Attaché à moi
Pairing : Harry/Tom
Genre : Romance/Hurt-Comfort
Disclaimer : si c'était à moi ça se saurait...
Rating : M
Bonjour les gens !
Eh ouais, la suite... pas trop tôt, c'est vrai ! J'essayais en même temps de finir mon autre Tomarry mais c'est la panne sèche, je crois que je vais la laisser tomber... J'ai écrit ce chapitre entre 19 et 23 heures, ce sera pas forcèment brillant... mais reviewez-moi quand même please ! :)
Je vous remercie tous pour vos gentilles (et nombreuses !) reviews sur le chapitre précédent.
Sur ce, bonne lecture !
PS : les passages en italique sont les POV de Tom
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Manoir Jedusor de Little Hangleton, 18 décembre 1998.
Le sixième jour avant Noël, le premier anniversaire de ma victoire.
L'hiver est tombé sur le village où mes parents ont vécu, enveloppant les paysages d'un grand manteau blanc. Les rues de Little Hangleton, au bas de la colline, grouillent de marchands de vin chaud, d'acheteurs aux bras chargés de cadeaux, d'enfants surexcités se réjouissant à l'avance des joies festives. Parfois, quand on tend l'oreille, on peut percevoir le tintement des clochettes du charriot d'un vendeur, ou bien les rires des gamins qui se poursuivent joyeusement sur la route en se bombardant de boules de neige. On devine aussi les jeunes gens qui glissent précautionneusement sous leur oreiller le cadeau destiné à celui ou celle qu'ils aiment, le sourire déjà aux lèvres en s'imaginant le plaisir de leur bien-aimé(e). Le temps est doux, il n'y a eu aucune tempête depuis le début le la saison, juste la fraîcheur hivernale qui fait frissoner les corps mal vêtus et de légers flocons qui tombent durant la nuit. Les lumières brillent aux fenêtres, les cheminées fument, les yeux et les bouches rient, les corps s'aiment et s'unissent. On sent, on respire la joie de vivre à chaque instant, à chaque endroit, partout où des coeurs battent à l'unisson. Les personnes naissent, tombent amoureuses, accouchent et meurent. Que le monde est beau, simple, quand on vit dans l'insouciance d'un monde sans guerre, sans sang... sans magie.
Et que ces vies sont mièvres, pesantes, monotones. Un vrai handicap quotidien. Qu'ils s'amusent autant que cela leur plaît dans leurs petites bicoques douillettes. Je pourrais les raser de la planète quand il me plaît, j'ai la richesse, le pouvoir, la puissance. Ils savent que ce n'est pas un ami qui demeure dans le magnifique manoir qui domine leur ridicule petit village, et pourtant, ils restent quand même là à faire griller des marrons devant un bon feu. Pareils à des fourmis qui restent immobiles sous une loupe en attendant de se faire carboniser. C'est d'un risible...
Dans d'autres circonstances, cela aurait fait bien longtemps qu'ils auraient étaient supprimés de ce monde. Mais j'ai mieux à faire. D'autres plans à élaborer, d'autres projets pour moi-même. D'autres idées en tête... et puis, je sais qu'il n'approuverait pas.
Une ambiance posée, presque paisible règne sur le Manoir et ses habitants. Il n'y a eu ni morts, ni blessés, ni punis depuis près d'un mois. Les troupes d'hommes, femmes et même enfants, tous des combattants aguerris, qui peuplent la vaste demeure mènent ainsi une vie presque normale ; c'est-à-dire qu'ils se lèvent toujours à la même heure, ils ont un repas équilibré matin, midi et soir, ils passent leur matinée à s'entraîner au combats et leur après-midi à se plier à chacune de mes volontés aux réunions, et le soirs ils se couchent tôt en prévision à une attaque qui ne viendra jamais. La meilleure vie... dont un Mangemort pourrait rêver. Ce qui, bien sûr, ne les empêche pas d'être sous mes ordres. Chacun d'entre eux sait ce qui arrivera s'ils osaient reculer devant un de mes commandements : une jolie petite séance de torture clôturée par un dîner en tête-à-tête avec ce cher Nagini. Car quoi qu'il arrive, ils sont à moi. Des chiens. Des serviteurs. Et ils le savent. Ils l'ont choisi, après tout. Toutes ces familles qui m'obéissent du doigt à l'oeil, sans poser de questions, ont décidé de placer leurs vies, leur confiance entre mes mains avilies.
Ce n'est pas moi qui m'en plaindrais, croyez-moi. Je suis plus heureux que je ne l'ai été depuis plus de soixante ans. J'ai plus de pouvoir que je n'en ai jamais eu, le monde entier est entre mes mains, et j'ai tout ce que je désire... tout. Après de longues et nombreuses années de lutte, j'ai enfin aqui tout ce que j'ai toujours convoité, jusqu'au plus fou de mes désirs. L'éternité de solitude dans laquelle j'ai grandi, toutes ces années à agir seul, toute cette incompréhension ont enfin payé. J'ai tout... même le contrôle de la planète, même la jeunesse éternelle, même... toi.
Oui, toi. Toi, l'impossible, l'intouchable, l'illusoire. Toi que chacun rêve de posséder sans jamais t'atteindre. Toi si beau, si jeune, si fort, si soumis. Toi qui illumines ma vie à chaque seconde que tu passes près de moi. Toi, le Survivant déchu, l'Elu disparu, la flamme d'espoir éteinte pour ceux qui t'ont eux-même sacrifié en échange de leur liberté.
Toi... Harry. Harry Potter.
Celui que le destin a désigné pour m'anéantir et qui a échoué. Celui qui, au lieu d'être le Sauveur de l'humanité, assassin du tyran qui avait détruit son monde, a fini vendu par une bande de rouquins et une Sang-de-Bourbe, ainsi qu'une armée d'étudiants abrutis par la peur, pour finalement devenir la pute, l'animal, le jouet de l'homme qu'il était sensé vaincre. Oui, c'est ce que tu es devenu, ancien idole de l'univers sorcier : une pute. Ma pute.
Harry...Tu n'as pas à avoir honte, tu sais. On est tous des putes, autant que nous sommes ; les putes de la vie. Ceux que l'ont baise, brutalement, sans sentiments, pour ensuite les jeter et recommencer. Tu n'es pas rabaissé... enfin. Si. Mais juste parce que c'est ton devoir de pute. Autrement tu restes mon ange, mon trésor, toujours aussi pur, aussi puissant.
Je ne saurais toujours pas t'expliquer pourquoi il fallu que ce soit toi, toi et personne d'autre. Un bébé. Un poupon de quinze mois qui a fait basculer la vie de Lord Voldemort, je vous demande un peu.
Peut-être que c'étaient tes yeux. Tes yeux, si verts, trop verts. Parce que tu sais, à l'orphelinat jamais comme bien les plus précieux, un livre de contes noirs et une peluche en forme de serpent. Cette peluche... elle était vieille, usée, laide. Mais ce qui m'avait attiré en elle, c'étaient ces deux billes vertes qu'on avait placées à la place des yeux. Elles semblaient si vraies. Parfois, quand je me réveillais, et que j'observais cette peluche dans les brumes d'un demi-sommeil, j'avais l'impression qu'il y avait un vrai serpent dans mon lit, à me regarder dormir de ses yeux étincelants. Mais je n'avais pas peur, car une présence, une présence malsaine, était toujours la bienvenue à mes côtés. Ce serpent en peluche a été un réconfort pour moi durant plus de dix ans, tout comme tu es ma béquille, mon appui aujourd'hui, la raison pour laquelle je n'ai jamais laissé le pouvoir entre les mains des rebelles, fatigué par toutes ces longues batailles. La raison pour laquelle aujourd'hui, tous mes voeux ce sont réalisés, et que je continue à me battre pour eux. Car, vois-tu mon ange, je ne supporterais pas de te perdre, Harry. Pas maintenant que tu es à moi... attaché et prisonnier de mon amour. Pour l'éternité.
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La pièce veste est plongée dans une semi-obscurité.
Je suis assis sur un trône, si beau, si puissant. Tout mon être inspitre et la crainte, et le respect. Avec une armée de serviteurs prosternés à mes pieds. Je peux leur demander n'importe quoi, ils le feront. Ils sont à mes ordres. Soumis. Asservis.
Et à mes côtés, il y a toi.
Les cheveux tombant dans ton dos, les habits déchirés, le corps offert. Ton visage est fermé, ravagé par les larmes. Pieds et mains menottés, tu es attaché à mon trône par une chaîne en acier elle-même reliée au collier de fer que tu portes autour du cou. Pareil à un animal. Tu es beau. Tu es à moi.
Je t'ai acheté, tu m'appartiens.
Je t'ai acheté aux ordures que tu appelais amis, qui t'ont vendu pour sauver leur familles. Quelques ordures de plus ou de moins, quelle importance. Ils payeront tôt ou tard pour tard pour t'avoir blessé. Peut-être sont-ils déjà morts. Peut-être ont-ils été trop lâches pour affronter ma colère. Qu'importe, tu es à moi. C'est tout ce qui compte.
Oui, tu es à moi. Tu es à ma merci. Je peux faire de toi ce que bon me semble. Alors je te fais payer. Je te fais payer pour ne pas m'aimer. Pour me faire encore souffrir, même vendue par ceux que tu considérais comme ta famille, même abandonnée de tous. Je te fais payer parce que moi je t'aime, je t'aime tellement que j'en souffre.
Tu es à moi. À moi. Ton corps, ta voix, ton odeur sont à moi. J'ai droit de vie ou de mort sur toi. Tu resteras éternellement à mes côtés mon ange. Je ne te laisserais à personne d'autre. À aucun prix. Tu resteras à jamais ma chienne, mon esclave, mon étoile, mon prince.
Jamais je ne te laisserais partir. Je t'aime trop, beaucoup trop pour ne serait-ce que penser à te libérer. Personne d'autre ne te touchera. Personne d'autre ne te possèderas. Tu es et tu resteras à moi, et à moi seul. Je serais ton seul maître. Je continuerais à te faire payer. Et nous resterons ensemble pour l'éternité.
Tes yeux sont baissés sur tes mains, jointes sur tes genoux repliés. Quelques mèches rebelles sont collées à ton front trempé de sueur. Ta bouche est entrouverte. Tu ne bouges pas, tu attends. Tu attends mes ordres.
Dieu, tu es si beau. Je te veux. Maintenant, tout de suite.
Je congédie mes serviteurs d'un geste de la main. Il sortent à reculons, sans cesser de s'incliner avec crainte et respect. Ils me vénèrent. Je ne m'occupe pas d'eux. Toi seule compte. Toi qui es si magnifique, dans ta soumission, ta vulnérabilité. Toi qui m'appartiens.
Quand le dernier serviteur est sorti, je verrouille et insonorise la porte d'un informulé. Personne ne viendra déranger notre intimité. Ces moments n'appartiennent qu'à moi. Qu'à toi. Qu'à nous.
D'un autre informulé, je fais disparaître ton collier et tes chaînes. Tes bras viennent s'enrouler autour de toi, comme pour te protéger. Mais tu ne bouges pas. Tu restes agenouillé, fixant le sol. Tu sais que tu ne peux rien faire sans mon autorisation. Et tu as peur. Alors, tu obéis. Tu ne fais rien. Tu attends mes ordres. Tu te protèges.
Je te dévore du regard. Je te désire tellement. Même affaibli, même dévasté, tu es d'une beauté à couper le souffle. Je m'imagine déjà, léchant chaque parcelle de ta peau caramel, suçant les pointes rosées de tes tétons, mordillant le lobe de ton oreille et je frissonne d'anticipation. Tu es à moi, à moi et c'est ça qui me fait vivre.
Je tends la main pour caresser tes cheveux. Ils sont soyeux, doux au toucher. Tu tréssailles, mais tu ne bouges pas, tes yeux restent baissés et tes bras enroulés autour de ta poitrine. Tu attends mes ordres. Même si tu veux pleurer, même si tu veux t'enfuir.
« Viens là mon ange. »
Tu obéis à mon ordre formulé d'une voix douce sans broncher. À quatres pattes pour plus de précautions, tu te places devant moi, à genoux. Les yeux toujours rivés au sol. Je sens ta peur irradier dans toute la pièce, étouffée par mon désir.
Je veux voir tes yeux, tes yeux merveilleux dans lesquels je me noie dès que je les fixe. Tes yeux qui ne sont autorisés à regarder que moi.
« Regarde-moi. »
Tu lèves craintivement tes prunelles émeraudes vers moi et le reste du monde s'efface. Il n'y a pas à dire, tu as des yeux extraordinaires, trésor... Il sont si beaux, si profonds, je pourrais jouir rien qu'en les regardant.
« Viens là. »
Je te tends les mains, tu les saisis avec précautions, comme si tu avais peur que je t'écrase les doigts. À la place de ça, je caresse doucement tes doigts des miens, et t'attire tendrement sur mes genoux, une jambe de chaque côté de ma taille. Tu respires difficilement, et pourtant je suis sûr de ne pas t'avoir fait de mal. J'enfouis ta tête dan mon cou, collant à moi ton corps tremblant. Je te caresse amoureusement le dos, les hanches, les cheveux, avec la légèreté d'une plume, tout en respirant ton parfum, les yeux clos. Tu sens incroyablement bon. Un doux mélange de rose, de thym et de tarte à la mélasse, ton dessert préféré. C'est un arôme à la fois envoûtant et hypnotisant, comme toi. J'adore le sentir.
Tu ne portes rien sous ta robe déchirée et sale. Ainsi je glisse ma main sous le tissu usé, effleurant tes cuisses, tes aines. Tu frissones, de peur et de dégoût. Tu es terrifié, car tu sais ce qui va suivre. Je vais te faire mien, charnellement, comme à chaque fois durant les uniques moments où je ne te traites pas comme un animal, à l'abri des regards.
Je prends tes mains dans les miennes, et je les pose sur ma robe. Tu sais ce que tu dois faire, alors tu t'éxécutes, comme à chaque fois, tes gestes guidés par la peur. Tu soulèves lentement mes robes, puis tu baisses mon pantalon et mon boxer, dévoilant mon sexe douloureusement gonflé, tandis que je te retire ton propre vêtement. Mon dieu mon ange, ton corps est si parfait. Le plus parfait sur terre. Tu es véritablement un trésor, une pierre précieuse. Comment ont-ils pu te vendre, ces ingrats... L'espèce humaine n'a certainement pas évolué en tant de siècles.
Je passe mes mains religieusement sur ton corps, savourant le contact de ta peau si douce sous mes doigts. Tu trembles de plus belle, et pourtant tu sais que je ne vais pas te faire de mal. Non, c'est juste de la répulsion, de la répugnance face à la tendresse de celui qui a gâché ton enfance, ton adolescence, ta vie. Ma main trace des arabesques sur ton torse superbe, et ma bouche vient se poser tendrement sur un de tes tétons, suçotant avec délices le bout de chair.
J'aime penser que tu aimes ces moments intimes, autant que moi. Qu'ils te rassurent, qu'ils te font te sentir bien autant que moi. Mais je sais que c'est faux. Je sais que tu en souffres, que tu cherches désespérément un échappatoire qui n'existe pas, que mes mains sur ton corps te dégoûtent. Et si ça me fait mal, je fais avec. Que veux-tu, on ne se refait pas. Je t'ai, alors peu importe si je te dégoûte, tant que tu es avec moi. Oui, je sais, je suis complétement cinglé.
J'entre en toi.
Sans douceur, cette fois. Je te fais ressentir toute cette souffrance, toute cette folie par cette étreinte brutale. Je te pénètres d'un coup sec, sans préparation, tandis que mes mains se crispent sur tes hanches et que ma bouche se joint à la tienne en un baiser furieux. Tu hurles de douleur. Tes mains s'accrochent à mes cheveux, ta bouche hurle sa détresse, tandis que je te pilonne violemment, torse contre torse, souffle contre souffle. Ma main s'enroule autour de ton sexe pour te masturber au même rythme que mes coups de reins. Tes cris et les miens retentissent dans la pièce froide. Le plaisir m'envahit, me remplit, la sensation de mon corps enfoncé dans le tien est si forte, si délicieuse, que ma vue se brouille et que des larmes de bonheur coulent sur mes joues aussi bien que les tiennes.
Tu me rends fou, complétement fou. Tu me rends dangereux. Sais-tu ce que je serais capable de faire si quelqu'un venait à t'enlever à moi ? Sais-tu les extrémités auxquelles je serais capable pour te retrouver ? Sais-tu quel sera le châtiment du coupable ? Tu ne pourrais même pas l'imaginer.
Tu me rends plus cruel, plus dément, plus meurtrier que je ne le suis déjà.
Chaque seconde de ma vie est accompagnée d'un sentiment incontrôlable de peur. J'ai peur de te perdre, peur que tu disparaisses, peur que tu trouves un moyen de me quitter.
Non, tu ne le sais pas. Tu ne veux pas savoir. Parce que tu ne crois pas à mon amour. Tu crois juste que je cherche à te détruire, pour me venger de toutes ces défaites et pour qu'on soit quittes, tu te laisses faire. Gryffondor jusqu'au bout.
Je finit par jouir dans un cri animal. Le plaisir me terrasse, je te mords la langue et ton sang m'emplit la bouche. C'est si bon, je ne vois plus rien, juste l'amour, la possession, je te hais, je t'aime, je te hais avec tant de passion...
La violence de notre orgasme nous a projetés au sol. Je suis allongé sur toi, haletant, en sueur, tentant de reprendre ma respiration. C'est dans ces moments-là que je réalise pleinement ma puissance. Comment ne pas être puissant quand on a Harry James Potter corps et âme à lui ? Car oui, tu m'appartiens, tu m'appartiens ! Tu m'appartiens, tu entends ? N'oublie jamais ça !
Je me relève brusquement et me nettoie d'un sort, tout en remettant mes habits en place. Puis je fais volte-face et je me retourne vers la porte pour m'en aller, sans un regard pour toi. Peu importe, je reviendrais et je te ferais mien à nouveau. C'est tout ce que j'ai à faire quand je n'ai pas encore droit aux câlins, au baisers, à ta tendresse, à ton amour. Mais ça viendra. Ça viendra, je te ravirais ton coeur comme tu l'as fait pour le mien. Tu m'aimeras et tu seras à moi, à moi.
Tout ça, parce que je t'aime, Harry.
OoOoOoOoOoOoOoOoO
Review please !
