Disclaimer : Tout appartient à J.K Rowling, je ne fait qu'utiliser ses personnages et son univers.

En amour rien n'est impossible, sois patient, parfois indifférent, et l'impossible devient possible

Chapitre 2

Hermione était toujours allongée sur le lit défait : elle reposait sur les draps, tremblant encore de son incroyable découverte. Comment cela avait-il pu se produire ? Elle vivait un vrai cauchemar, il n'y avait pas d'autre mot pour exprimer ce qu'elle ressentait en cet instant. Quant à Rogue, il la toisait, toujours furibond.

« Avant de m'occuper de votre cas, miss Granger, je voudrais bien savoir par quelle magie du sort vous vous êtes retrouvée dans cette maison de débauche. »

« Je... »

Elle ne savait pas quoi lui dire... Ni par quoi commencer. Elle était gênée de devoir lui raconter la vérité. C'était son professeur, après tout ! Et pas n'importe lequel ! Grand Dieu ! Un frisson d'angoisse, une lame de terreur s'insinua dans tout son corps : elle avait couché avec un professeur, avec... Severus Rogue ! Rogue, l'homme aux cheveux gras, celui dont les élèves pariaient qu'il était soit une chauve souris, soit... soit quoi ? 'Allons ma fille, ressaisis-toi !' se lamenta Hermione intérieurement. Cela aurait pu être pire...

Severus ne cessait de l'observer. Il avait même cru discerner chez sa compagne une grimace de dégoût. Allons donc. C'était de sa faute à elle. Merlin... une évidence traversa son esprit : Il venait de dépraver une innocente, une élève ! Merlin, il avait baisé avec une de ses élèves. Dumbledore le renverrait c'était certain. Qu'il la haïssait, cette gamine, cette miss je sais tout qui, vu son silence, ne savait pas grand chose en cet instant. Il serra les poings ; elle n'avait toujours pas ouvert la bouche. Il dut se retenir pour ne pas se jeter sur elle et la secouer comme un prunier... elle méritait bien plus, l'inconsciente.

« Dépêchez-vous de me le dire, sinon j'irai chercher moi-même ma réponse avec du véritaserum s'il le faut. », la prévint-il, durement.

« Vous n'avez pas le droit ! Il est interdit de... »

« Que nenni ma chère, là où nous nous trouvons, j'ai tous les droits ! Ne l'oubliez jamais ! », rétorqua t-il furieusement. Comment avait-elle pu faire ça ! Etait-elle folle ? Il avait beau retourner la situation dans tous les sens, il ne voyait pas d'autre explication plausible. Elle qui était réputée pour sa droiture.

Hermione se sentait tout à fait mortifiée. Comment allait-elle pouvoir sortir de ce pétrin ? Merlin, elle avait fait l'amour avec un professeur ! Son professeur ! Merlin, faites que je me réveille... faites que cela ne soit pas vrai ! Elle se tritura nerveusement les mains tout en se mordillant les lèvres. Baissant la tête, elle tenta de remettre ses idées en place.

Bien, ce qui était fait était fait. Elle s'était compromise. Pourtant, elle le savait dès son entrée ici qu'elle allait se compromettre, mais... pas avec un professeur. Oh, Merlin, maman et tous les dieux, que vais-je faire ! Une idée subite lui traversa l'esprit : Et si elle utilisait son retourneur de temps ? Mais oui ! Ainsi elle saurait quoi faire et pourrait éviter cette maudite confrontation. Relevant la tête, elle regarda l'homme qui l'avait déflorée. Oui, mais... mais... Elle avait une chance de tomber sur pire que lui. Car même si cela lui faisait mal de se l'avouer, il avait été très doux avec elle. Très... très doué aussi. En pensant à ce qu'ils avaient fait auparavant, elle sentit ses joues chauffer. Severus qui la fixait n'avait pas manqué cette réaction. Il se demanda à quoi pouvait bien réfléchir cette satanée gamine.

Toujours perdue dans ses songes, Hermione ne vit pas qu'il s'était rapproché d'elle. Elle était trop tiraillée entre sa bonne conscience et son "devoir". Oui, devait-elle dire pourquoi elle se trouvait ici ? Devait-elle lui dévoiler la vérité ? D'un côté, elle n'avait pas le choix, elle le savait, et puis après tout qu'est-ce que cela changerait s'il était au courant de cet odieux coup du sort ? Un chantage à la vie ! En fait, ce n'était pas vraiment un chantage. Elle n'avait pas le choix, c'est tout. Travailler ici était le meilleur moyen qu'elle avait trouvé pour gagner beaucoup d'argent en peu de temps. Et le temps... c'est ce qui lui manquait. Oh damnation, pourquoi n'ai-je pas eu une autre idée, plutôt que de faire ça ! Si l'un de ses amis l'apprenait, il la mépriserait à vie.

Mais elle, se méprisait-elle pour ce qu'elle venait de faire ? Pourrait-elle de nouveau se regarder dans un miroir sans rougir de honte ? C'était difficile à dire. Mais cet argent, elle en avait vraiment besoin. C'était une question de vie ou de mort ! Elle n'était pas une ... une... ses yeux s'embuèrent de larme.

« Je ne suis pas une prostituée », gémit-elle. Sanglotant à peine, ses épaules tremblant à chaque reniflement.

Severus Rogue était perplexe. Que devait-il répondre à cela ? Que dire ? Qu'elle l'avait bien cherché ? Que c'était son choix et qu'après tout, personne ne l'avait forcée à le faire ? Et puis d'abord, elle n'avait toujours pas répondu à sa question !

« Miss Granger, j'attends ! » S'énerva Severus. S'il ne la secouait pas un peu, cela pourrait durer encore un long moment, et il avait perdu suffisamment de temps comme ça ! Elle n'était pas la seule à se sentir... flouée. Sale garce !

En quelques pas, il s'assit sur le lit, et lui tira violemment les cheveux en arrière.

« Ma patience est à bout ! Soit vous me le dites, soit... »

« Très bien, très bien. », dit-elle d'une voix hachée.

Elle se passa la langue sur ses lèvres asséchées. ' Merlin, aidez-moi à sortir de ce mauvais pas ! 'Oh, pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe sur lui ! Avec un autre, ils auraient conclu leur petite affaire rapidement, et puis elle aurait pu empocher son argent ! Au lieu de cela, elle se retrouvait avec l'être qu'elle méprisait le plus au monde. ' Mais il avait été doux' lui murmura la voix de sa conscience malmenée.

« Aïe ! «

Il venait de réitérer son geste brutal.

« Votre mutisme, miss Granger, me laisse supposer que vous n'êtes pas là contre votre gré ! Peut-être souhaitiez-vous tout simplement vous faire sauter par le premier inconnu qui se serait présenté entre vos cuisses ». Il la détailla des yeux, de la tête aux pieds, comme s'il tentait d'évaluer la marchandise qui se présentait à lui.

« Hum, à en juger par ce que je vois, vous êtes plutôt potable. Et pour une première c'était ... Allez, je dirais : acceptable. »

Hermione ne bougeait pas, ne disait rien. Elle le laissait faire, mais dans ses prunelles, on pouvait lire toute la haine qu'elle éprouvait en cet instant. Severus ne s'en formalisa pas. Il voulait la punir. Lui montrer que ses actes n'étaient pas sans conséquence. Elle aurait que ce qu'elle méritait.

Cette fois-ci, ses doigts quittèrent sa tête pour caresser son visage. Il sentait sa peur. Son mépris. Il aurait dû s'en réjouir, mais ce n'était pas ce qu'il voulait. Ce n'était pas ce qu'il attendait d'elle. Par Merlin, il souhaitait savoir ce qui avait poussé une élève aussi brillante que Miss Hermione Granger, si réputée pour sa droiture et son respect des lois, à se retrouver dans un tel établissement !

Il la regarda dans les yeux. Elle semblait batailler entre le pour et le contre. Pourquoi ne lui disait-elle rien ? Sans doute pouvait-il venir à son aide, si elle daignait bien parler. Il savait qu'il n'avait jamais été tendre avec ses élèves, mais il n'était pas payé pour cela. Son but était d'enseigner, pas de faire du baby-sitting à une bande de décérébrés. Granger avait été la seule à être à la hauteur de ses espérances, même s'il privilégiait Malefoy dans ses appréciations, il devait reconnaître qu'elle était très douée, et pour cela il l'admirait. Même s'il savait bien que pour rien au monde il ne le lui avouerait.

Dans le même temps, son exaspérante attitude de miss je sais tout l'avait toujours ennuyé prodigieusement. Il n'aimait pas sa façon si puérile de se mettre en avant devant le reste de la classe. Elle était intelligente, mais souffrait d'un manque de confiance en soi aigu. Dommage, elle aurait pu aller très loin. Cette dénégation qu'elle portait au plus profond d'elle même la montrait comme une fille orgueilleuse, imbue de sa petite personne, et qui lui avait valu cette appellation de : miss-je-sais-tout par ses petits camarades de classe. Parfois, lui-même ne la supportait plus, à toujours la voir lever la main en l'air avec cet air condescendant sur le visage :

« Moi, je sais ! Moi, je sais ! »Il soupira, puis il revint à la jeune femme qui était près de lui.

L'adolescente s'était transformée en une femme épanouie.

Tel un papillon sortant de sa chrysalide, elle rayonnait de ses mille éclats. Quand avait-elle pris le temps de grandir aussi vite ? Une légère flambée de désir monta dans ses reins. Merlin, il n'était qu'un homme. Pas seulement le maître des potions. Le désir grimpait bien sans qu'il puisse l'en empêcher, mais faisait-il un effort pour le réfréner ?

Bien malgré lui, il dut s'avouer que cela ne lui déplaisait pas ! Bien au contraire... Et une fois qu'il aurait réglé cette histoire, peut-être s'amuserait-il avec elle, qui sait ! Il faillit s'étrangler. Mais à quoi pensait-il donc ?! Etait-il devenu fou ? S'il y avait bien une femme sur cette terre qu'il ne devait pas toucher, c'était elle. Une élève ! Severus, tu fantasmes sur une de tes élèves, ressaisis-toi ! Colle la en retenue... non pas de retenue. Pleins de points en moins oui, mais... Il ne pouvait s'empêcher de se rappeler sa douceur, sa moiteur... Stupide animal en rut se réprimanda-t-il.

Hermione le contemplait. A quoi pouvait-il bien penser en ce moment ? Qu'avait-elle à perdre de tout lui dire ? Prenant sur elle, elle se décida enfin :

« Je ... » Commença-t-elle. « Je... en fait il me fallait gagner de l'argent rapidement ! »

Severus arqua un sourcil, croyant avoir mal entendu.

« Alors, c'est l'appât du gain qui vous...
« Non ! Non, c'est ma mère ! Elle a de graves ennuis. Si je ne fais rien, elle risque de mourir ! » Les yeux de la belle brune s'emplirent de larmes à l'évocation de celle qui l'avait mise au monde.
Son interlocuteur sembla perplexe.

« Et... de quelle manière, gagner des Gallions pourra servir votre mère qui est... Rafraîchissez-moi la mémoire... Moldue ! Donc si mes connaissances de votre monde sont bonnes vous n'utilisez pas des Gallions mais bien des Livres ? »

Severus avait fini sa phrase avec un brin de sarcasme dans la voix qui n'échappa pas à Hermione, mais elle continua néanmoins :

« C'est exact, mais, continua la jeune fille, ma mère est atteinte d'une maladie incurable. D'après ce que l'on m'a dit, il n'y a qu'un grand Médicomage qui puisse la sauver. Malheureusement, le coût de l'opération est hors de prix. »

« Evidemment, ceci expliquant cela ! Mais dîtes-moi, Miss Granger, pourquoi n'avez-vous pas demandé l'aide de vos si précieux amis ? »

Il faisait bien sûr allusion à Weasley et Potter. Enfin surtout Potter, car la famille Weasley était réputée pour leur train de vie –en voie de développement – comme l'avait fait remarquer un jour Lucius Malefoy, se croyant irrésistiblement drôle.

« Jamais ! Mais vraiment, jamais, je ne demanderai de l'argent à Harry ou à qui que ce soit d'autre ! », s'indigna-t-elle en serrant si fort ses petit poings que ses phalanges en blanchirent.

« Bien sûr, vous préférez le gagner vous même en vous faisant culbuter ! C'est tellement plus facile ! Plus agréable, peut-être ? »

Il la rabaissait exprès. Il voulait qu'elle se rende compte de ce qu'elle avait fait et de ce qu'elle était en train de faire. De plus, pour une raison qui lui échappait totalement, il était furieux. Elle aurait pu tomber sur quelqu'un d'autre. Quelqu'un de pire que lui ! Y avait-elle pensé au moins ? Bien sûr que non ! Stupide Gryffondor et leur manie d'agir avant de réfléchir ! Mais... comment avait-elle connu la maison de passe ?

« Une dernière question : Qui vous a parlé de cet endroit ? Il n'est pas connu des élèves de Poudlard, alors je me demande bien comment vous avez fait pour en deviner l'existence. Je ne remets pas en cause vos facultés à mettre le nez là ou ça ne vous regarde pas, bien entendu. »

De plus en plus nerveuse, Hermione se passa la main sur le ventre comme pour calmer une douleur imaginaire. Il ne la laisserait pas en paix tant qu'il n'aurait pas eu sa réponse. Comme tout à l'heure, songea-t-elle. Elle ne le fit donc pas languir plus longtemps.

« Malefoy. Un jour où je passais devant lui après un cours de potions, je l'ai entendu parler de cet endroit avec ses amis. Apparemment, son père l'y avait emmené pour qu'il y jette sa gourme. Un jour que nous étions en balade avec l'école, j'en ai profité pour me renseigner sur l'endroit. Quand j'ai su les sommes astronomiques qu'une vierge pouvait rapporter, je n'ai pas hésité une seule seconde ! Il en va de la vie de ma mère ! », elle avait presque crié la fin de sa phrase. Bien sûr, elle ne lui dirait jamais comment elle avait dû convaincre la matrone, qui avait paru au premier abord assez sceptique par ses soi-disants compétences. Hermione, en bonne élève, s'était alors nourrie de littérature érotique et autres documentations, pour prouver à sa future patronne, qu'elle valait vraiment le coup !

Severus Rogue n'en revenait pas ! Cette fille était prête à se sacrifier pour sauver sa famille ! Qui ferait une chose pareille de nos jours ? Mais tout de même... allez jusqu'à la prostitution. Ses parents ne s'en remettraient certainement jamais. Quoique... il ne s'agissait que de vulgaire Moldus et Merlin seul sait de quoi le cerveau de cette bêtes là étaient fait ! Il n'y avait qu'à voir leur fille. Non, Hermione Granger n'était pas courageuse... elle était folle !

« Je me doute que votre mère n'apprendra jamais la triste vérité de cet argent si chèrement gagné pour elle ? », questionna t-il âprement.

« Non, jamais... »

« Imbécile », lui lança l'homme, en plein visage ! Ce qui est fait est fait ! Malheureusement, on ne peut plus revenir en arrière.

On ne peut plus revenir en arrière, fut comme une révélation. C'était vrai. Elle ne pouvait plus revenir en arrière, et elle ne le voulait pas. De toute façon, elle ne le pouvait tout simplement pas, alors... autant continuer jusqu'au bout. Qu'elle n'ait pas fait tout ça pour rien. Oui, elle serait courageuse et affronterait ce qu'elle avait si maladroitement commencé. Doucement, elle scruta le visage de Severus Rogue qui semblait toujours aussi furieux.

« Mais je ne le souhaite pas. », déclara t-elle.

Son assurance et son arrogance habituelle étaient revenues au galop. 'Enfin, sa fausse arrogance', songea t-il agacé. Qu'allait-il faire d'elle ! Ah, stupide hormones, imbécile qu'il était ! Il avait bien besoin de cela pour égayer son week-end si chèrement attendu.

Maintenant qu'elle lui avait tout dit, qu'elle avait pris sa décision, elle n'avait plus peur du tout. Bien au contraire. Elle se sentait même très forte. Elle se sentait plus libre. Elle re-examina l'homme d'un œil. Il n'était pas Si moche que ça. D'accord ce n'était pas un adonis, mais elle le connaissait au moins un peu, et à dire vrai, elle ne voulait pas chercher ailleurs. Elle n'abandonnerait pas son idée première. Le courage l'emporta donc sur la honte, et c'est avec un aplomb qu'elle ne se serait jamais crue qu'elle lui rétorqua :

« Il me semble que vous avez payé pour deux nuits, monsieur. »

Elle remonta un petit peu sur le lit, car elle était pratiquement couchée, et s'adossa confortablement contre les oreillers. Malgré sa timidité, elle réussi tout de même à faire glisser le drap jusqu'à ses cuisses, révélant ainsi, à la lueur des chandelles, son corps nu.

Hermione venait de faire son choix. Elle avait besoin de cet argent, et elle devait avouer qu'elle avait adoré la façon dont son professeur lui avait fait l'amour. Sa manière de la caresser comme si elle était unique. Sa conscience la titilla. C'était mal. Elle ne devait pas penser à cela. Pas de cette façon. Elle n'était pas ici pour prendre du plaisir mais pour sauver sa mère. Mais cela l'empêchait-elle d'en être reconnaissante au destin ? Assurément non.

Elle le regarda.

Il n'était pas beau, certes, mais il dégageait un certain charisme, et ses cheveux, malgré leur aspect graisseux, étaient doux au toucher. Elle en avait fait l'expérience tout à l'heure. Et puis que signifiait réellement la beauté sinon un quelconque canon imposé par le mouvement de masse appelée si communément société. Celle là même qui obéissait au doigt et à l'œil de l'empire médiatique. Alors fallait-il réellement les écouter ? Pour elle, à cet instant même, elle trouva Severus Rogue beau, et imaginer ce qui allait suivre avec lui la fit frissonner de la tête aux pieds.

Severus ne pouvait détacher les yeux de sa belle impertinente. Etait-ce ce qu'elle voulait vraiment ? Et lui, le désirait-il ? Il ne avait plus à quel saint homme se vouer. La partie basse de son corps le voulait, c'était comme cela. Il exhala l'air de ses poumons pour se donner le courage de la faire changer d'avis.

« C'est vraiment ce que vous voulez Granger ? », réussit-il à lui dire d'une voix basse.

Elle releva le menton, et le regarda droit dans les yeux.

« Oui. »

« Alors, soit ! », dit-il laconiquement.

D'un geste sûr, il se débarrassa de sa cape, et se retrouva nu devant elle. Elle n'avait jamais vu d'homme nu de sa vie. Un peu honteuse, elle voulut détourner les yeux.

« Regardez-moi ! », intima-t-il.

Elle ne put que lui obéir.

Dans un premier temps, elle fixa sa poitrine qui n'était pas si maigre que ça. Il possédait même une certaine musculature avantageuse. Ses vêtements cachaient bien des choses intéressantes. Plus téméraire cette fois-ci, elle suivit le chemin de poils noirs qui recouvraient sa poitrine, et qui finissait en une fine ligne noire au dessus de sa virilité.

Sa respiration se fit plus haletante. Ses joues devinrent cramoisies par la chaleur qui se propageait dans tout son corps.

L'érection de son amant était impressionnante, et voir à quel point elle lui faisait de l'effet l'excita elle même.

Elle ne pouvait détacher les yeux de cet émouvant témoignage à sa féminité.

Severus attendait. Il attendait qu'elle soit prête à l'accepter tel qu'il était, et lorsqu'il la vit mordiller ses lèvres, il sut qu'elle l'était. Il lui prit le bras et la mit debout. Elle était petite. Elle lui arrivait à peine au menton. Il releva alors brutalement son visage vers le sien et l'embrassa sauvagement.

Hermione sentit la langue de Severus emplir sa bouche, cherchant avidement la sienne, et c'est avec frénésie qu'elles se caressèrent, insatiables du plaisir qu'elles se donnaient. Les mains de son amant emprisonnèrent ses seins avec violence. Il les malaxait tantôt doucement, tantôt douloureusement.
Elle gémit contre ses lèvres, et se frotta le ventre contre lui. C'est ainsi qu'une fois de plus, Severus laissa parler la bête de luxure qui sommeillait en lui. Hermione fit preuve d'une grande dextérité et c'est fatigués mais repus qu'ils retombèrent sur le matelas. Severus, bien qu'il n'osa pas se l'avouer, avait beaucoup apprécié les réactions de sa partenaire. Pourtant quelque chose le gêna profondément. Il n'avait jamais connu cela auparavant. Cette fille le rendait fou. C'était avec une satisfaction sans nom qu'il s'était répandu en elle, secoué par la violence de son plaisir.
Tous deux étaient trempés de sueur. Severus, après s'être éloigné d'elle, s'allongea sur le dos et l'attira à lui. Elle posa son menton sur son épaule, et sa main vint caresser distraitement sa poitrine.
Severus la regarda un instant, se demandant s'il avait raison de continuer, ou s'il ne devrait pas plutôt la renvoyer au château.

« C'était merveilleux, et vous ? », interrogea-t-elle soucieuse.

Formidable ! Rien ne valait une bonne phrase bien stupide pour vous faire reprendre pied sur terre.

« Granger, je ne sais pas si c'est bien de continuer... »

Elle se redressa d'un coup.

« J'ai besoin de cet argent ! », protesta t-elle.

Il ne sut pas pourquoi, mais sa réponse le plongea dans une rage sans nom. Il lui avait fait l'amour, et pour la première fois de sa misérable existence, il avait ressentit envers sa partenaire autre chose qu'un simple désir physique. Il avait voulu l'honorer, la satisfaire et elle, que faisait-elle ? Elle se rabaissait en lui rappelant la nature peu valorisante de leur engagement.

Il se retourna violemment vers elle et la gifla. La tête de la jeune fille vint s'écraser contre l'un des oreillers.

Elle porta sa main sur sa joue rougie.

« Mais vous êtes fou ! Qu'est-ce qui vous prend, bon sang ? », s'indigna Hermione.

« Qu'est-ce qu'il me prend ? Mais rien miss. »

Il était passé d'un état de rage extrême à un calme total. Il la regardait comme il l'aurait fait si elle l'avait croisé dans un couloir de l'école. Elle n'aimait pas ça.

Il sortit du lit et fit quelques pas à travers la pièce. Elle n'arrivait pas à distinguer son visage. Il avait pris un verre d'alcool qui était posé sur la table, et regardait dehors. Elle ne bougea pas, attendant.
Au bout de quelques minutes, il se tourna vers elle. Il lui fit signe d'approcher.

Elle se leva prudemment du lit et se dirigea vers lui. Et là, elle ne comprit plus rien. Il l'attrapa par le cou et la força à se baisser. Il voulait l'humilier une bonne fois pour toute.

La peine et l'incompréhension de la jeune femme se muèrent en colère sourde. Il voulait jouer à ce jeu ? Très bien. Ils allaient jouer... Tous les deux.

C'est donc sans pudibonderie aucune qu'elle accepta toutes ses demandes, se délectant même de chacune de ses actions. Une fois qu'elle eût fini, il la releva alors avec autant de tendresse qu'il l'avait mise à genoux brutalement.

Ils se toisèrent, totalement nus, écumant de rage et de passion, trop forte pour être assouvie en une nuit.

« J'ai une proposition à te faire, ma charmante petite Granger. »

Hermione n'aimait pas du tout la façon dont les choses évoluaient, mais elle réussit néanmoins à lui répondre sur le même ton.

« Ah oui, et laquelle, mon cher professeur ? », lui répondit-elle effrontément.

Sa mâchoire se contracta sous cette appellation qui en disait long sur sa moralité.

Un large sourire vint se peindre sur les lèvres minces de son amant.

Elle n'arrivait pas à y croire ! L'impitoyable maître des potions savait sourire. C'était une première, et à bien y réfléchir, cela n'augurait rien de bon. C'est donc avec appréhension qu'elle attendit la suite. Bien sûr, elle ne lui montra pas à quel point il l'avait déstabilisée.

« A partir de ce jour, et dans notre intimité tu m'appelleras maître. »

« Maître ? Elle gloussa légèrement. C'est une blague n'est-ce pas ? »

Il lui tordit le bras.

« Je ne plaisante pas et ce n'est pas dans mes habitudes ! Je pense qu'il y a assez d'intelligence dans ta petite cervelle de sang de bourbe pour bien y imprimer le message ! »

Elle ne protesta pas, mais ne lui répondit pas non plus. Elle semblait peser le pour et le contre. Severus savait que le pour l'emporterait. Ne serait-ce que pour sauver sa chère maman !

« Très bien... Maître. »

Elle le dégoûtait ! Il se jura de lui faire payer sa stupidité.

« Bien puisque ma petite esclave ne se rebellera plus je te propose une petite pause. »

« Mais... »

Il lui claqua les fesses en guise de punition.

« Une esclave ne parle pas ! Elle obéit et acquiesce de la tête à tout ce que son Maître lui demande de faire ! Compris ? »

« OH. »

Elle se souvint à temps de sa nouvelle condition et bougea le menton pour lui montrer sa servitude.
Il la regarda un instant, puis lui ordonna de se rallonger. Il prit alors une petite cloche et la fit tinter.
Aussitôt, on frappa doucement à la porte.

Severus s'empara d'un peignoir en soie noire, et ouvrit.

C'était madame Sophia.

« Alors mon chou, que se passe t-il ? »

Il n'aimait pas cette façon qu'elle avait de lui coller des noms de légumes, mais il ne lui en tint pas rigueur.

« Je voulais savoir combien de temps cette fille doit rester à votre service ? »

« Oh, pourquoi, mon chou. Elle t'intéresse ? »

« On ne peut rien vous cacher. Je dois avouer qu'elle est fabuleuse, et j'aimerai bien la garder aussi longtemps qu'elle travaillera ici. »

Sophia parut réfléchir un instant.

Elle est ici uniquement pour les week-ends. Normalement elle a signée un contrat pour cinq congés.

« Très bien ! Je vous la prends pour ces dix prochaines nuits. »

« Vous savez très bien qu'il n'y a aucun problème mon cher. C'est d'accord ! De plus je ne l'avais proposée à personne d'autre que vous pour le moment. Vous avez de la chance ! »

La tenancière sembla satisfaite, et le remercia d'un signe de tête avant de partir, comptant déjà les gallions que sa nouvelle recrue allait lui faire gagner.

Une fois qu'ils se retrouvèrent seuls, Severus et Hermione s'affrontèrent du regard.

« Alors si je comprends bien je serai votre esclave jusqu'à la fin de mon séjour en ces lieux. »

Il haussa un sourcil et releva sardoniquement :

« Bien je suis ravie de voir que cela te convient. En tout cas moi je compte bien en profiter au ... maximum ! »

Il partit jusqu'à un coffre de bois qui se trouvait à côté du lit, et en sortit un foulard ainsi que des liens de soie.

« A nous deux, ma belle ! »