Face à l'acceuil chaleureux du premier chapitre, je me suis dis que publier rapidement ne ferait pas de mal. Merci beaucoup pour les reviews et les alertes, elles gonflent mon ego de manière charmante. Et l'auteure est ravie, elle vous envoie des poutous à tous.
Je précise que je faisma propre bêta, donc il risque d'y avoir des fautes, vous seriez des amours de les signaler si vous en trouvez !
Voilà, je n'ai rien à ajouter pour le moment, bonne lecture !
A travers le silence épais qui s'était installé entre les deux amis, Sirius n'avait que trop conscience de la façon dont son vieux camarade d'école le regardait, et ce n'était pas la manière agréable dont lui-même reluquait son mari ici et là. Ces dernières années leur relation s'était considérablement refroidie, et ils en étaient maintenant au point où les choses étaient aussi lamentables que les carottes qui couvraient le visage du petit Charly. Il savait que James n'attendait que l'opportunité de l'humilier à propos de son poids, comme d'habitude.
« Alors, tu ne fais aucun effort, hein ? » dit doucement James. Sirius releva la tête.
« Quoi ? »
« Ton poids. Tu ne fais pas grand chose à propos de ça. »
Bingo ! Pile là où ça fait mal. Un vrai coup de coude dans l'estomac. Le gros estomac gras.
« Non mais franchement, on le sait toi et moi que tu t'es transformé en vrai cochon. »
Barrez ça, c'était plutôt un coup de pieds dans les parties. Avec des talons aiguilles.
Sirius se vit épargnée la gêne de devoir répondre lorsque son mari passa la porte de la cuisine des Potter, un de ses petits frères ou soeurs perché sur la hanche. Dieu seul savait lequel. Impossible de savoir combien ils avaient d'enfants à ce stade.
« Le dîner est prêt. » Il regarda directement son père. « Maman te fait dire de te laver les mains avant de t'approcher de la nourriture. » James rit et se leva. Il se dirigea vers la salle de bains avec le petit Charles. Sirius se leva et soupira.
« Ne prête pas attention à ce qu'il a dit. » lui dit doucement Harry.
« Comment tu sais qu'il a dit quelque chose ? »
« Parce que c'est ce qu'il fait à chaque fois. Il est incapable de la boucler. » Harry lui planta un baiser sur la joue, souleva sa soeur et se mit en devoir de grimper les escaliers, probablement pour la mettre au lit., pendant que Sirius profitait de l'excellente vue pour lui regarder les fesses. Il alla dans la cuisine une fois que son mari fut hors de vue et y vit sa belle-mère très occupée. Il avait du mal à y croire, après avoir accouché, l'occurence la plus récente ne remontant pas à plus de trois mois, environ six fois, elle parvenait toujours à garder le corps de ses seize ans.
Elle l'examina de la tête aux pieds, puis des pieds à la tête, les yeux pleins d'un mélange de déception et d'excitation.
« Ah Sirius ! Assieds-toi ! J'ai quelque chose qui pourrait t'intéresser. » Il se retrouva poussé dans une chaise, un morceau de parchemin collé sous le nez.
« Qu'est-ce que c'est ? »
« Ca s'appelle Lepals. C'est génial. J'ai perdu deux kilos juste comme ça. » dit-elle en claquant des doigts.
Par pitié ! Cette famille ne s'arrêtait donc jamais ? Si l'un ne vous humiliait pas l'autre essayait de vous faire mourir de faim !
« J'apprécie, Lily, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » Il reposa la feuille et elle le regarda avec un air accusateur.
« Quoi ? Tu ne me fais pas confiance pour me laisser t'aider ? » dit-elle avec colère. « Tu ne crois pas que je me préoccupe de mon beau-fils ? »
« Laisse tomber maman. Tu ne mettras pas Sirius à un de tes régimes protéinés. » dit Harry, sauvant ainsi une fois de plus son mari. Une image de Harry vêtu en super-héro moldu lui traversa brièvement l'esprit. Il se hâta de la chasser.
« Je ne vois pas pourquoi. » dit Lily alors que tout le monde s'asseyait. « Vous pourriez essayer tous les deux. Toi aussi tu as l'air un peu plus grassouillet qu'avant. » Harry s'arrêta net une seconde, le couteau qu'il nettoyait avec sa seviette fermement serré dans son poing.
Puis il continua comme si de rien n'était, mais la vigueur excessive avec laquelle il frottait n'échappa pas à Sirius. Il abattit le couteau sur la table et Sirius retira sa main juste à temps pour la sauver de l'empalement.
Voyant la main que son mari tenait contre son torse comme pour la protéger, Harry se rendit compte de ce qu'il avait fait et sa colère s'envola. Il prit la main de Sirius, examinant la coupure sur le dessus tout en s'excusant avec abondance. Sirius se contenta de sourire et serra la main de Harry dans la sienne.
James regardait la scène d'un air vaguement ennuyé.
« Alors, quand est-ce qu'on peut s'attendre à avoir des petits-enfants ? » demanda t-il en contemplant son verre de vin, faisant tournoyer le liquide.
« Quoi ? » répondit Sirius, pris au dépourvu.
« Des petits-enfants. A moins que vous ne prévoyiez pas d'avoir d'enfants un jour ? Vous êtes mariés depuis quoi, six ans ? »
« Quatre. »
« Ouais, bien sûr. »
« Vous savez, » dit Lily en s'asseyant à sa propre place. « J'ai lu un article l'autre jour qui disait que le poids peut affecter la vie sexuelle. » Harry lâcha sa fourchette et plongea sous la table pour la récupérer.
« Dans ce cas il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils se reproduisent dans un futur proche. » Ils éclatèrent de rire et Harry rampa de sous la table et se cogna la tête, réussissant seulement à faire rire ses parents encore plus fort.
Une fois parvenu à se relever et à se redresser, il prit son 'sac d'urgences' (il refusait catégoriquement d'appeller ça une pochette ou un sac à main, ce qui ne cessait d'amuser Sirius) et se dirigea vers la porte.
« Où tu vas ? » lui demanda Sirius.
« Toi tu veux peut-être rester là à te faire insulter, mais je ne supporterai pas ça. Plus maintenant, c'est fini. » Il se retourna et partit. Sirius jeta un coup d'oeil à James, mais il n'essayait pas de le retenir, c'est à peine s'il souleva un sourcil. Sirius lui jeta un regard noir et se leva également pour suivre Harry.
« Hé. » dit Sirius, et Harry releva la tête. Il n'avait pas prononcé un mot depuis qu'ils étaient rentrés. A la place il s'était changé et assis sur le banc de la fenêtre de leur chambre, les yeux dans le vague. « Bouge un peu, tu veux ? »
Il s'installa derrière Harry, qui ne dit toujours rien. Il soupira.
« Ecoute, Harry, je sais que tu es triste à cause de tes parents et tout ça... Mais il va bien falloir que tu te remettes à parler à un moment ou un autre. »
« Je ne veux plus faire ça. »
« Quoi ? Je croyais que tu aimais faire des câlins. » Il caressa la nuque de Harry du bout du nez, le faisant remuer contre lui.
« J'ai horreur de ça quand ils te harcèlent à propos de ton poids et qu'ils se plaignent de notre mariage, et qu'ils s'imaginent qu'on a pas de vie sexuelle."
« Moi aussi. Juste parce qu'on ne se reproduit pas comme des lapins, ça veut dire tout d'un coup qu'on a un problème ? »
« Et c'est quoi cette histoire que le poids gêne ? Tes performances sont géniales, comme ça. Même meilleures qu'avant. »
« Tu imagines ce qu'ils vont dire quand ils découvriront qu'ils vont déjà avoir un petit-enfant, même après tout ce qu'ils ont dit. »
« Je croyais qu'ils remarqueraient quelque chose. »
« Et bien, si c'est le cas j'ai rien vu. Toi grassouillet ? C'est ça, et moi je suis Mr Muscle. » Harry éclata de rire, mais après un moment il retomba dans le silence et se replia de nouveau, étreignant ses genoux.
« Je ne veux pas que le bébé soit exposé à ça. »
« A moi ? »
« Ne sois pas bête, je parle d'eux ! Je ne veux pas que le bébé fréquente des gens qui vont sans aucun doute profiter de la moindre occasion pour le chambrer. »
« Dans ce cas on ne les verra plus. La prochaine fois qu'ils nous envoient une lettre pour nous inviter à leurs dîners stupides on l'ignorera, et on aura qu'à espérer qu'ils comprendront le message et nous ficheront la paix. »
« Et si c'est pas le cas et qu'ils viennent ici ? »
« Ne stresse pas pour ça. Si c'est le cas, je me chargerai d'eux... »
