que Neville pourrait me trouver attirante ? Je l'espérais bien ! Il avait beaucoup de qualités que j'appréciais chez un homme, il était doux, affectueux, attentif, courageux et surtout, vraiment très gentil.
Tu es adorable, merci beaucoup, lui répondit-je doucement.
De rien, c'est juste la vérité !
Au moment où j'allais enchainer sur un autre sujet, McGonagall se leva et réclama le silence.
Chers élèves, comme chaque année à Poudlard, nous accordons un statut particulier à certains étudiants de 7ème année, les récompensant ainsi pour leur dossier scolaire exemplaire et leur aptitude à faire preuve d'autorité et de discipline lorsque cela est nécessaire. Cette année, j'ai le plaisir de vous présenter les 2 Préfets-en-Chefs que sont Miss Granger et Mr Malefoy. Bravo à vous !
Des applaudissements retentirent, tout comme des sifflements, venant respectivement des deux Maisons rivales. Ça y est. Maintenant tout le monde sait. Je vais passer le reste de l'année avec mon pire ennemi.
Félicitations Hermione ! Tu dois être ravie d'être préfète ! me dit Parvati.
Tu en as de la chance, j'aimerais vraiment être à ta place ! me félicita Lavande.
Tu vois, me glissa Ginny, pas de moqueries, que de l'envie...
Un peu stupéfaite, je remerciais mes amis et alla m'occuper des premières années qui patientaient bruyamment, attendant que je leurs montre le chemin vers notre salle commune. J'accompagnais donc tout ce petit monde, sans oublier Orphée que je décidais de prendre sous mon aile. Le tout, sans un regard pour mon homologue vert et argent.
Une fois arrivés, je laissais les premières années prendre leurs quartiers. Je vis Ginny accourir vers moi.
'Mione, ça te dit on fête ce soir ton nouveau pouvoir ?! On pourrait faire ça dans ta salle commune ? On aurait plus de place et aucune limite vu que c'est le weekend ! Allez, allez, dis oui, j'ai déjà prévenu les autres et promis je passerais moi-même aux cuisines prendre tout ce qu'il nous faut, j'ai même deux trois trucs moldus exprès pour toi, s'il-te-plait ! me supplia mon amie en insistant sur le « plait ».
Bon, très bien, je viendrais vous chercher ici dans une heure, le temps de déballer mes affaires et préparer l'endroit. Ne soyez pas en retard ! Je me charge de prévenir Luna, je passe devant la salle commune des Serdaigles de toute manière, cédai-je en riant.
Partant de la salle des rouges et or, je me dirigeais donc vers celle des Serdaigles. Je transmis le message à la blonde et me rendis d'un pas assuré vers les appartements des Préfets-en-Chef.
Seulement, au fur et à mesure que j'avançais vers eux, une boule apparaissait au fond de mon ventre. Je reconnaissais là les signes caractéristiques de l'anxiété. Et tout ça du à quoi ? Ou plutôt à qui ? Ce foutu scorpion indésirable répondant au doux nom de Drago Malefoy. Obnubilée par ma profonde haine envers ce dernier, je ne remarquais pas de suite l'obstacle que je percutais juste devant la cascade magique. Le choc me projeta face contre terre.
Aie, ma tête... ça fait mal, geignais-je toujours au sol, je suis désolé.
Ne t'inquiètes pas, il y a pas de mal ! Et vous, magnifique créature, vous ne vous êtes pas trop blessée j'espère... Il serait dommage d'abimer un si joli...corps.
Sa voix se brisa au moment où je relevais la tête, me retrouvant devant lui. La sienne, je l'avais déjà reconnue. Seule son intonation me rendait stupéfaite. Comment Malefoy pouvait-il avoir une voix aussi douce, chaude et agréable ? La suite de son discours me fit instantanément revenir sur terre.
Je retire ce que j'ai dit la Sang-de-Bourbe. J'aurais mieux aimé te voir défigurée. Histoire de rattraper un peu le tableau. dit Malefoy, un rictus de dégoût collé au visage.
Toujours aussi aimable la blondasse décolorée, moi aussi ça me fait plaisir de te voir Malefoy. répliquai-je aussi sec, quoiqu'en rougissant intensément.
En réponse, je n'eus droit qu'à un haussement de sourcil dédaigneux, signe que j'avais touché juste.
Le silence s'installa. Au bout de quelques secondes je finis par le rompre, soucieuse d'en finir au plus vite.
Tu as songé à un mot de passe ?
Non, mais figures toi que j'y réfléchissais justement au moment où tu es venu t'affaler sur moi comme une pauvre gourde que tu es.
Ça va, ça va, ça t'arrives jamais d'être perdu dans tes pensées ? Ah non j'oubliais, faut un cerveau pour ça et tu en as dépourvu. Dommage.
Crétine.
Fouine.
Rat de Bibliothèque, crève sale sale.
Et tu es fier de tes insultes ? Soit. Je propose « confrontation ». Histoire de rester dans l'ambiance.
Ok, ok très bien, fais comme tu veux, si ça peut me permettre de rester le moins de temps possible en ta compagnie si abjecte, ça m'arrange. finit-il par concéder au bout de quelques instants.
Je me plaçais devant la cascade magique et dit d'une voix claire le nouveau mot de passe. L'eau translucide s'écarta laissant apparaître un magnifique corridor dans les tons pourpre et bronze. Une tapisserie végétale, des meubles anciens ainsi que le lustre au plafond complétaient l'ensemble de la décoration. Ce corridor débouchait sur une grande salle commune beaucoup plus moderne que tout ce que j'avais pu voir à Poudlard jusqu'à présent. Rectangulaire, elle se divisait en deux parties. La première avec accès aux chambres et à la salle de bain était sur une sorte d'estrade. Le sol, du parquet, était ciré, luisant. Il y avait une grande table, des fauteuils montés sur roulettes en daim clair, et une sorte de plan de travail sur lequel trônaient deux boites, l'une pour tenir au chaud, l'autre au frais. Et des étagères, des placards. Remplies de livres et d'ustensiles tous plus fous les uns que les autres. Un endroit idéal pour travailler. L'autre partie de la salle se trouvait plus en bas. Il fallait descendre de cinq ou six marches pour se retrouver dans l' « espace détente ». En effet, répartis un peu partout, des poufs et autres coussins, ainsi que 3 canapés en cuir disposés en rond autour de la cheminée. Au centre, une magnifique table basse digne des plus beaux empires orientaux. Une chaine stéréo aux enceintes hors norme était dans un coin de la pièce. Promettant monts et merveilles au niveau acoustique. Je me tournais alors vers Malefoy.
J'espère que tu n'as rien de prévu de particulier pour ce soir... En effet, avec quelques amis nous avons pensé organiser une petite soirée. Cela ne te dérange pas ?
Si, mais de toute façon j'ai d'autres affaires qui m'attendent ailleurs. Et puis je ne voudrais pas être trop à proximité de Saint-Potter et de sa belette de compagnie. Sur ce, bonsoir Sang-de-Bourbe. déclara-t-il en refermant la porte de la chambre, portant son nom, sur lui.
Fidèle à lui, toujours aussi exécrable. Le seul souci, ça avait été mon regard, posé sur son postérieur, qu'il n'avait pu manquer de remarquer lorsqu'il s'était retourné pour me jeter un dernier regard mesquin. Je n'en rougissais rien que d'y penser.
Après avoir rangé mes affaires dans la chambre, rouge et or et pourvue d'un immense lit aux draps de soie écarlate, je décidais de passer un peu de temps à décorer la salle commune. Des verres aux couleurs de ma Maison firent leur apparition, des saladiers remplis de divers amuses bouches également. Je sélectionnais certaines chansons à passer au fil de la soirée histoire de mettre un peu plus d'ambiance et de pouvoir montrer à Ginny tout ce que j'avais pu apprendre chez les Moldus durant les vacances. Je montais alors dans ma chambre me changer et me remaquiller. C'est donc maquillée en mode smokeys eyes, bouche rouge ; vêtue d'une chemise à carreaux rouge et noir nouée, d'un jean simili cuir en jean foncée et de chaussures à talons ouvertes que je me rendis à la salle des Gryffondors afin d'y retrouver mes camarades (auparavant j'avais bien entendu recouvert le tout de mon uniforme de Préfète-en-Chef.)
Hey Gin', on y va ? Où sont les autres ? m'écriai-je en la voyant se poster devant moi.
Je leur ai dit de nous rejoindre devant le portrait de la Grosse Dame à l'extérieur dans ¼ d'heure ! Il faut absolument que tu viennes d'abord avec moi ! me répondit précipitamment mon amie.
Je la suivi jusqu'à son dortoir, vide à ce moment là, et lui demanda ce qui se passait.
Ne t'inquiète pas, rien de grave ! Montre-moi juste ce que tu portes en dessous de cette horrible robe et je te dirais si je déclare l'état de crise ou non, haha, me répondit mystérieusement Ginny.
Euh très bien, très bien...
Je m'exécutais lentement, soucieuse de ce qu'elle allait pouvoir en penser. Je vis progressivement sa bouche s'arrondir d'admiration.
Par les cornes d'un Magyar à pointes, Miss Granger vous m'étonnerez toujours. Et tu me voyais venir avec toi avec cette tenue si simple ? Hors de question, je me change.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Revoilà mon amie avec un petit haut doré ajusté s'arrêtant en dessous de la poitrine et d'un pantalon moulant noir, faisant ressortir ses fesses et ses longues jambes. Elle avait bouclé ses cheveux et s'était mis du fard à paupières vert (en accord avec ses yeux). Superbe. J'étais décidément fière de l'avoir comme amie !
Ok me voilà prête à présent. Hum il nous reste encore quelques minutes. Dis 'Mione, tu pourrais me faire une petite démo' de ce que tu as pu apprendre cet été, tu sais dans les boîtes à musique moldues. Tu m'as écris à ce sujet : la danse tu te souviens ? me demanda-t-elle.
Oui, oui, je m'en souviens ! Mais je ne sais pas si on aura l'te...
Mais si, mais si, allez, pas de sushis entre nous ma vieille !
Très bien, très bien, haha ! Que mets-tu comme musique ? concédai-je en riant.
Que penses-tu de Dance, de Lumidee et Fatman Scoop ? Il paraît que c'est pas mal !
C'est parfait !
Mon amie se détourna alors de moi, enclencha la musique sur sa mini-enceinte et s'assit sur son lit, attendant ma mise en mouvement. Au fur et à mesure que la musique montait en intensité, je faisais d'abord bouger mes bras, mes jambes, j'ondulais du bassin de plus en rapidement. Jusqu'à l'explosion. Je me déchainais sur cette musique que j'avais déjà entendue dans une boite près d'Ajaccio. Descendant au plus près du sol, remontant en cambrant le dos. Inconsciente de ce qui pouvait se passer autour de moi. Les yeux mi-clos, il n'y avait plus que mon corps et la musique.
Je sentis tout d'un coup, un souffle sur ma nuque et une main au creux de mes reins. Ginny m'avait rejoint et avait entamé un collé-serré langoureux digne des plus sensuels qu'il m'avait était donné de voir jusqu'à présent. Elle était scotchée à moi. Puis, d'un coup de hanches rapide elle se mit face à moi. Ses yeux plongés dans les miens, mes mains sur ses épaules et dans son dos. La musique s'arrêta progressivement. Le souffle encore court par cet instant si érotique (il fallait bien l'admettre) je ne percutais pas de suite : elle m'embrassa alors tendrement, amicalement et me dit :
Granger, tu m'épates, tu en feras pâlir plus d'un ce soir.
Merci Weasley, mais avoues que tu n'es pas mal non plus dans ton genre hein ?
Venant de toi, je suis comblée par ce compliment ma chère !
Une fois rhabillées de nos uniformes, nous sortîmes du dortoir en riant, se tenant l'une et l'autre par la taille, pour aller rejoindre nos amis.
Ils étaient tous là, attendant que je les emmène à ma salle commune. Une fois la cascade franchie, je remarquais avec soulagement que la salle était vide de tout nuisible. Par là je sous-entendais bien sûr : pas de Malefoy. Je laissais les autres installer les bouteilles et remplir les saladiers pendant que j'enclenchais la playlist. Save the World de Swedish House Mafia, un bon début de soirée en perspective !
Guys, que la fête commence ! m'exclamai-je à pleins poumons.
Des cris de joie retentirent. Nous nous rassemblèrent tous autour de la table basse, sur les coussins. Ron venait de préparer une ligne de shooters.
Blue Lagoon pour les demoiselles, vodka, curaçao, citron et pour nous les mecs, le Kamikaze, vodka, triple sec, citron. Cul sec et à votre santé !
Santé !
À la vôtre !
Last Friday Night de Katy Perry venait de retentir, j'entrainais alors Gin' et Parvati dans un karaoké approximatif qui reçut les applaudissements du public. Les verres et les chansons s'enchaînèrent, une ambiance de plus en plus désinhibée se fit ressentir.
Ça vous dit un « Je n'ai jamais » ? lança Lavande en gloussant bruyamment.
Oh oui, oh oui ! cria Ginny avec enthousiasme
Qu'est-ce que c'est ? demanda précipitamment Harry, légèrement inquiet.
Un jeu assez simple, lui répondis-je, en fait chacun à notre tour allons annoncer une phrase que nous avons ou non fait. Le but étant de boire un shooter si jamais l'action a été faite au cours de sa vie. Par exemple : je n'ai jamais eu un colocataire horripilant au possible. Je bois vu que j'en ai un actuellement haha ! Et si c'est le cas d'autres personnes, ils boivent aussi. D'accord Harry ?
Ok, je vois ! Qui commence ?
Moi, moi ! hurla Ginny. Je n'ai jamais fait de strip-tease à un de mes copains.
Encore heureux, grommela Ron.
Ce qu'il ne savait pas c'est qu'elle en avait fait à une de ses copines. Mais un frère n'est pas sensé tout savoir, n'est-ce pas ? Sans grande surprise, Lavande et Parvati prirent un shooter et l'avalèrent aussi sec. Ainsi nous avons pu apprendre ce soir-là que Ron avait déjà fait un rêve suspect sur Harry, que Lavande avait participé à un plan à trois, que Luna et Parvati avaient déjà embrassé une fille (ce qui fit hausser un sourcil à Ginny), que Seamus fantasmait sur cette dernière et que Neville avait par malheur été en contact rapproché avec une de nos professeurs à savoir le Professeur Chourave. Jusqu'à présent, je n'avais pas encore bu un seul verre, me balançant seulement au rythme de la musique. ( C'mon de Ke$ha) De toute manière, cela ne me dérangeait pas spécialement. Peu habituée à l'alcool, je ressentais déjà les effets dans mon organisme, me procurant une sorte de bien-être. Mais c'était sans compter Ginny qui avait remarqué mon verre encore rempli.
Eh eh, écoutez-moi, déclara-t-elle bien fort, et soyez honnêtes. Je n'ai jamais dansé tellement collé-serré avec quelqu'un, tant et si bien que j'ai « senti » son excitation !
La sale garce, elle m'avait piégé. Cet épisode-là, je le lui avais décrit dans une de mes lettres de cet été. À mon grand regret, je fus la seule à boire cette fois-là. Ceci, provoquant divers sifflements plus bruyants les uns que les autres. Seamus s'écria alors :
Alors 'Mione, tu sais danser hein ? Montre nous ça ma grande ! Sur la table, sur la table ! SUR LA TABLE !
Je voulus m'échapper mais Neville me retenu la main.
Ne sois pas timide Hermione, je suis sûr que tu dois être fantastique !
Très bien, très bien, j'accepte de faire une petite démo'...
Cette phrase provoqua des hourras parmi mes amis.
... mais seulement si tu viens danser avec moi ! finissant rapidement ma phrase et l'entrainant à ma suite.
Je poussais alors Neville afin qu'il se mette debout sur la table alors que Right Round de Flo Rida débutait. Décidément cette soirée se passait de mieux en mieux. Mes mains s'étaient naturellement posées sur ses épaules, jouant avec ses boucles noires à la base de son cou, une de mes jambes entre les siennes, je bougeais lentement le frôlant parfois, me frottant à lui la plupart du temps. Ses doigts courraient sur ma nuque, mon dos. Malheureusement il ne semblait pas être assez à l'aise pour descendre plus bas. Je décidais alors de prendre les choses en mains. Ces dernières parcoururent son torse alors que je commençais à descendre, descendre sur mes talons, de la manière la plus aguicheuse qui soit. Je sentais Neville se tendre peu à peu. Il n'était visiblement pas à son aise, mais je n'y prêtais guère attention à ce moment là, trop concentrée sur les ressentis de mon corps par rapport à la musique. Cette danse, plutôt torride, s'arrêta. Ma main droite sur son épaule, l'autre vers le sol, je m'étais penchée le plus possible en arrière, me retenant seulement de la jambe à son corps. Les applaudissements fusèrent aussitôt. Seulement un dernier « clap » retint mon attention car il retentit plus lentement et plus longtemps que les autres. Mon regard croisa alors celui de mon fameux colocataire si énervant. Malefoy. Il ne dit rien, se contentant de me regarder en me souriant narquoisement. Il m'avait vu depuis le début c'était certain. Je ne savais comment réagir. Je descendis prudemment de la table et retournais m'asseoir à côté de mes camarades, encore sous le choc. Je le vis me faire un clin d'œil et disparaître dans sa chambre.
Quels sarcasmes cuisants allaient-ils me servir la prochaine fois qu'il me verrait ? Je n'avais décidément aucune hâte de le savoir.
Bon je crois qu'il est temps d'aller nous coucher, on a assez fait de grabuge pour ce soir. dis-je en éteignant la musique.
Après quelques maigres protestations, mes amis se calmèrent et acceptèrent. Je fis apparaître des sacs de couchages, les installant le mieux possible sur les coussins et canapés. Finalement je leur souhaitais une bonne nuit et montais me coucher.
Je ne savais que penser de tout ça, d'abord de mon histoire avec Neville, je sentais qu'il pouvait se passer quelque chose entre nous. Mais était-il vraiment fait pour moi ? Ressentait-il réellement quelque chose pour moi ? Cette danse que nous avions partagée pouvait-elle être un début de relation ? Je verrai ça demain. Il est temps de dormir. Bizarrement la dernière chose dont je me suis souvenue avant de plonger dans un sommeil sans rêve, fut les yeux gris de Malefoy, emplis d'une chose que je n'avais vue auparavant, de l'admiration et même, un peu de respect. Décidément, une soirée étonnante.
