Chapitre corrigé et réécrit
Chapitre 2 :
Elles sont bien noires, les pensées de nuits blanches. –Edmond et Jules de Goncourt
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Dans la petite ville de Beacon Hills, à cette heure, tout pouvait sembler calme et paisible, pourtant…
« Envoyez des unités dans tous les secteurs de la ville et prévenez les shérifs des villages alentours. Je ne veux pas vous revoir si vous n'avez trouvé aucun indice, compris ? Joshua et Parrish, je veux que vous retraciez la route que le bus à parcouru. Je viens d'appeler le musée et ils m'ont prévenu que le lycée n'était pas venu aujourd'hui, ce qui veut dire qu'il y a du avoir un problème. »Leur demanda le Shérif d'une voix tonitruante
Toutes les unités acquiescèrent et s'élancèrent dans leurs voitures, chacune ayant retenue leurs instructions. Le shérif s'appuya contre son bureau et inspira difficilement. Cela allait maintenant faire 5 heures que le bus des étudiants de Beacon Hills aurait du arriver. N'ayant aucune nouvelle, le lycée avait d'abord appelé le commissariat pour leur faire par de leur inquiétude. Ne réussissant à joindre aucun élève à bord du bus, Noah avait décidé de localiser les téléphones des étudiants grâce à leur GPS. Mais aucune recherche n'avait été concluante. Rien. Aucun signe des 60 élèves parties en excursion scolaire. C'était comme si, soudainement, tous s'étaient volatilisés, ne laissant aucune trace d'eux.
Peu de temps après avoir été prévenu, le shérif avait appelé Derek pour lui expliquer la situation qui commençait à devenir alarmante. L'Alpha, déjà au courant du retard du bus, n'avait rien dit. Il avait simplement écouté le shérif parler, celui-ci essayant de le rassurer quand à la sécurité de Stiles.
« Ils doivent simplement être tombé en pane dans la forêt. D'ici deux heures maximum, Stiles devrait être rentré à la maison. »
Et malgré les tentatives désespérées pour rassurer Derek et le convaincre de rester chez lui, celui-ci ne put s'empêcher d'agir.
« J'arrive. »
Seulement quelques minutes après, une camaro noir se gara devant le commissariat, son propriétaire en sortant en vitesse pour se précipiter à l'intérieur du bâtiment. Connaissant l'endroit comme son propre appartement, Derek se dirigea automatiquement vers le bureau du shérif, une question lui brulant les lèvres. Il ouvrit la porte brutalement et se planta devant lui, son regard exprimant déjà toutes les explications qu'il attendait.
« Ecoutes, Derek. Je sais que tu veux savoir ce qui est en train de se passer, mais je ne peux rien te dire fiston.
-Vous nous avez déjà révélé des choses bien plus confidentielles que celle-ci. Que se passe-t-il ? Où est-il ?
-Je te l'ai déjà dit, je n'en sais rien. Nous n'avons aucune piste sur l'endroit où le bus pourrait être, les élèves encore moins. Pour le moment, j'ai envoyé des patrouilles un peu partout dans les alentours de la ville, mais je n'ai encore aucune information. Je ne peux pas te dire ce que je ne sais pas, fils.
-Donc, vous n'êtes sur de rien. Vous ne s'avez même pas s'il est en sécurité.
-Derek... ne sois pas si pessimiste… son bus pourrait juste avoir du retard, il se pourrait qu'il soit tombé en panne, ou qu'il ait eu un accrochage.
-Stiles nous aurait envoyé un message. Il sait à quel point la meute à besoin de rester en contact, surtout avec tout ce qui est arrivé dernièrement. »
Noah se passa une main sur le visage. Derek avait raison. Même s'il essayait d'optimiser un maximum la chose, il savait bien que cela ne servait à rien. Il pourrait se permettre d'optimiser quand son fils serait devant lui, sain et sauf.
« Vous avez contacté Scott ?
-Non, pas encore. Je crains sa réaction. Je sais qu'il contrôle son loup, mais quand quelque chose touche sa meute, il n'est pas assez fort pour contrôler ses émotions en public. Si de mauvaises nouvelles me parviennent, j'appellerais Melissa pour qu'elle le tienne au courant. Il vaut mieux que ce soit sa mère qui aborde le sujet. »
Derek acquiesça.
« Mais quoi qu'il arrive, si jamais mon fils à disparu, je sais que tu le retrouveras, Derek. J'ai confiance en toi. »
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Cela faisait maintenant six heures que les soixante élèves de l'excursion du lycée de Beacon Hills étaient portés disparut. Six heures qu'aucun contact n'avait été établi entre les étudiants et leur ville. Six heures que personne n'avait de nouvelles d'eux. Dans une ville telle que Beacon Hills, l'information n'avait pas tardé à se répandre. Les parents des adolescents avaient était convoqués au commissariat pour que la situation puisse leur être expliquée. N'étant pas certain sur la raison de ce retard, l'explication donnée était que le bus devait simplement être tombé en panne au milieu de nulle part, « Il n'y a pas de réseau dans les bois, d'où l'empêchement de communication »Personne n'avait osé contredire cette possibilité, tout le monde espérant que cette simple déduction soit la vérité. Ce ne fut que vers une heure du matin, soit une heure après que le shérif ait envoyé ses patrouilles, qu'il reçu un appel de Joshua et Parrish. Les deux officiers avaient aussitôt appelé le shérif quand ils avaient retrouvé le bus scolaire. Selon eux, le véhicule se trouvait à environ une heure d'ici, sur une route peu fréquenté au milieu des bois.
« La bonne nouvelle, c'est qu'on a retrouvé le bus. La mauvaise, c'est que les élèves ne sont pas dedans.
-Comment ça ? S'inquiéta Noah
-Le bus est vide, shérif. Et il n'est pas en très bon état… Le devant du bus est enfoncé dans un arbre.
-Ils ont eu un accident ?
-J'en ai bien peur. Mais aucun corps ne se trouve à l'intérieur. Je vais appeler des renforts pour nous aider à faire le tour de la forêt, au cas où ils auraient voulut se mettre à l'abri.
-Très bien Parish. Prenez les renforts dont vous avez besoin. Y a-t-il autre chose que vous voudriez me faire savoir ?
-L'accident à été très violent, Shérif. Assez pour qu'il y ait beaucoup de sang dans le bus. Le manque de corps montre que personne n'a dut être mortellement blessé, mais même sans ça. Quelque chose cloche. »
A l'autre bout du fil, le shérif souffla.
« Juste… essayez de faire le maximum.
-Ne vous inquiétez pas pour ça. Nous le ferons »
Aussitôt eut-il raccroché que Noah partit annoncer la nouvelles aux parents attendant dans le hall. A l'annonce de cette nouvelle information, des femmes se réfugièrent dans les bras de leur mari, d'autre dure s'asseoir, leur jambes de les portant plus, et certain restèrent impassible, sans doute trop choqué pour réagir. C'est en voyant tout ces parents triste et effondré, que le shérif commença à réaliser lui-même ce qui était en train de se passer. Son fils était actuellement il ne savait où dans les bois, probablement blessé, et en plein mois d'octobre.
Le lendemain de la disparition des 60 élèves, toute la ville était au courant de ce qu'il s'était passé la veille. Enormément d'étudiants avait été choqué d'apprendre la disparition de leur ami, mais ce qui avait définitivement achevé tout espoir était quand un camion était arrivé dans la matinée au commissariat. Dans la remorque de celui-ci se trouvait 16 corps. Les corps des adolescents disparus depuis la veille. En voyant ça, le sang du shérif s'était glacé. Il savait que la remorque de ce camion était une scène de crime, mais il n'avait put s'empêcher de monter à l'arrière du camion pour vérifier chaque visage, et ainsi s'assurer que lui de son fils n'était pas parmi eux. Quand il avait ensuite demandé à parler au conducteur, Parish l'avait prévenu qu'il n'y en avait aucun. Que quand lui et les autres officiers étaient rentrés de leurs patrouilles dans la forêt, le camion était déjà devant l'entrée du commissariat. Il était 7 heures.
Ce fut Melissa qui apprit la nouvelle à Scott. Comme avait pu l'imaginer le shérif, le loup s'effondra littéralement quand il apprit que son ami était introuvable, mais que surtout, il était en danger de mort. Toute la nuit durant, Melissa resta aux côtés de son fils, essuyant ses larmes, calmant ses pleures, jusqu'à ce que finalement, il s'endorme.
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« J'hésite vraiment entre deux et trois.
-Ne cherche pas. Ce n'est aucun des deux.
-Ni deux ni trois frères ? Tu m'as dis que tu n'étais pas fille unique, Jade ! C'est parce que tu as des sœurs ? C'est ça ?
-Non, je n'ai pas de sœur.
-Je te promets, si tu considères un de tes animaux de compagnie comme un membre de ta famille, je porte plainte.
-Laisse mon chien tranquille, rigola telle, et non, je ne considère pas mon chien comme mon frère.
-Donc tu n'as qu'un seul frère ? »
Jade acquiesça.
Leurs regards se dirigèrent vers les fenêtres barricadés par lesquels un rayon de lumière venait de passer. Stiles regarda l'heure. 7h44. Aucun d'entre eux n'avait réussi à fermer l'œil de la nuit, trop terrorisé sur leur situation actuelle. Les quarante-quatre adolescents du lycée de Beacon Hills s'étaient alors éparpillés un peu partout dans toute la salle, et avait attendu, assis par terre, adossée contre les murs. La plupart avaient discutés entre eux pour rester éveillés, mais d'autre encore avait préférés resté par deux. Sans doute pour discuter, ou encore pour pleurer (il avait aperçut les soubresauts de certaines personnes). Mais quoi qu'il en soit, tout le monde essayait de communiquer entre eux, ne laissant jamais personne tout seul. Au début, tout le monde était un peu éparpillés, chacun essayant du mieux qu'il pouvait de gérer la situation dans laquelle ils se trouvaient. Mais le plus dur avait sans doute été de voir le corps de leurs amis allongés au sol, inertes, glacés, rempli de sang. Beaucoup de cris s'étaient fait entendre et beaucoup de larmes avaient étés versées. Mais peu de temps avant minuit, les hommes habillés en noir étaient revenus, arme à la main, et avaient emmenés les corps avec eux, jetant au passage des sacs dans la salle, et des sacs de couchages. Les adolescents n'avaient pas tardés à comprendre que les fameux sacs étaient les sacs que chacun avait emmenés avec lui pour le voyage scolaire. Tout le monde avait récupéré le sien, personne n'osant toucher les 16 sacs restant posés sur le sol. Evidemment, les objets nécessaires à un plan d'évasion ou à une possible attaque avaient été enlevés. Téléphone portable, écharpe, déodorant… Seul la nourriture et l'eau avait été laissé dans les sacs. C'est d'ailleurs de quoi ils s'étaient nourris la veille. Chacun avait participé, et ensemble, ils avaient mangé à leur faim, chacun partageant ce qu'ils avaient dans leurs sacs, sans même avoir eu besoin de se concerter.
Et maintenant, voilà où ils en étaient. Essayant de lutter contre le sommeil en abordant n'importe quel sujet de conversation. En n'en apprenant plus les uns sur les autres, en partageant sur n'importe quel sujet, pour rester éveillé. Peu de personnes étaient encore en train de parler, probablement trop fatigué ne serait-ce que pour répondre à une question. Chacun était emmitouflé dans son sac de couchage, essayant de se tenir chaud dans cette pièce peut chauffée.
Stiles tourna de nouveau son regard vers Jade. Celle-ci avait le regard fixé dans le vide. Son petit sourire en coin avait disparu, et elle ne cessait de se triturer les doigts. Stiles se mordit la lèvre « merde ! Quel crétin ! » Quand Stiles avait commencé à parlé de la famille de Jade, il n'avait pas pensé à la réaction que la jeune fille pourrait avoir. Il avait pourtant lui-même eu des coup-bas cette nuit, quand il ne pensait ne serait-ce qu'une seconde à sa meute. Il s'imaginait en boucle la réaction qu'avait dut avoir son père, Scott ou encore Derek quand ils avaient vu que le bus n'était pas revenu. Y avait-il des personnes à leurs recherches ? Son père avait-il envoyé des patrouilles à leurs recherches ? Etaient-ils conscient de leur disparition, de la gravité dans laquelle les adolescents se trouvaient actuellement ? Avaient-ils des pistes ?
Son poing se serra. Il espérait vraiment que ces fameux hommes en noir ne soit pas aussi professionnels qu'ils le laissaient paraitre et qu'ils n'aient laissé, ne serait-ce que par inadvertance, un indice quelque part. Parce que dans ce cas, il pourrait être sur que sa meute arrivait pour lui.
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« Alors ?
-Les odeurs commencent à s'estomper. Je n'ai pas pu en tirer grand-chose. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'une forte odeur de peur et de mort imprègne les sièges.
-Les élèves retrouvés mort seraient donc décédés suite à l'accident ?
-C'est ce que je pense, oui.
-Très bien. »
Le shérif souffla tout en se passant une main lasse sur le visage.
« Quelque chose d'autre ?
-Une odeur chimique flotte dans le bus. Quelque chose de vraiment discret, mais de suffisamment étrange pour attirer mon attention.
-Tu pourrais me la décrire ? »
Derek secoua sa tête.
« Non… tout ce que je peux vous dire, c'est qu'elle n'est pas de provenance naturelle.
-D'accord, merci fils. »
Quand le bus avait été retrouvé en forêt, Noah Stilinski avait immédiatement demandé à ce que celui-ci soit ramené au commissariat de Beacon Hills pour pouvoir faire des analyses avant que de possibles preuves ne s'effacent dut à la météo. Evidement, avant de faire venir les spécialistes, il avait demandé à Derek de monter dans le bus pour que celui-ci essai de pister quoi que ce soit. Mais comme il s'en doutait, les résultats n'avaient pas étaient très utile. Il n'en voulait pas à Derek, évidement. Il n'y était pour rien, mais il avait quand même espéré que le loup trouve quelque chose de plus concluant sur lequel il aurait pu s'appuyer afin trouver une source fiable. Malheureusement, la plupart des enquêtes étaient plus difficile qu'elles n'y paraissaient au premier abord.
« Je vais appeler le labo pour qu'ils viennent prélever des indices dans le bus. »
Noah commença à s'éloigner de l'Alpha, sortant son téléphone de sa poche.
« Shérif, attendez ! »
L'officier se retourna vers Derek, les sourcils froncés.
« Est-ce que vous avez des nouvelles sur… les corps des adolescents retrouvés à l'arrière du camion ?
-Tout ce que je sais, c'est que la morgue les à emmené il y a déjà plusieurs heures pour effectuer une autopsie. Nous n'avons pas encore reçu les résultats, mais d'après Melissa, ça ne serait tarder. »
Le loup-garou acquiesça. Il commença lui-même à se diriger vers la sortie du garage pour se diriger vers l'entrée du commissariat, quand Noah l'appela.
« Derek ? Est-ce que… Est-ce que le fait de m'être sentie soulagé de ne pas avoir vu le corps de mon fils dans cette camionnette fait de moi une mauvaise personne ?
-Qu'est-ce que vous voulez dire par là, shérif ? Les sourcils de Derek se froncèrent
-La première réaction que j'ai eu quand j'ai vu les corps de ces seize enfants allongé sur le sol de cette camionnette, à été de vérifié que mon fils n'était pas parmi eux. Et quand je n'ai pas vu son visage, je me suis sentie tellement soulagé, presque heureux. Durant une seconde, je me suis sentie heureux, parce que seize autres enfants étaient morts à la place de mon fils, Le shérif prit une profonde respiration avant de reprendre, Et si je n'étais pas assez fort pour enquêter sur cette affaire ? Et si j'étais trop impliqué sentimentalement dans cette enquête pour me concentrer ? Pour réussir à sauver mon fils et quarante-trois autres personnes. »
Derek s'approcha suffisamment du shérif pour pouvoir lui poser sa main sur son épaule.
« Avoir des sentiments ne fait pas de vous une mauvaise personne, Noah. Tout parent réagirait exactement comme vous l'avez fait. Alors ne vous faites pas d'idée et arrêtez de croire que vous n'êtes pas suffisamment fort mentalement pour gérer cette enquête, parce que je crois justement que c'est ce qui fait que vous pouvez la résoudre. Le fait que vous être impliqué personnellement dans cette enquête vous rends plus fort, plus persistant. Je ne crois pas que quelqu'un dans ce commissariat n'est envie de retrouver ces adolescents plus que vous. Parce que justement, votre fils en fait partie. Votre fils est probablement enfermé quelque part par des enfoirés qui lui veulent du mal. Et rien que pour cette raison, je crois que personne ne peut être plus qualifié que vous pour parvenir à retrouver ces adolescents et butter ces fils de putes. Alors arrêtez de vous rabaissez pour quelque chose que n'importe quel autre humain aurait pensé, et mettez-vous au travaille, Stilinski. »
Le regard de Noah se planta dans celui de Derek, avant que l'officier n'acquiesce, et ne reparte au travaille, maintenant sur des ses convictions, et de ce qu'il avait à faire.
