Chapitre 2 : Mon frère, ce héros. Enfin presque.
Disclamer : les personnages, l'univers et tout ça ne m'appartiennent pas mais à AMC. Excepté un personnage que vous reconnaîtrez.
Alors, voici ce second chapitre. Je souhaite d'abord remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews, ça m'encourage c'est super. Un grand merci à Soso77G pour ses remarques qui me permettront de m'améliorer et tout, enfin j'essaie :). Aussi merci Nanaachan pour sa review.
/!\ Certains propos des personnages ou événements pourraient choquer les plus jeunes lecteurs d'où le rated T.
Bonne lecture
- Merde alors.
Marwan, le garçon qui était mort quelques minutes avant, il était … Il était … Il était en train de se relever. Comment ?! Comment était-ce possible ? Il devait être mort à l'heure qu'il est. Enfin logiquement. Le visage de Daryl s'illumina lorsqu'il le découvrit, il avait survécu, il n'était pas mort tout à l'heure. Il avait dû mal comprendre, il avait dû juste perdre connaissance c'est tout. Le garçon se retrouva sur ses deux jambes mais resta dos à Daryl. C'était un vrai miracle.
- Marwan, appela ce dernier en s'avançant vers son portail.
Le garçon se retourna doucement vers lui, ses bras le long du corps. Ses yeux rencontrèrent ceux de Daryl, des yeux sans vie. Il ne voulait pas y croire. Il ne voulait pas voir cela devenir réalité. Ce monstre qui avait tué ce garçon, l'avait rendu comme lui … Les paroles de la présentatrice prirent tout son sens : morsure, transforme ... Si jamais quelqu'un se faisait mordre par une de ses créatures, il deviendrait comme lui. Comme les loups garou et tout. Ou Spiderman … Daryl ne savait pas trop quoi faire, sous le choc de la nouvelle. Il s'adossa contre son portail, subjugué et effrayé par ce qu'il voyait : le garçon, l'ayant vu, s'avançait frénétiquement vers lui en émettant des bruits incompréhensibles, des grognements semblaient-ils. Son teint était pâle comme un drap sale et son épaule déchiquetée ne semblait pas le déranger le moins du monde. Ce pauvre gamin … Il s'avançait de plus en plus vers lui, dicté par la faim, rien d'autre n'avait l'air de compter, il aurait pu s'attaquer à sa propre mère sans s'en rendre compte. Daryl cherchait son arbalète dans son dos histoire de mettre un terme à ses "souffrances". Rien. Où avait-il bien pu la foutre cette putain d'arbalète ?! Le garçon était maintenant à moins de 5 mètres de lui, et lui était complètement désarmé. Tout en cherchant quelque chose pour se défendre, il tenta une toute nouvelle approche, quelque peu risquée :
- C'est … C'est moi. Daryl. Tu t'souviens. J' t'ai rendu ton ballon tout à l'heure.
Mais rien de ce qu'il pouvait dire ne semblait le faire changer de comportement. L'enfant se trouvait maintenant à 3 mètres de Daryl. Il continua de chercher son arbalète. Mais merde, où était-elle ?! 2 mètres. Plus le garçon s'approchait, plus il accélérait le pas. Daryl s'avança vers lui près à attaquer, il n'allait pas se laisser bouffer par une de ses bestioles. Ce n'était pas son heure.
- Dégage ! lui cria-t-il en le poussant d'un violent coup de pied.
Marwan tomba à terre mais se releva relativement vite ce qui laissa à Daryl assez de temps pour prendre un des couteaux situé au tout début du sac qu'il avait pris le soin de faire juste avant de sortir de chez lui. Il entendait le garçon s'avancer à grands pas vers lui, il pouvait presque sentir le souffle qu'engrangeaient ses grognements. Ce stupide sac refusait de s'ouvrir. Il tenta donc une autre tactique. Il se jeta sur le côté et une fois atterri sur ses deux jambes, fit face au jeune garçon. Il était effrayant, malgré sa petite taille. Toujours désarmé, Daryl recula pour allonger la distance entre lui et la créature. Cependant, il trébucha sur une foutue racine. Sa tête frappa contre le sol alors que Marwan avança vers lui, comme aimanté. Il n'était plus qu'à un mètre de lui. C'était la fin. Il allait mourir, finir comme une de ses bestioles et bouffer des pauvres gens innocents. Mais il n'en avait pas la moindre envie ! Daryl leva donc sa jambe gauche contre le torse de l'enfant monstre pour l'éviter d'avancer plus. Un coup de feu retentit. La balle s'empala contre le crâne du garçon, qui s'écroula aux pieds de Daryl. Ce dernier ne bougeait plus, pas très sûr de ce qu'il se passait. Il jeta un coup d'œil à Marwan : un grand trou ornait son crâne et il ne bougeait plus, pour de bon cette fois.
- Bah alors gamin, tu flippe devant un de ses trucs ?
C'était Merle. Il lui avait sauvé la vie, encore une fois. Daryl ne l'avait pas entendu arriver avec toute cette adrénaline. Sa vieille bécane passa le portail qu'il avait ouvert quelques minutes auparavant. Son frère était à affût du moindre mouvement, ou du moindre bruit qui le forcerait à utiliser son fusil de nouveau. Daryl se releva, toujours sous le coup du stress et observa son frère poser son bijou contre le grillage.
- Merci, Merle, se précipita de lui dire Daryl, en s'essuyant le visage, un peu gêné par la situation.
- Y a pas de quoi frérot, lui répondit-il en fouillant dans un de ses sacs de rangement.
- J'ai failli t'attendre.
- Tiens ton câble de merde, lui déclara Merle en jetant l'objet vers son frère qui l'attrapa de suite.
Daryl se précipita vers le coffre avant de sa camionnette et se mit au travail. Il commença à enlever le câble qui était déjà en place. Il entendit son frère jurer que s'il ne se dépêchait pas, il le jetterait aux digues lui-même. Il savait pertinemment qu'il ne le ferait jamais. C'était pas du tout son style, de laisser son frère comme ça, de le sacrifier pour qu'il puisse s'échapper. Enfin … Il l'avait déjà fait plusieurs années auparavant pour fuir, fuir leur paternel. Il s'était enfui de chez lui quand il eut 19 ans et avait laissé son petit frère aux griffes de son connard de père. Trop ivrogne pour avoir quelconque conscience de ce qu'il faisait endurer à ses propres enfants. Trop dévasté par la mort de leur mère, de sa femme, pour garder la moindre raison…
- T'en as pour combien de temps frérot ? cria Merle.
- 5 minutes tout au plus. Et arrête de crier comme ça, ça les attire.
- Et bien qu'ils viennent cette bande de connards dégénérés ! Je les attends.
Il avait crié tellement fort que Daryl avait presque pu sentir son souffle déferler sur son visage. Son frère le rendait toujours un petit peu nerveux, il fallait bien l'avouer. Mais sous ses airs de gros lourds pas très sophistiqué se cachait un homme pleins de principes, de loyauté, courageux … C'était son héro. Une sorte d'antihéros à la Hancock (*) mais un héros tout de même. Merle l'observait travailler sur sa caisse mais il n'était pas très attentif à ce qui se passait sur la route. Daryl leva les yeux et il découvrit quelques monstres qui arboraient les rues de Malprise (**) et se dirigeaient dans leur direction, enjambant leur confrère, mort quelques minutes plus tôt. Ils étaient quatre ou cinq tout au plus et sûrement avaient-ils été attirés par le coup de feu. L'expression sur leur visage était … Comment dire. Vide, on ne pouvait rien y lire. Ni peine, ni peur, ni douleur. Rien du tout. C'était un peu perturbant.
- Merle, l'appela Daryl, on a d'la compagnie. Évite les fusils. Ça les attire.
L'intéressé s'avança vers les cadavres ambulants et leur tira une balle dans la tête, chacun. Il lança ensuite un regard arrogant vers son frère qui fit comme s'il n'avait ni rien vu ni rien entendu : c'était un têtu Merle, depuis toujours. Daryl avait enfin terminé, à priori, de réparer sa camionnette, il se précipita donc vers l'avant du véhicule et enclencha le contact. Après deux tours de clé, le premier étant un échec, le moteur vrombissait. Fier de lui, il descendit rapidement du siège conducteur et appela son frère qui avait franchi le portail.
- C'est bon, j'ai fini, on décampe.
- On met ma bécane dans le coffre, ordonna Merle en jetant son arme dans son dos.
Daryl fit de la place dans le coffre ouvert de la camionnette en poussant les sacs dans le fond puis se dirigea vers la moto de son frère qui l'aida à la porter jusqu'à la voiture. Ils eurent un peu de mal à la mettre dans le coffre, mais après plusieurs essais, ils y arrivèrent. A bout de souffle, Daryl se dirigea vers le côté conducteur mais fut retenu par la main de son frère qui l'agrippa sèchement.
- J'conduis, déclara-t-il en poussant son petit frère vers le portail. Ouvre-le en grand.
Il aurait dû s'en douter. C'était toujours Merle qui conduisait quand ils étaient tout les deux. Daryl écouta son frère et courut ouvrir en grand le portail, et il vit quelque chose juste derrière : son arbalète. Il avait dû la poser là après la mort de Marwan et l'avait oublié dans la précipitation. Ceci le fit penser à quelque chose. Une fois son arme et le carquois prit, il commença à se diriger vers la maison d'en face.
- Qu'est-c' qu' tu fous ?! s'écria Merle en conduisant la camionnette à l'extérieur du terrain.
Daryl fit comme si de rien n'était et fonça. Il s'arrêta juste à l'endroit où le petit garçon avait été attaqué, s'accroupit aux côté de la créature et récupéra la flèche qui s'était logé dans son crâne. La bouche de la chose était encore recouverte du sang du gamin, un morceau de muscle était encore logé entre ses dents pourries, c'était glauque. Daryl leva les yeux : quelques cadavres se dirigeaient vers eux mais les rues étaient encore désertes de toute activité humaine. Il retourna en courant vers la camionnette sous le regard de son frère, visiblement très agacé par son comportement. Il avait les mâchoires serrées, le regard noir. Mais Daryl n'y fit pas attention et se jeta dans la voiture.
- C'est bon, ironisa Merle. On peut y'aller.
Il n'attendait même pas de réponse, c'était juste pour emmerder son frère c'est tout. Il poussa l'accélérateur et ils partirent de Malprise sans se retourner. Personne n'avait eu le même réflexe mais ils l'auraient c'était sûr. Mais peut-être serait-il trop tard … Daryl ne savait même pas s'il aurait déguerpi si jamais son frère ne lui avait pas forcé la main : il avait encore une dette envers lui, la liste s'allongeait de plus en plus chaque jour.
- Une fois qu'ils eurent dépassé le panneau « Welcome to Malprise », Daryl demanda, en frottant ses cheveux :
- On va où ?
- Loin d'ici, répondit Merle après un instant d'hésitation.
Une réponse plus précise ne semblait pas encore envisageable pour le moment. Daryl regardait avec insistance son frangin, il attendait quelque chose de sa part. Mais c'est lorsqu'il vit qu'il prenait la route qui menait à l'autoroute la plus proche, qu'il décida de lui forcer la main.
- On doit aller la chercher.
- Qui ? feignit de s'intéresser Merle qui roulait comme un dingue.
- Jessica.
Il n'eut aucune réponse mais l'attitude de son frère lui montrait bien que c'était loin d'être son attention principale : il voulait fuir c'est tout, s'échapper de ce merdier le plus rapidement possible. Et retourner dans le foyer familial ne l'enchantait pas le moins du monde. Ca ne plaisait pas non plus à Daryl mais après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble … Les cris, les disputes, les pleurs, les coups … Il ne pouvait pas la laisser là-bas avec ce type, ce malade.
- C'est notre sœur ! déclara Daryl en fixant son frère.
- C'est pas notre sœur ! criait maintenant Merle plus qu'agacé.
- Demi-sœur ! On a quasi le même sang ! On a grandit avec elle, elle …
- TU as grandit avec elle. Pas moi, j'ai aucune responsabilité envers elle. Rien !
- Oui, mais t'en as envers moi.
Il n'en fit rien, la voiture ne quittait pas la route, droite comme un piquet. Comment pouvait-il être aussi insensible ? Il ne l'avait peut-être vu qu'une seule fois, mais Jessica avait eu une attitude exemplaire alors qu'elle n'avait que 7 ans à l'époque. Daryl prit une décision qu'il regretterait peut-être par la suite : il demanda à son frère d'arrêter la voiture et voyant qu'il n'en fit rien, il ouvrit la portière.
- Mais qu'est-c' qu' tu fous ?! s'écria Merle en appuyant sur la pédale de freinage.
- Tu veux pas aller la chercher. Mais moi si. Alors tant pis j'y vais sans toi.
Daryl n'était pas descendu de la voiture, il attendait une réaction de son frère. Peut-être tentait-il le diable, peut-être était-il juste devenu dingue de lui tenir tête de la sorte. La dernière fois qu'il l'avait fait, il l'avait jeté dans un fossé, de rage, rien de bien grave mais il savait de quoi son frère était capable. Il pouvait être très gentil des fois –quoique le « gentil » était assez relatif avec lui- comme il pouvait devenir très violent. Il se souvenait de la fois où un gamin du quartier avait traité Daryl de tapette un jour : Merle l'avait tabassé jusqu'à ce qu'il pisse le sang et l'avait menacé qu'il recommencerait si jamais il en parlait à quelqu'un. C'était un sang chaud son frère, depuis toujours. Et le fait qu'il se soit engagé dans l'armé ne l'avait pas rendu plus doux. Merle finit tout de même par céder.
- Pourquoi il a fallu que tu sois aussi gentil, souffla-t-il en démarrant la voiture.
Il s'essuyait les yeux, sûrement en plein dilemme : fuir ou sauver. Puis, sans crier garde, il posa violemment les mains sur le volant et redémarra la camionnette
- C'est bon t'as gagné, déclara Merle en faisant demi-tour. On va la chercher cette connasse.
- Merci, murmura Daryl après quelques secondes de silence.
Merle se rongeait les ongles, et respirait fort : il était nerveux. Il devait appréhender le fait de retrouver leur paternel, enfin s'il ne s'était pas étouffé dans son propre vomi, ou mangé par une de ses créatures. Daryl l'espérait sérieusement car il ne sentait pas la force de l'avoir une nouvelle fois en face de lui, même pour sa sœur. Il en tremblait déjà. Ça allait être des retrouvailles quelques peu tendues, sans aucun doute.
(*) Un superhéro, alcoolique, vivant dans la rue et qui se retrouve en prison. Regardez juste la bande annonce si vous ne voyait pas de quoi ça parle, et surtout si ça vous intéresse P C'est un film avec Will Smith.
(**) C'est le nom de leur village
Voilà ! J'espère que ce deuxième chapitre vous aura plut. L'apparition de Jessica, sorti tout droit de mon imagination. Pareil si vous pouviez me laisser une review ça serait géantissime ! *_* J'y répondrais avec grand plaisir et je ne mors pas en plus ;P
