Bonjour, tout le monde, voici la suite ^^

Réponses aux reviews pour les non-inscrits :

Guest: Merci pour ta review et non je ne peux pas dire quel va être le pairing. C'est un secret :p J'espère que ça ne te dérangera pas et que tu continueras de me lire.

Une inconnue: Merci d'avoir laissé ton avis ^^ Je suis ravie que ça te plaise, j'espère que le reste continuera à te plaire ^^


Pov Bella

Je marchai dans le bois près du lycée en le laissant me suivre, le laissant croire que je ne l'avais pas repéré. Ah, ce petit saligaud de Damon avec ses yeux bleus aussi froid que la glace et son sourire qui en faisait tomber plus d'une. Il croyait pouvoir me surprendre en faisant autant de bruit ? Bon d'accord, il ne faisait pas tant de bruit que ça, seulement, j'avais été entraînée à tendre l'oreille et le son des petits frottements qu'il laissait parvenir à mes oreilles, me notifiait de sa position. Je continuai d'avancer mais avec un sourire mutin sur les lèvres cette fois. Soudain, il surgit derrière moi, essayant de me saisir le bras, j'attrapai sa main et la tenant, je tournais autour de moi-même, son corps me suivit et je le plaquai contre un des arbres qui nous entouraient. Je me plaquai contre lui, ne lui laissant aucune échappatoire possible. Son habituel sourire moqueur quitta ses lèvres et un autre genre de sourire s'y installa, le sourire typiquement masculin qu'il me réservait. Mon genou alla se loger entre ses jambes et monta petit à petit.

_ Bonjour, toi, murmura-t-il.

Je souris à mon tour et tordis son bras, le faisant tirer une grimace amusée.

_ Tu es bien dure avec moi, mon cœur.

J'éclatai de rire.

_ Toi, un cœur ?

_ Tu me connais, je suis le romantique par excellence.

Je secouai la tête devant tant de bêtise et lui envoyai un coup de genou dans l'entre-jambes. Je sautai en arrière pendant qu'il se pliait en deux. Il releva la tête, et son regard brilla, un grand sourire sur les lèvres. Il avait l'air affamé.

_ Et si on dansait, Damon ? Puisque tu as décidé de me suivre avec les plus pures intentions.

_ Oh, tu me connais, ma Belle. Je suis toujours partant pour tout ce que tu proposes.

Ce disant, il me fit un clin d'œil et j'eus l'impression de me trouver en la présence d'un gros félin regardant sa proie en imaginant combien délicieuse elle sera sous sa langue. Je sentis mes pupilles se dilater et l'adrénaline circuler rapidement dans mes veines. On se jaugea du regard et on entreprit de tourner l'un autour de l'autre, en une danse des plus sensuelles. Mon regard ne le quittait pas et mes sens étaient en alerte, à l'affût d'un mouvement qui m'informerait qu'il allait passer à l'attaque. Après ce qu'il me sembla une éternité, il bondit, ses mains se plantèrent sur une branche et en une pirouette, il se hissa sur la dite branche; j'en profitai pour me poser sur celle d'un autre arbre et m'accroupis afin d'être prête à repartir assez rapidement. Il fit mine de disparaître derrière les feuillages, aussi le suivis-je d'un bond. Une course commença alors. Il essayait donc de me guider vers quelque lieu qu'il connaissait pour utiliser le terrain contre moi.

Astucieux, mais c'était sans compter sur ma vitesse. Je bondis une dernière fois et atterris sur son dos, on alla alors s'écraser sur le sol, en un enchevêtrement de corps. On lutta pour avoir le dessus sur l'autre, utilisant tout ce qui était à notre portée pour gagner. Quelques instants passèrent à peine, et je me trouvais à le chevaucher, il gesticulait dans tous les sens pour se délivrer de ma prise et si je n'avais pas de technique, il y serait parvenu, ayant l'avantage de la force.

_ Qu'est-ce que tu fais ici ?

Il haussa un sourcil moqueur et me donna un coup de rein, collant nos bas-ventres.

_ Tu me manquais, susurra-t-il d'une voix rauque.

Je me dérobai et il en profita pour se libérer. Nous nous levâmes d'un même mouvement et le combat commença. Il envoya son pied vers mon visage mais je le bloquai d'une main et tenant toujours son pied, je pivotai, essayant d'atteindre sa gorge de ma main libre. Il tourna alors avec moi, se déroba et la danse continua. Nous luttâmes pendant encore longtemps jusqu'à ce qu'il me coince contre un arbre. Ma jambe droite entre nous, mon talon contre sa gorge, prêt à lui trancher la trachée et nos mains jointes sur sa dague posée innocemment entre mes côtes, prête d'une impulsion à m'emmener danser avec les étoiles, ces lumières mortes.

_ Quelques souvenirs me reviennent à la mémoire, sourit-il. Toi, moi, un arbre…

Je l'arrêtai en pleine phrase :

_ Veux-tu vraiment parler bagatelle alors que je pourrais te saigner ? fis-je d'un sourire mauvais.

Il éclata de rire et m'envoya un regard éloquent. Je secouai la tête.

_ Tu es vraiment un dégénéré, plaisantai-je.

Damon adorait le danger, s'il ne chassait pas, il s'ennuyait à mourir. Il avait un tableau de chasse assez conséquent et les méchants lui avaient même octroyé un petit nom affectueux. Le Chasseur. Parce que ça les amusait et qu'on était souvent partenaires dans nos missions, j'ai hérité de celui de la Reine des glaces. Qui a dit que les criminels n'avaient pas de sens de l'humour ?

Mais ce surnom avait quelque chose de vrai. Si Damon adorait jouer avec ses cibles et leur proposait souvent une échappatoire s'ils réussissaient à le semer, j'étais connue pour être aussi froide que la glace. Je tuai parce qu'ils ne m'avaient pas laissé le choix. Ce n'est pas que ça me dérangeait, non loin de là j'étais juste pragmatique assez pour ne pas perdre du temps et de l'énergie sur des cas qui n'en nécessitaient.

J'entendis soudain quelqu'un approcher. Je vérifiai dans ma lentille que tous les Cullen étaient bien sans danger, que les autres gardes que Carlisle avait engagé ne les avaient pas quittés des yeux. Tout le monde était là, sauf Alice. De fait, J'eus juste le temps de redescendre ma jambe et Damon de ranger son couteau quand le petit Lutin surgit. Elle promena son regard sur moi et nota la position dans laquelle nous nous trouvions. Elle parut alors perdue dans ses pensées, comme si elle était en grand débat avec elle-même. Finalement, elle nous gratifia d'un sourire. Je ne me demandai pas à quel genre de conclusions elle était parvenue, après tout, à quelle autre conclusion serait-elle parvenue après avoir trouvé deux personnes collées l'une à l'autre, en plein milieu des bois ? Je me félicitai que ses pensées se soient arrêtées sur ce point justement. Pour elle, découvrir ce qu'il en était vraiment, aurait été peu accommodant.

_ Bella, dit-elle, le sourire dans sa voix.

J'avertis Damon du regard de ne rien faire pour tout gâcher et me séparai de lui je me tournai alors vers Alice, sans le lâcher du regard : je n'avais pas survécu toutes ces années en n'étant pas prudente. Certains me pointeraient du doigt et crieraient « paranoïaque », et je leur répondrai qu'ils ont raison, et qu'avec le métier que nous faisions, ne pas l'être, signifiait s'exposer à des dangers mortels. Traitez-moi de ce que vous voulez, je vis très bien ma paranoïa, le maître mot ici, étant vivre.

_ Alice, dis-je, finalement.

Damon profita de ce moment pour déposer un baiser à la commissure de mes lèvres, son odeur m'entoura et ramena certains souvenirs à la lisière de mes pensées. Parfois, je détestais la fidélité avec laquelle mon esprit reproduisait mes souvenirs les images de nos ébats étaient imprimées derrière mes paupières. La sauvagerie et la passion avec lesquelles nos corps se rejoignaient, le plaisir que me procurait la lutte pour avoir le dessus sur lui, le plaisir que me procurait son corps contre le mien, à l'intérieur de moi. Je le regardai de biais, il avait sur ces lèvres qui connaissaient mon corps par cœur, le sourire qui me promettait des nuits de plaisir. Son regard bleu avait viré au gris et me parlait, il me disait que même s'il m'explorait mille années, il serait toujours affamé pour moi j'étais soudain très consciente de son corps très proche du mien, trop, pas assez. Mes sens étaient submergés par sa présence, son odeur m'enivrait, la chaleur et la solidité de son corps me rendait fébrile. Il émit un son profond et je soupirai. Damon avait cet effet sur les autres, il ne laissait personne indifférent et il fallait dire que ce n'était pas sans raison. Si ce n'était pas pour son physique de rêve et ses talents de mercenaire, son esprit affûté et sa connaissance vous ferait tomber. Les nuits qu'on avait passées à s'explorer, on avait parlé des heures durant du monde et de tous ces sujets qui nous interpellaient. Je me vantai que mon effet sur lui était tout autant dévastateur. Isabella Swan avait réussi à intriguer Damon O'Connor. J'éclatai de rire à cette pensée et Damon eut un sourire intrigué comme s'il avait suivi le fil de mes pensées jusque-là mais qu'il s'était perdu à ce moment précis.

_ Que fais-tu, ici, Alice ?

Cette dernière qui n'avait rien raté de notre échange, soutenait mon regard avec beaucoup d'intérêt.

_ Un petit oiseau m'a dit que ce chemin me montrerait quelque chose de très intéressant, chanta-t-elle presque.

Je haussai un sourcil, cette fille commençait à susciter mon intérêt. Elle tourna la tête vers Damon :

_ Tu ne me présentes pas ?

Je clignai des yeux, je n'avais pas du tout envie qu'il se mêle à mes clients, j'avais un pari à gagner, et Damon aimait perdre autant que moi. Il sembla amusé à l'idée de me déranger dans mon travail je retins un grognement. Et j'avais bien fait, Alice aurait trouvé ça bien étrange.

_ Damon, se présenta-t-il puisque je ne faisais toujours pas mine de répondre.

Alice se lança alors dans l'un de ses babillages, faisant Damon me lancer un regard interrogateur. Je hochai la tête, lui notifiant, que oui, elle était toujours comme ça. Nous en étions là, à notre conversation muette lorsqu'elle dit :

_ Tu devrais venir avec nous ce soir, à la fête que nous organisons pour notre arrivée à Forks.

J'écarquillai les yeux et intimai à Damon de refuser, il me sourit de toutes ses dents et m'acheva avec ces mots :

_ Seulement si Bella en est.

Je me forçai à sourire à Alice qui applaudit et sautilla de contentement, elle bougeait tellement vite qu'elle acheva de me donner une migraine. Damon s'adossa à l'arbre et me ramena contre lui, contre la preuve que tout ce qui passait lui plaisait bien. Il était si dur contre mes fesses que mon corps réagit à cette sensation si familière : mes tétons durcirent et mon entre-jambes devint très humide. Très peu contente de la situation et de la trahison de mon corps, je me promis de lui faire regretter amèrement ce qu'il venait de faire. Mais pour l'instant, Alice voulait retourner vers le parking de l'école, rejoindre les autres car nous n'avions que trois heures pour nous préparer et que ce n'était pas assez pour souligner notre perfection. Ses dires précisément. Je me tournai dans les bras de Damon et approchai mes lèvres de son cou, comme pour lui dire quelque chose et mordis très fort sa gorge offerte. Il s'esclaffa alors et me serra très fort contre lui, ses mains sur mes fesses.

_ Là-voilà, ma lionne.

_ Tu as intérêt à bien te tenir, murmurai-je entre mes dents. Parce que je vais tout te faire regretter ce soir, quand on sera seuls.

_ Tu m'intéresses, mon cœur. C'est un rendez-vous, fit-il avec un clin d'œil.

Je le poussai et suivis Alice vers le parking. Ce soir promettait d'être très intéressant mais aussi dangereux. Et c'était cette dualité qui faisait courir l'adrénaline dans mes veines, qui me faisait sentir si vivante. C'était aussi la raison pour laquelle, Damon était si présent dans ma vie parce qu'il faisait la paire avec moi, allait aussi loin que moi, flirtait autant que moi avec la frontière mince qui séparait danger et mort. Je me trouvai à sourire même si j'étais ennuyée qu'il venait. Damon allait tomber de haut ce soir, mais il me donnerait un bon combat.

Une idée commença à germer dans ma tête, une idée qui me plaisait beaucoup.

Oui, ce soir allait être très intéressant.

Alice nous traîna dans toutes les boutiques, au grand dam de ses frères. Lorsqu'ils se plaignirent qu'elle n'avait pas besoin de faire les boutiques, que leurs stylistes pouvaient tout lui présenter à la maison, elle sourit et rétorqua que sa joie en serait ruinée. La vérité était que je pensais qu'elle trouvait de la joie à torturer ses frères ainsi. Jasper et Emmett étaient très ennuyés, mais un seul regard de leurs moitiés suffisait à faire apparaître un sourire sur leurs lèvres. Lorsque je promenai mon regard sur le dernier de la fratrie, je ne vis aucun ennui dans son visage. Il avait l'air perdu dans ses pensées, comme s'il n'avait aucun intérêt pour le monde qui l'entourait et qu'être ici lui importait peu. Edward était un marginal par excellence, il était l'écrivain de la plupart de leurs chansons. Quelques sombres pensées à propos de sang, de Dieu et de la vie. Mais jamais, la mort. On penserait qu'avec un nom de groupe pareil, le style en serait gothique... La vérité était que leur style était des plus uniques, quelques notes venues d'un endroit inconnu. Chaque fois qu'ils jouaient, ils créaient une atmosphère hypnotisant la foule, qui venait écouter cette mélodie qu'elle n'avait jamais rêvé de connaître. Et alors, Edward et Alice chantaient et leurs voix se mariaient parfaitement, racontaient des histoires d'il y a longtemps, que les mémoires n'avaient pu garder. Des histoires à propos de nos origines, des autres, des créatures qui foulaient la terre, les cieux, les océans d'autres dimensions, planètes, peut-être ? Il me donnait parfois l'impression que ses histoires lui venaient d'un être qui les avait vécues, un être qui avait été témoin de tellement et qui avait décidé de partager quelques gouttes de son savoir avec lui et alors, je me demandai ce que cet être aurait trouvé chez lui qui l'aurait amené à s'arrêter à son existence et décider de lui offrir ces récits inédits.

Un sourire se forma sur mes lèvres et je secouai la tête, son regard sembla alors me remarquer et entreprit de me scruter avec beaucoup d'intérêt. Je me demandai s'il s'était aussi perdu dans ses pensées en se demandant ce que j'étais… Son regard d'un vert pur, magnifique, semblait soudain plein de cette vie qui leur manquait plutôt. Il marcha vers moi et s'installa dans le fauteuil deux places sur lequel j'attendais qu'Alice ait fini de faire essayer des costumes à Jasper et Emmett. Je penchai la tête sur le côté et lui lançai un regard de biais, attendant qu'il parle.

_ Alice n'a pas été excitée comme ça depuis sa première Fashion Week, dit-il après quelques temps.

Un sourire discret anima ses lèvres et je me surpris à admirer leur perfection. Je clignai des yeux rapidement mes pensées semblaient aller dans des directions inattendues. Edward était magnifique, je le savais déjà, mais pourquoi sa beauté m'attaquait-elle au point de ne plus savoir que faire de l'oxygène dont mon corps avait besoin ? Mon corps semblait oublier que respirer était important, et ma gorge se serrait à la vue de tant de perfection. Bien sûr, j'avais l'habitude de côtoyer de magnifiques créatures, Damon en était la preuve vivante il était tellement ravissant que son entourage voulait tout lui pardonner pourvu qu'il daigne remarquer leur existence. Mais il y avait quelque chose de poignant dans la beauté d'Edward, dans son regard.

_ Tu veux dire qu'elle peut être calme ?

_ Jasper arrive à la calmer.

Jasper était d'un calme surprenant comparé à sa petite amie, il était vrai qu'on pourrait se demander ce qu'ils faisaient ensemble mais ils se complétaient si bien qu'on ne se posait pas la question. Leur complicité se communiquait par un regard, un sourire, une caresse sur la main c'était tellement beau que je ne pouvais pas les observer interagir sans me sentir mal, comme si j'étais témoin de quelque chose de bien plus intime que le sexe. Je hochai la tête.

_ Tu n'as pas l'air de faire grand cas de cette petite sortie. Tes frères semblent vivre un mauvais moment, mais pas toi.

Son sourire s'agrandit et quelque chose brilla dans ses yeux, ses traits semblèrent se relaxer.

_ Alice s'est mis dans la tête de prendre soin de moi comme si j'étais une petite chose fragile, dit-il d'une voix douce. Alors, elle ne m'embête pas autant qu'elle le fait avec les deux autres.

Il avait beaucoup d'affection pour sa sœur, ce fait même exsudait de toute sa personne dans la manière qu'il avait de se détendre quand il parlait d'elle, les inflexions que prenait sa voix quand il prononçait son prénom et ses yeux qui perdaient un peu de leur tristesse. Très différent de l'émotion brut entre elle et Jasper, leur affection était discrète mais tout aussi forte.

_ Edward Cullen est une pauvre petite chose fragile, moquai-je. Qui l'eut cru ?

Il me lança un regard étrange et fronça les sourcils, il était sur le point de rétorquer quelque chose lorsque je le devançai :

_ Tu n'es pas fragile. Je sais. Et vivre avec 3 couples ne te rend pas envieux, pas plus que ça ne te rend triste parce que tu vois la vie autrement que la plupart.

Il se tut alors et m'observa pendant longtemps. Je ne savais pas pourquoi je prenais la peine de dire tout ça, je n'étais d'habitude pas aussi loquace avec des inconnus — mes clients de surcroit— mais quelque chose dans cette situation changeait mon comportement avec cette famille.

_ Comment fais-tu pour comprendre ce que mes proches n'ont pas réussi à appréhender ?

J'écarquillai les yeux, je n'avais pas imaginé qu'il serait aussi direct, je pensais qu'il serait subtil et pensif et que nous aurions droit à une joute verbale des plus intéressantes. Il remarqua mon désarroi et lâcha un petit rire qui acheva de me chambouler quelque chose n'allait vraiment pas avec moi et je devais trouver quoi. Le son que proféra son rire résonna à mon oreille comme le chant d'une sirène, j'avais envie de m'endormir au son de sa voix. Une migraine aigüe s'empara de moi et j'amenai ma main pour pincer mon nez et essayer de soulager ma tête de la douleur. Edward posa alors sa main froide contre mon front et je hoquetai tant le contact me délesta de ma douleur. Évanouie, partie, pouf, plus rien. Je croisai son regard et me laissai aller contre sa main en lâchant un soupir de soulagement. Mes sens étaient toujours en alerte mais mes yeux ne pouvaient pas lâcher les siens. Il y avait quelque chose d'indéfinissable dans ces prunelles Emeraude, une chose sur laquelle je ne pouvais pas mettre la main et j'étais normalement plutôt douée pour lire dans les autres. Mes oreilles captèrent un bruit de pas, quelqu'un se dirigeait vers nous, quelqu'un qui sautillait plus qu'il ne marchait. Je devinais qu'il s'agissait d'Alice au moment où elle pénétra dans la salle qu'avait mis à notre disposition la vendeuse qui s'occupait de nous. Je n'eus pas le temps de me séparer de son frère avant qu'elle ne nous remarque et décidait que me séparer de lui précipitamment enverrait le mauvais message, et je ne voulais surtout pas qu'elle pense que j'avais quelque chose à cacher quant à ce qu'il se passait ici. Alors, pour la deuxième fois dans la journée, Alice arriva lorsque j'étais en position compromettante. Elle nous jeta un regard énigmatique et applaudit avec joie. Je levai les yeux au ciel et me lamentai sur mon sort, dans quoi m'étais-je encore embarquée et qu'avait-elle derrière la tête qui la mettait dans une aussi bonne humeur ? Edward essaya de cacher un rire derrière une quinte de toux qui ne dupa personne et je lui lançai un regard méchant. Il me lança un regard ayant l'air de dire : « Je m'amuse bien moi, j'attends de voir comment tu vas t'en sortir d'une idée made in Alice ». Oui, son regard disait tout ça, mes capacités à comprendre une situation semblaient être de retour bien qu'elles laissaient à désirer, surtout par rapport à d'habitude. En effet, les pensées d'Alice semblaient inaccessibles, si ce n'est qu'elle avait l'air très content et d'avoir hâte de faire quelque chose. Quoi exactement ? Je n'en avais aucune idée, mais c'était un début. Elle m'envoya un clin d'œil, s'installa dans le fauteuil en face de nous et croisa les jambes. Je me détachai d'Edward mine de rien et me laissai aller contre mon siège.

_ Les autres ont trouvé chaussure à leurs pieds, ils rentrent à la maison avec Mr. Grumpy, dit-elle. Il nous a laissés certains parmi les nouvelles têtes.

Mr. Grumpy était le nom du chef des gardes du corps officiels du groupe. Carlisle avait sûrement une raison spécifique de m'avoir engagée en plus d'eux pour la protection de ses enfants.

_ Il serait temps que tu choisisses une robe parmi celles que tu as essayées, ajouta-t-elle en me regardant.

Je souris avec malice.

_ Je les prends toutes, dis-je à l'intention de la vendeuse qui venait d'arriver à son tour. Mais je viens de recevoir une robe hier et je pense qu'elle serait parfaite pour l'occasion.

Alice sourit en retour et hocha la tête.

_ C'est une Chanel, ajoutai-je malicieusement encore.

Alice sauta sur ses pieds.

_ Oh, j'ai hâte de la voir déjà, s'écria-t-elle.

Edward me lança un regard impressionné, l'air de dire cette fois : « Oh, j'avoue que c'est très bien joué. L'appâter avec Chanel. » Je souris, très contente de moi.

_ Je suppose que tu as déjà trouvé une tenue pour toi et Edward, fis-je.

Alice hocha à peine la tête et commença de babiller à propos de mode. J'éclatai de rire et me levai, Edward en fit de même. Nous nous dirigeâmes vers la sortie.


Alors, qu'en pensez-vous?

Alice a une idée derrière la tête mais elle n'est pas la seule, Bella compte bien se venger de Damon.

Merci d'avoir lu, et à la prochaine, j'espère.