- Titre : Yours Ever
- Auteur : Shinigami's Bride
- Genre : Romance, yaoï
- Couple : Shun / ?, Camus / Milo, Aioros / Marine, Shaka / Mû.
- Disclaimer : Les personnages de Saint Seiya ne m'appartiennent pas ( malheureusement pour moi TT ), l'histoire appartient à l'auteur Shinigami's Bride ( c'est-à-dire moi si vous avez pas encore tilté xD ).
Après un mois d'attente, voilà enfin mon nouveau chapitre. Pardon d'avoir mis tout ce temps mais ma fic La Fleur du Shinigami me prends beaucoup de mon énergie et je viens de débuter une autre sur Naruto.
Voilà Cynan, tu l'attendais et le voilà. J'espère qu'il te plaira.
Bonne lecture !
Chapitre 1
Descendant les marches reliants le Temple d'Athéna et celui du Grand Pope, Shun marqua une pause pour contempler le paysage. Il put voir de son point d'observation les Douze Temples s'échelonner les un après les autres. Celui d'Aphrodite était le plus visible de tous de par sa roseraie d'un rouge éclatant.
Il avait fallu du temps pour tout remettre en état, le Sixième Temple ayant demander plus de travaux que les autres, deux Athéna Exclamation n'étaient pas sans dégâts.
Les travaux avaient pris fin depuis seulement trois semaines et les habitants du Sanctuaire avaient salué la nouvelle avec une immense fête.
Un petit filet de vent fit voler une mèche de ses cheveux qu'il remit derrière son oreille. Ne préférant pas s'attarder davantage, il reprit sa course jusqu'aux portes du Temple du Grand Pope.
Dissimulant son cosmos un maximum, il entrouvra les portes et se faufila silencieusement dans la grande salle. Il se cacha derrière une colonne et observa la pièce avec un sourire rêveur.
Au milieu de la salle du trône, une grande et longue table avait été installer et un colossal petit déjeuner s'y trouvait, s'étalant tout le long de la table. Se faisant le plus discret possible, Shun se mit à observer les convives attablés.
Devant lui, Aphrodite, Shura et DeathMask discutaient ensemble, plaisantant de choses et d'autres. Ces trois-là formaient le trio infernal du Sanctuaire. Toujours fourrés ensemble, ils ne rataient jamais une occasion pour aller faire la fête et organiser des soirées.
Ensuite, il reconnut Aioros et Aiolia, les deux frères inséparables. Le jour de leur résurrection, le Chevalier du Sagittaire s'était vu offert la chance de revenir à la vie pour avoir sauver Athéna au péril de sa vie. Il se souvint du regard ému des deux frères se faisant face, sans bouger ni parler, jusqu'à ce que, dans un même élan, les deux hommes se sautèrent dans les bras en pleurant des larmes de joie. Ce spectacle lui avait rappelé ce qu'il avait ressenti quand il avait retrouvé son frère qu'il croyait mort.
Depuis, les deux frères rattrappaient le temps perdu. Il ne se passait pas un jour où les Temples du Lion ou du Sagittaire ne résonnèrent de leurs éclats de rires. Et là encore, il en avait un bel exemple. Aioros, qui prenait un malin plaisir à taquiner son petit frère, ne cessait de le harceler depuis peu sur sa relation avec une certaine femme-chevalier répondant au doux prénom de Marine. Shun ne put s'empêcher de sourire en voyant le fier Chevalier du Lion rougir comme une collégienne sous les remarques incongrues de son aîné. Lui pourtant reconnu comme le Chevalier le plus téméraire du Sanctuaire, il redevenait aussi timide qu'un adolescent lorsqu'il abordait des sujets délicats comme sa vie sentimentale.
Plus loin, il aperçut Mû et Shaka en pleine discussion. Les deux philosophes du Sanctuaire entretennaient d'excellents rapports depuis leur résurrection. Il n'était pas rare de les voir ensemble débattre sur une quelconque vision théologique sur l'importance de la religion dans une société civilisée. Or certains détails étaient troublants concernant leur complicité, en particulier concernant Shaka. Le Chevalier de la Vierge, pourtant reconnu pour être le plus stoïque des Chevaliers d'Or, montrait désormais un visage plus amical en public et souriait souvent lorsqu'il se trouvait en compagnie de Mû. Shun soupçonnait les deux amis d'être beaucoup plus proches qu'ils voulaient leur faire croire.
En face d'eux, se tenaient un autre duo tout aussi inattendu : Camus et Milo. Les deux Chevaliers aux caractères diamétralement opposés, avaient un échange des plus amicales. Milo avait son bras droit sur le dossier de la chaise de son voisin et animait à lui seul la conversation en lui adressant un regard tendre, pendant que le Saint de Glace s'occupait à boire son café matinal, conservant son air insensible qui le caractérisait tant. La nouvelle de leur couple avait fait le tour du Sanctuaire comme une traînée de poudre. Intérieurement, Shun s'était souvent demandé comment ces deux-là pouvaient être amant. Mais, après tout, ne disait-on pas que les contraires s'attiraient. Qu'en amour, il n'existait aucune logique et qu'il ne fallait pas chercher à comprendre ce qui pouvait lier ces deux hommes l'un à l'autre.
Il vit Milo se pencher à l'oreille de Camus et lui murmurer des paroles qui lui arrachèrent un sourire tendre qu'il n'adressait qu'à lui. Malgré tout, le Chevalier d'Andromède ne pouvait s'empêcher de trouver qu'il formait un couple vraiment charmant. Contrairement aux idées préconçues, le tempérament enflammé du Scorpion trouvait son égal dans la froideur caractérielle du Verseau, le parfait mariage entre le Feu et la Glace. Ensemble, ils étaient un tout.
En bout de table, Saga et Kanon, les frères ennemis réconciliés, échangeaient quelques mots avec Shiryu et Hyoga, assis en face d'eux. Qui aurait pu croire que deux des plus grands ennemis du Sanctuaire étaient assis à cette table. Personne si l'on prenait en compte qu'aucune aura malfaisante ne régnait dans cette pièce. Avec le temps, le caractère taciturne de Saga avait disparu au profit d'un nouvel homme bienfaisant et soucieux du bien-être de ses proches. Kanon, autrefois rongé par la vengeance et l'amertume, s'était révélé être une personnalité plutôt enjouée et se montrait toujours partant pour s'amuser, rejoignant souvent le trio infernal dans leurs délires à leur plus grand plaisir.
A côté d'eux se trouvaient Aldébaran, le colosse au grand coeur, Ikki et Seiya en train de discuter sous l'oeil protecteur de Shion et Dohko. Shun posa un regard tendre sur le profil de son frère bien-aimé. Toutes les épreuves qu'ils avaient affronté avant d'être enfin réuni lui semblaient loin à présent. Tout danger était écarté, ils ne riquaient plus rien. Ne restait que la paix.
Alors pourquoi n'était-il pas heureux ? Qu'est-ce qui l'en empêchait ?
Levant la tête dans sa direction, Ikki l'aperçut et lui dit une signe de la main en lui désignant la place qu'il avait gardé pour lui. Shun lui répondit par un sourire et se dirigea vers sa place sous les bonjours des autres Chevaliers.
Une fois installé, il se servit un bol de lait chocolaté et, d'un mouvement vif comme l'éclair, il s'empara de ses deux précieux croissants tout en adressant un sourire mutin à Seiya qui vit disparaître les délicieuses pâtisseries avec une pointe de regret.
Pendant que les autres avaient repris leur conversation, Shun restait silencieux et les écoutait d'une oreille distraite, contemplant d'un air songeur son bol à moitié vide. Malgré ses efforts pour ne rien laisser paraître, son rêve continuait de l'obnubiler.
Deux Chevaliers sensibles à son cosmos perturbé, ressentirent son trouble.
Shaka fronça les sourcils et dirigea son visage dans sa direction.
- Quelque chose te trouble, Shun ?
A ces mots, Shun releva la tête de son bol et lui répondit, forçant un sourire :
- Non, non ! Tout va bien ! Je suis juste un peu préoccupé.
- Ah bon ? Et par quoi ? s'enquit Camus, le deuxième à avoir senti le trouble du Bronze.
- Rien de bien grave, le rassura-t-il. J'ai fait un drôle de rêve cette nuit et je n'arrive pas à me l'ôter de la tête.
- Peut-être que ton rêve possède un sens caché, expliqua le Verseau. Je me souviens avoir lu qu'un psychotérapeute très connu, Sigmund Freud, a dit que les rêves seraient le reflet de ce que notre inconscient désire. De plus, certains scientifiques se sont aperçus que...
Mais il ne put terminer sa phrase, sa bouche bâillonnée par celle de son amant. Milo avait sentit poindre à des kilomètres le discour sans fin de son petit ami qui, il le savait, une fois qu'il était lancé, n'était pas prêt de s'arrêter. Il l'avait donc fait taire de la seule façon qu'il savait efficace avec lui, épargnant à ses amis de tomber dans le coma pour cause d'ennui pesante, et dont ils lui furent très reconnaissant. Son acte fut applaudit par toute l'assistance, surtout par Aphrodite qui adorait ce genre de spectacle.
Au milieu des applaudissements, Shun commença à méditer sur ce que Camus avait dit. Son rêve avait-il une vérité cachée que lui même ignorait ?
Une fois le copieux petit déjeuner enfourné, tous descendirent aux arènes pour s'entraîner. Malgré le fait qu'ils n'auraient plus à se battre pour protéger leur Déesse, les Chevaliers s'étaient entendus pour instaurer un entraînement quotidien pour garder la forme, trouvant dommage de perdre leur potentiel.
Pendant que ses amis effectuaient les duos qui allaient s'affronter, Shun prit place dans les gradins et les observa l'air ailleurs, n'éprouvant aucune envie de les rejoindre pour le moment. Alors qu'il regardait les premiers combats, les images de son rêve lui revinrent et la voix inconnue qui prononçait son nom résonna inlassablement dans son esprit.
Après avoir achevé son combat contre Saga, Shaka aperçut Andromède seul au milieu des gradins et le rejoignit.
- Je peux m'asseoir ? demanda-t-il en arrivant près de lui.
Shun le gratifia d'un petit sourire et acquiesça. Pendant deux minutes, aucun ne prit la parole, leur attention fixée sur le centre de l'arène. Puis, Shaka se décida enfin :
- Tu veux en parler ?
- De quoi ? demanda le jeune homme en se retournant vivement.
- De ton rêve. Je sens qu'il te tracasse plus que tu ne le dis.
- Je ne voudrais pas te déranger avec mes histoires sans importances, s'excusa-t-il en baissant la tête tristement.
- Voyons, Shun ! Tu ne me déranges jamais. Alors racontes-moi ton rêve et si je peux t'aider, je serai ravi de le faire.
Shun ne mit pas longtemps à céder à l'aura protectrice de son voisin et commença alors son récit, n'omettant aucun détail. Shaka l'écouta d'une oreille attentive, sans jamais l'interrompre.
- Et cette voix ! continua-t-il. Je ne saurais dire si c'était celle d'une femme ou d'un homme, tout ce que je sais, c'est que je ne m'étais jamais senti aussi bien en entendant mon prénom prononcé par elle. J'étais comme en transe, transporté par une chaleur douce et apaisante. Et quand elle a disparu, j'ai ressenti un tel froid que j'ai cru avoir été toucher par le Diamond Dust de Hyoga.
- Et c'est tout ? Tu n'as vu aucun visage, ni même une ombre ?
- Non, j'étais entouré d'une brume complètement opaque, je voyais à peine le bout de mon nez. De plus, le fait que je ne pouvais pas émettre le moindre son était loin de me rassurer. Pourtant, je suis sûr de connaître cette voix.
Suite à ses révélations, Shaka prit quelques secondes pour réfléchir. Shun attendit, les yeux brillant d'espoir d'obtenir une réponse à ses questions.
- Ecoute Shun, lui dit-il. Je ne suis pas un spécialiste des rêves, donc je ne peux pas réellement te donner d'explication. Le seul conseil que je puisse te donner, c'est de ne pas faire d'une montagne d'une chose qui pourrait n'être que le fruit de ton imagination.
- Oui, tu as sûrement raison...
Shun baissa tristement la tête, semblant méditer sur les dernières paroles de Shaka. La possibilité que tout ce qu'il avait vu dans ce songe n'était que le fruit d'une invention de son esprit n'était pas à exclure. Il ferait mieux de suivre le conseil de l'Indien et cesser d'y penser.
Ses réflexions furent couper par l'appel de Seiya, lui faisant remarquer que son tour était venu. Comme promis, il rangea ses inquiétudes dans un coin de son esprit et descendit dans l'arène pour faire face au Chevalier Pégase.
Le combat fut long. Très long. Chaque coup était minutieusement calculé, aucune faille n'était visible aussi bien chez l'un que chez l'autre. Seiya montrait une fois de plus sa tenacité au combat, se relevant toujours pour mieux attaquer de nouveau. Shun parait chacun de ses assauts sour le couvert de sa chaîne qui ne laissait rien passer.
Le public dans les gradins observait leur geste avec une grande attention. La majorité pariait sur la victoire de Pégase, surtout de par son expérience passé et ses résultats lors de ses confrontations divines. Intérieurement, Ikki jubilait de les voir si crédules, il savait qu'il ne fallait surtout pas sous-estimer son jeune frère. Il ne fallait pas oublier que la victoire sur Hadès n'aurait pas été sans la force de caractère et le sens du sacrifice du Chevalier d'Andromède. Le vrai héros pour lui, c'était Shun.
Et une fois de plus, le jeune homme aux yeux de jade leur prouvait qu'il n'était pas en reste. La situation était en train d'échapper au fier Chevalier Pégase. Profitant d'une seconde d'hésitation, Shun lui avait emprisonner la jambe gauche dans sa chaîne et l'avait renversé au sol. Immobilisé, il ne lui restait plus qu'à lui donner le coup de grâce.
" Nebula Chain ! "
La chaîne d'Andromède fila à la vitesse du son vers le garçon encore au sol. Seiya vit la chaîne arriver sur lui et ferma les yeux en attente du coup. Mais rien ne vint et un brouhaha s'éleva autour de lui. Il ouvrit les yeux et les écarquilla en réalisant ce qui lui pendait au nez.
La chaîne reposait mollement sur le sol à quelques millimètres de lui et, plus loin, son propriétaire était à genoux, une main sur le visage, l'air mal.
Aussitôt, il se releva et courut auprès de lui, suivi de près par les autres Bronzes et quelques Chevaliers d'Or.
- Shun ! Est-ce que ça va ? s'enquit Seiya, inquiet.
- Shun, réponds-nous ! Dis quelque chose ! rajouta Hyoga.
- Qu'est-ce que tu as, petit frère ? demanda Ikki en le prenant par les épaules.
Le Chevalier d'Andromède releva la tête, laissant voir aux autres son air désorienté, et s'efforça de montrer bonne mine devant eux.
- Ce n'est rien, j'ai seulement eu un vertige. Mais c'est passé, je vais bien.
- Tu es sûr ? lui demanda son frère.
- Oui, tout à fait sûr ! Ne vous en faites pas !
Sur ces mots, il tenta de se relever. Il se redressa en prenant appui sur l'épaule de Hyoga mais au moment de s'en détacher, il vit le paysage tourner autour de lui et il se rattrappa à son ami. Celui-ci lui mit une main dans le dos pour le maintenir.
- Shun, tu ne peux pas te déplacer seul. Laisses-moi t'aider, je vais te ramener dans ta chambre.
- Je peux vous téléporter, ce sera plus rapide, intervint Mû.
- Merci Mû, en effet, ce serait mieux.
- Mais Hyoga... tenta d'objecter Shun.
- Il n'y a pas de mais qui tienne, le coupa le Cygne.
Shun ne dit plus un mot, sachant qu'il ne servirait à rien de contredire le Russe. Ce dernier enroula son bras autour de sa taille, le maintenant fermement contre lui. Mû s'avança et les tint chacun par une épaule. La seconde suivante, les deux hommes se trouvaient dans la chambre du jeune homme.
D'autorité, Hyoga fit asseoir son ami sur son lit. Il lui enleva ses chaussures avec précaution avant de l'allonger sous les draps et de le border.
- Maintenant, je veux que tu te reposes. Mû viendra te voir dés que l'entraînement sera fini. Jusque là, interdiction de sortir de ce lit, compris ?
- Oui, maman ! plaisanta Shun en prenant un ton enfantin.
Hyoga lui adressa un sourire tendre. Il dégagea le front de son ami et y planta un petit baiser avant de sortir de la chambre. Dés que la porte fut fermée, Shun se redressa et soupira.
Il ne comprenait pas ce qui c'était passé. Lui et Seiya se battaient au milieu de l'arène, il était parvenu à le mettre à terre et allait lui porter le coup final. Mais tout à coup, ses forces l'avaient abandonné et un vertige l'avait pris inopinément. Il semblerait que, malgré toute sa volonté, son esprit restait obséder par son étrange rêve et son corps n'avait pas supporté la surcharge émotionnelle.
Faisant fi de l'avertissement du blond, il se leva et alla se poster devant sa fenêtre. Fixant un pont invisible sur l'horizon, il soupira par le nez en serrant son T-shirt à l'endroit de son coeur. Même s'il était troublé, il n'avait qu'une envie à l'heure actuelle : retrouver cette chaleur qu'il avait ressenti pendant son rêve, seul moment où il s'était sentit heureux de nouveau. C'était peut-être fou, voir même risqué, mais c'était ce qu'il désirait le plus. Ne lui restait plus qu'à attendre et prier pour qu'une nouvelle occasion lui soit offerte de refaire ce rêve si étrange et pourtant si merveilleux.
Tsuzuku...
Que dire de plus ? Si ce n'est : qu'en pensez-vous ? Je continue ou pas ? Please, reviews !
