Elle descendit avec une enveloppe en papier kraft brune. Je la remercie et elle m'accompagne jusqu'à la porte. Je jette un dernier regard à la maison dans laquelle Sherlock à vécu près de 18 ans... ou plus... ou moins... Je le vois parfaitement quitter le logis familial à 15 ou 16 ans... voir moins encore.
Je m'éloignais et m'asseyais sur un banc. Je sortais de l'enveloppe une petite boite en fer qui demandait un code a quatre chiffres ou lettres. J'essayais 221B, SHER ou PINK mais j'abandonnais assez vite. Je sortais alors un morceau de papier de l'enveloppe.
John, John, John, John... Tu devrais savoir que sans indice on ne peux pas résoudre une énigme sans indice avec un cerveau comme le tien. Dépêche-toi j'ai hâte de te voir.
xxxx
Je restais bloqué sur "xxxx" Ce n'était pas du style de Sherlock, il y a forcement un message caché ! Je me reporte sur les premiers mots mon prénom... quatre fois... quatre lettres. Je reprenais la boite J.O.H.N. *click* la boite s'ouvre et je découvre un billet, non, un ticket et là, les mots de Sherlock se remettent à tourner dans ma tête alors qu'un sourire se forme sur mon visage "J'ai hâte de te voir" ... The London Eyes... Je lui avais dit il y a quelque temps que c'était le lieu le plus impressionnant de Londres à mes yeux.
Je rangeais soigneusement le tout dans ma poche avant de me figer, je sort le billet de ma poche et le relis... "on ne peux pas résoudre une ÉNIGME sans indice" mais oui ! "xxxx"
Un baiser ! la réponse c'était un baiser !
"Je suis juste deux et deux" ce sont deux lèvres scellées, "je suis chaud, je suis froid" un baisé peut être aussi chaud et passionné que froid et désintéressé. " J'ai engendré une interminable progéniture" un baisé menait souvent à aller plus loin et à avoir des enfants. "je suis une certitude, un cadeau sans mesure" c'est simple : offrir un baisé, c'est offrir un cadeau sans mesure, et c'est une certitude de l'amour de l'autre. "Je cède -non sans plaisir- à qui me prend sans droit" c'est un baisé volé.
Je l'ai ma réponse, je pourrais ainsi avoir la sienne !
Je fonçais dans un taxi et me rendait au London Eyes presque en courant. Je savais qu'il n'était pas là. Non, ce serait trop simple.
Je prenais donc une place dans le manège et observais le paysage. Mon portable se mit à vibrer dans ma poche.
Regarde sous le siège
-SH
Comment diable pouvait-il savoir ? ... Question inutile.
Je me penchais et en sortais un nouveau billet.
Rien de mieux que la routine vue d'en haut.
-SH
Cette fois... je n'y comprenais rien.
Du haut de la roue, je pouvais voir presque l'intégralité de Londres. Je peux même voir the Hiden Park... THE HIDEN PARK ! Mais bien sur ! J'y vais presque tout les jours ! C'est là-bas que je dois aller ! Je n'attends pas que le manège sois à arrêt et je saute de la navette d'environ deux mètre. Étant un soldat, j'ai appris à tomber et je faisais donc une roulade comme on me l'avait appris. J'étais au centre des regards mais je m'en fichait.
Je fut au parc en un temps record. Mut par un pressentiment, je me dirigeais vers le lac, il y avait une sorte de cabane créée par la végétation. Nous l'avions remarquée une fois alors que nous étions allés nous promener, une des rares fois où le détective avait accepté de sortir de chez nous.
Et en effet, il était là. Le soleil couchant faisait se refléter les ondulations de l'eau sur son visage. Je sais qu'il sait que je suis là, il m'attend, c'est tout.
Je m'approche et contrairement à quelques secondes plus tôt, je suis serein. Je me met à scruter le lac.
- Un baisé, voilà la réponse que tu attendais. Quelle est là tienne.
Le son cristallin de son rire me troubla, me serais-je trompé ?
- John, je t'ai dit que pour avoir ma réponse tu devrais me donner la tienne.
Je le regardais, désorienté.
- Mais...
Il tourna la tête vers moi, et l'attraction de ses yeux m'immobilisa. Les ondulations de l'eau le rende presque surnaturel, un ange. Oui, décidément, quoi qu'il en dise, Sherlock était un ange.
- Oh...
Je venais de comprendre.
Je vis le spectre d'un sourire dans son regard, alors que je faisais un pas de plus vers lui, je passais son écharpe autours de son cou sous son regard médusé, et retenais à grand peine un fou rire devant son expression. Je me contentais de sourire comme pour le rassurer. Je lui prenais la main, entrelaçais nos doigts, puis tout en douceur, je tirais sur son écharpe pour attirer son visage plus près du mien. Je frollais ses lèvres d'un baisé-soupir, lui laissant le temps de se rétracter s'il changeait d'avis, puis l'embrassais calmement, goutant la douceur de sa peau, le gout de ses lèvres. Il me serra contre lui, m'attirant plus près de lui en pressant ses main dans mon dos, dans une étreinte désespérée.
- John, je...
NIAK NIARK JE SUIS UN MONSTRE ! Je vous poste la suite demain soir ;) vous allez me détester de tout arrêter là mais c'est nécessaire ^^
