BOOYAH ! Et non, vous ne rêvez pas, c'est bien moi, en chair et en chair et en pixels. Oui, j'ai disparu de la surface du monde il y a quelques mois, ou années, ou jours, mais ça fait carrément plus si vous comptez en jours. Alors imaginez en secondes ! Bon, je vais m'arrêter là, parce que je vais finir par vous ennuyer (encore plus).
Cet OS ne marque pas forcément mon retour, mais peut-être un possible retour d'inspiration. J'aimerais que personne ne s'enflamme mais que tous les gens contents de ce texte aillent remercier Miss De Lune parce que c'est une petite phrase de sa part qui a déclenché ce texte ! D'ailleurs moi-même je ne suis pas content de ce texte (non mais ho, t'as vu à quelle heure tu m'as fait me coucher ?), mais merci Mimiss !
Oh, et vous allez sûrement être surpris du choix des personnages, j'ai très peu écrit sur eux, et cela se ressent je pense, mais bon c'est trop tard maintenant, vous avez presque déjà commencé à lire !
DISCLAIMEUHMEUH: J'aimais bien Pierre Bottero, en plus son prénom est super classe, mais je lui vole quand même ses idées et son monde, alors il faut que ça soit dit.
"_ Quelle idée de se perdre dans les montagnes de glace ... C'était obligé d'être notre première sortie en amoureux ?
_ Tout de suite, monsieur n'est pas de notre monde, alors monsieur trouve que ce n'est pas assez civilisé, c'est cela ?
_ Non, répondit Mathieu, mais quand même, on aurait peut-être pu trouver un juste milieu !
_ Si t'es pas content, répliqua Siam, t'as qu'à rentrer, il te suffit de voir la Citadelle pour y rentrer !
_ Mais je ne peux pas ! Et de toute façon, tu sais très bien que je ne partirais pas sans toi."
Cela faisait près de cinq heures que le jeune couple marchait à travers les montagnes de Glace, de l'autre côté de la frontière défendue par les Frontaliers, et bientôt quatre qu'il était perdu. Au début, Mathieu avait pensé à une boutade de sa chère et tendre, mais le temps passant, force était de constater qu'elle était tout aussi perdue que lui. Néanmoins, elle trouvait la situation beaucoup moins dramatique que lui et continuait à errer sans spécialement chercher à retrouver son chemin. Deux heures plus tôt, n'y tenant plus, Mathieu avait décidé de ramener Siam chez eux à l'aide d'un pas sur le côté. Sa belle n'étant pas du tout consentante, il avait saisi sa main par surprise et tenté de se matérialiser dans leur chambre au lit si douillet et chaud, afin de quitter les affreux vêtements qui lui laissaient le sentiment d'être congelé à un moment, puis d'être dans un sauna l'instant d'après. Malheureusement, le mur invisible qu'il avait l'habitude de traverser sans même s'en rendre compte n'était pas apparu, et le couple était resté bloqué dans le désert gelé. Depuis ce moment, Mathieu errait, ronchonnait, sursautait à chaque cri d'oiseau sauvage et se retournait incessamment pour surprendre les ombres invisibles qui, selon lui, le suivaient depuis qu'ils étaient partis.
"_ Comment c'est possible que ton pas sur le côté ne fonctionne pas, d'ailleurs ? demanda la Frontalière en chassant de sa longue tresse blonde les stalactites qui s'y étaient formés.
_ Je ne sais pas, hésita Mathieu. Maître Duom m'a bien parlé de zones où l'Imagination était capricieuse, décuplant certains pouvoirs et en annulant d'autres, il appelait ça des zones de Merwyn je crois, mais je n'y avais jamais vraiment cru. Jusqu'à aujourd'hui en tout cas.
_ On est coincés ici, donc ?
_ Il faut croire, oui.
_ Tant pis, soupira Siam, je serais bien rentrée, la monotonie du paysage commence à m'ennuyer !"
Ce devait être un des premiers aveux de lassitude ou de faiblesse de toute la vie de Siam. Depuis son plus jeune âge elle avait été la rebelle, la fille du Seigneur qui voulait devenir combattante alors que n'importe quelle autre fille à sa place se serait contentée de rester à la Citadelle se faire traiter comme une princesse. Elle avait dû chasser les préjugés et ceux qui les croyaient, à grands coups de pieds et d'épée. Le moindre signe de faiblesse aurait été exploité par tout le monde et elle y aurait signé son arrêt de mort. De mort guerrière, au moins. Mais avec Mathieu, elle sentait qu'elle pouvait se relâcher un peu, mais filtrer quelques faiblesses, et qu'il ne la jugerait pas. Il aurait bien du mal, de toute façon, vu le peu d'allure qu'il avait lorsqu'il était armé. C'était bien le premier intellectuel auquel elle s'intéressait.
Et c'était alors qu'elle se demandait combien de temps il survivrait en duel face à un de ses prétendants qu'elle l'aperçut au loin.
"_ Mathieu ! cria-t-elle, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant !
_ Et qu'est-ce que c'est ? s'enquit Mathieu en courant vers elle.
_ Une oasis ! s'écria-t-elle.
_ On dit un oasis, pas une ! la rabroua le dessinateur.
_ Peu importe, regarde !"
Siam regarda son petit ami courir les quelques mètres qui les séparaient encore et découvrir le fameux oasis. Celui-ci était en tout est pour tout composé d'un rocher gigantesque, d'un banc et d'une petite poignée d'arbres. Les attentes de Mathieu ne furent pas toutes comblées, étant donné qu'il s'attendait à un palmier et du sable chaud, et sa mine déconfite ne trompa pas la jeune blonde.
"_ Un problème ? interrogea-t-elle le plus naturellement du monde.
_ Ça ? Tu as appelé ÇA un oasis ? Cette parodie, cet ersatz d'oasis ?
_ Cet erquoi ?
_ Oublie ça. Allons-y, dans notre état on n'a plus rien à perdre."
Les deux jeunes amants s'avancèrent donc à pas de loups jusqu'à l'oasis et le banc sur lequel ils s'assirent. Étrangement, ce banc était chaud et l'explication à ce phénomène fut toute trouvée lorsqu'ils se retournèrent et virent une source d'eau chaude couler sur un pan du rocher et se verser dans un petit bassin. Ils décidèrent donc de rester là et de reposer leurs pieds fatigués de traîner depuis des heures avant de repartir à la recherche de chez eux. Et Mathieu se mît à parler, lui le grand timide, il ne s'arrêtait même plus, et Siam avait parfois du mal à le suivre tellement il parlait vite.
"_ Qu'est-ce qui est rouge et qui couine ? l'interrompit-elle tout d'un coup.
_ Quoi ? répondit Mathieu, surpris. Aucune idée !
_ Un siffleur à moitié dévoré par des Raïs, s'esclaffa Siam à en taper le sol de ses pieds, devant un Mathieu médusé, et désabusé.
_ Excuse-moi... Mais j'ai encore du mal avec l'humour alavirien, je me suis trop habitué à celui de l'autre monde..
_ Oh, je comprends. Et vous avez quoi, comme histoires drôles, dans l'autre monde ?
_ Il y en aurait bien une, annonça le fils d'Altan et Elicia avec un sourire en coin, mais je crois bien qu'elle ne fait rire que moi !
_ Dis toujours !
_ Et bien, tu connais l'histoire du têtard ?
_ Absolument pas, mais vu la tête que tu fais, je suppose que je ne vais pas tarder à la découvrir !
_ Tu as tout compris ! Alors c'est l'histoire d'un têtard, il croyait qu'il..."
Mathieu s'interrompit brusquement, comme s'il avait entendu un bruit menaçant, et se figea dans une position de concentration sur ses propres sens. Siam n'y comprenait rien. Cela faisait-il partie de l'histoire drôle ? Les habitants de l'autre monde avaient décidément des coutumes étranges. Il était impossible qu'il ait entendu un bruit, puisque l'ouïe de Siam était beaucoup plus fine et n'avait rien décelé. Mathieu finit pourtant par sortir de son mutisme.
"_ Tu sens ça ?
_ Quoi ?
_ Ça."
Sans un mot de plus, Mathieu disparut et réapparut sur le même banc, mais de l'autre côté de Siam.
"_ Ça a marché ! s'exclama Mathieu, triomphant.
_ Génial ! Ramène-nous vite à la Citadelle !
_ Oui ! Mais avant ... Donne-moi ta main !"
Ce fut donc une Siam hésitante qui saisit la main de Mathieu, avant qu'ils disparaissent tous les deux avant d'apparaître au beau milieu du bassin de la source chaude ! Tous leurs habits d'hiver avaient disparu, et ils ne portaient plus qu'une couche de vêtements chacun, comme s'ils s'étaient déplacés en laissant leurs habits en trop sur place.
"_ Mais comment tu sais faire ça toi ? demanda une Siam faussement outrée.
_ Oh, mais je sais faire beaucoup de choses, lui répondit-il avec un air énigmatique avant de lui reprendre la main, et d'entamer un baiser qu'ils finirent dans un des bains de la Citadelle des Frontaliers, manquant de tuer de peur une servante qui passait dans les alentours à ce moment précis."
Bon bah voilà, c'est fini, je retourne en hibernation ! Vive les têtards et les koalas ! (Peut-être, mais vraiment peut-être, que si j'ai des dizaines, des centaines, voire plusieurs reviews, ça me motivera à revenir. Peut-être.)
