Pauvres, pauvres garçons…
Chapitre 2
Les trois compagnons avaient décidés de se plier à l'ordonnance du médecin (La sonde gastrique devait vraiment leur faire peur…).
Ils avaient également choisis de se laisser Hakkai dormir tranquillement dans sa chambre, et d'aller voir comment il allait de temps en temps.
Gojô, dans la chambre voisine, tira une cigarette de son paquet et l'alluma d'un geste fluide. Puis il lança son briquet au moins qui alluma également une cigarette.
Il y eu un petit silence.
Puis…
« J'ai faim
-Nous aussi, alors la ferme.
-…Dites…
-Huh ?
-…Qui c'est qui va faire à manger ?
-…
-…Je ne préfère pas le savoir… »
Il y eut de nouveau un silence.
Le cuisinier attitré était cloué au lit pour surmenage ménager, justement, et ils ne pouvaient décemment pas le lever pour préparer le déjeuner (Ou bien était-ce la menace de la sonde gastrique qui planait au-dessus de leurs têtes ?)
Re-silence. (Il y en a beaucoup depuis le début de cette histoire…)
Gojô se leva. « Tout d'abord, pour faire à manger, il faut des ingrédients. Je vais aller faire les courses. À force de les faire avec Hakkai, je suis habitué.
-Ouais…Prends-moi des clopes…
-Je peux venir ?
-Si tu veux, le singe
-M'appelle pas singe, sale kappa ! »
Deux minutes plus tard, ils étaient dehors, face au problématique problème des courses.
Avez-vous déjà fait les courses seul ?
Seul au sens où j'entends que vous ne l'avez jamais fait sauf aveuglément car une personne intelligente et responsable se chargeait de choisir les bonnes choses et de gérer les dépenses correctement.
Gokû regarda Gojô.
Gojô regarda Gokû.
Silence (encore).
« Bon…On va devoir y aller, pas vrai, Gokû ?
-Ouais. On va y aller.
-Yeah…Cool, on y va…Courage… »
Ils restèrent plantés devant la porte de l'hôtel dans un silence pesant.
…
Ils n'avaient vraiment aucune idée par quel bout commencer…
Hakkai ouvrit les yeux.
Un mauvais pressentiment l'avait réveillé, mais il passa outre en sentant la fatigue revenir a vitesse grand V. Il soupira, regrettant de les retarder ainsi.
« Tu es réveillé ? »
Le brun tourna la tête avec difficulté pour voir un Sanzô assis à la table, journal ouvert devant lui et lunettes sur le nez. Les yeux violets du bonze le fixaient et semblait lui reprocher sa fatigue.
« Désolé, Sanzô…
-Tch. On y peut rien. On ne va pas te lever de force, de toutes manière…
-La sonde gastrique doit vraiment te faire peur… » Répliqua Hakkai avec un petit rire presque moqueur. Le bonze fit la grimace et se replongea dans son journal.
« Où…Où sont Gojô et Gokû…?
-Aux courses. »
Hakkai se demanda furtivement si Sanzô était assez suicidaire pour laisser les deux G faire les courses seuls.
Mais après tout, il était au lit.
Et une fraction de secondes, une pensée un peu égoïste traversa son esprit.
Il avait envie de rester au lit, comme ça, tranquille. Pour une fois, ils mangeront mal. Bien fait pour eux, ils n'avaient qu'à ne pas le pousser à bout.
Il se tourna sur le flanc, dos à Sanzô qui haussa un sourcil.
Deux heures plus tard…À moins que ce soit trois heures…Bon, longtemps après, les deux G revinrent enfin, les bras chargés de paquets.
Certes, le combat avait été difficile.
Mais ils étaient revenus, sains, saufs, et surtout vainqueurs.
Ils espéraient grandement qu'ils seraient félicités !
Mais pour toute réponse à leur glorieux retour, ils reçurent un méprisant : « Tch. Vous êtes en retard. Vous avez mes clopes ? »
Passez outre, camarades, vous avez gagné le combat !
Gojô posa avec violence le fruit de ses efforts (c'est-à-dire deux paquet kraft de courses) sur la table et avec un sourire méchant : « Il n'y avait plus que malboro filtre. Désolé, ô grand moine Sanzô, il va falloir te contenter de malboro normale. »
Le kappa savait que le bonze détestait fumer autres choses que ses malboro rouges filtre. Il lui avait donc délibérément pris des normales.
Histoire de se venger un peu.
Sanzô fit la grimace, mais attrapa le paquet que lui tendait le tabou. Il en tira une et l'alluma d'un geste sec.
Gojô la lui retira immédiatement.
Il se fichait éperdument que Sanzô finisse avec une sonde gastrique (encore elle !) dans le derrière, mais il pensait à juste mesure que si l'un d'eux finissait comme ça, les autres aussi, vu le caractère diabolique de la médecin…
« Crétin, t'as oublié ce qu'à dit la taré ? Pas fumer près du malade ! »
Sanzô fixa un temps le kappa, une lueur de danger imminent dans ses iris mauves.
Gojô soutint ce regard, la même lueur dans ses yeux sang.
Gokû profita de ce moment d'inattention pour avaler une des brioches qu'il avait achetées avec Gojô plus tôt.
Dix minutes plus tard, dans la pièce voisine, Gojô s'employait à faire la cuisine.
On pouvait affirmer sans aucun doute que si un troupeau de pingouins d'Amérique du Sud, tous atteint de rage épileptique, et contrôlés par des concombres mutant de l'espace voulant dominer le monde était passé dans la pièce, ça n'aurait pas été plus inquiétant.
Sanzô et Gokû étaient en train de se demander si, malgré leur faim, ils n'allaient pas battre en retraite.
La fumée qui s'échappait de la casserole ne présageait vraiment, mais alors vraiment rien de bon.
Le singe fixa cette fumée qui s'échappait lentement vers le plafond.
Elle était épaisse, très grise, et sentait la nourriture brûlée.
Problématique.
Le moine lorgna sur les DNI (Denrées Non Identifiées) qui cuisaient paresseusement dans la poêle posée à côté de la casserole.
Elles étaient noires, comme carbonisées, ratatinées et rabougries.
Inquiètant.
Le blond et le brun échangèrent un regard.
Gojô, qui leur tournait le dos, ne le remarqua pas et c'est avec une sorte de sourire en coin qu'il servit ces deux compagnons, une fois les repas cuit.
Dans la chambre d'Hakkai, l'ex-humain ouvrit brusquement les yeux. Il regarda le lit à côté de lui.
Bizarrement, il présentait qu'il allait bientôt être occupé…
À suivre…
Qui sera la prochaine victime ? Vous le saurez en regardant le prochain épisode de « Amour, Gloire et Beauté »…/Se fait assommer par Gojô/ Barf, non, je voulais dire « Pauvres, pauvres garçons… »
Gojô : Ne nous compare pas avec cette chose télévisée !
Oui, oui, je sais…
Bref, des reviews m'aiderait à me souvenir de ne plus faire cette erreur ! sinon je continue ! (Quelle menace inutile…)
