Bonjour tout le monde ! Me revoici pour un nouveau chapitre. Je vous avais dit que les chapitres suivants seraient plus longs, j'ai tenté de m'y tenir, mais celui-ci n'est pas beaucoup plus long que le précédent. Je tenterai de faire mieux pour les prochains. J'espère tout de même que cela vous plaira, et vous souhaite une bonne lecture !
Moonlight : Merci beaucoup pour ta review qui m'a faite très plaisir et pour cause, je ne m'attendais pas du tout à en recevoir une quelques heures après avoir publié le premier chapitre. Merci encore pour tes compliments, j'espère que ce chapitre ne te décevra pas
Yumi : La deuxième surprise à laquelle je ne m'attendais pas ^^ Merci beaucoup pour ta review qui fait chaud au cœur.
Disclaimers : Je ne possède rien, l'univers et les personnages appartiennent à Marvel. Seule la fillette sort de mon imagination
Charles Xavier's POV
Deux heures venaient de sonner à la grande pendule du salon, me tirant brusquement de mes pensées aussi ennuyeuses que redondantes. Assis devant mon bureau, je laissai mon regard balayer tristement les dizaines de feuilles qui attendaient d'être rangées, avant de concentrer mon attention sur les flocons qui commençaient à s'écraser contre la vitre de la fenêtre. Il avait fait froid toute la journée, tant que tous mes élèves avaient attendus avec impatience l'arrivée des premiers flocons de l'année. Un malheureux sourire vint étirer mes lèvres. Au moins, les enfants seront contents, me dis-je tout bas, sans détacher mon regard des petites tâches immaculées qui viennent se coller à la fenêtre. Et tout absorbé que j'étais par la contemplation des cristaux de neiges, je ne remarquai pas une ombre se mouvoir au travers de l'obscurité oppressante. Bientôt, une lumière vint briser la noirceur de la nuit et bien malgré moi, m'arracha à ma rêverie. S'en suivirent des exclamations de voix dont je n'eu pas le temps d'analyser les possesseurs, la porte de mon bureau s'ouvrit brutalement.
- Professeur ! Professeur ! S'exclama le Hurleur, qui venait de faire son apparition dans la pièce. Nous avons besoin de vous. C'est Andrew...
Le jeune homme roux parut hésiter un instant, cherchant ses mots. Je vis à son regard troublé que quelqu'un chose de peu anodin s'était passé. Sans même m'en rendre compte, je fus saisis d'une terrible angoisse à l'idée qu'un malheur ne soit arrivé à l'un de mes élèves. Andrew, en l'occurrence, était un jeune mutant arrivé il y a quelques semaines à l'école, où il s'était vite fait remarqué pour son caractère de tête-brûlée et sa manie de se mettre dans les situations les plus pittoresques...Et dangereuses. Un jeune homme fort gentil malgré tout, qui ne manquaient pas de charisme ni d'intelligence, mais qui était capable de me faire des cheveux blancs.
- Quoi ? Que s'est-il passé alors ? M'enquis-je, attendant une réponse comme si ma vie en dépendait.
- C'est que...Il a trouvé une petite fille devant la grille de l'école. Finit par avouer Le Hurleur, débitant ces dernières paroles plus vite qu'un éclair. Mais elle n'est pas en grande forme et nous ne savons pas quoi faire. Ajouta t-il, l'air désemparé.
Other's POV
Lorsque je m'éveillai, je me trouvai dans un grand lit dont les couvertures toutes douces me tenaient bien chaud. L'oreiller moelleux, sous ma tête, me rappelait celui qui, à la maison...La maison. Maman.
Brusquement, je me redressai, faisant voler les couvertures qui me recouvraient afin de libérer mes pieds et de pouvoir me lever. Maman. Il fallait que je la retrouve ! Non, le monsieur dans la chaise... Je n'eu guère le temps de réfléchir davantage, ma vue se brouilla et je fus saisie d'une abominable migraine. Alors que mes pieds touchaient terre, je sentis mes genoux plier contre ma volonté et je me serais écroulée si deux mains n'avaient pas tenté de me rattraper. Deux mains bleues. Je relevai alors la tête pour voir quelle était cette personne, et découvrit un homme, ou plutôt un monstre, recouvert de poils bleus. Je me mis alors à crier de toute mes forces.
Charles Xavier's POV
Alors que Le Hurleur et moi-même approchions de la chambre dans laquelle ils avaient décidé d'installer la fillette, un cri déchirant parvint jusqu'à mes oreilles, me déchirant le cœur. Je n'eu qu'une envie : bondir de ce fauteuil dans lequel j'étais coincé pour aller calmer les hurlements de l'enfant. Mais au lieu de cela, je dus attendre que mon élève me pousse jusqu'à la porte et l'ouvre lui même.
Pas en grande forme. Telles avaient été les paroles du Hurleur lorsqu'il m'avait décrit la fillette qu'Andrew avait trouvée devant l'école en plein milieu de la nuit. Pas en grande forme. Très léger euphémisme en considérant le fait que la pauvre enfant était couverte de plaies plus ou moins sérieuses et que son visage était livide et décomposé par le froid et la fatigue. Ses mains, quant à elles, tremblaient sous les bandages qui protégeaient les coupures qui devaient parcourir ses paumes. Je voulus en faire le reproche au jeune homme roux, mais je m'abstins, poussant mon fauteuil jusqu'au lit sur lequel s'était recroquevillée la petite.
Cette dernière n'avait d'ailleurs pas cesser ses hurlements, et tentait de cacher son visage entre ses genoux, repliés contre elle-même. Sous les regards attentifs du Hurleur, du Fauve et d'Andrew, j'hésitai un instant avant de tendre ma main en direction de l'enfant. Avec délicatesse, je posai mes doigts sur sa chevelure blonde tandis que de l'autre main que je m'appliquai sur ma tempe, j'utilisai mes pouvoirs afin de tenter de l'apaiser.
Calme-toi. Tout va bien se passer. Lui insufflais-je, me voulant rassurant.
Ma télépathie parut faire son effet car les hurlements de la fillette cessèrent et cette dernière consentit enfin à ouvrir les yeux. Lorsque ses deux prunelles vertes se posèrent sur moi, je sentis comme une vague d'apaisement se propager en moi. Une demi seconde s'écoula durant laquelle nous restâmes ainsi à nous dévisager, une demi seconde qui me parut une éternité. Brusquement, l'enfant se jeta sur moi, et l'espace d'un instant, sa réaction me décontenança. Se blottissant contre moi, je sentis ses petits doigts s'accrocher à mon pull avec toute l'énergie du désespoir. Dans un geste quasi paternel, je repliai mes bras contre son dos pour la serrer contre moi.
- Je suis là, maintenant. Murmurais-je le plus doucement possible pour ne pas effrayer l'enfant dans mes bras. Je te protégerai, n'aie plus peur.
A ce moment précis, j'étais encore bien loin d'imaginer l'impact qu'aurait cette enfant sur ma vie.
Voilà pour aujourd'hui ! J'espère que vous aimerez ce modeste petit chapitre. En tous cas, de mon côté, j'ai tenté de faire passer toutes les émotions que m'inspirait cette scène dans mes écrits, et je ne peux qu'espérer que ce soit réussi. Une petite review ?
On se retrouve bientôt pour en apprendre plus sur cette fillette, et d'ici là, je vous souhaite un bon week-end.
XXX
