Hellooo guys!
I'm back!
Voici la suite des aventures de Pietro et Clint. J'espére que ça plaira. Bonne lecture et nouvelle dédicace à nagron.
HAWKSILVER
Comment séduire un oiseau veuf et dépressif
Partie 2
Résumé : depuis la mort de sa femme Clint est contraint de s'occuper de ses enfants, seul. Ils lui permettent ainsi de penser à autre chose qu'aux êtres qu'il a perdu. Sauf que ce n'est décidément pas tenable. Un surmenage arrive bien vite. Et devinez qui le Shield(je sais il a coulé shut up I tell u a story !)appelle pour lui permettre de souffler un bon coup ? Le plus rapide des Avengers ! Quicksilver !
Leçon 1 : décrassez les plumes de votre oiseau.
Le front prostré contre la vitre froide du compartiment, l'optimisé décoloré se réveillait lentement, laissant de ses lèvres pleines et rosées échapper un petit soupire de bien être. L'image paisible qu'il renvoyait était si lointaine de celle de l'hyper actif boosté par le sceptre de Loki. Il ouvrit les yeux dans un sursaut pour se trouver seul dans sa cabine. Ses cheveux blancs allant follement titiller ses paupières. Les remettant vivement en place, il lorgna ce qui l'entourait.
C'était la première classe de la compagnie. On la lui avait réservée pour lui tout seul. Un autre avantage de travailler avec un milliardaire. Il préféra passer sous silence le fait que c'était sans doute plus par peur de ses réactions face au monde que par gentillesse d'âme pour ses beaux yeux. Sur son portable, Wanda lui avait envoyée une dizaine de messages lui demandant où il en était du trajet. Le dernier datait d'il y avait plusieurs heures. Six heures du matin. C'était bien le genre de sa petite sœur de toujours vouloir savoir où il se trouvait. Ils avaient été vraiment très proche durant leurs années au service du Baron Von Strucker. Ces années à servir de rats de laboratoire puis de trophées à leur patrie. L'éloignement n'était jamais simple que soit de quelques mètres ou quand Wanda l'autorisait à aller se dégourdir les jambes, bon et les hanches aussi mais ça elle n'avait pas besoin de le savoir. Même s'il était vrai que le plus protecteur des deux, c'était lui. Il ne pouvait se résoudre à la laisser derrière lui. Elle passait tout de même après cette passion dévorante pour les archers vieillissants et têtus.
C'était bien sûr ce pourquoi il se retrouvait là, son oiseau. La seule personne pour là quelle il se serait sacrifié. Pour tenter d'arrêter de penser à lui et de faire disparaître son visage, il se replongea dans la musique, murmurant « heat of the moment » avec le chanteur. Il aurait assez le temps de contempler les creux et les rides peuplant les traits à la peau hâlée une fois à bon port. Au de là des vitres, il faisait jour. Déjà avant son réveil, le soleil dardait ses rayons dans le train. Il y avait passé un temps fou dans ce satané train. Il aurait donné n'importe quoi pour pouvoir filer dans les champs qui s'étendaient à perte de vue tout autour de ce serpent de ferraille.
Parce que oui, l'abruti dont il devait s'occuper n'avait rien trouvé de mieux que de se replier dans une cambrousse paumée où seul le réseau du SHIELD passait. Il n'avait justement plus de barre sur son téléphone. Pas moyen de rassurer sa sœur. Il espéra qu'elle ne stressait pas trop à son égard. Une main se posa sur son épaule. Toutes ses années de méfiance envers les humains normaux lui revinrent. Personne ne pouvait toucher impunément un Maximoff. Se dégagent, il projeta son agresseur sur la banquette en face de la sienne. Un képi bleu marine et rouge lui atterri dans les mains.
-Excusez moi… Nous arrivons au terminus, glapit le contrôleur à moitié tremblant et au visage blafard.
Pietro se rassit lourdement en arrêtant sa musique. Il lança un regard désolé à l'employé des chemins de fer. Un pauvre humain sans défense qui n'avait fait que son travail en le prévenant. Dans ses yeux était perceptible la peur qu'il lui faisait ressentir. Le voyait-il comme un monstre ? Il lui tendit son couvre chef et l'humain s'empressa de le reprendre. Un silence pesant s'établissait. Cela n'avait rien de bien rassurant pour le Sokovien. Quand c'était un scientifique qui ne disait pas un mot avec ses notes des batteries de testes fait sur lui ce n'était pas aussi malaisant. Ce que les interactions sociales étaient complexe.
-Préparez vous, n'oubliez rien, termina le contrôleur en se levant prestement tout en mettant son képi. Bonnes vacances.
L'employé ferroviaire reparti comme il était venu, très précipitamment et sans un seul coup d'œil pour l'optimisé. Il laissa un relent de crainte derrière lui. Quicksilver avait fini par sentir souvent cette odeur. Surtout quand il utilisait ses pouvoirs. Il n'y avait bien que sa sœur pour ne pas être effrayée méfiante vis-à-vis de lui, comme certains de leurs coéquipiers. Décidément, le SHIELD avait raison sur un point. Il n'était pas prêt pour aller sauver des gens tout seul.
'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''KEEP UP OLD MAN''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''
Lorsque le réveil sonna dans la chambre que Nathaniel et Cooper se partageaient, le plus âgés des enfants Barton amorça un mouvement pour l'éteindre. Un grondement parvint de sous son lit. Son père, vêtu seulement d'un de ces grands t-shirts dans les quelles il flottait improbablement et qui lui arrivait au milieu des tibias, se leva et l'arrêta à sa place. Une goutte de sueur froide parcouru son dos, le faisant frissonner. Cooper le regarda prendre son petit frère dans les bras. Clint empestait la transpiration. Il avait chaud tout en frémissant de froid. Alors Cooper fit comme chaque matin. Il embrassa la joue piquante de son papa et partit réveiller sa sœur. Dans leur chambre, Nathaniel se mit à brailler. Une fois dans la chambre de la fille de la famille, il vit que sa sœur l'attendait. Elle lui sourit et fut rapidement dans les bras de son frère.
-Tante Nat va tout arranger, souffla Cooper le nez dans ses cheveux. Tu vas voir.
Qui mieux que la rousse pouvait faire retomber leur père sur ses pattes ? Elle le connaissait par cœur après tout. La revoir leur ferait du bien à tous. Lila se blottit contre lui, tout sous son cou. Ils se serrèrent l'un contre l'autre un instant, profitant de la chaleur humaine se dégageant de leur étreinte fraternelle. Un moment de tendresse qui arrivait, à eux, à leur remonter doucement le moral. Ils savaient qu'ils avaient fait le bon choix. Le SHIELD ne pourrai qu'envoyer leur tante. Il n'y avait qu'elle qui pourrait les aider.
-J'ai peur pour papa, murmura Lila tout en plongeant ses yeux dans ceux de son frère.
Il lui déposa un baisé sur le front et l'éloigna légèrement de lui. D'un commun accord ils descendirent dans la cuisine, entendant leur père s'occuper de Nathaniel à l'étage. Ils mirent la table pour le petit déjeuner. Cooper sortit les céréales, le lait, le chocolat en poudre et les biscottes. Sa sœur posa sur la table toute la vaisselle qu'ils utilisaient pour manger. Lui fit le café pour leur père, il le faisait tous les matins. Clint arriva bien vite, âpreté pour les emmener à leurs écoles respectives. Ils étaient séparés scolairement parlant mais à la récréation ils se rejoignaient dans la cour. C'était ainsi depuis la naissance de Lila. La dépression de Clint n'avait fait que rendre leurs liens plus solides. Ils avaient besoin l'un de l'autre.
-Merci pour le café, lâcha Clint sans un sourire de sa voix rauque et enrouée.
La monotonie qui y était perceptible fit se crisper le frère et la sœur. Il leur semblait vide de toute émotions. Ses enfants espérèrent très fort qu'il n'oublierait pas d'aller à la gare. C'était pour son bien.
'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''AND WHO DESIDES WHO'S WEAK ?''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''
Le train s'arrêta progressivement, avec une douceur presque frustrante pour Pietro. Les rares trains qu'il avait prit dans sa jeunesse avait un arrêt brusque. Sec, qui projetait les gens en avant s'ils ne s'y attendaient pas. Les Américains n'étaient pas comme les Sokoviens pour les transports ça ne faisait aucun doute. Il y avait plus que le facteur mécanique évidemment.
Un train en Russie était un endroit chaleureux, propice au contact humain et à la bonne humeur. Alors qu'aux États-Unis personne ne se disait rien, chacun échangeaient des regards suspicieux comme si n'importe qui pouvait soudainement se révéler être un dangereux djihadiste. Les rares fois où il avait enlevé ses écouteurs, pour aller se rafraîchir le visage principalement, quand il avait acheté de quoi manger et boire un coup, le silence s'était rapidement fait pesant. Les gens n'étaient pas aimables ou avenant, surtout avec lui, dès qu'un mot sortait de sa bouche.
Peut-être à cause de son accent, qui le faisait passer pour un terroriste des pays de l'Est. Sa gueule d'ange et ses yeux hypnotisant parvenaient d'habitude à le disculper de tout clichés de vilain communiste. Pas dans un train apparemment. Montrer qu'il appartenait aux Avengers lui avait été formellement interdit. Il était là « incognito ». Du moins autant que son charisme et que son envie de se dégourdir les mollets en attendant que le train arrive en gare lui permettait. Son anxiété était palpable. Tous ses muscles au grand complet fourmillement d'impatience. Son corps criait qu'il voulait sortir. Tendis que son cerveau hurlait à quel point il avait envie de voir son oiseau. La contradiction lui donnait envie de racler ses ongles contre la moquette sur les murs de ce foutu train.
Cela faisait depuis hier après midi qu'il y était enfermé ! Son esprit justifia alors son besoin de voir Clint par le fait que son cloisonnement le rendait fous. Quoi de plus logique. Il avait besoin d'une douche après être aller courir deux, trois heures. Ils étaient enfin à quai. Dans son wagon il ne restait qu'un couple de jeunes filles, l'une avait des cheveux bleus et frisés sur le dessus, ainsi qu'une grand-mère regardant avec désapprobation les demoiselles entrelacer leurs doigts. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de Pietro, le faisant se concentrer sur la porte automatique.
Elle s'ouvrit avec une lenteur révoltante. L'optimisé, sans oublier son sac, se précipita sur les dalles de la gare. L'air de la campagne vint chatouiller son nez, en une sensation apaisante qui fut pourtant d'une courte durée. Hawkeye n'était pas pressant. Il se mit à le chercher, d'un pas humainement normal avec de grands gestes saccadés. Le stress monta aussi vite que sa respiration à deux cent kilomètres heures. Où pouvait être cet abruti de piaf ? Tournant sur lui-même, la gare se vidait de ses rares occupants. La grand-mère repartie avec celui qui semblait être son petit fils. Les deux filles sortaient rejoindre leur correspondance.
Il ne viendrait pas. Il n'était pas là. Il l'avait abandonné. Il ne devait rien en avoir à foutre de lui. Après tout son oiseau déprimait. Soudainement l'augmenté se mit à gronder. Il en avait marre. Il avait pris des balles pour un type qui avait oublié son existence. En lui monta alors une chose que ses bonnes actions avec son équipe avait enfouit au plus profond de son être. Elle se mit à se débattre, à grimper à l'aide de ses griffes. Lui qui avait réussis à la faire taire. La haine. Elle était là. Sa vielle compagne. De nouveau. Son sac tomba sur le sol. Un rugissement lui échappa. Tout son être se contracta.
-Abruti !s'égosilla-t-il les vitres vibrant sous la force de sa voix. ABRUTI !
Ce fut alors qu'il allait commencer à dévaster ce putain d'édifice moche et rasoir au possible, qu'une porte s'ouvrit. Pietro savait reconnaître le son d'un groom. Toute sa rage retomba d'une seule traite. Comme si elle n'avait jamais existé. Son cœur sensible en rata un battement. Clint se tenait devant lui. Dans des bras maigrichons il tenait un bébé à la petite bouille ravissante. Lui avait les cheveux négligés. Les yeux d'un gris ternes. La peau à la pâleur lunatique. Une maigreur alarmante. Des cernes de cinq kilomètres de longs et violettes sous ses yeux. Des fringues froissées dans les quelles il flottait. Une barbe de deux semaines. Les soubresauts qu'il avait. L'optimisé ne savait pas si ce qu'il avait sous les yeux était bien son oiseau. Il lui semblait avoir tellement plus vieillis que la normale. Sa respiration se fit saccader. Ses lèvres se mirent à trembloter. Sa vision s'embua. Lui-même sentit ses forces le quitter à cette vue. Il lui pardonnait tout. Sa connerie de cambrousse, sa dépression, son incurie, son retard et le fait qu'il lui ait servit de bouclier.
-Elle est où Nat ? lâcha le blond sur un ton laconique.
Le monde s'affaissa pour le Sokovien. Son cœur faillit s'arrêter tendis que ses puissants genoux venaient heurter le sol. Une sensation désagréable de trahison le transperça. L'impression de mourir criblé de tir de mitrailleuses lui parvenu. Il le sentait exactement comme ce même jour en Sokovie. Comment osait-il ? Le faire souffrir alors qu'il ne voulait que son bien. Sans pouvoir rien y faire il sentit une larme coulée sur sa joue allant se perdre dans les poils au bout de sa mâchoire.
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Aller à la gare prenait presque une heure. Ce fut en bouclant sa ceinture et en jetant un regard à Nathaniel dans son siège bébé que Clint s'en rappela. Le trajet ne lui faisait pas peur. La route par contre. Il lui fallait sortir du village où étudiaient ses enfants. Un virage ceignait la fin des habitations. Revoyant la courbe raide que prenait la route, il soupira lourdement et démarra son pick-up.
Le moteur partit avec un bruit infernal qui ne fit ni chaud ni froid au blond. Les rouages de son cerveau se mirent à imaginer un moyen d'être plus léger. De se débarrasser de tout tourments. L'idée se fit plaisante. Et puis, qui remarquerait son absence ? Il était quasi sûr que seule Natacha se soucierai de sa disparition. Il n'était rien. Personne ne serait là pour le pleurer. Laura n'était plus de ce monde. Pourquoi ne pas tout simplement aller la rejoindre ? Elle qui était son unique raison de revenir en vie ou d'aller sauver le monde d'invasion en tout genre. Pour être avec elle. Il n'avait qu'à fermer les yeux, lâcher le volant et se laisser aller. De façon automatique, il partit de sa ferme. Son corps vide de toute énergie. Son esprit le poussant vers la libération. Plus de douleur veine. Cela le soulagerait. Partir de son existence.
Mais en arrivant devant la petite agglomération, Nathaniel babilla. Non, Clint ne pouvait décidément pas se permettre de l'embrigader dans de tels dessins. Ses enfants n'avaient pas la possibilité de se passer de sa présence. Son petit dernier… Que dirai Laura si Nathaniel en venait à… Il alluma la radio pour se calmer même si son geste était brusque et précipité. Boulevard of broken dreams de Green Day fit entendre ses accords dans tout l'habitacle. ''Sometimes I wish someone out there will find me''. Nathaniel gazouilla de contentement. Le blond prit une grande inspiration. Et la route se passa sans anicroche. Il ne croisa personne en chemin. L'heure de pointe était plus le matin.
Il aurait quelques minutes de retard, rien de bien effroyable. Son ex coéquipière ne lui en voudrait pas. Ce n'était pas son genre de s'impatienter. De toute manière, Clint s'en fichait. Se garant devant la vieille gare vide, ce qui s'apparentait à un hurlement bestial lui parvint. Cela ne le fit même pas ciller. Toute notion de danger avait déserté ses neurones d'ancien super héro. Il prit son fils dans ses bras et alla chercher son amie. Dans ses souvenirs Black Widow n'était pas si musclées. Elle n'avait pas ces yeux improbablement bleus à la lueur surnaturelle. Il se rendit compte que ce n'était pas la meilleure espionne du SHIELD. Devant lui se trouvait un autre membre de leur équipe, soi-disant mort. Pietro Maximoff.
Le gamin portait une tenue entièrement bleue dont les différentes nuances composaient le motif camouflage de son treillis et de sa chemise et un t-shirt Kalenji gris et bleu aux manches qui remontaient jusqu'à la jointure des doigts et de sa main. Il ne se demanda même pas pourquoi le gosse était flanqué de Doc Martens de la même couleur que le reste serré à ses chevilles. Ses cheveux décolorés se confondaient presque avec sa peau, leur pâleur étant quasi similaires. Il n'avait pas changé depuis la bataille de Sokovie. Le gamin suffirait-il ? Le blond sentit une chaleur intrigante se répandre dans son corps en partant de ses joues. Ignorant ce que la réaction de son organisme pouvait bien vouloir dire, il le fixa plus intensément. L'océan sans font qu'étaient ses yeux se mit à l'attirer. Mais un seul soupire dans le quel il revit le sourire de Laura lui fit se rappeler la situation. Pietro n'était en rien qualifié. Il n'était pas la bonne personne.
-Elle est où Nat ? lâcha Clint.
Le petit s'effondra sous ses yeux. Tout son corps se laissa aller. Clint n'esquissa pas un geste. La tête platine s'affaissa vers le sol. Il respirait par saccade et sa mâchoire était crispée. Prouvant à l'ex agent qu'il n'était qu'un gamin faiblard juste bon à se prendre des balles à la place de ses aînés.
-Pas moyen de partir cinq minutes sans que le SHIELD emploi n'importe quel mioche avec des supers pouvoirs, ralla-t-il. Le milieu devient vraiment un gros bordel.
Le Sokovien se figea. Il releva vivement la tête. Hawkeye vit alors ses yeux débordants de larmes. Il frémit en faisant un pas en arrière. Sauf qu'il était décidé à casser ce morveux qui l'avait fait se déplacer pour rien.
-Tu ne devrais pas être mort au fait ? se lança l'archer pour tenter d'achever Pietro. T'aurais dû le rester.
-La ferme ! s'écria le blond décoloré. Je suis là pour t'aider ! Alors range ta condescendance et amène-moi chez toi !
Ce fut au tour de l'archer de se figer. Pietro se releva pour le fusiller du regard. Ils se retrouvairent tout d'un coup très proche l'un de l'autre. Il n'y avait que Nathaniel pour les séparer. Seul lui pu empêcher son père de se noyer dans l'océan en furie lui faisant face. Dieu seul savait à quel point il avait envie de si perdre, là, sur le champ.
'''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''YOU GOOD ?''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''
La ferme Barton pouvait plus s'apparenter à une maison de campagne. Elle était toute blanche et toute mignonne. Telle la plus délicate des maisons de poupée. Il avait remarqué l'aménagement ingénieux du lieu. Les parties communes étaient au rez-de-chaussé tendis que les chambres se trouvaient à l'étage. C'était vraiment un bel endroit.
Beaucoup moins froid que la base des Avengers. Une chaleur bienfaisante se dégageait de la pièce principale en gravitation autour de l'escalier. En arrivant le petit bout de choux de Clint fut vite mit dans son parc à bébé. Pietro n'en avait que faire des enfants de son oiseau fait avec une de ces poufs insipides qui défilaient dans son lit à lui. Il était ici pour la personne pas pour sa progéniture.
Ainsi il traîna Clint jusque dans la salle de bain. Avoir son oiseau amorphe prêt de lui ne rendit son souffle et les battements de son cœur que plus erratiques. Il dû se forcer, le faire passer avant lui était sa priorité.
-Je vais prendre soin de toi, lui souffla-t-il tendrement le sentant frémir contre lui.
Clint ne dit plus rien semblant obéir. Il était juste là, inerte dans ses bras. Son corps frêle ayant l'air totalement sans défense contre le sien. Prenant une grande inspiration et beaucoup de courage il entreprit de dévêtir le père de famille. Ses doigts descendirent là où se scindaient son t-shirt et son jean. Le contacte avec sa peau, légèrement poisseuse et couverte de chair de poule, l'électrisa. Un gémissement commun leur échappa. Clint ferma les paupières, abdiquant sans avoir réellement combattu cette douceur. Pietro souleva lentement le tissu, laissant des traînées brûlantes là où passaient ses doigts. Il lui fit lever les bras pour enlever son haut.
Se retrouvant de nouveau face à face le Sokovien lui adressa un petit sourire lui assurer que tout se passerait bien. Ses mains se firent tout de même hésitantes sur sa boucle de ceinture. La tête de Clint se posa lourdement sur son épaule en un soupire de sa part. Son pantalon se retrouva sur le sol, rien hormis cette ligne de cuir l'avait retenu durant tout ce temps. Pietro entendit le rythme cardiaque de son oiseau s'accélérer drastiquement. Tout en le soulevant, le speed runner fit tomber le dernier rempart de l'ex Avengers. Son boxer violet lavande. Il lui fallut une grande maîtrise de lui-même pour ne pas regarder, du moins pas tout de suite. Parce que oui, il devrait le savonner son oiseau de chiffon. Il le déposa contre mur de gauche et se tourna.
-J'arrive, lui assura-t-il sans vraiment l'être lui-même.
Il fit disparaître sa chemise et son t-shirt de sport pour revenir le plus vite possible s'occuper du blond. Celui-ci n'avait pas bougé. Il le regardait toujours avec ses yeux de poisson mort. D'une main l'optimisé alluma l'eau et le pouce de l'autre caressa la barbe de l'archer défait.
-On rasera tout ça après, sourit Pietro.
La suite le fit mentalement reprendre confiance. Clint esquissa un petit sourire. Un de ces sourires qui d'habitude servaient à narguer le décoloré. Cela lui redonnant espoir quant à la possibilité de rendre son ami à nouveau heureux. Ses mains parcouraient son corps, découvrant l'horreur de sa négligence. Sa musculature avait quitté le navire. Il ne lui restait que la peau sur les os. Mais c'était Hawkeye.
Et le Sokovien avait bien la ferme intention de redorer le nom de son oiseau. Ses yeux se mettaient à visualiser par-dessus le désastre, l'homme qu'il aimait tant. Tout reviendrait à la normale. Avec toute la douceur dont il ne faisait jamais preuve. Parce le blond comptait plus que tout. Qu'il n'avait que lui pour lui donner envie de soulever des montagnes ou de se battre. Il se borna à vouloir retracer toutes ses formes du bout des doigts, se perdant dans ce toucher enivrant, faisant fis ce gâchis. Après avoir enlevé la moiteur, il trouva ce grain de peau d'une douceur enchanteresse. Il dû se faire violence de nombreuses fois pour ne pas mêler sa bouche au ballet de ses mains.
Le voir de prêt lui enleva tout résonnement. Décidément les vieilleries n'allaient pas arrêter de lui plaire. Plus encore s'il devait réparer sa préférée. Précautionneusement il savonna et rinça Clint. Leurs souffles se croisant par instant. Faisant gonfler en Pietro cette chaleur synonyme de désir mais elle ne prenait pas que son entre jambe, étrangement ses joues se réchauffaient en même temps. Les yeux gris parcouraient son torse. À sa vue, ils n'avaient plus cette air vide oppressant du début. Remplissant Pietro d'une sensation inconnue entre la culpabilité et la joie qui retourna son estomac et lui coupa la respiration. Il se recula soudainement, Clint était propre, il n'avait plus de raison de continuer à le voir nu. À se gêner.
-Sèche toi, Nathaniel doit avoir faim, se justifia-t-il. Habille-toi.
Le souffle court, les gestes saccadés il fila dans le salon, là où il avait abandonné le plus jeune de la famille Barton. Il se sentait mal. Désirait-il soudainement un homme ? Il ne le pouvait pas. Il aimait les grosses paires de sein et les sourires de pauvres nouilles décérébrées. Il prit Nathaniel avec lui et alla s'asseoir sur le grand canapé remplis de coussin du salon. Sa tentative de se calmer échoua. Parce que Clint arriva, encore un peu chancelant, ses cheveux trop longs goûtant abondamment. Hawksexuel. Il était Hawksexuel. Et une honte pour la Sokovie. Clint se posa alors à côté de lui, ses cheveux allant chatouiller son cou en calant sa tête sur son épaule.
-J'étais convaincu à ''la ferme'', souffla l'oiseau.
Et Pietro sut qu'il était la personne de la situation. Et que seul Clint pourrait approuver ou non le fait qu'il soit une honte pour son pays. Parce qu'il était en charge de lui faire remonter la pente. Parce que maintenant le pays de Pietro s'était la propriété de Clint. La ferme des Barton.
Merci d'avoir lu jusque au bout.^^ C'est avec grand plaisir que sort ces chapitres même s'ils me prennent mine de rien toute la semaine. Je suis un peu fière de ce que je fais... Oh et laissez des reviews pour que je puisse améliorer les prochains chapitres ou celui ci. Chapeau bas.
Your dear Archangel.
