Salutations ! Me revoici pour le premier chapitre de cette fiction.
J'avoue avoir écrit – beaucoup - trop de détails, et l'action est inexistante pour le moment, mais je souhaite d'ores et déjà implanter de façon progressive le décor, je ne veux pas me précipiter. En espérant que cela vous plaise !
Je ne sais absolument pas quand le chapitre suivant sortira, j'écris au gré de mes envies et de mon inspiration – qui est, très, très capricieuse -, de ce fait, je ne peux vous garantir une date précise.
Bonne lecture à vous !
- Lyra.
Réponse aux quelques reviews :
Anonyme: Salut ! Je vais très bien, je te remercie ! Et toi ?
Il est vrai que mon style d'écriture est très peu condensé, et cela peut être parfois assez pesant à lire, j'apporte souvent trop de description, ce qui est inutile, mais j'essaye de m'améliorer et d'alléger le tout. Je prends ta remarque avec plaisir !
J'espère également qu'elle ne finira pas non plus dans la fameuse catégorie maléfique « Mary-Sue », mais, ayant lu une importante quantité de fanfictions différentes, je pense avoir à peu près cerné ce genre de personnage, et pouvoir éviter qu'elle ne le devienne. Merci pour ton commentaire !
ZaldEcrofirt : Merci pour ta review ! Je suis contente que le prologue t'ai plu. N'hésite pas à exprimer ton avis sur les autres chapitres qui sortiront prochainement ! Je prie pour que celui-ci soit à ton goût.
L'unique son répétitif d'un « Bip » brisait le silence presque religieux qui régnait de son plein pouvoir, telle une monarchie absolue, dans la pièce inconnue où la mercenaire se situait.
Cette mélodie étrange, résonnait d'une façon plutôt désagréable aux oreilles de celle-ci, lui provoquant une légère douleur au niveau de sa boîte crânienne.
Son regard sanglant se dirigea vers la source de son trouble, un objet qui émettait différentes lumières de multiples couleurs.
Qu'était-ce donc cette chose… ? La curiosité de la jeune femme fut piquée en son plein centre.
Cependant, sa propre conscience lui intima de ne pas s'évader à une distance trop élevée de la réalité, il fallait qu'elle sache où elle se trouvait, c'était même capital.
Réunissant avec grande difficulté le peu de force que son corps pouvait lui octroyer à ce moment-là, elle réussit à se redresser avec peine. Ses yeux virent observer avec une attention toute particulière les environs.
Un lit blanc, qu'elle occupait actuellement. Des rideaux, blancs, des murs, blancs, un sol, blanc également…
Le ou la propriétaire de ces lieux semblait ressentir une affection toute particulière envers cette couleur, il semblerait. Cette réflexion restait en suspens dans son esprit.
Ses bras étaient liés à des sortes de câbles, reliés à des poches suspendues en l'air par le biais d'un mécanisme qui lui était accessoirement, encore inconnu.
Par ailleurs, la presque totalité de sa peau habituellement visible était recouverte de bandages, qui, avaient été posés avec une professionnalisme remarquable, selon son opinion. Il n'y avait qu'uniquement les praticiens de la capitale qui étaient capable de réaliser un tel travail.
La capitale… L'empereur. Était-il encore en vie ? Il fallait absolument qu'elle y retourne. Elle devait être à ses côtés pour le soutenir, pour le protéger. C'était son rôle, sa raison de vivre, oui, elle ne pouvait se permettre de rester inactive de la sorte, c'était contre sa philosophie de vie.
Avec l'aide du rebord du lit, ainsi que de l'objet inconnu qu'elle avait découvert quelques instants précédemment, la guerrière déposa doucement ses pieds sur le sol d'une froideur telle que cela lui en donna des frissons jusqu'à l'échine.
Après plusieurs secondes de lutte afin de retrouver un équilibre décent, elle commença à effectuer quelques pas en avant, afin d'avancer en direction de la sortie.
Seulement, une vive douleur qu'elle reconnut immédiatement se fit sentir une nouvelle fois en son torse. Elle porta rapidement sa seule main libre vers sa poitrine enveloppée dans d'innombrables tissus médicaux, croyant naïvement que ce simple contact allait miraculeusement effacer cette douloureuse sensation.
Celle-ci rencontra alors une surface liquide, chaude, rougeâtre. Du sang, son sang. Qui commençait également à s'écouler à la commissure de ses lèvres.
Comment cela était-ce possible ?! Ses capacités de régénération étaient habituellement efficaces, lui rendant la possibilité d'être guérie de maux et blessures en un laps de temps extrêmement rapide.
Le souvenir des paroles du traître lui revinrent soudainement en mémoire, ce poison… Évidemment, tout était plus clair désormais.
« Je te conseillerais de rester sagement au lit. Mais si tu souhaites mourir misérablement, je t'en prie, vas-y. Mais pas sur le sol de mon infirmerie. »
Sa conscience fut alors directement absorbée par ces mots. Un homme, de taille plutôt élevée, était entré dans son champ de vision. Une chevelure noire corbeau, surplombée d'un bonnet moucheté, une peau basanée ainsi qu'un vêtement d'une couleur jaune, ne furent pas les détails qui attirèrent directement son attention. Mais l'immense Nodachi qui se trouvait dans l'une de ses mains.
« Quelle arme splendide. » Ces mots s'échappèrent de la barrière de ses lèvres rosées sans qu'elle ne s'en rende véritablement compte, elle se reprit de ce fait très rapidement, ses traits tendus à l'extrême vis-à-vis de cet étranger.
- « Je me suis exprimée d'une mauvaise manière. Qui êtes-vous ? Et que fais-je donc en ces lieux ? »
Le type de langage très soutenu qu'elle avait emprunté rendit perplexe durant un bref instant son interlocuteur. Le fait qu'elle ne venait pas d'ici était indéniable.
Ses bras se croisèrent, puis il prit appui sur le cadrant de la porte du bâtiment médical.
- « C'est bien la première fois que quelqu'un qui complimente mon arme avant de m'adresser la parole. Intriguant. Je m'appelle Trafalgar Law et je suis médecin, ainsi que pirate. Tu es actuellement sur mon navire, un sous-marin. Toi. Quel est ton nom ? » Répondit-il laconiquement, en la fixant de ses yeux d'un gris acier, glacial. Ceux-ci avaient effectué une rapide observation de la femme qui se trouvait face à lui.
Un visage d'une pâleur maladive, une cascade de cheveux d'un blanc immaculé tombaient sur l'intégralité de ses épaules ainsi que son dos, s'entremêlant. Et ses yeux… Des orbes aux multiples nuances cramoisies, presque enflammées comme le crépuscule, qui le regardait, lui. Il n'aurait pu expliquer avec exactitude le sentiment étrange, indescriptible, qu'il avait ressenti à ce moment là.
Cette femme ressemblait tout simplement à une bête sauvage, enragée, que l'on ne pouvait dompter. Cette apparence disgracieuse lui cachait délibérément des secrets, le jeune homme en était certain.
Un pirate ? Sous-marin… ? Un tsunami d'informations affluait à une vitesse vertigineuse dans son esprit, qu'elle en éprouvait des difficultés à tout assimiler rapidement, elle se renseignerait plus en détail après.
Elle devait décliner son identité également, après tout, elle se tenait fermement aux valeurs et principes qui lui avaient été inculqués par le passé.
« Je ne possède pas ne véritable nom. On me prénomme simplement Izanami. Si cela ne découle d'aucun dérangement particulier de votre part, vous pouvez m'appeler de la sorte-» Elle fut alors interrompue par cette douleur intercostale qui fit nouvellement son apparition.
Sa profession l'appelant, le pirate se dirigea rapidement vers la blanche, la soutenant alors avec très peu de délicatesse, pour la repositionner sur la surface molletonneuse du lit.
« Tu as été empoisonnée par une substance qui m'est inconnue. J'ai pu ainsi tester de nombreux antidotes sur toi, cependant, le délais d'incubation n'est pas encore à son paroxysme, il va falloir attendre encore un peu. Merci de ta coopération indirecte pour mes recherches. » Dit-il en enfilant une paire de gants, puis en prenant possession de nouveaux bandages.
« Je vais devoir refaire de nouveaux soins sur toi, quel gâchis. Je suis tout de même très curieux de découvrir comment tu vas réussir à lutter contre cette toxine. »
Un voile sombre se mit à voiler sa vision, et la dernière chose qu'elle put observer fut le sourire carnassier qui avait naquit sur les croissants de chair de ce Trafalgar. Elle fut alors à nouveau prise dans l'effroyable étreinte de l'inconscience.
