Salut à tous ! :D comme promis, voici le second chapitre posté dans les temps ! ^^ Je tenais à tous vous remerciez pour vos reviews, vos favs et vos follows ! C'est super encourageant pour un début de fic et j'espère de tout coeur que cette nouvelle fiction vous plaira ! ^^ Comme d'habitude, n'hésitez surtout pas à me faire part de ce que vous avez pensé de ce chapitre et je vous dis à la semaine prochaine pour la suite qui vous réservera encore plus d'intrigue ! Gros bisous à tous et bonne lecture ! ^^
Chapitre 2 – Confiance
- Attends, t'a dit quoi ?
- Qu'elle est réveillée ! Hé ! faut te déboucher les oreilles, chef ! ça va pas nous aider d'avoir un chef sourd ! Bonjour l'aide si on appelle à l'aide ! riait-elle
- Astrid.
- Aller viens vite, je sais que tu meures d'envie de lui poser des questions ! lui souriait-elle davantage
Harold lui rendait son sourire. Elle le connaissait bien après toutes ces années. Et elle comprenait mieux que quiconque. Quelque chose de nouveau émoustillait sa curiosité et s'il avait la possibilité d'en apprendre plus sur un dragon et des techniques de dressage, Astrid savait que ça pouvait le rendre heureux. Elle avait secrètement peur que le fait qu'il soit incombé si tôt du rôle de chef ne le change à jamais. C'était le Harold qu'elle avait toujours connu qu'elle voulait garder en vie. Le duo ailé s'empressa de revenir à la maison, mais par précaution, ils laissèrent leurs dragons dehors. En entrant chez lui, Harold vit que la jeune fille était toujours allongée dans le lit. Valka s'approcha de son fils avec une mine inquiète. Apparemment, depuis le départ d'Astrid, il avait dû se passer quelque chose.
- Comment elle va ? Astrid vient de me dire qu'elle venait de se réveiller.
- Oui. Mais elle n'a encore rien dit depuis son réveil. Et j'ai tout essayé, crois- moi.
- T'en fais pas maman, je vais essayer de lui parler. Souriait-il
Les deux femmes échangèrent un sourire et un regard confiant. Si Harold était doué pour quelque chose, c'était communiquer avec les dragons et établir un état de confiance qui marchait aussi avec les humains. Harold s'approcha donc calmement du lit et s'essaya sur le rebord. La jeune fille ouvrit alors les yeux et recula légèrement sous le coup de la peur, de la fatigue et de la méfiance, mais elle le fixait calmement dans les yeux.
- Bonsoir. Je m'appelle Harold. Je suis le chef de Berk. Voici ma mère, Valka, et voici Astrid. Et toi ? Dit-il avec gentillesse
- ...
Elle se contentait de le fixait sans rien dire et sans bouger. Étonné de ne pas avoir de réponse, Harold engagea de nouveau la conversation.
- Est-ce que... tu comprends ce que je dis ?
Elle fit oui de la tête.
- D'accord. Est-ce que tu peux parler ?
Elle fit oui de la tête. Son attitude étonné et inquiété le trio familial, mais aucun d'eux ne perdit espoir. Et surtout pas Harold.
- Mais tu ne veux rien dire... parce que tu te demandes si tu peut avoir confiance en nous ?
Elle fit de nouveau oui de la tête. Visiblement, Harold obtiendra les réponses à ses questions quand elle sera décidée à parler. Valait donc mieux pas brusquer les choses et lui faire subir un interrogatoire. Harold ne s'offusqua donc pas de ses réponses ni de son silence, mais il répliqua avec un sourire confiant et rassurant.
- Ça peut se comprendre. Mais crois- moi, tu peux nous faire confiance. Tout ce qu'on veut, c'est que tu te rétablisses. Dis-moi, ta tête te fait mal ?
Elle fit un signe de la main qui voulait dire « un peu ».
- C'est normal. Tu as dû recevoir un coup violent à la tête et tu as perdu pas mal de sang. Mais ne t'en fais pas, tu seras vite rétabli. Tu as faim ?
Elle fit un léger oui de la tête. Valka souriait de voir qu'il y avait plus ou moins eu un échange. Elle lui prépara une assiette avec du poulet, un bout de pain, un bout de fromage et un verre de lait de Yak. En signe de remerciement, la jeune fille adressa à Valka un léger sourire derrière ses joues roses. Voir trois paires d'yeux sur elle la gêné un peu, alors elle détourna son regard dès leurs et entama lentement son repas. Harold, Valka et Astrid l'imitèrent en passant à table. Le repas se déroula dans le silence plus ou moins total. Les seules questions qui brûlaient les lèvres d'Harold c'était sur cette inconnue, l'Ebouillantueur et tout ce qui était lié à eux.
Vers la fin du repas, un bruit d'assiette qui tomba sur le plancher se fit entendre. Valka tourna la tête et vit comme son fils et Astrid que leur invitée venait de s'endormir assise, entre la tête du lit et le mur. Avec un sourire, Valka se leva et alla coucher convenablement la jeune fille avant de ramasser l'assiette à terre et de débarrasser la table. Valka alla ensuite ce coucher auprès de Jumper dans le salon, alors qu'Harold et Krokmou étaient monté à l'étage avec Astrid.
- Tu crois qu'elle se décidera à nous parler demain ? demanda-t-elle en s'asseyant sur le rebord du lit
- Peut-être. Elle se protège des inconnus, ce qui est logique.
- Oui. Mais tu penses sincèrement que cet Ebouillantueur est son dragon ? Je veux dire... est-ce que tu ressens que c'est une dresseuse de dragon ? Moi personnellement j'ai un peu de mal à l'imaginer.
- D'après ce que j'ai vu et constater, c'est fort probable. Entre le fait qu'elle se trouver sur la même île lors du conflit entre les dragons, son drôle de casque, les coquillages qu'elle porte et l'odeur de mer qui se dégage d'elle...
- C'est vrai que ça fait beaucoup. M'enfin. Espérons qu'on en saura plus demain.
- J'espère aussi. Astrid... il faut qu'on sache la vérité. Si c'est bien ce que nous pensons, il faut qu'on les réunisse. Dit-il en s'essayant prés d'elle, l'air soucieux
- Tu as raison. Si j'étais à sa place, j'aimerais qu'on me ramène auprès de Tempête. Et pareil pour toi avec Krokmou. Être séparé involontairement de nos dragons... rien que le fait de l'imaginer me file la boule au ventre... je n'imagine plus ma vie sans ma dragonne.
- Moi aussi... Bon. Assez discutez, il est temps de dormir.
- Oui.
Elle se tourna vers lui et lui donna un baiser sur la joue.
- Bonne nuit Harold.
Elle lui adressa un tendre sourire avant de se lever et de sortir de la chambre. Joueur, Harold la rattrapa par la main et la tourna vers lui pour lui donner un tendre baiser sur ses douces lèvres rosées. Tous deux s'embrassaient et s'enlaçaient tendrement tandis que Krokmou se cacher les yeux avec son aileron. Harold brisa délicatement le baiser et regarda tendrement sa belle viking.
- Tu veux dormir ici ce soir ?
- Ce serait avec plaisir, mais ce soir je peux pas. Peut-être la prochaine fois. sourit-elle
Elle l'embrassa un court instant sur les lèvres.
- Dors bien Harold.
- Toi aussi.
Il la regarda partir avec un tendre sourire, puis il se sentit rougir quand il croisa le regard de Krokmou qui semblé amusée. Le reptile noir retourna se coucher et son dragonnier fit de même, l'esprit plus tranquille que tout à l'heure. Astrid était silencieusement sorti de la maison, laissant les résidents dormir à leur aise.
Le lendemain, tout le monde dans la maison du chef se réveilla progressivement dès que le coq se mit à chanter. Harold et Krokmou furent les premiers, suivis de Valka et de Jumper. Quand Harold descendit prendre son petit déjeuner, il adressa à la jeune fille un regard et vit qu'elle dormait paisiblement, un léger sourire sur les lèvres. La mère et le fils, tout comme leurs dragons, prirent leur petit déjeuner ensemble et dans le calme pour pas la réveiller. Le ventre rempli, Harold remonta en haut chercher une bricole et sans que Valka ne fasse attention, Krokmou c'était rapprocher de la jeune fille et commencer à renifler son visage.
Le souffle chaud de sa respiration faisait soulever les quelques mèches tressées devant ses yeux et lui chatouillèrent le visage. Encore endormie, elle esquissait un sourire et Krokmou, prenant ça pour une réaction positive, commença à lui lécher le visage. La jeune plissa le nez, grommela et ouvrit les yeux. En voyant une grosse tête de reptile noir aux yeux verts trop prêt de sa tête, elle écarquilla les yeux et recula légèrement vers le mur. Mais dans la précipitation, la douleur à sa tête refit surface et elle s'en plaignit en serrant les dents.
Alertés, Valka et Harold, qui était redescendu, portèrent leur attention sur elle et Krokmou. Mais avant qu'ils n'aient pu dire ou tenter quoi que ce soit, ils virent que la jeune fille fixait Krokmou droit dans les yeux et le dragon faisait de même. Elle se mit alors à lui sourire et à tendre sa main vers lui. Confiant, Krokmou se laissa caresser et le sourire de la jeune fille s'intensifia. Elle leva ensuite les yeux vers la mère et le fils, puis leur accorda un simple sourire. Voulant à nouveau tenter de dialoguer avec elle, le chef adressa un regard à sa mère qui sortit avec Jumper. De toute manière, elle avait une course à faire chez Gothi, la guérisseuse du village. Harold s'approcha d'elle et caressa à son tour son dragon sur la tête.
- Vilain dragon. Tu pouvais pas t'en empêcher hein ? Excuse le, il n'a pas voulu te faire peur. Il voulait juste te connaitre et jouer un peu.
- Je sais. Dit-elle en continuant de caresser Krokmou
- Oh ! Tu... tu parles ? Dois-je comprendre que mon dragon t'a fait gagner notre confiance ? demanda-t-il avec le sourire
- Peut-être. Au fait, bonjour Harold. Ou devrais-je dire... bonjour Chef. Souriait-elle
- Euh... oui bonjour mais tu sais, tu peux juste m'appelé Harold.
- Entendu. Harold.
- Et... est-ce que je peux enfin savoir comment tu t'appelles ?
- Je m'appelle...
Elle le fixait de nouveau dans les yeux. Elle devina que grace à la gentillesse et la sincérité qui se dégageait de ses beaux yeux verts et de son sourire, qu'elle pouvait avoir confiance en lui, ainsi qu'envers son dragon et sa famille.
- Karen.
- Enchanté Karen. Tu as bien dormi ?
- Comme un bébé !
- Génial. Et ta tête ?
- Oh, elle me lance un peu mais comme j'ai bien mangé et bien dormi, ça devrait aller.
- T'est sure ? T'a quand même perdu pas mal de sang.
- Ça ira Harold. J'ai eu pire comme blessure et je guéris assez vite. Au fait... merci pour ce que vous avez fait hier. Vous m'avez sauvé la vie. Et je suis désolée si je me suis montré méfiante mais... il fallait que je sache si je pouvais vraiment vous faire confiance. Mais en vous revoyant tous ce matin ainsi que vos sourires, j'ai su que je pouvais baisser ma garde. Et puis... des Vikings qui sont amis avec des dragons ne peuvent pas être de mauvaises personnes. Pas vrai mon tout beau ? dit-elle en lui grattant l'oreille
Krokmou ronronnait tellement ça faisait du bien. Harold souriait de voir une autre personne s'entendre aussi bien avec son dragon. C'est là que ses principales questions lui revenaient en mémoire.
- Karen. Il faut que je sache quelque chose.
- Oui ? Quoi donc ?
- Est-ce que l'Ebouillantueur qui était présent sur l'île où on t'a trouvé...c'est ton dragon ?
- Oui, c'est le mien. Pourquoi ? Où il est ? s'inquiéta-t-elle soudainement
Elle ne l'avait pas volontairement oublié, mais les événements récent l'avait plus ou moins forcé.
- Il... il a disparu dès qu'on a chassé les Mille Tonnerre. Quand on t'a ramené pour te soigner, on a voulu le ramener aussi mais il est introuvable. Mes amis ont fouillé toute l'île.
Les yeux de Karen s'écarquillèrent et furent envahis d'inquiétude.
- Harold... emmène-moi vite près de l'océan s'il te plaît. Je n'y arriverais pas seule.
- Euh... oui, bien sur. Krokmou aide-moi.
Harold aida Karen à s'installer sur Krokmou. Karen remarqua le drôle de mécanisme sur le corps de Krokmou qui était à présent relié à la jambe du jeune homme. mais l'inquiétude envers son dragon l'obligea à remettre à plus tard ses interrogations. Le trio sorti de la maison au pas de course puis s'envola directement vers la plage la plus proche. Karen était accroché de toute ses forces à la taille d'Harold qui semblait amusé. Mais pas un seul instant, elle n'avait crié. Une fois que le furie avait atterri, elle lâcha enfin Harold, la respiration rapide et l'air légèrement tendu. A cause de sa blessure et son état, Harold l'aida à descendre.
- Ça va ? à mon avis t'a pas l'habitude de l'altitude.
- Pas vraiment... Juste à faible hauteur. Les Ebouillantueurs ne sont pas capable de voler très haut, mais ce sont d'excellent nageurs. Et pour être franche, j'ai plus l'habitude de la mer que du ciel... Souriait-elle malgré son état.
- J'en doute pas. Mais si tu veux, on pourra te faire connaitre les joies du ciel avec...
- Peut être, mais pour l'heure, j'ai autre chose en tête. Il faut que je m'assure qu'il va bien.
- Comment ça ? Tu vas pas nager dans ton état ! Tu peux à peine marcher !
- Qui a dit que j'allais nager ? souriait-elle avec une légère malice
Harold fut intrigué de ce qu'elle venait de lui dire. Il la laissa marcher a son rythme vers la mer et des que ces pieds furent dans l'eau, elle s'empara de son pendentif en forme de coquillage type bigorneau perceur et souffla dedans. Son sifflet produisit un joli son que pas mal de monde entendit, surtout la bande d'Harold. Ils localisèrent le bruit, reconnurent au loin Harold et Krokmou et se dirigèrent vers la plage. Karen attendit patiemment en fixant l'océan, les mains jointes autour de son sifflet. Mais rien ne se produisit et son dragon ne se manifesta pas. Elle se pinça les lèvres alors qu'Harold posait sa main sur son épaule.
- Je suis désolé que ça n'est pas marché, Karen.
- Pas étonnant que ça n'ai pas marché... Le pauvre a surement perdu ma trace et il doit être en train de me chercher partout... Je ne sais même pas pourquoi je l'ai appelé avec mon sifflet. J'ai agi d'instinct alors que je savais que ça ne servirait à rien, puisqu'il est loin d'ici. Loin de moi...
- Désolé.
- Ça ira. Mais même s'il n'a pas répondu à mon appel, je sais qu'il va bien.
- Comment tu le sais ?
- Parce que je le ressens là. Tout simplement. Dit-elle en pointant du doigt le coeur d'Harold
- Je vois ce que tu veux dire. J'espère sincèrement qu'il te retrouvera.
- Il y arrivera. J'en suis sure. Et...
Elle s'interrompit face à l'arrivée d'une troupe de jeunes Vikings sur le dos de divers dragons. Elle connaissait peu de villages qui étaient en bons termes avec ces impressionnantes créatures ailées, mais voir ça la faisait naturellement sourire. Et tout comme Harold envers Krokmou, ces Vikings et leurs dragons semblaient en excellents termes. L'amour, l'amitié et la confiance se voyait comme le nez au milieu de la figure.
- Ne crains rien, ce sont mes amis. Confia discrètement Harold
- Je n'ai pas peur. Et d'ailleurs, je reconnais la jeune fille qui était avec nous au souper. Confia-t-elle avec un sourire qu'Harold lui rendit
- Hé Harold ! C'était quoi ce bruit ? On a entendu ce son depuis le village ! Demanda Rustik
- Au fait, c'était moi. Bonjour tout le monde ! Salua Karen avec un grand sourire
Rustik et les autres étaient surpris de cet accueil si chaleureux. Le trio masculin tomba direct sous le charme de la nouvelle et ne purent s'empêcher de lâcher quelques compliments qui firent rougir Karen. Astrid et Kognedur échangèrent un regard, puis haussèrent les épaules avec un léger sourire. Harold fit alors les présentations.
- Les amis, je vous présente Karen. Karen, voici Rustik, Varek, les jumeaux Kognedur et Kranedur et tu connais déjà Astrid.
- Salut ! salua le groupe
- Et leurs dragons respectifs, Krochefer, Bouledogre, Prout et Pète et Tempête. Termina-t-il
Les dragons rugissaient gaiement à l'unisson ce qui fit sourire Karen.
- Enchantée de tous vous connaitre. Euh... tant que vous êtes tous là, je tenais à vous remercier pour votre aide hier. Merci beaucoup. Dit-elle aux jeunes vikings
- Y'a pas de quoi. En tout cas, ça fait plaisir de te voir sur pied. Ta tête te fait pas trop mal ? demanda Astrid.
- Non, ça va. Merci Astrid. Lui sourit-elle
- Excuse moi Karen, mais... tu as dit que c'est toi qui as produit ce joli son. Pourquoi au juste ? demanda Varek tout curieux
- Au fait... c'est ce coquillage qui la produit. C'est un sifflet qui m'a été donné par ma mère. Et avec, je peux appeler mon dragon qui réagit des qu'il l'entend.
- Donc l'Ebouillantueur est bien à toi ? demanda Astrid.
- Oui.
- Ouais ! Dis nous tout ! Dis nous tout ! s'exclamèrent en coeur les jumeaux
- Euh... d'accord, si vous voulez. Rit-elle face à cet enthousiasme
Même qu'elle se sentait beaucoup mieux, elle devait s'asseoir pour ne pas avoir des vertiges. Elle s'essaya sur la selle de Krokmou avec l'aide d'Harold et déballa son histoire devant un public très attentif et curieux.
- Alors... pour commencer, je m'occupe de lui depuis mes 5 ans. J'ai assisté à son éclosion et depuis, il me suit partout et on est devenu de grands amis. Même que c'était la guerre avec les dragons, ma famille et mon village m'ont permis de le garder. Nous étions plutôt du genre pacifiste et personne n'avait le coeur de tuer un bébé. Je l'ai donc dressé toute seule, et dès qu'il a été capable de nager et de m'emmener avec lui, on a sillonné une bonne partie de l'océan ensemble.
- Woh ! la classe ! soufflèrent les jumeaux
- Mais tu dis que tu l'as dressé toute petite... tu savais pourtant que les Ebouillantueur crachent de l'eau bouillante et qu'ils sont venimeux ? demanda Harold
- Oui. Mais si tu veux savoir si j'avais peur, sache que non. Pas un seul instant. Depuis qu'il a vu le jour, il me prend pour sa mère. Son instinct lui interdisait d'emblée de me faire du mal. Bon, au début, il me crachait de l'eau un peu trop chaude ou parfois tiède, mais il a vite appris à maîtriser ses jets et la température de l'eau. J'ai eu quelques cicatrices mais elles ne me dérange pas. Je ne me suis jamais mise en colère quand il me les a faite. J'ai aussi fallu me faire mordre plus d'une fois, mais c'était jamais sans méchanceté de sa part. Avec le temps, il a appris à faire attention et mes proches se sont toujours arrangé pour que j'ai de l'antidote sur moi.
- Incroyable... murmura Harold avec fascination.
- Mouais. Et tes parents étaient d'accord pour que t'ai un dragon dangereux à la maison ? T'aurais pas préféré une poupée ?
- Rustik !
- Mais quoi ? C'est reconnu que ces dragons sont assez dangereux ! tout comme les Ailes de la mort et leurs jets d'acide !
- Tu as raison Rustik. Souligna Karen sans se fâcher. Les Ebouillantueurs font partie des dragons assez dangereux à approcher, mais s'ils se sentent en confiance, tout comme n'importe quels dragons, il n'y a plus rien à craindre.
- Ouais, comme la fois où Kognedur s'est retrouvé nez à nez avec Bouilli ! se marra Kranedur
- Bouilli ? demanda Karen
- C'est un Ebouillantueur sauvage qu'on a trouvé il y a longtemps. Le pauvre avait une aile coincée sous des rochers et grâce à Kognedur et ses... cheveux qui sentaient l'huile de poisson, on a pu le mettre en confiance et le ramener juste à temps dans l'océan avant qu'il se déshydrate et avant l'arrivée d'une meute d'Aile de la mort. Expliqua Harold.
- Quelle histoire ! ça devait être incroyable ! En tout cas, merci à tous de l'avoir sauvé.
- C'est notre boulot ! tu sais, on est des super sauveurs de dragons Karen ! enfin surtout moi. Et il n'y a pas que les dragons que je sache sauver. Affirma Rustik en lui lançant un clin d'oeil charmeur.
Astrid et Kogne imitèrent un visage dégoutté et Karen afficha une mine gênée derrière un faible sourire. Par chance pour les filles, elle n'était pas du tout séduite par le genre de drague de Rustik.
- Au fait, tu nous as pas dit ce que tes parents ont pensé de ton ami dragon ? rappela Rustik
- Euh... bafouilla-t-elle
La gaieté laissa place à de la tristesse. Karen avait à présent un regard triste et elle se retenait de pleurer. Le regard fuyant, elle regardait de nouveau l'océan.
- Bah à mon avis, ils ne devaient pas être d'accord. Rétorqua-t-il
- Rustik ! Ferme-la un peu ! Tu vois pas qu'elle est triste ? reprocha sévèrement Astrid
- Ce n'est rien. Si ça ne vous dérange pas, j'aimerais retourner me reposer un peu. Demanda Karen
- Pas de soucis. Si ça ne dérange pas Astrid, elle va te ramener chez moi. Moi il faut que je file à la forge avant que Gueulfor me fasse des reproches interminables sur mon manque de responsabilité et j'en passe. Tu peux t'occuper d'elle ?
- Bien sure. Viens Karen.
- On peut rendre à pied s'il te plaît ? Je ne me sens pas trop d'humeur à voler...
- D'accord. Tu vas monter sur le dos de Tempête et on va rentrer au pas de course.
La jeune fille monta alors sur le dos de la belle dragonne, suivis d'Astrid, et toutes les deux empruntèrent le chemin de la maison. Harold salua ses amis et fila vers la forge, laissant les autres réprimandaient Rustik.
- Tu manques vraiment de tact tu sais ? Gronda Kogne les mains sur les hanches
- Ouais ! Même si je sais pas trop ce que c'est du tact... fit Krane
- Mais c'était qu'une question et une déduction !
- Mon pauvre Rustik. Sache que quand une fille est triste ou qu'elle est sur le point de pleurer, on évite de dire quoi que ce soit de blessant. Rétorqua Varek
- À parce que tu t'y connais plus que moi sur le sujet ?
- Oui. À part tout ce qui concerne les dragons, je connais pas mal de chose qui dépassent de loin tes capacités intellectuelles. Pour preuve, tu ne saurais même pas lui remonter le moral alors que moi, oui.
- Vas-y, fait ton prétentieux ! On verra bien qui arrivera à la faire sourire en premier !
- Aaah oui, son doux sourire... j'en avais jamais vu un d'aussi beau... se rappela Krane avec un visage rêveur
- Et c'est reparti... soupira Kognedur face aux souvenirs des garçons qui se battaient pour elle à l'époque
- Pari tenu Rustik !
Pendant que les jumeaux pariaient entre eux sur celui qui allait se prendre un râteau, Astrid venait d'arriver chez Harold. Elle ramena Karen auprès de son lit, mais elle était toujours triste et Astrid tenta de lui remonter le moral.
- Ne fait pas attention à ce qu'a dit Rustik. C'est un crétin qui réfléchit pas beaucoup quand il parle, mais au fond, il n'est pas méchant.
- Si tu le dis.
- Est-ce que... tu veux me parler de ce qui te chagrine ? ça te ferait du bien non ?
- Peut-être, mais pas maintenant Astrid. Je voudrais rester seule et me reposer un peu, s'il te plaît.
- Comme tu veux. À tout à l'heure Karen
- Merci Astrid. À tout à l'heure.
Elle sortit de la maison avec un pincement au coeur, laissant Karen seule. Cette dernière s'installa confortablement sur le lit et regarda pendant un instant son collier d'un air mélancolique. Une larme s'écoula sur ses joues qui vint s'écraser sur l'oreiller.
- Maman... murmura-t-elle
Elle ferma les yeux et serra le coquillage contre son coeur avant de s'endormir, les yeux pleins de larmes.
