Hello !

Alors, Santa Claus vous a gâtées ? ;) Chez moi en tout cas, Kuroshitsuji était au rendez-vous au pied du sapin. ^^

Merci pour vos lectures et vos reviews. Bon, ne me tuez pas, je vous jure, Ciel passera un bon Noël cette année ! :3

bissenshi : En effet, il faudra bien du courage à Sebastian ! mais si le majordome de la famille Phantomhive ne pouvait pas donner un bon Noël à son maître, alors que ferions-nous ? ;D

Hanna : Merci beaucoup :)

coccinelle : Merci :) j'espère que la suite te plaira :)

Bocchan-chan : Oui, il y a meilleur que le chocolat chaud ! le chocolat tout court ! ^^ au lait de préférence ! Sait-on jamais, exactement ! Sebastian fera peut être un petit miniscule effort pour remonter le moral de Ciel. Mais il n'y aura pas de crèche au pied du sapin, ça c'est sur ! ;) héhé, je pense aussi qu'en fin de compte, Ciel sera plutôt... content d'avoir fêter Noël avec Sebastian ^^ . Pauvre Agni ! les 3 imbéciles et le prince ensemble ! Si la maison est encore debout, c'est grâce à lui ! ;) Mais ciel et sebby vont bien profiter ^^ Pas de vacances ? je te plains :/ Tu as tout mon courage ! J'espère quand même que tu as passé un bon Noël, même sans vacs :) à bientôt !

Servania : en effet, Sebastian n'a pas été prudent sur ce coup là ! ^^ Il met toute sa confiance sur son ami Agni ! Le pauvre indien, quand même, il porte toute la "survie" de la résidence sur ses épaules ^^ Tu verras, quand il veut, Sebastian peut vraiment chouchoute ciel ! ;D

Alice L. Nightray : Oui, je suis d'accord avec toi. Noël est devenu beaucoup trop commercial, (la preuve : le costume rouge de papa noël vient de la couleur Coca !) et les gens oublient le plus important. N'offrez que des chocolats ^^' héhé, oui, paaauuvre Elisabeth... mais j'l'aime pas, alors je la plains pas ! :P

Kitotekika : héhé, de rien ! ^^ merci beaucoup ;) je te fais pas patienter plus longtemps, voilà la suiiiiite ! :P

Marechal Rattus : Ah, t'aime pas la neige ? Etant une grande amatrice de photo, j'adore la "merde blanche" ! ^^ Mouhaha, oui Sebby fait tout ! Tant pis ! le majordome, c'est lui ! Oui, ne t'inquiète pas, Lizzy est collante, mais avec beaucoup de bonne volonté (et un coup de main de l'auteure qui n'aime PAS cette gamine ^^') Sebastian arrivera à la congédier pour les fêtes ! ;)

Enjoy !


Ciel vagabondait dans les couloirs sombres du manoir. Il avait déserté son bureau, ne supportant plus l'ambiance étouffante qui y régnait. Il ne savait pas où il allait, et il était d'ailleurs à peu près sur d'être déjà passé par là. En bref, il était perdu.

Il pensait à ses parents. Il aurait du passer noël avec eux, avec sa cousine. Il aurait dû être heureux en ce jour, impatient d'être au lendemain. Mais plus rien n'était normal, à présent. Il était orphelin, à la tête d'une grande entreprise à seulement 14 ans, et il vivait avec un démon, qu'il aimait beaucoup plus que ce dont il aimerait se convaincre.

Ciel arriva devant un escalier ressemblant un peu à une échelle. En haut se trouvait une lourde porte en bois. Le comte monta et la poussa.

Le grenier. Des objets hétéroclites s'entassaient ci et là, recouvert d'une fine couche de poussière. Ciel chercha un candélabre, et l'alluma. Curieux, il fouilla la pièce.

Dans un coin, des peintures s'entassaient. S'asseyant à côté, Il reconnu un tableau fait par Lizzy, pour la saint-valentin, il y a deux ans. La petite marquise avait tenu à ce que Ciel l'accroche dans sa chambre. « Tu penseras à moi avant de dormir ! » Ciel avait accepté par politesse, mais dès que Lizzy fut partie, l'enfant l'eut tout de suite retiré. La peinture représentait un ange blanc sur fond rose pâle, et elle n'avait pas été du goût de Ciel et encore moins de Sebastian. Le comte sourit à l'évocation de ses souvenirs.

Il regarda les autres tableaux, et en reconnu certains dont il s'était lassé, d'autres trop abîmés pour être exposé. Il vit alors une pochette à dessin. Il l'ouvrit, et fut surpris en découvrant les croquis qu'il faisait en cour de dessin avec Sebastian. L'enfant ne s'était jamais demandé ce que devenaient ses croquis une fois fini. A vrai dire, il n'y accordait pas vraiment d'importance, et pensait que Sebastian les avaient jetés. D'une certaine manière, il fut heureux de voir que non.

Il remit la pochette à sa place. En se retournant, il aperçut un grand tableau, presque entièrement caché par un vieux drap gris. Ciel se leva et regarda sous le drap.

Sa gorge se noua. Devant lui ses parents lui souriaient. Il s'agissait du tableau qui était accroché dans le hall. Passant devant tous les jours, il avait fini par ordonner à Sebastian de le retirer. Le comte le pensait brûler, et cela ne l'aurait pas déranger. Il remit le drap à sa place et continua sa fouille.

Des sculptures, des miroirs, une horloge, des livres, des vieux magasines, une malle remplie de « Time »… Rien de très intéressant.

Son regard se porta sur plusieurs valises, entassées les unes sur les autres. Intrigué, Il descendit la première par terre avec difficulté et l'ouvrit.

Il reconnu ses vêtements. Tous ses anciens vêtements, soit trop petit –du point de vue de Ciel– soit démodés. Parfaitement propres et pliés. Ils étaient tous là. Ciel descendit et ouvrit les autres malles. Elles avaient toutes le même contenu. Ses habits de travail, de loisir, ou de bal, où il s'était contenté de faire tapisserie, ils étaient tous là, la malle sur le sol renfermant ses plus vieux vêtements. Ciel s'assit au milieu des malles et les fouilla, en essayant de ne pas trop déplier les vêtements. Il reconnu une veste rouge que Sebastian n'aimait plus, la trouvant trop enfantine. Il aperçu cette chemise, qui avait coûté cher, mais qu'il avait tâché en mangeant. Sebastian avait été furieux et Ciel n'avait que 11 ans. Dans la dernière malle, il découvrit l'uniforme qu'il portait le jour où il avait reçu son titre. A cette époque là, il n'était alors qu'un apprenti-comte et Sebastian un apprenti-majordome. Il reconnu aussi certaines chemises de nuit, dont l'une qu'il avait déchirée dans son sommeil, terrorisé par son cauchemar.

« Il a vraiment tout gardé » murmura-t-il, en pensant à Sebastian. Mes vêtements, mes croquis… tout. Il n'a rien jeté. Pas même l'objet le plus insignifiant. »

Il referma les malles, sans arriver à les hisser les unes sur les autres. Tant pis, Sebastian s'en chargera. D'ailleurs, ne devait-il pas être en train de le chercher ? Quelle heure était-il ? Il n'en savait rien, juste que la lumière s'était fait moins présente depuis tout à l'heure, rendant la pièce encore plus sombre que d'habitude, seulement éclairée pas le candélabre à côté de Ciel. Il soupira, et décida de redescendre. Il se releva, mais au moment d'atteindre la porte, un objet bien particulier retint son attention. Intrigué, il le prit, et retourna à sa place avec le candélabre.

L'appareil photo. L'appareil photo Talbot. L'appareil photo qui nous montre ce que l'on avait de plus cher au monde. Il sourit, et le retourna lentement, se souvenant de cette journée. La seule mission qu'il ait confiée qu'il le ne confirait jamais aux trois idiots. Echec total. Cette défaite était restée longtemps en travers de la gorge de Ciel. Non seulement il n'avait pas réussi à obtenir une photo de Sebastian, mais en plus il avait été pris lui alors qu'il dormait, et Sebastian avait été retranscrit. Mais le doute persisterait toujours. L'appareil photo avait-il pris en compte des secrets enfouis de Pluto, accroché à la fenêtre, ou des siens ? Au fond, Ciel savait. Il savait mais refusait de se l'avouer. Même si l'appareil photo avait choisi Pluto, Sebastian aurait été retranscris sur une photo où seul Ciel demeurait. Mais Sebastian n'aurait pas du apparaître. Sa mère, son père auraient du apparaître. Voire son chien. Mais pas Sebastian. Et pourtant…

Et Ciel réalisa. Il avait été trop dépendant de Sebastian. Du lever au coucher, du petit déjeuner au diner, en passant par les enquêtes pour la reine et la paperasse de l'entreprise, le démon avait toujours été là pour le seconder. Et maintenant…

Les yeux de Ciel lui piquèrent. Il s'était attaché à son diable de majordome. Beaucoup trop. Il pensait à lui, son cœur s'emballait quand il le voyait et se serrait quand il le voyait s'éloigner. L'enfant s'était pourtant promis de ne plus jamais ressentir un quelconque sentiment en sortant de sa cage. Mais il s'était attaché à son bourreau. Et Sebastian n'était qu'une chimère qu'il avait façonnée lui-même. En dessous cette apparence, il y avait un diable, et un diable ne ressent strictement rien, à part la faim. Et lui, il était la sucrerie qui devait le nourrir. C'était comme ça. Il aimait, car oui, Ciel avait fini par mettre un mot sur ces sensations, il aimait un être qui n'existait pas.

« C'est comme croire à Santa Claus » se dit-il tristement.

Mais en rangeant l'appareil, il aperçut au fond de la boîte un petit bout de papier, il le prit, le retourna et son visage s'illumina.

Sur la photo, Sebastian souriait tendrement en le regardant. Ciel lui, était endormi sur son bureau. Pluto, à la fenêtre, essayait désespérément de rentrer dans la pièce. Dans le coin à gauche, résidait une petite note, un mot lui étant destiné :

« L'appareil Talbot est fait pour les humains, Jeune Maître. »

Le démon avait fait échec et mat, sur ce coup.

Ciel releva ses yeux baignés de larmes. Sebastian savait-il combien il comptait pour lui ?

Brusquement, il entendit des pas dans l'escalier. Il eut juste le temps de s'essuyer les yeux quand Sebastian entra dans la pièce.

« Bocchan ! Je vous ai cherché partout ! Je vous ai cru… enfin, peu importe. » Ajouta-t-il en voyant la tête de l'enfant.

Soulagé, le démon s'agenouilla devant Ciel.

« Que faites-vous ici, Bocchan ? »

« Je me baladais, c'est tout. »

Sebastian sourit, et regarda la photo dans les mains de Ciel.

« Je vois que vous avez un peu tout fouillé, jeune maître. Avez-vous trouvé des trésors ? »

« … ça se pourrait. »

Tendrement, le majordome replaça une mèche de cheveux sur le front de Ciel, se releva, et replaça les valises à leur place.

« Sebastian ? »

« Oui, Bocchan ? »

« Pourquoi as-tu tout gardé ? Mes vêtements, mes croquis, même des choses hideuses. Tu as tout gardé. Pourquoi ? »

« Et pourquoi aurais-je du tout jeté ? » répondit le diable en souriant et en rangeant l'appareil photo.

« Tu ne réponds pas à ma question. »

« Vous ne répondez pas à la mienne. »

Ciel abandonna. Sebastian vint se rassoir à ses côtés. Pour la première fois depuis que le diable était rentré, Ciel leva les yeux vers lui.

« Tu as l'air… fatigué. »

En effet, Sebastian était épuisé. Il avait dû batailler contre Elisabeth au téléphone pendant une demi-heure, et avait la tête remplie de « Mais c'est impossible, Sebastiaaaaaaaaaan ! Faîtes quelque choooooooose ! ». Il s'était excusé au moins trente fois, Paula avait été obligé d'arracher le téléphone des mains d'Elisabeth, s'excusant encore une fois. Alors oui, le diable était épuisé, avec un mal de crâne horrible. Mais il n'en dit rien à son jeune maître.

« Ce n'est rien, Bocchan. Vous, par contre, vous avez l'air… éteint. »

« Ce n'est rien, Sebastian. » répondit Ciel du tac au tac.

Le diable rit, et se releva.

« Vous venez ? Le diner est prêt. »

Ciel soupira, et se releva doucement. Sans savoir pourquoi, Sebastian prit l'enfant dans ses bras, et descendit l'escalier. Ciel s'accrocha à sa veste, éreinté.


« Bocchan ? »

Ciel se trouvait dans sur son lit, en chemise de nuit. Le diner avait été délicieux, comme d'habitude, mais l'enfant n'avait presque rien mangé, délaissant même son dessert au chocolat. Il n'avait pas prononcé un mot lorsque Sebastian l'avait lavé.

Le comte tourna la tête. Sebastian se trouvait au seuil de la chambre, avec un charriot.

« Je vous ai préparé du lait chaud. Vous n'avez rien avalé. Et il faudrait que nous ayons une petite discussion. »

Ciel prit la tasse que lui tendait son majordome et bu, appréciant la saveur du miel. Sebastian semblait attendre qu'il parle, mais l'enfant n'avait rien à dire. Le diable commença alors, en parlant doucement.

« Bocchan. Tout à l'heure, dans le grenier… vous pleuriez, n'est-ce pas ? »

Ciel s'empourpra.

« Comment oses-tu dire de telles choses, démon ? »

« L'humain ment tellement facilement » commenta Sebastian. Cependant, il laissa tomber la question. Il connaissait déjà la réponse, après tout.

« Pourquoi avoir refusé de passer Noël avec Lady Elisabeth ? »

« Je n'aime pas Noël. C'est une fête pour les enfants. L'année dernière, j'ai dû faire des efforts pour participer. Je ne voulais plus cette année, c'est tout. »

« Pourtant, l'année dernière, vous aviez eu l'air de vous amusez, Bocchan. »

« Je suis bon acteur, voilà tout. »

Sebastian sourit affectueusement.

« Jeune Maître… Je sais que Noël n'est pas une période très… facile. Mais nous pourrions essayer d'en faire un simple. Laissez-moi finir, rajouta-t-il en voyant Ciel prêt à répliquer. Je sais que vous n'aimez pas Noël. Mais pour les humains, cette fête signifie la joie, l'amour et l'amitié, la famille aussi. Elle signifie le partage, et passer du bon temps avec les êtres qu'on aime. Bocchan, à chaque Noël, vous vous renfermé un peu plus sur vous-même. Vous devenez plus… fragile. Je le sens. Ne pas fêter Noël pour un humain est dangereux. Les autres années, bien que vous le faisiez à contre cœur, vous participiez à la fête. Mais cette année il n'y en aura pas. Je refuse que vous deveniez un tant soi plus fragile encore. Nous pouvons faire quelque chose de simple, pas trop élaboré, pas quelque chose qui vous rappellerais des mauvais souvenirs. Puis les trois idiots ne seront pas là, ce sera calme, je vous le promets. »

« …J'imagine que je n'ai pas le choix, n'est-ce pas ? »

« Je le fais en tant que majordome, Bocchan. Le majordome des Phantomhive se doit de prendre soin de son maître. »

« Pas trop élaboré ? »

« Selon vos goût, Bocchan. »

« Pas de rose ? »

« Non, Bocchan. » sourit le diable.

« Pas de religion ? »

« Me demandez cela à moi me parait bien ironique, jeune maître ! »

« Fêter Noël avec un démon, effectivement, quelle ironie ! »

« Nous apprendrons à le fêter ensemble, dans ce cas. »

« Rien que toi et moi ? Personne d'autre ? »

« C'est promis, Jeune maître. »

« Bon alors… J'imagine c'est d'accord. » Marmonna Ciel, la mine déconfite.

« Vous m'en voyez heureux, Bocchan, répondit Sebastian en souriant, dormez à présent. Demain sera une bonne journée, je vous le promets. »

Ciel ne répondit rien et se glissa dans les couvertures. Sebastian récupéra la tasse vide et sortit de la chambre.

« Bonne nuit, jeune maître. »

« … 'nuit. »

Tandis que le diable disparut dans l'obscurité en se demandant s'il avait «chouchouté» son jeune maître, Ciel se réjouissait quelque peu d'avoir Sebastian pour lui tout seul le 24 décembre.


A suivre...

... me tuez pas ! ^^'

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