BÊTA : Chewre, toujours au rendez-vous ! :D
NOTE : • Comme d'hab', les réponses aux reviews en baaaas~
• Chapitre Raiting T
• Action/Drama
- How to train your Direwolf – 2-
- Scott a perdu une chaussure, une fois. Je m'en souviens très bien, ce benêt pensait que c'était moi qui la lui avais piquée. Jackson a perdu une hache. Lui, il ne s'est pas gêné pour me rayer directement de la liste des suspects parce que, soi-disant, je n'aurais pas eu la force de la porter de chez lui jusqu'à chez moi. C'est faux d'abord ! ... Bon, peut-être pas jusqu'à chez moi, mais au moins jusqu'à la forge ! Bon, finalement, c'était Aiden. Lui par contre, je crois qu'à part son cerveau, monsieur n'a jamais rien perdu. Par contre, moi, comme je ne fais jamais rien comme tout le monde, il faut que je perde le seul Direwolf que je n'aie jamais réussi à blesser ! Et bien sûr, pas n'importe lequel, de Direwolf, non ! Il faut que je perde le plus mystérieux, si ce n'est le plus dangereux ! Il a fallu que je perde l'Oméga ! Sérieusement Stiles ?! Hein ? Tu n'es qu'un abruti !
Vous l'aurez compris, après plusieurs minutes à se donner du courage, une bonne demi-heure à tourner en rond sans trouver une trace de l'Oméga, Stiles pestait et jurait par tous les Dieux du Valhalla contre ce maudit Oméga qui avait osé s'évaporer. Si ça continuait, Stiles allait vraiment finir par croire que cette bestiole n'était qu'un pur produit de l'imagination des Vikings : Un Direwolf que personne n'avait jamais vraiment vu, soi-disant plus gros, le seul qui ait les yeux bleus, celui aux grondements semblables au tonnerre, celui que Stiles pensait avoir touché et qui se révélait introuvable.
- Ouais, définitivement une pure invent-
Une longue plainte douloureuse retentit, lointaine, assez puissante pour faire s'envoler les oiseaux au-delà de la cime des arbres, à quelques centaines de pieds de sa position seulement. Le jeune homme fixa le ciel quelques instants, puis baissa lentement les yeux, tentant de percer la végétation du regard, vers l'endroit d'où provenait ce bruit digne de Mjöllnir. Au pire, que risquait-il à aller y jeter un coup d'œil, hm ? Avec beaucoup de chance, ce n'était pas un simple éboulement, mais quelque chose de plus dangereux, qui sait. En tout cas, il l'espérait. A part ça, Stiles possédait un grand instinct de conservation, vraiment, j'vous assure.
A cet instant, il pensait plus à la sensation grisante de l'adrénaline qui courait dans ses veines, mêlée à la pointe d'appréhension, et peut-être au poil d'angoisse qui lui tordait les entrailles. Sans oublier l'impatience, la peur de s'être donné de faux espoirs, et surtout l'anxiété prenante de décevoir le village encore une fois, l'anxiété de ne jamais être celui que son père voulait. C'est ce qui le paralysait le plus.
Il avait compris très tôt que le fondement de son être ne serait jamais à la hauteur des espérances de John Le grand. Il était bien trop différent. De qui la tenait-il, c'était une bonne question. Mais quelque chose n'allait définitivement pas avec lui. Et ce, depuis bien avant que les Direwolves ne s'en prennent directement aux Humains. En ce temps-là, les Bêtes restaient dans les montagnes et les forêts. Mais une nuit, Stiles avait réussi à sortir de leur maison, du haut de ses sept ans. Il était parti à la recherche des "haou-haou" comme il les appelait à l'époque, nom tirés de leurs hurlements que l'on pouvait entendre lors des nuits les plus claires du mois, et qui avaient toujours fascinés le chétif et minuscule chef du village. Déjà à cette période, il avait voulu les voir de près, sans aucune arrière pensée, juste une envie viscérale. Au petit matin, sa mère, terrifiée de ne pas le trouver dans son lit lorsqu'elle s'était levée, avait rameuté tout le village et l'avait retrouvé à moins d'une lieue d'ici, à peine enfoncé dans les bois, allongé sur un petit tas de feuilles, sagement endormi. Il lui avait seulement dit d'une voix ensommeillée que "C'est chaud, les haou-haou...et tout doux..." mais quand il s'était pleinement réveillé, il ne se souvenait plus de cette nuit qu'il avait passée dehors.
Stiles secoua la tête pour sortir de ses pensées. Même lors de sa septième année, son père le voyait déjà comme une erreur.
Ses pas faisaient craquer les branches et les feuillages sur lesquels il posait ses pieds, mais il était encore tôt : Il ne risquait ni d'être trouvé par les gens du village, ni par d'autres Direwolves, qui ne chassaient que la nuit. Quant aux autres animaux sur lesquels il pouvait tomber, les plus dangereux après les Direwolves à croiser dans cette forêt étaient les renards. Et franchement... enfin, un renard quoi : quoi de plus pelucheux et de plus câlin qu'un renard ? ... Quoiqu'il y avait bien quelques ours… mais ils étaient bien loin, terrés dans la forêt et dans les montagnes, et personne n'en avait plus vus sur les terres depuis que les Direwolves s'amusaient à venir faire des emplettes dans le village et sa contrée la plus proche. Alors Stiles n'avait pas à craindre de marquer sa position en faisant un peu trop de bruit. Du moment qu'il ne criait pas comme une gamine, tout irait bien, n'est-ce pas ?
Au bout de quelques minutes de marche dans une partie de la forêt qu'il n'avait en effet pas encore arpentée en ce frais matin, il réalisa dans un sursaut qu'il connaissait cet endroit, et plutôt bien d'ailleurs : C'est là qu'il avait mis quelques pièges, jusqu'alors infructueux, quelques mois plus tôt. Oui, il reconnaissait parfaitement le lieu ! Il avait posé tout un arsenal de cordes cachées dans les fourrées qui étaient censées s'enclencher et ligoter ce qui avait enclenché le système de poulie qu'il avait installé dans cet arbr-
Alors qu'il levait la tête, Stiles blêmit. Normalement, son installation aurait dû suspendre à la plus grosse branche de l'arbre ce qui était tombé dans le piège. Sauf que, mauvaise surprise : La branche était cassée, éventrée même, et pendait lamentablement vers le sol, semblant se moquer de lui. Un long frisson parcourut l'échine du jeune homme. Il déglutit et sortit de sa ceinture son long poignard d'une main tremblante. Il prenait enfin conscience de la folie de la situation : Il était seul dans une forêt avec un monstre, éventuellement énervé, et blessé. Ses chances de survie venaient désormais de tomber aux chiffres à une seule décimale. Il allait crever, c'était sûr...
Une nouvelle plainte, plus douce, à près de douze pieds à sa droite. Son cœur s'emballa, et de nouveau, il agit sans réfléchir : Il s'avança vers la source du bruit. Alors qu'il écartait des fourrées, il eut un saut de recul tout en se mordant la langue pour retenir le cri aigu qui voulait sortir, mais un gémissement terrifié lui échappa tout de même. C'était... Avait-il bien vu ? Était-ce réellement un Direwolf qui était allongé là, à deux pas, une fois les fourrées passées ? Son cœur rata quelques battements avant de partir dans une course folle, sa respiration devenant erratique, sa vision se brouillant. Il ferma brutalement la mâchoire, se forçant à respirer par le nez pour se calmer ; serrant douloureusement sa lame comme une ancre dans la réalité. Deux trois inspirations et un calme incertain revint enfin. Prenant son courage à deux mains, de même que son poignard, il fit quelques pas sur le côté, voulant se rapprocher de la bête par le flanc, et non de face. Le plus silencieusement possible, il se glissa dans les fourrées et entra enfin sous le couvert des arbres. La bête était là, juste devant lui, et Stiles n'en croyait pas ses yeux : Était-ce cela, l'Oméga ? Une masse énorme, aussi noire que la nuit la plus sombre ?
Le jeune viking constata avec soulagement que le monstre semblait inconscient et - loué soit Odin - empêtré dans son piège, totalement ligoté par des liens serrés, et s'il en croyait les grognements qu'il avait entendus quelques instants plus tôt, la bête ne pouvait pas s'en défaire seule. Stiles se mit à trembler, mais pas de peur cette fois-ci.
- J'ai... j'ai réussi...
Il était extatique. Il se sentait pousser des ailes. Oui, c'était bien lui qui avait estourbit ce monstre qui, au bas mot, devait faire six pieds de long, soit sa propre taille... ! Un frisson grisant remonta le long de sa nuque et son ventre se tordit sous l'allégresse. Son regard glissa le long du dos de la bête immobilisée. Il n'avait jamais vu un Direwolf d'aussi près, tout en étant relativement en sécurité, et il pouvait ainsi se permettre de l'étudier. Jamais il n'en avait vu d'aussi gros, au pelage si soyeux et si entretenu, pour un sanguinaire. Et surtout, il avait eu raison ; c'était définitivement l'Oméga qui se tenait face à lui et non un quelconque Direwolf : Ce monstre, contrairement à ses congénères, était totalement unicolore, d'un noir bien trop sombre pour ne pas être hypnotisant.
Il se perdit un instant dans la contemplation de cette force de la nature, dont il voyait le dos se soulever à un rythme un peu trop rapide. Il déglutit, faisant glisser ses yeux vers la tête de l'animal. Lui qui croyait avoir affaire à une bête endormie, ou mieux, assommée, il tombait de haut. Cette tête énorme, surmontée de deux oreilles touffues et pointues aussi noires que le reste de son poil, était sur le sol, le museau tourné vers lui, donnant à son cou un angle sûrement douloureux. Deux grands yeux du bleu le plus pur qui lui fut donné de voir le fixaient.
Le jeune homme eut un mouvement de recul en levant son poignard face à lui alors que le monstre commençait à grogner en bougeant. Enfin, tentait de bouger. Il ne put se soulever de quelques centimètres seulement du sol avant de lourdement retomber sur la terre avec une nouvelle plainte, les cordages entravant totalement sa liberté de mouvement.
Stiles ne put retenir un ricanement nerveux, alors que devant lui, la bête était à la merci de son poignard. Tremblant le poignard, mais néanmoins affûté.
- Je t'ai eu. Déclara Stiles dans un souffle tremblant.
Il prit de l'assurance en se redressant.
- C'est moi qui t'ai eu ! Moi, et pas un autre ! Pas Jackson, pas cet abruti d'Aiden ! Moi, tu m'entends ?! MOI !
Son torse était secoué de soubresauts nerveux. Il ré-empoigna plus fermement son couteau et prit une lourde inspiration.
- Maintenant, je vais te tuer, Oméga.
La bête retroussa ses babines et son grognement résonna dans tout le corps de Stiles, qui se retint de tressaillir.
- Qu'est-ce que tu vas faire, hein ?! J'ai besoin de ça, il faut que ma vie change, tu comprends ?
Il se stoppa un instant, levant le regard vers le ciel en soupirant.
- Bien sûr que non, tu ne comprends pas. Et moi, je commence à perdre la tête, v'la que je parle à un animal.
Il reporta son attention vers le Direwolf. Celui-ci avait cessé de grogner et avançait la tête un peu plus vers lui. Le jeune viking se savait hors d'atteinte mais brandit tout de même sa petite arme. Sauf que le Direwolf ne fit que le renifler avant de plonger son regard si étrange dans celui du jeune homme. Ils se fixèrent quelques longues minutes.
Stiles n'aurait jamais pensé constater cela un jour, mais c'était pourtant le cas : Ces yeux si bleus qui le regardaient étaient pleins de peur, d'appréhension et de douleur ; qui trouvèrent résonance dans le fils du chef du village.
- Je ... je dois le faire. Je dois... le f...
Son souffle et la fin de sa phrase furent emportés par le vent. Il se rapprocha un peu plus, le cœur battant. La bête ne le quittait plus du regard et Stiles pouvait observer avec effroi qu'à chaque nouveau pas qu'il faisait vers lui, c'était comme si l'étincelle d'intelligence qu'il croyait déceler dans son regard se ternissait peu à peu. Et quand il ne fut plus qu'à une distance de bras, Stiles comprit. La bête lâcha une nouvelle plainte, plus profonde, plus douloureuse, comme un gémissement. Elle ferma ses yeux pour se laisser aller contre le sol, abandonnant le combat. C'était exactement ça : Le monstre se résignait et acceptait son sort avec... oui, on pouvait le dire, avec dignité.
Stiles cligna des yeux alors qu'une forte odeur de sang lui agressait les narines. Il baissa les yeux et son cœur se serra : Il avait fait mouche la veille, la patte gauche de la bête était blessée, encore saignante, auréolant de rouge l'herbe qui l'entourait. Les poils près de l'entaille étaient collés entre eux, et dans la plaie s'étaient incrustés terre et autres débris que Stiles ne pouvait discernés sous le sang poisseux.
Il lâcha son arme, portant une main à sa bouche pour retenir son haut le cœur. Il recula d'un pas, le cœur au bord des lèvres.
- C'est... c'est moi qui ai fait ça... constata-t-il avec effroi.
Et ce Direwolf qui se soumettait de la sorte... Il allait mourir seul ici, comme cela aurait pu lui arriver. Son père aurait sûrement été triste mais n'allait pas le regretter bien longtemps, de même que tout le village. Mais, et ce Direwolf ? Et s'il avait quelques bébés qui l'attendaient quelque part, pleurant l'absence de leur père ?
Une partie de son esprit, la plus petite et qui avait étrangement la voix de son père, se moqua de lui, déclarant qu'il avait définitivement touché le fond, à attribuer des sentiments humains à un monstre tel que lui. Mais Stiles ne pouvait pas s'en empêcher. C'était... plus fort que lui.
Et alors que sa gorge se serrait, ses lèvres murmurant des excuses sans pouvoir se retenir, il réalisa qu'en effet, il ne serait jamais, jamais le fils que son père aurait voulu.
Il se pencha pour reprendre le poignard, habité d'une force nouvelle, comme si enfin accepter ce fait avait libéré quelque chose en lui.
- Je suis en train de faire une énorme connerie. Grogna-t-il entre ses dents.
Ses mains s'agitèrent habilement, pour une fois, et sans hésiter une seconde, se mirent à trancher un à un les liens qui ligotaient le Direwolf. Alors qu'il allait couper le quatrième, il fut brutalement projeté à terre. Son souffle se coupa, il ferma les yeux sous la rudesse du choc et quand il les rouvrit, il hoqueta de peur : Ouais, encore une fois, il n'avait pas pensé aux conséquences. Et des conséquences en libérant le Direwolf qu'il avait blessé et qu'il avait voulu tuer quelques minutes plus tôt seulement, il y en avait. Il écarquilla les yeux alors qu'il se retrouvait à la merci du Direwolf. Celui-ci était si près de lui qu'il pouvait sentir son souffle erratique sur son visage, et même compter les poils de sa gueule s'il en avait envie. Oh tiens, en parlant de gueule, l'Oméga retroussa les babines et Stiles put ainsi avoir une magnifique vue sur ses crocs éclatants, bien plus aiguisés que son petit poignard. Ils étaient au nombre de quarante-deux, longs d'un pouce et demi. Quand je disais qu'il était près... trop près.
Le jeune homme gémit de terreur, essaya de se reculer mais un début de grognement provenant du poitrail du Direwolf le statufia. Il allait supplier pour sa vie mais un sursaut de courage le prit et, comme l'avait fait le Direwolf quelques minutes plus tôt, il plongea son regard dans celui de la bête, tentant de le soutenir, implacable. Sauf que la Bête était beaucoup plus terrifiante qu'il ne l'avait été, et quand elle grogna de nouveau en faisant claquer sa puissante mâchoire à moins de deux pouces de son nez, Stiles gémit et capitula, tournant la tête sur le côté pour étouffer les sanglots qui commençaient à le secouer. Pitié, qu'il fasse vite … fut sa seule pensée. Il sentit l'Oméga inspirer de nouveau, comme reniflant l'odeur alléchante du plus délicieux des mets. Une énorme patte se posa sur son torse, appuyant lourdement et commençant à entraver sa respiration, l'empêchant définitivement de s'enfuir. Stiles prit une grande dernière inspiration, difficile avant le grand saut.
De nouveau, les quelques oiseaux qui avaient osé s'aventurer dans cette partie de la forêt s'envolèrent avec effroi et précipitation, et Stiles crut perdre à jamais l'usage de son oreille gauche quand le Direwolf hurla, comme un prédateur en pleine chasse, si près de lui qu'il avait pu sentir ses crocs caresser la peau de son cou.
Puis, plus rien.
Plus de bruit, plus de patte sur son torse, plus de Direwolf menaçant au-dessus de lui. Juste Stiles et le sol, Stiles et son cœur toujours battant, frénétiquement certes, mais toujours battant. Le jeune homme resta immobile un long moment, cherchant à savoir où se trouvait le piège. Puis il tourna la tête, apercevant les nuages par-delà la cime des arbres ; et sa main glissa dans son cou, là où il avait senti les crocs de la Bête quelques instants plus tôt. Il avait l'impression de les sentir encore, et pourtant, il ne saignait même pas. Il... il était toujours... en vie ?
Un soupir tremblant s'échappa de ses lèvres alors qu'il écartait les bras dans l'herbe, incapable de bouger tant il était ébranlé.
Il... était en vie.
.*.
Quand il rentra enfin chez lui, le village s'était réveillé et lui n'en croyait toujours pas de pouvoir encore respirer. Que s'était-il passé exactement, dans cette forêt... ?
- Stiles.
Le jeune viking se stoppa avant d'arriver dans sa chambre et déglutit. Diantre. Il avait oublié la conversation avec son père.
- Il faut que je te parle, fils.
Stiles ferma les yeux, inspira silencieusement et lâcha le rideau qui séparait sa chambre du reste de la maisonnée. Il se retourna en se grattant la nuque.
- Hey papa...
- Approche, s'il te plaît.
Comme se dirigeant vers l'échafaud, le jeune homme se rapprocha de son père qui le fixait, mains posées sur ses hanches. Il avait déroulé toute sa stature et une fois de plus, son fils put remarquer à quel point il était petit et bien fin par rapport à lui...
- Écoute papa, pour hier, je...
Il se tut. Son père se tenait près de la grosse table en bois de la maison, où trônait un épais sac en toile. Le cœur de Stiles s'emballa. Son père allait-il...allait-il vraiment le chasser du village ... ?
- Papa...? Qu'est-ce que tu fais ? Demanda-t-il d'une voix tremblante.
- C'est de ça dont je voulais te parler. Après l'attaque de cette nuit, j'ai rassemblé le Conseil et j'ai pris une grande décision.
Son cœur eut quelques ratés...
- Nous allons partir à la recherche de la Tanière des Direwolves.
... pour repartir de plus belle. Il tenta de ne pas paraître aussi soulagé qu'il ne le fût réellement. Puis le sens de la phrase lui parvint.
- Quoi ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Ils nous attaquent sur nos terres, c'est à nous de riposter. Cela n'a que trop duré.
- Mais papa, ça fait trois ans que vous la cherchez et vous ne l'avez pas encore trouvée. Et puis, qu'entends-tu par "nous" ?
- Tous les chasseurs du village, et c'est de ça dont je voulais te parler. - Il prit une grande inspiration - après en avoir parlé avec Chris, j'ai décidé de te laisser une nouvelle chance pour que tu passes le diplôme de chasseurs.
Les jambes de Stiles le lâchèrent et il se laissa tomber sur un des tabourets.
- Oh génial, j'aurais dû y aller avant. Marmonna-t-il en se frottant le front. Papa, je n'ai pas envie de combattre les Direwolves... Avoua-t-il enfin après une courte hésitation.
- Bien sûr que tu le veux ! Grogna son père.
- Ok, rectification alors : Je ne PEUX PAS tuer de Direwolves...
- Tu apprendras, Stiles. Tu le dois. J'ai pris la décision de former plus de chasseurs pour que l'on soit prêt à détruire la Tanière.
- C-Comment-ça ?
- Tous tes amis et toi-même allez suivre une formation accélérée pour passer le diplôme. Vous deviendrez tous des Chasseurs certifiés au terme d'un mois d'entraînement intensif avec Allison et sa tante, les deux seules Chasseuses qui restent au village.
Stiles avait envie de rire nerveusement. Ses amis ? Aucun des jeunes de son âge n'était son ami. Jackson n'était qu'un abruti, de même qu'Aiden, et tous les deux avaient toujours été en compétition pour les faveurs de la belle Lydia. Désormais, ils étaient tous les deux veilleurs. Lydia, elle, était l'apprentie guérisseuse du village, et Ethan, le jumeau d'Aiden, ainsi que Danny, étaient charpentiers. Et tout ce joli petit monde allait se retrouver avec lui dans la fosse pour l'entraînement. Rien de mieux pour rendre sa vie encore plus pourrie qu'elle ne l'était déjà...
- Alors tu vas faire des efforts et retenir pour une fois ce que Kate vous apprendra. C'est très important. Il faut que tu arrêtes d'être ce que tu es. Il faut que tu deviennes un véritable Chasseur, véritable Viking.
- Papa, je-
- Entraîne-toi. Demanda son père en lui fourrant dans les mains une lourde masse.
- Pap-
- On s'entend ?
- Cette conversation a un petit côté unilatérale-
- On s'entend, Stiles ?!
- ... on s'entend...
Son père hocha la tête, lui jeta un regard plein de jugement, et prit son sac pour le mettre sur l'épaule.
- Essaye de ne pas mettre le village sans dessus dessous. Déclara-t-il en guise d'adieu.
Stiles regarda donc son père claquer la porte en partant, et une fois seul, soupira.
- Merci pour la confiance...
Ce matin-là, quand il était sorti pour récupérer sa proie, il avait senti jusqu'au fond de ses tripes que sa vie allait changer. Il avait juste imaginé en bien.
Il passa le reste de sa journée à fuir les habitants du village, jonglant entre la forge et l'ancien cabinet de sa mère, se cachant avec l'aide de la seule personne du village qui avait un minimum de considération pour lui ici, la meilleure amie de sa mère, Mélissa, l'actuelle guérisseuse du village qui formait Lydia, et mère de son ami Scott. Scott...
Il passa le reste de la journée à se morfondre de sa trahison envers tous les disparus.
.*.
Le lendemain, il se réveilla aux aurores. Au moins, le bon côté d'avoir passé un an à s'entraîner pour être Chasseur - sans en devenir un, oui, on avait compris -, c'était le rythme astreignant qu'il pouvait avoir et qu'il avait gardé depuis le temps : Dès le levé du jour, jusqu'à l'heure du repas c'était pratique dans la fosse, puis entraînement par soi-même dans l'après-midi. Après avoir tenté de faire fuir les dernières bribes d'un sommeil agité, il avait pris la direction de la Fosse, en traînant le pas.
La Fosse... Et bien, elle portait bien son nom. Spécialement créée pour l'entraînement musclé des Chasseurs, c'était une grande arène taillée dans la pierre, large de plusieurs centaines de pieds, surplombée de près de treize pieds de grilles en fer-forgé pour éviter toute fuite fortuite. Une énorme porte de bois donnait sur l'intérieur de ce flanc de carrière, creusée naturellement, où étaient entreposés les cages et les entrepôts pleins des armes que Chris et lui forgeaient.
Il fut le premier sur les lieux. Ce n'était pas étonnant, puisqu'il savait à quoi s'attendre. Pour le coup, il avait une petite longueur d'avance sur ses camarades. Alors, prenant son mal en patience, il s'installa, assis contre le mur jouxtant l'entrée de la Fosse. Il n'eut pas bien longtemps à attendre. Un petit quart d'heure plus tard arriva toute la petite clique dont il ne faisait pas partie. Ils discutaient joyeusement, tandis que par les grosses portes de bois, arrivait la Chasseuse, Kate Argent, sœur de Chris Argent, le forgeron. Femme appréciée du village pour son sourire et sa stature, mais que Stiles avait toujours trouvée peu avenante.
- Aha, j'espère qu'on va commencer bien vite à s'entraîner, que je puisse enfin prouver à tout le monde que je suis meilleur que toi ! Entendit-il provenir de Jackson.
Il se releva. Les jeunes gens s'étaient avancés dans l'arène sans le voir.
- Ouais, c'est ça ouais. J'vais surtout aller bien trop vite pour toi, tu ne vas jamais pouvoir me suivre. Ahaha ! Tu vas te retrouver avec une fronde dans le torse avant même de comprendre ce qui t'arrive ! Surenchérit Aiden, ce qui lui fit lever les yeux au ciel.
- Oh ouais, s'enthousiasmer pour la douleur, rien de mieux ! Marmonna-t-il.
Il attira tous les regards sur lui et il se sentit de nouveau juger. Ses bras se croisèrent sur son torse comme pour se protéger alors que tous soupiraient en cœur de le voir ici.
- Tous les apprentis du village ont été réquisitionnés pour devenir chasseurs, même ceux qui ne le méritent pas.
Et v'la la grande Kate qui se ramène. Le fils du chef du village ne prit pas pour argent comptant ses dires, malgré les rires qu'il entendait. Il y était malheureusement habitué.
Vite rejointe par Allison, la Chasseuse jugea du regard sa nouvelle fournée de gros bras. Jackson lui fit un sourire qui se voulait avenant et lui demanda quand ils commençaient à dégommer du Direwolf. Kate rit à gorge déployée, bien vite rejointe plus silencieusement par sa nièce.
- Pas tout de suite. Avant, quelques règles de base.
- On connaît déjà la règle : Tuer les Direwolves.
Kate eut un sourire que Stiles put qualifier de vicieux. Elle leur fit signe de les suivre, elle et Allison. Stiles savait où ils allaient, donc resta plus en retrait du petit groupe qui talonnait Kate, qui entrait dans la montagne. Une fois les lourdes portes de bois passées, ils arrivèrent dans un long couloir où trônaient de grosses torches. Kate en prit une et se mit à s'enfoncer dans la montagne. Ils descendirent quelques marches et se retrouvèrent dans une grande salle, dont chaque mur était bordé de grosses grilles.
- Voici vos ennemis pour le mois à venir. Déclara Kate en lançant une de ses torches à travers les grilles.
Une plainte de peur puis plusieurs grognements se firent entendre, avant qu'un Direwolf, un Gamma si on en croyait ses yeux gris, ne se jette sur les barreaux, bandant les muscles pour tenter de faire plier le métal, claquant des mâchoires dans la direction de Kate. Les jeunes reculèrent, mais dans leurs dos se trouvaient d'autres prisons, où cette fois-ci un bêta se jeta contre sa cage. Même s'il n'était pas mieux loti, Stiles ne put s'empêcher de sourire narquoisement en voyant le visage blême de ceux qui se moquaient de lui depuis des années. Kate, les mains sur les hanches, sourit, fière d'elle.
- Première leçon fondamentale : Un Direwolf cherchera toujours... toujours à vous tuer.
En balançant ses cheveux dans son dos, elle leur ordonna de la suivre de nouveau pour retourner dans la Fosse s'entraîner au maniement des armes. Avec précipitation, tous les jeunes lui obéirent. Tous, sauf Stiles. Celui-ci repassait encore et encore les mots de Kate dans son esprit. Et alors qu'il regardait un des Bêtas aux yeux d'ambre grogner une dernière fois avant de retourner s'allonger au fond de sa cellule, Stiles avait la très désagréable impression que toute sa vie n'avait été qu'un mensonge.
L'Oméga ne l'avait pas tué, lui.
REVIEWS :
Alamane-kun : Heyyy ;) Contente que ce début te plaise ! :D Et pour répondre à ta question : NOPE, les Direwolves n'ont aucun lien avec les humains, ce ne sont que des animaux sanguinaires \o/ *vend son produit*
Stilod : ( HO MON DIEU CE PSEUDO XDD ) Je pense que ce début t'a plus, j'espèr que ce chapitre aussi ! :D
Guest : Merci beaucoup ! :D Ce chapitre-ci te convient-il ?
yuki : Alors ? Cett esuite ? .w.
Solagna : Héhéhé ! :D Alors ? Qu'est-ce que tu en penses ? \o
Sasunaruchan : NYU ! \O/ Meurchi misss ! Alors, qu'en penses-tu ? Ca te plait ? .w.
Flo : Héhéhé ! \O/ DRAGOOON :coeur:
J'espère que ce second chapitre te plait toujours ! :3 Meurchi ma Floooo !
Alors, H/M, c'est parce que je n'arrivais pas à me décider entre H/H ( Homme/Homme ) ou M/M ( Mâle/Mâle ). Du coup, H/M XD
Le Visiteur : RHaaaa, meurchiiii ! :3
Manu : Ahaha, désolé, les chapitres sont courts x) Mais ce sera régulier au moins .w. Merci beaucoup pour ton avis, j'espère que la suite t'a plus ! :D
WalthamZ9 : Haaan, merci beaucoup ! :3 J'epsère que cette suite t'a plus :D
VOILA VOILA ! PREMIER CONTAAAACT \O/
Ca vous plaît toujours ? J'espère .w.
Pour ceux qui lisent La Thérapie Panda, il n'y aura pas de chapitre Lundi Prochain. Avec cette chaleur, jen'arrive pas à écrire deux lignes qui tiennent la route :/
En tout cas, merci de continuer à me lire !:D Et a dans deux semaines pour la suite .w.
Direwolves, Dragons et arc-en-ciel, j'vous aime putain.
• Eowin •
