Chapitre 2

Une semaine s'était écoulée depuis que Kol et Myra s'étaient battus. Tout le village avait remarqué les traces de lutte sur le visage de Kol. Il l'avait bien sur attribué à ses prouesses sexuelles qui avaient rendu folle sa partenaire. Cette explication avait bien entendu choqué certains, suscité l'admiration dans certains cas, mais elle avait surtout fait rire la plupart des personnes de la vantardise du jeune homme.

Evidemment Tatia était là au moment où il l'avait raconté pour la dixième fois à la marchande. Quant elle rentra chez elle, elle prit Myra à part.

« -C'est toi qui a fait ça à Kol n'est-ce-pas ? lui demanda sa cousine.

-De quoi parles-tu Tatia ? Lui répondit Myra feignant de ne pas avoir compris.

-Tu sais très bien de quoi je parle Myrcella, n'essaye pas de fuir comme tu le fais depuis une semaine pour éviter que je te pose des questions ! Qu'est-ce-qu'il a fait pour que tu le frappes ainsi ? »

Myra raconta alors piteusement l'accident du puit. Quant elle entendit l'histoire, la première réaction de Tatia fut de rire à gorges déployées.

« -Je ne vois pas ce qu'il y'a de drôle Tia !

-Excuse-moi Myrcella mais avoue quand même qu'il y'a quelque chose de comique dans cette situation

-Et quoi donc, je te prie ?

-Toi, ma petite cousine si douce, si innocente, si parfaite, soit du genre à se rouler par terre avec un homme et se fasse ensuite embrasser telle une fille de mauvaise vie. Devienne un peu comme moi en somme, moi à laquelle je sais bien que tu ne veux absolument pas ressembler. Avoue donc que j'ai de quoi rire, ma gentille petite Myrcella. » Répondit perfidement ma cousine.

De rage, Myra lui dit : « Peut-être que je te ressemble Tatia, mais moi au moins, je ne me fait pas engrosser par n'importe qui ! »

Sur ces mots, Myrcella quitta la maison et courus jusqu'au lac. C'était un bel après-midi d'été, il faisait chaud, comme il n'y avait personne à l'horizon, elle en profita pour se déshabiller et plonger dans l'eau. Myra allait souvent se baigner dans le lac pour s'éclaircir les idées. Pendant qu'elle faisait quelques brasses, elle se rendit compte que même si sa cousine avait été une garce, elle n'aurait pas dû lui répondre comme ça. Elle savait qu'elle avait souffert de cette situation. Même si une petite voix perfide lui dit qu'elle l'avait bien cherché. Au bout d'un moment, elle crut entendre un bruit du côté des buissons. N'ayant pas vraiment pas envie qu'on la surprenne dans cette situation, elle sortit de l'eau et s'habilla le plus vite possible. Elle rejoignit le chemin de sa maison pour aller présenter ses excuses à Tatia, quant une voix trop bien connue lui dit :

« -Bonjour ma sauvageonne, comment ça va ?

-S'il te plaît Kol, ne serait-ce qu'une fois dans ta vie, ne pourrais-tu pas me laisser tranquille ?

-Attends, laisse-moi réfléchir humm… Non c'est tellement amusant de tourmenter ma sauvage préférée. Encore plus amusant que de tourmenter ma sœur, ce qui était pourtant mon occupation favorite jusqu'à il y'a une semaine.

-Sale petit vermiceau, espèce de malotru, grossier personnage…

-Ttt, allons une personne aussi parfaite que toi, ne devrait pas utiliser de mots aussi peu polis, cela me déçoit énormément.

-Tu sais quoi Kol, je suis désolée mais je vais devoir encore te décevoir ! »

Sur ces mots, elle s'approcha de lui et lui décrocha une gifle magistrale puis s'enfuit aussi vite qu'elle le put chez elle.

Quant elle rentra, Tatia était assise près de l'âtre avec Lif dans ses bras. Myrcella s'approcha alors d'elle et lui dit :

« -Je m'excuse pour tout ce que j'ai dit tout à l'heure, j'ai été vraiment injuste.

-Je te pardonnerais à une seule condition.

-Tout ce que tu voudras Tia !

-Tu dois m'accompagner ce soir, je vais visiter Elijah et Niklaus. Pendant que je serais avec eux, je veux que tu t'occupes de Lif.

-Mais…

-Il n'y a pas de mais qui tienne Myrcella, tu m'as donné ta parole »

Myra se jura alors qu'un jour elle tuerait sa cousine.