Voici le deuxième chapitre de cette fic qui est ma première. J'espère pouvoir à un rythme de un chapitre par semaine sachant que je posterai plutôt en fin de semaine.
Si l'histoire vous plaît ou si elle ne vous plait pas n'hésitez pas à me le dire dans une petite review :).
Bonne lecture !
Les victimes avaient été tuées à leurs domiciles, c'est donc par là que je commençai. La police moldue m'avait précédée dans chacune des maisons dont les portes étaient barrées de rubans jaunes que j'essayai de ne pas décrocher pour ouvrir chaque porte, je lançai un sortilège d'Alohomora.
Je remarquai une certaine similitude à l'intérieur des maisons: pas de désordre, pas de signes de lutte et la police n'avait trouvé aucune trace d'effraction (logique puisqu'on avait affaire à des sorciers).
Tout ce que je trouvais dans ces endroits concordait avec le rapport de la police. Les agresseurs étaient entrés en pleine nuit, pendant que les propriétaires dormaient, et leur avaient jeté le sortilège fatal; les victimes ne s'étaient même pas aperçues qu'on les tuait (ce qui n'était peut-être pas plus mal). Evidement les Moldus eux n'avaient aucune idée des causes de la mort.
L'autre élément particulièrement important à relever était cette grande inscription tracée à la peinture noire sur les murs des chambres des victimes : « LE SANG IMPURE ABREUVERA LA TERRE JUSQU'A CE QU'IL N'EN RESTE PLUS UNE GOUTTE POUR LA SOUILLER ».
Je ne pus m'empêcher de penser à ma meilleure amie Hermione, elle-même issue d'une famille de Moldus, et je ressentis une vague de colère monter en moi; ils paieraient pour leurs actes abjects, je m'en faisais la promesse.
Je fouillai chacune des habitations pour chercher un lien entre les victimes autre que leur ascendance, en effet je me demandais comment les tueurs savaient que leurs victimes n'étaient pas des sang-purs.
Mes recherches ne donnèrent pas grand chose, je ne trouvai aucun indice intéressant, juste des photos de famille, des cartes de fidélités, de vieilles factures et autres futilités du genre. Les enquêteurs avaient emporté les répertoires de numéros de téléphones et d'adresses, les ordinateurs, tout ce qui aurait pu m'apporter des informations.
Le soleil se levait quand je rentrai chez moi, il était à peine 6h du matin et j'avais du temps avant de devoir me rendre au journal pour prendre mes fonctions. Je décidai de prendre une douche puis je commençai à noter mes premières observations et surtout interrogations sur l'enquête.
Quand il fut 7h30 je sortis de chez moi, espérant trouver un endroit pour me restaurer, n'ayant pas pu faire de courses à mon arrivée. J'eus de la chance et trouvai un café où prendre petit déjeuner avant d'aller au « bureau ».
J'arrivai dans les locaux du Bay Mirror pile à l'heure et fus accueilli par une petite femme rousse aux cheveux cours qui se présenta comme Elise Rothman, la rédactrice en chef. Elle avait l'air d'avoir un sacré caractère et d'être passionnée par son métier.
Elle me confia ensuite à son assistante qui me montra mon bureau et m'expliqua en détail le fonctionnement du journal tout en souriant un peu plus que la politesse ne l'exigeait; heureusement que Ginny ne voyait pas ça.
La matinée passa rapidement, j'eus l'impression de passer les heures avant midi à faire connaissance avec mes « nouveaux collègues », dont j'oubliais les noms au fur et à mesure que je les entendais.
Cependant, une femme attira mon attention, pas à cause de son physique plutôt avantageux, petite, brune, les yeux marrons et un très joli sourire, mais à cause de l'étrange impression qu'elle me fit. Je ne savais pas pourquoi, mais elle m'avait l'air différente des autres, elle avait titillé mon instinct d'Aurore et inconsciemment je décidai de garder un oeil sur cette Phoebe Halliwell.
Après le déjeuné je me rendis au commissariat afin de soutirer quelques informations à l'inspecteur chargé de l'enquête, un certains Darryl Morris. Celui-ci ne se montra pas très loquace, et j'eus du mal à lui exhorter la moindre information, mais finalement il s'avéra que la police n'avait pas non plus réussi à faire de lien entre les victimes.
J'étais sur le point de partir quand une vague d'agitation secoua le commissariat, on avait découvert une nouvelle victime! Je réussis à entendre l'adresse où avait eu lieu le crime et me mis en route en même temps que la police.
Une fois sur place, je fouillai dans mon sac pour prendre ma cape d'invisibilité que j'avais eu la bonne idée d'emmener. Ainsi, je pus me faufiler sur la scène de crime sans être vu, en faisant bien attention de ne cogner personne et de ne rien déplacer.
La victime était une jeune femme dans les 25 ans, elle gisait sur son lit, et il ne faisait aucun doute qu'elle avait été terrassée par le sortilège d'Avada Kedavra.
En sortant je traversais la pièce principale qui faisait office de salon, salle-à-manger et cuisine, et c'est alors que je la vis, accrochée sur la porte du frigo à l'aide d'un magnet en forme de dauphin, la petite carte de visite bleue sur laquelle était inscrit « BLUE MOON, ésotérisme et objets magiques ».
Je l'avais déjà vu, la nuit précédente parmi toutes celles que j'avais trouvées chez les autres victimes. Maintenant je m'en souvenais parfaitement, les victimes possédaient toutes cette carte.
Je me maudis intérieurement de ne pas avoir remarqué ces cartes pendant mes visites nocturnes, mais savoir que la police non plus n'avait pas remarqué la carte m'apportais un certains réconfort.
Je m'en emparai discrètement et parti rapidement. Cette découverte me remonta grandement le moral, j'avais une piste qui je l'espérais ne serait pas une impasse.
Je passai au journal avant de rentrer histoire de faire bonne figure et je m'arrêtai faire quelques courses sur le chemin du retour. Je posai mes courses chez moi et reparti aussitôt, n'emportant que ma baguette et ma cape d'invisibilité, direction la boutique Blue Moon.
