Chapter 2 : Claire Meade.

Je suppose que la croyance disant que les mères ont un sixième sens concernant leurs enfants est vrai. Car c'est ma mère qui a vu la première que je tomberais amoureux de Betty tôt ou tard. Pendant longtemps, j'ai refusé de la croire pas parce que Betty ne ressemblait en rien aux filles avec qui je sortais habituellement mais parce que je savais que quelqu'un d'aussi profondément humaine et bonne ne me verrait jamais que comme un ami.

Ma mère fût surprise de rencontrer Betty la première fois. Elle connaissait le genre de femme que j'avais l'habitude d'embaucher comme assistante et Betty était tellement authentique que le contraste était frappant. Mais rapidement, elle fût tout comme moi fasciné et émerveillé par cette femme de cœur, de courage, de douceur et de gentillesse et s'attacha à elle jusqu'à la considérer comme une deuxième fille. Et Betty l'avait vite considérée comme une figure maternelle. Sa mère lui manquerait toujours mais elle aimait ma mère pour elle-même.

Elle me dit souvent à quel point elle était reconnaissante à Betty d'avoir su trouvé l'homme gentil et généreux qu'elle savait que j'étais au fond de moi. Et Betty a non seulement trouvé le bon en moi, elle l'a vu aussi en ma mère. C'est grâce à elle que ma mère a fait des efforts dans son addiction à l'alcool. Et Betty ne la jugeait pas quand elle rechutait.

Je pense que ma mère a vu que quelque chose m'avait profondément chamboulé quand je suis revenue du mariage d'Hilda mais elle n'a fait aucun commentaire et s'est juste contenté de m'observer en souriant.

Quand quelques semaines plus tard, je démissionnai de Mode pour suivre la femme qui était devenue une partie de moi-même, elle ne fit aucune objection mais sourit seulement de son air sage et à la fois malicieux. Je ne l'avais pas trompé une seule fois malgré mes dénégations.

Le jour de mon mariage, elle me dit après qu'elle soit venu me rassurer que ma future femme était heureuse et rayonnante, alors qu'elle m'aidait à me préparer: «Puis je enfin te dire que je le savais?»

«Que tu savais quoi ?» J'étais nerveux, réarrangeant sans cesse ma cravate ou lissant mon costume.

«Que tu allais finir avec elle. Je l'ai toujours su.»

«Je sais. Elle est en effet la seule femme qui a su me rendre heureux. Je l'aime tellement.»

«Je le sais. Je suis ravie de te voir si comblé. C'est tout ce que j'ai toujours voulu pour toi et Alexis.»

Ma mère est quelqu'un d'extraordinaire qui a eu tellement de choix difficiles à faire. Je l'admire autant que je l'aime.