Bonsoir à tous,
Voilà la suite de cette fic. Je remercie mes revieweurs et souhaite à toutes et à tous une très bonne lecture !
CHAPITRE 2 : L'AVERTISSEMENT DE DOBBY
Hermione haussa les sourcils. Dans sa chambre désordonnée, Athéna hululant dans sa cage, une créature pitoyable aux oreilles trop grandes, vêtue de haillons squattait sa chaise de bureau, en position debout. La bestiole sauta sur le sol et se plia en une grande révérence, ses grandes oreilles disproportionnées traînant par terre.
- Hermione Granger, il y a si longtemps que Dobby rêvait de vous rencontrer.
Hermione entendit des voix du réez-de chaussée. Les amis d'Ophélie venaient d'arriver.
- Bonjour ! Enchantée de vous connaître Dobby.
Elle fouilla ses méninges. Elle avait déjà vu ce genre de créatures. Apparemment, selon ses souvenirs, elle avait en face d'elle un elfe de maison.
- C'est un si grand honneur de faire votre connaissance, Hermione Granger.
- Merci, c'est gentil. Mais, que faites-vous dans ma chambre ?
- Et bien... c'est si difficile. Dobby ne sait pas par où commencer...
- Asseyez-vous ! Proposa Hermione en désignant le lit.
- M'asseoir ? Couina l'elfe.
Il se mit à gémir, puis à pleurer. Hermione haussa les épaules. Ca ne servait à rien d'essayer de l'arrêter, alors elle espérait qu'il fasse le plus de bruit possible, histoire de gâcher la soirée d'Ophélie.
- Jamais un sorcier n'avait demandé à Dobby de s'asseoir, comme un être égal...
- Les sorciers que vous connaissez ne sont pas sympathiques on dirait...
- Ce n'est pas peu dire... commença l'elfe. Oh non... Dobby ne devait pas dire du mal de sa famille. MECHANT DOBBY !
La créature attrapa la lampe de chevet d'Hermione et se frappa le crâne avec. Hermione s'assit et attendit que l'elfe ait fini de se punir.
- Votre famille sait que vous êtes ici ? Demanda Hermione.
- Oh non. Dobby devra se punir pour cela en rentrant. S'ils l'apprenaient...
- Je vois... En quoi puis-je vous aider ?
Dobby se remit à pleurer, plus fort cette fois-ci. Hermione soupira et attendit à nouveau que l'elfe se calme. Ce qui arriva assez rapidement.
- Hermione Granger demande si elle peut aider Dobby ? J'avais entendu parler de votre grandeur, mais pas de votre générosité.
Hermione fut sensible aux compliments, mais avait hâte d'entrer dans le vif du sujet.
- Vous savez, je ne suis pas si grande et généreuse que ça...
- Hermione Granger est humble et modeste. Elle ne parle pas de sa victoire contre Vous-Savez-Qui...
- Ah ça ? C'était de la chance, sans plus...
- Oh non, j'ai entendu dire que Hermione Granger avait affronté Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-le-Nom il y a quelques semaines, et qu'elle avait réussi à lui échapper à nouveau.
- Ca vous ennuierait d'arrêter de parler de moi à la troisième personne ? Je ne suis ni morte, ni empereur Romain...
L'elfe la regarda, étonné, de ses yeux globuleux et reprit.
- Hermione Granger est vaillante et audacieuse. Mais Dobby est venue la protéger. Hermione Granger ne doit pas retourner à Poudlard.
- Mais bien sûr ! Ironisa-t-elle. Et pourquoi cela ?
- Un complot provoquera des évènements terrifiants à l'école de sorcellerie. Dobby est au courrant. Ca sera terrible. Hermione Granger est trop importante pour risquer sa vie.
- Ca a un rapport avec Vous-Savez-Qui ? Demanda Hermione en croisant les bras.
- Non, pas lui... répondit Dobby.
- Alors je ne vois pas où se situe le problème. Navrée de vous décevoir, mais je retournerai à Poudlard. J'ai des amis qui ont besoin de moi.
- Des amis qui n'écrivent pas...
Hermione fronça les sourcils. Dobby n'aurait quand même pas osé la priver de courrier. Mais puisque qu'il était au courant, ça voulait dire qu'il était l'auteur du méfait.
- Dobby, pourriez vous me rendre les lettres que vous avez dû intercepter par inadvertance, dit-elle en essayant de conserver son calme.
L'elfe se mit à trembler.
- Je les donnerai à Hermione Granger si elle me promet de ne pas retourner à Poudlard.
- Et moi je vous promets que si vous ne me les donnez pas dans l'instant vous souffrirez mille tourments.
- Dobby est habitué aux menaces de mort, il en reçoit dix par jour.
- Ce ne sont pas des menaces de morts, mais de tortures. Et j'ai beaucoup d'imagination.
- J'ai observé Hermione Granger aujourd'hui. Sa tante n'a pas l'air aimable. Si Hermione Granger me force à le faire, sa tante l'enfermera dans sa chambre.
- J'attends de voir ça, Dobby...
L'elfe sortit en courant de la chambre et Hermione le suivit à pas feutré. Des marches de l'escalier, elle observait Ophélie qui discutait avec quatre personnes. Tous avaient l'air de bien s'amuser. Mai ce qui attira son attention, c'est Dobby qui faisait léviter le punch en direction du groupe de personne.
"Quitte à me faire enfermer, autant qu'il le verse directement sur la robe de la mégère. J'aimerai qu'elle se ruine en nettoyage à sec..." pensa Hermione.
Elle descendit rapidement les escaliers, s'approcha délicatement et essaya d'attraper la jatte qui voletait doucement. Les amis d'Ohpélie ne voyaient pas ce qu'elle faisait, et avec chance. Tous étaient dans leur conversation, le point de mire étant la copine de son oncle.
Au moment où Hermione touchait la jatte, elle se renversa sur la tête d'Ophélie. Cette dernière regarda la gryffondor, passa par plusieurs couleurs (blanc, verte, jaune) avant que ses joues ne s'empourprent d'un joli rouge framboise pas du tout assorti à sa robe.
Hermione sourit et fila en vitesse dans sa chambre. Elle n'avait que quelques minutes pour faire ses affaires avant que la mégère ne mette sa menace à exécution. Elle fourra tous ses livres, chaudrons, fioles et parchemin dans sa valise qu'elle ferma rapidement. Elle libéra sa chouette de la cage en lui demanda de se rendre chez Ron.
Enfin, en tendant l'oreille, elle entendait Ophélie inventer une histoire pathétique, expliquant qu'elle était perturbée, qu'elle n'aimait pas les étrangers, et qu'elle avait disjoncté. Elle sourit à ce mensonge pathétique, amusée que la « si géniale » Ophélie ne puisse trouver mieux.
Au moment de quitter la pièce, un hibou débarqua dans la chambre, lâcha une enveloppe marquée du sceau du ministère sur le lit avant de repartir à tire d'ailes. Hermione déplia le parchemin et fut surprise de lire son contenu. Il était inscrit qu'elle était accusée d'avoir jeté un sortilège de lévitation dans la soirée et qu'à la prochaine infraction de ce genre, elle serait renvoyée de Poudlard.
"Et puis quoi encore ? Ils débloquent... Bon, je m'occuperai de ça plus tard, faut que je parte d'ici rapidement."
Elle traîna sa grosse valise dans l'escalier. Arrivée en bas, elle tomba nez à nez avec Ophélie, dont les cheveux dégoulinaient de punch.
- Tu... vas... me... le... payer ! Articula froidement cette dernière.
- Oh, j'ai peur... ricana Hermione.
- Et où comptes-tu aller ?
- Loin de vous. Pourquoi ?
- Tu es sous ma responsabilité, tu dois m'obéir.
- Erreur, je suis sous la responsabilité de mon oncle. Vous n'êtes pas marié, alors ciao la compagnie.
Hermione et Ophélie se regardaient haineusement quand quelqu'un sonna à la porte d'entrée.
- Je vais ouvrir, mais tu ne paies rien pour attendre.
- Tu n'es pas encore chez toi. Je vais ouvrir ! Répliqua Hermione.
Elle se faufila et arriva la première à la porte d'entrée qu'elle ouvrit à la volée. Elle reconnut aussitôt Mmes Potter et Weasley.
Une review pour l'elfe de maison ?
A bientôt,
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