Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont laissés des reviews. Cela m'encourage vraiment à continuer cette histoire donc merci encore. Je vous souhaite bonne année 2012 et je vous laisse découvrir ce chapitre.


Cela faisait plusieurs minutes que Caroline restait immobile.

Où suis-je ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Elle essayait tant bien que mal de contrôler la panique qui l'envahissait. La rue dans laquelle elle se trouvait, était jonchée de déchés et de cadavres d'animaux. Très peu peuplée, la jeune fille commençait néanmoins à attirer l'attention des rares passants présents. Et pour cause, ils observaient d'un air stupéfait l'étrange accoutrement dans lequel Caroline se trouvait : Un jean slim noir et un décolleté plongeant bleue ainsi que des ballerines en guise de chaussure.

La jeune fille n'osait pas se lever, de peur d'attirer encore plus l'attention. Elle n'avait jamais été douée en histoire mais Caroline pouvait assurément dire qu'elle avait fait un bond de plusieurs siècles en arrière au lieux de quelques mois comme cela avait été prévu initialement. En observant la rue, Caroline en déduisit qu'elle avait atterrit vers le XVe ou XVIe siècle.

Elle sentit une main lui secouait l'épaule. Caroline se retourna et vit une jeune fille d'allure assez maigre l'observait d'un air inquiet. Elle portait en guise de robe des haillons blancs et gris qui traînaient dans le sol boueux. Ses cheveux châtain sale étaient attaché en queue de cheval. Il était évident que cette jeune fille avait besoin d'une bonne douche et d'un bon coup de peigne dans ses cheveux.

« Vous devez me suivre, il ne faut surtout pas que vous attiriez l'attention », chuchota la jeune inconnue en jetant un regard paniqué vers l'attroupement qui commencé à se former autour de Caroline.

Caroline se leva et observa l'inconnue jeter une sorte de poudre en direction de l'attroupement. Un étrange brouillard les envahit et Caroline entendit des hurlements dans lesquels elle distinguait vaguement les mots : « sorcellerie », « suppôt du diable »...

« Je m'appelle Mary. », l'informa sa sauveuse, « Je suis une sorcière et je sais ce que vous êtes. »

Mary conduisit Caroline dans une sorte de grange. La jeune vampire sentit à nouveau une odeur nauséabonde, si elle avait été humaine, elle serait certainement en train de vomir tellement l'odeur paraissait insupportable. Mary lui fit signe de s'asseoir sur une des chaises en bois, et partit dans une arrière pièce laissant Caroline observait son environnement. En plus de l'odeur horrible, le lieux dans lequel elle se trouvait était très peu meublé. Il contenait une table avec un banc. Le sol était recouvert de paille, et Caroline pouvait voir plus loin des poules et des cochons se baladant librement dans la grange.

Ce n'est pas du tout comme dans les films, songea Caroline.

Mary ne devait ps venir d'une famille noble, au vu du lieux et de sa façon de s'habiller. Caroline se doutait bien que Mary était certainement une sorcière. Mais elle ne comprenait pas comment elle l'avait trouvé.

Mary fit de nouveau irruption dans la grange et tendit à Caroline une robe en toile faite de haillon gris et marron. La jeune vampire observa les vêtements d'un air dégoûté mais se résigna à les mettre. Elle retira tous ses accessoires venant du XXIe siècle et les donna à Mary qui décida de les brûler dans un coin éloigné de la grange.

"Je sais d'où vous venez, j'ai sentis une énergie anormale s'accumuler il y a peu de temps. Cette énergie m'a mené à vous. Vous venez d'ailleurs, n'est-ce pas ?

- Oui, répondit simplement Caroline.

- Vous n'êtes pas de cette époque si j'en juge par votre accoutrement. Devina Mary.

- Vous avez raison.

- C'est très grave. L'équilibre de la nature a été bouleversé. Il est de mon devoir de le rétablir et vous allez commencé par me raconter votre histoire."

Caroline garda le silence durant plusieurs minutes et se lança finalement dans son récit. Elle n'omit aucuns détail, de sa transformation en vampire, au rituel de Klaus et aux nombreux morts causé par ce dernier. Mary l'écouta attentivement d'un air grave. Une fois qu'elle eût terminé, Mary se leva et lui montra un livre contenant une gravure représentant un rituel.

« Est-ce ce rituel que votre amie a mis en place ? », demanda Mary.

Caroline reconnaissant les symboles et le cercle répondit affirmativement, en précisant qu'il y avait une montre gousset. A cette information Mary fronça les sourcils.

« Une... montre...gousset.. », répéta doucement Mary, « Je ne suis pas sûre de connaître la nature de cet objet, mais il vous donne l'heure si j'ai bien compris ?

- Oui, répondit Caroline, et il est important, sans cet objet personne ne pourra me renvoyer à mon époque.

- Et cet objet se trouve dans un lieu important pour ta quête ? J'en déduis donc que peut être, vous n'êtes pas ici par erreur.

- Vraiment ? S'écria Caroline d'un air stupéfait, mais pourquoi suis-je ici et ou sommes-nous ?

- Nous sommes à Londres, répondit Mary avec un sourire énigmatique.

- Londres ? Oh mon Dieux ! C'est encore pire que je ne le pensais, fit Caroline en se levant de sa chaise avec un air paniqué sur le visage.

- Calmez-vous mon amie, l'a rassura Mary, le destin vous a conduit ici. Cela veut dire que vous devez accomplir quelque chose.

- Mais quoi ? Je ne connais même pas cette époque et encore moins Londres.

- Nous trouverons, assura Mary, gardez en tête que la raison première de votre voyage est de sauvé des vies. »

Caroline sentit la présence d'une autre personne, et se tourna pour voir une jeune femme identique à Mary se tenir sur le seuil de la grange. De toute évidence, elles étaient sœur jumelle.

« Laisser-moi vous présentez ma sœur Anne », fit Mary, « elle est aussi une sorcière »

Anne observa Caroline avec beaucoup de curiosité et lança un regard interrogateur à Mary.

« Anne, je te présente Caroline, c'est un vampire. »

Après avoir jaugeait du regard Caroline, Anne fit une courte révérence et partit en courant dans l'arrière salle de la grange. Mary l'a regarda avec un air attendrissant.

« Pardonnez la timidité de ma sœur, les sorcières et les vampires n'ont pas les meilleures relations et la plupart des vampires sont d'un rang très élevé à Londres, expliqua Mary en fermant son grimoire.

- Ce n'est rien, répondit poliment Caroline, je suis moi-même un peu chamboulée...

- Chamboulée ? Reprit Mary d'un air sceptique, je n'avais jamais entendu un tel terme. »

Caroline se gifla mentalement. Elle ne devait pas oublier qu'elle ne se trouvait plus au XXIe siècle. Il fallait qu'elle surveille son langage.

« Je vous prie de m'excuser, ce n'est pas un terme adéquate, répondit Caroline en baissant la tête.

- Ce n'est rien, mais faites attentions, nous vivons une époque dangereuse, pas seulement pour les humains. Il ne faut surtout pas attirer l'attention sur vous. J'ai un plan à vous proposer, mais il n'est pas dit qu'il fonctionne.

- Je vous écoute, assura Caroline.

- Tant que vous êtes du même statut social que moi, vous n'obtiendrez rien du tout. Mais si votre position est trop élevé à Londres, vous risquez de vous faire remarquer. Cependant, je connais une famille dont le chef est un baron. Ils sont plutôt isolés et n'ont point d'enfant. Avec votre hypnose et ma magie, vous pourriez vous infiltrer dans cette famille en leur faisant croire que vous êtes leur fille.

- Mais ils ne voudront...

- Ce que je voulais vous dire, coupa brusquement Mary, c'est que nous allons fabriquer des souvenirs dans leurs esprits avec vous. Ainsi vous vous ferez passé pour leur unique fille qui est restée durant toute son enfance dans un couvent. Et moi et Anne seront vos prétendues bonne. »

Cela paraissait un bon plan, et Caroline n'avait pas d'autres idées. Elle était extrêmement inquiète de s'introduire dans une famille de baron. La jeune fille ne savait pas comment se comporter dans une telle famille. Il était évident qu'il lui faudrait un temps d'adaptation. D'autant plus que la jeune fille sentit un autre problème se poser : sa faim. Depuis plusieurs minutes, sa mâchoire l'élançait et ses dent lui faisait terriblement mal. Caroline se sentait dessécher et avait un besoin de plus en plus insistant de boire du sang. Il allait falloir y remédier et rapidement avant qu'elle ne saute à la gorge d'un innocent. Caroline serra les dents et tenta d'ignorer la soif de sang.

« Nous n'avons pas de temps à perdre, je vais faire venir le baron de Stasbury ici, quand vous le verrez, hypnotisez-le et faites-lui croire que vous êtes sa fille, je me chargerais de lui implanter des souvenirs fictif sur vous. »

Caroline hocha la tête et Mary se retira de la grange. Une fois seule la jeune fille réfléchissait. Elle ne connaissait rien de cette époque, ni les manières ou les coutumes ou même la façon de s'exprimer. Bien sûre elle allait y remédier. Il lui suffirait d'observer la façon dont les gens de cette époque se comportaient. Caroline avait toujours posséder une forte capacité d'adaptation, quelque soit la situation. C'est pour cette raison qu'elle avait survécu en tant que vampire.

« Vous devez avoir soif », fit timidement une voix.

Caroline sortit de ses pensées pour apercevoir Anne qui se tenait à quelques mètres d'elle et qui l'observait avec un air curieux sur le visage.

« Vous ne pouvez tuer personne », l'informa Anne avec un air grave sur le visage, « c'est par cette seule condition que ma sœur et moi vous aiderons »

Caroline soupira, évidemment elle avait presque oublié à quel point les relations entre sorcière et vampire étaient conflictuelles.

« Je n'en avait pas l'intention, répondit calmement Caroline.

- Bien, fit Anne avec satisfaction, ma sœur et moi vous servirons de donneurs durant votre séjour, vous ne pouvez en aucun cas vous nourrir sur d'autres personnes que nous.

- Très bien, je peux m'en contenter. »

Anne s'approcha de Caroline. Elle retroussa ses manchettes sales et tendit son poignet à Caroline. Caroline le saisit et lentement planta ses crocs de vampire dans les veines principales. Le sang d'Anne était tout simplement exquis, Caroline ne savait si cela était dû au fait qu'Anne était une sorcière mais la vampire décida que son sang valait mieux que toutes les pochettes de sang qu'elle avait goûté en 2011. Veillant à ne pas perdre le contrôle d'elle-même, Caroline buvait par petite gorgée. Une fois qu'elle eût terminée, Anne lui adressa un sourire sympathique.

« Vous n'êtes pas comme les autres vampires, je peux le sentir. Vous ne vous vautrez pas dans les meurtres et le sang comme le font ceux de votre race.

- Cela ne veut pas dire que je suis une bonne personne, répondit Caroline en songeant à cet homme qu'elle avait une fois tué.

- Mais vous essayez de l'être et c'est ce qui compte, fit remarquer Anne.

- Ça ne change pas ce que je suis malheureusement », soupira Caroline.

Cela n'avait pas été évident pour Caroline d'accepter sa condition de vampire. Il lui avait fallu prendre conscience qu'elle serait figée pour toujours dans ses dix-huit ans, que le sang humain était nécessaire pour sa survit. Caroline se souvenait qu'avant de devenir un vampire, elle avait pleins de projets en tête. Elle aimait Mystic Fall et s'était toujours fixée comme but d'être la meilleure dans tous ce qu'elle entreprenait : cela comprenait son investissement dans les pom-pom girl et les associations mais aussi les études. D'ailleurs, quitter Mystic Fall pour partir vivre ailleurs était une chose à laquelle Caroline n'avait jamais songé. Les plans de la jeune fille avait été de finir ses études et de devenir par la suite entraîneuse dans les pom-pom girl et pourquoi pas se trouver un mari et avoir des enfants. Tous ses projets ne se réaliseraient pas. Elle savait qu'un jour elle devrait quitter Mystic Fall, qu'elle ne pourrait jamais se marier et surtout qu'elle n'aurait jamais d'enfants. Caroline songeait souvent à l'ironie de la situation, c'était elle le vampire et non Elena qui avait deux vampires à ses pieds. Elena qui se plaignait souvent de ne pas avoir une vie normale.

Mais au moins, elle est toujours humaine elle, pensa Caroline avec amertume.

Caroline reporta son attention sur Anne qui l'observait avec un sourire triste.

« Je devine que vous n'êtes pas satisfaite de ce que vous êtes.

- Pas vraiment, répondit sincèrement Caroline

- Je n'ai jamais rencontré de vampires tel que vous, fit Anne, la plupart des vampires se servent des sorcières par n'importe quel moyen. J'ai remarqué aussi que la majorité des vampires aiment être ce qu'ils sont. Ils se complaisent dans les meurtres et le vice. Vous êtes le premier vampire que je rencontre qui semble si nostalgique concernant sa vie humaine. »

Caroline ne su quoi répondre, elle était plutôt gênée que la sorcière lise en elle si facilement.

« Vous n'êtes pas heureuse, n'est-ce pas ? Demanda Anne doucement.

- Non, je ne le suis pas . Mais je fais tout pour l'être.

- Oui, vous êtes une femme qui se bat pour atteindre ses objectifs, sinon vous ne seriez pas ici. Mais je dois vous mettre en garde. Ne montrez jamais ce genre de faiblesse à d'autres vampires. Ils pourraient les utiliser contre vous et essayer de corrompre votre âme juste par amusement. », l'a prévint Anne

Caroline frissonna face au ton grave qu'avait employé Anne, les vampires de cette époque ne lui semblaient pas amical. D'un autre côté es seuls vampires qu'elle connaissait vraiment était Stefan et Damon. Au final, elle ne savait pas grand chose sur les autres vampires.

Anne lui fit signe de se lever.

« En attendant le retour de ma sœur, je vais vous faire visiter le quartier si vous le voulez bien »

Caroline sentit sa bonne humeur revenir, sa soif s'était estompée et visiter le quartier était un bon début. Cela lui permettrait de faire un peu plus connaissance avec Anne pour qui elle éprouvait de plus en plus de sympathies et d'observer comment les gens vivaient à cette époque.


Je sais, pas de Klaus dans ce chapitre, mais il est très important car Anne et Mary seront présentes tout au long de l'histoire et vous connaissez l'état d'esprit dans lequel se trouve Caroline concernant notamment sa nature de vampire. Klaus se fera attendre un peu mais pas longtemps, je vous le promet, mais ça serait un peu simple que Caroline arrive en 1493 et tombe directe sur Klaus.