Mouhahaha, on passe à Cendrillon! Attachez vos ceintures, parce qu'il va y avoir de la casse !
La réponse aux anonymes :
mixi : merci pour le commentaire, voici la suite ^^
Akatsuki Akisa : Quel commentaire ! (Je veux ta peluche Tsuna ! ^^)Alors, toi aussi tu adores Le Roi Lion ? Ne t'inquiètes pas, je saurai me débrouiller pour faire un chouette chapitre sur ce classique. Par contre, je ne compte pas écrire sur Bambi. Je n'arriverai sans doute pas à écrire quelque chose de divertissant.( À chaque fois que je vois le film, je verse des larmes, à mon âge !) Quant à l'adresse msn, elle ne se lit pas, essaie autrement ^^
Je vous souhaite à tous, avec un petit retard, un joyeux Noël et une bonne année ! Bonne lecture
Tsuna regarda avec appréhension son nouveau costume. Va savoir pourquoi, il devait porter une -très- courte robe en lambeaux qui dévoilait un peu -trop- son corps. Alors que le reste des acteurs portait des costumes normaux, si on exceptait Gokudera qui devait avoir des oreilles de souris. Avec curiosité, Tsuna dévisagea les autres. Yamamoto portait une élégante livrée de cocher, Ryohei ce qui semblait être un uniforme de majordome, Lambo se trouvait dans un coin et jouait avec des fils laissés par terre et Mukuro portait également une robe. Quoique la sienne soit de meilleure qualité et ne dévoilait aucune partie de son corps. Tsuna arrêta d'observer ses gardiens quand il entendit Reborn arriver. Ce dernier arborait une longue tunique bleue et souriait avec joie.
- Bien, bien, caqueta-t-il avec enthousiasme, Je vois que tout le monde est prêt ! Allez à vos places et apprenez bien vos dialogues. Tsuna, dépêches-toi, tu es le premier à entrer sur scène !
Le visage soudainement blanc, le garçon acquiesça difficilement et s'avança vers l'endroit tant honni. Avec une joie mêlée de honte, il accepta une jolie couverture que lui tendit Gokudera pour se couvrir.
Dans la salle, le brouhaha s'éteignit peu à peu quand ils remarquèrent tous qu'une jeune fille se trouvait dans un coin de la scène. Celle-ci marcha vers le centre de l'estrade et saisit un petit micro.
- Bonjour, cria-t-elle en perçant les tympans des spectateurs présents,Ici, Haru, je serai votre narratrice, je compte sur vous !
Une salve d'applaudissements retentit alors que le rideau se levait et que la jeune fille se mettait dans un coin sombre. Ils lurent tous le prospectus qui venait d'atterrir sur leurs sièges.
Cendrillon.
Cendrillon : Sawada Tsunayoshi
La Marâtre : Rokudo Mukuro
Le Père : Lussuria
Javotte : Ken
Anastasie : Chikusa
Lucifer : Belphégor
Le Messager du Roi : Sasagawa Ryohei
Le Prince Charmant : Xanxus
La Marraine bonne fée : Reborn
Les Souris/Gus : Gokudera Hayato
Le Cocher : Yamamoto Takeshi
Le Roi : Hibari Kyoya
Le Conseiller du Roi : Levi-a-Than
La Baguette Magique / La Clef : Leon
« Il était une fois, dans un pays lointain, un royaume paisible et prospère, qui baignait dans le romantisme et les traditions. (Moi aussi je veux vivre dans ce royaume avec Tsuna-san !). Vivait là, dans un château majestueux, un gentilhomme veuf et sa petite fille, Cendrillon.(Tsuna-san, tu es trop mignon comme ça !) »
Entra alors sur scène Tsuna qui faisait attention de ne pas perdre la couverture que Gokudera lui avait donné pour ainsi ne pas trop montrer son corps. Avec horreur, il tint la main de Lussuria pendant qu'ils marchaient tous deux vers l'autre coin de la scène.
« Bien qu'étant un père très attentionné, il pensait néanmoins que l'amour d'une mère lui était indispensable. Ainsi décida-t-il de se remarier, choisissant pour seconde épouse, une femme de sa condition et ayant elle-même deux filles de l'âge de Cendrillon. »
Ce fut alors que Mukuro entra, suivit par Ken et Chikusa, eux aussi habillés de longues et élégantes robes. Tsuna dut s'empêcher violemment de rire en voyant l'air maladroit de Ken. De plus que ce dernier finit par ne plus savoir où mettre ses pieds, et piétina robe d'Anastasie, alias Chikusa.
« Ce n'est qu'au décès de ce brave homme, que la véritable nature de son épouse se révéla. C'était une femme froide, cruelle, follement jalouse du charme et de la beauté de Cendrillon. Et surtout bien décidée à faire valoir les intérêts de ses deux abominables filles »
- Arrêtes, tu vas me faire rougir, déclara la Marâtre en saisissant brutalement Cendrillon par la couverture et en la forçant à quitter son père. Lussuria, par un habile coup de pieds de Mukuro, tomba au sol et lâcha une plainte en voyant qu'il saignait.
- Non, se lamenta le Père, mon maquillage !
Et, il quitta la scène en pleurant à chaudes larmes. Entre temps, la Marâtre avait retiré la couverture à Cendrillon et regardait avec satisfaction la petite robe qu'elle portait en-dessous.
- Kufufu, rit-elle froidement, si je savait ce que tu cachais sous tes vêtements, je te les aurait retirés plus souvent !
Cendrillon rougit brutalement et on entendit un violent fracas depuis les coulisses. Une Souris, sûrement Gus, apparut et se jeta sur la Marâtre pour lui faire ravaler ses derniers mots. Et cette dispute empira, car Anastasie et Javotte n'aimaient pas que l'on touche à leur mère ainsi. (Arrêtes, tu vas lui briser le cou, pyon !/ C'est ce que j'essaie depuis tout-à-l'heure, abruti !/ Ken, ce sont de fausses oreilles, cela ne sert à rien de les mordre.)
« Au fil des années, le château tomba en ruines et la fortune de la famille fut dilapidée pour satisfaire les caprices des deux belles-filles pendant que Cendrillon, trompée et humiliée, se retrouvait reléguée au rôle de servante dans sa propre maison... (Pauvre Tsuna-san, pleura la narratrice.) Malgré cela, Cendrillon demeurait douce et charmante. (Ça c'est vrai! Tsuna-san est toujours gentil !) Car chaque matin, elle gardait le secret espoir qu'un jour, ses rêves de bonheurs finiraient par se réaliser. (Oui, ils se réaliseront car Tsuna-san m'épousera !) »
Le décor changea rapidement, (Marmon avait reçu de l'argent donc il avait accepté de lancer quelques illusions pour améliorer le spectacle.), et on put voir Cendrillon se lever en chantonnant quelque chose d'inaudible. Comme personne ne l'entendait, un objet fusa depuis les coulisses jusqu'à la tête de la jeune fille.
- Reborn, s'exclama-t-elle avec douleur, C'est bon, je vais le faire.
Aussitôt, elle se mit à valser dans la scène, accompagnée par une hirondelle, et à chanter plus fort. « Le rêve d'une vie, c'est l'amoûûûû~r » beuglait-elle en essayant de ne pas tomber comme l'avait fait Blanche-Neige auparavant. Subitement, Cendrillon se figea et sortit des ses haillons, un bloc de feuilles.
- Quoa?, coassa-t-elle, je suis censée faire quoi, là ?
- Ta douche, Tsunayoshi-kun, siffla avec grivoiserie une voix semblable à celle de la Marâtre, j'ai participé spécialement à cette pièce rien que pour voir cette partie !
- Fais-le, Dame-Tsuna !
Honteuse, Cendrillon se dirigea vers un paravent, illusion apparue quelques secondes auparavant. Ensuite, tremblante suite à la crise de larmes qui la menaçait, elle entreprit de retirer lentement sa robe. Tout le monde se pencha en avant, et un bruit de dégringolade se fit entendre dans les coulisses. Tous les acteurs s'étaient précipités pour voir cette scène, et à force de se pousser, étaient tombés sur le devant de la scène. Profitant de la diversion, Tsuna se changea rapidement, enfilant une robe encore plus fine et courte, et sortit du paravent.
- Voilà, s'écria-t-il triomphalement, c'est fait !
Les acteurs eurent une grimace de déception et se dirigèrent vers les coulisses, pendant qu'une souris courrait vers Cendrillon.
- Juu-Cendrillon ! Le soleil s'est levé, vas vite préparer le petit-déjeuner avant que ta Marâtre ne s'énerve !
Honteux d'avoir parler avec un tel ton au Juudaîme, Gus se jeta sur le public pour se suicider. Cependant, il n'était pas au courant des protections que Reborn avait posées. Et, ce fut un Gokudera aux oreilles fumantes, qui se dirigea vers les coulisses. Cendrillon le suivit avec une moue angoissée.
Le rideau se leva pour révéler un nouveau décor. C'était une très belle cuisine. Cette image ne tint que quelques minutes car dès qu'elle s'effaça, une voix morne se fit entendre dans la salle.
« Argent ? » Quelqu'un dut payer Marmon puisque la cuisine réapparut. C'est alors qu'entra Cendrillon et Gus. Si cette dernière se précipita vers les fourneaux et resta comme deux ronds de flan devant eux, la souris se figea en remarquant l'entrée d'un autre personnage.
- Miaou, fit ce dernier avec un sourire malfaisant.
- Bâtard !, répliqua Gus en sortant des bâtons de dynamites de nulle part, je vais te détruire !
Le chat sourit encore plus, et s'approcha de la jeune fille. Celle-ci eut un sursaut et voulut reculer lorsqu'un Bel, avec des petites oreilles de chat et une longue queue féline, se frotta à lui tout en produisant ce qui semblait être un ronronnement. Gus eut un frisson de pure rage et poussa un hurlement terrifiant tout en se jetant sur le chat. Des poils, oreilles animales, et Cendrillon volèrent dans tous les sens, et le rideau se baissa.
Lors de la nouvelle scène, les spectateurs purent voir avec appréhension Cendrillon qui portait plusieurs plateaux. Dont un sur sa tête. Elle zigzagua dans toute la scène et ne s'arrêta qu'une fois qu'elle rencontra, violemment, l'un des faux murs en carton. Une nouvelle personne entra et se baissa pour examiner ce qui restait de la jeune fille.
- (Oya, un petit Vongola au chocolat) Quelle maladroite tu fais, ma chère fille, la réprimanda la Marâtre en saisissant les plateaux qui avaient survécu au choc. En guise de déjeuner, tu nettoieras toute la maison. Tu sais ce qu'il te reste à faire, Cendrillon.
- Oui, mère, acquiesça humblement la jeune fille.
- (Bien, diriges-toi vers Kokuyo land et nettoie un peu notre immeuble. Et la prochaine fois, appelles-moi Maître.)
Cendrillon s'en alla et le rideau se baissa à nouveau. Pour se relever, montrant un fastueux intérieur de château. Entra alors un nouveau personnage, rapidement suivi par un autre.
- ..., déclara le premier en s'appuyant contre une colonne en marbre.
- Exactement, accepta le second en remontant son binocle, J'allais le dire, le Bossu, non, le Prince doit prendre ses responsabilités et se marier rapidement !
- ...
- Oui ! Rien de mieux qu'un bal pour qu'il rencontre sa future épouse ! Bien pensé, Votre Majesté !
Sur ce, le second s'inclina avec raideur et s'en alla, lentement suivi par le Roi.
Quand il se releva, ce fut pour montrer qu'un groupe d'acteurs se trouvaient sur la scène. Dans le côté droit, Mukuro, assit sur un piano à queue, donnait des cours de chant à Javotte et Anastasie. Cela faisait un boucan énorme, vu que Ken ne connaissait pas son texte et ne cessait d'inventer des phrases.
- Chante, signal, chante, commença la Marâtre avec une jolie voix tout en montrant le rythme avec un trident immense.
- Chante, signal, chante, répéta sans émotions, ni volonté Anastasie.
- Pff, pouffa Javotte, c'est quoi cette chanson, Kaki-pii ? C'est d'un ridicule, pyon !
Le trident de la Marâtre fusa, et Javotte se retrouva avec une jolie bosse. Cette dernière fit son regard de chiot battu, et sa mère soupira.
- Chante, ordonna-t-elle avec sérieux. Chante, signal, chante.
C'est alors qu'un bruit atroce retentit. C'était l'équivalent d'une ambulance qui se battait contre un taureau mugissant et qui aurait perdu. Autrement dit, réellement atroce.
- Suffit, s'exclama Mukuro en se tenant la tête pour se boucher les oreilles. Tu peux te contenter d'écouter !
De l'autre côté de la pièce, Cendrillon nettoyait avec application le sol, parsemé d'empreintes de pattes, que Lucifer se faisait un plaisir d'ajouter. Bref, c'était un tableau très étrange. C'est alors qu'un bruit de cloche retentit, et Cendrillon se leva pour aller ouvrir la porte, apparue en cours de route au milieu de la scène. Un messager se trouvait devant celle-ci. Tsuna se figea en remarquant que ce dernier avait la bouche fermée. Prévoyant le pire, il décida de faire vite.
- Oh, une lettre ? Merci beaucoup ! Au revoir !
Un petit « Extrême ? » résonna, et Cendrillon se dirigea vers sa belle-mère, qui s'occupait toujours de son enseignement. En quelques mots, la situation fut expliquée, et Cendrillon se dirigea vers les coulisses, les larmes aux yeux. Contrairement à ce que les spectateurs pensaient, elles n'étaient pas de frustration, mais de peur. Mukuro venait de lui annoncer ce qu'il prévoyait de lui faire à la fin de la pièce.
''Maman, pensa Tsuna, protèges-moi !''
Le rideau se baissa, et une entracte se fit. Les spectateurs discutèrent entre eux pour dire à quel point les acteurs avaient massacré le classique. Puis, ils se turent lorsque le rideau se releva.
Cendrillon se trouvait sous un aulne et pleurait toutes les larmes de son corps. Les spectateurs murmurèrent, appréciant la justesse du jeu de l'acteur. Pendant ce temps, Tsuna était mortifié de savoir ce qui l'attendait à la fin. Gus arriva et entreprit de la consoler. Assez maladroitement d'ailleurs.
- Ne vous inquiétez pas, Juud-Cendrillon, dit-il en s'approchant d'elle, j'empêcherai cette tête d'ananas de vous approcher !
Les sanglots du garçons devinrent hystérique lorsqu'il se rappela que l'intervention de sa main droite empirerait le tout. C'est alors qu'une lumière apparut au bout de la pièce. Peu à peu, elle se multiplia, et le tout finit par atterrir sur la tête de la jeune fille éplorée. Cette dernière poussa un petit cri de douleur lorsqu'un pied, chaussé de petites chaussures en plomb, rencontra brusquement son front, et releva la tête.
- Re-Re-Marraine !, s'exclama-t-elle en voyant le petit bébé vêtu d'une combinaison très moulante pleine de paillettes et de couleurs vives.
- Tss, soupira celle-ci en secouant la tête, quel spectacle pathétique tu nous offres, là. Quel Dame-Cendrillon !
- Reborn, protesta Cendrillon. Ton texte !
- Ah oui, fit la Fée en se ressaisissant et en prenant sa baguette en main. Ciaossu ! Je suis ta marraine la bonne fée !
Cendrillon le regarda de travers. Va savoir pourquoi, elle avait le pressentiment que cette vieille femme allait lui amener une montagne d'ennuis.
- Donc, tu veux aller au bal pour rencontrer le Prince Charmant, minauda La Fée en agitant doucement sa baguette, Laisses-moi t'aider pour cela, je vais faire de toi une véritable princesse ! D'abords, le carrosse !
Sur ce, elle se mit à bouger frénétiquement sa baguette magique tout en énonçant des formules assez incompréhensibles. « Bibidi bobidi Ciaossu ! » et autres... Quant elle eut finit sa célèbre chanson, un chariot tomba du plafond et Gus arriva sur scène, avec de curieuses oreilles et de petit sabots aux pieds.
- Juudaime, s'écria-t-il en se mettant à quatre pattes devant le chariot en très mauvais état suite à sa chute, Laissez-moi vous emmener au bal !
- Ensuite, ajouta la Marraine, il te faut un cocher. Bibidi bobidi Ciaossu~ !
Arriva alors sur scène un cocher au sourire éclatant. Aussitôt, une salve d'applaudissements retentit dans le public, ainsi que des cris d'admiration féminins.
- Haha, rit joyeusement le Cocher, merci, c'est gentil.
Il s'assit calmement sur le bords du chariot et tint tranquillement les rennes tandis que Gus, reconvertit en cheval, renâclait car il devait obéir aux ordres de cet ''imbécile de base-balleur !''.
- Bien, bien, acquiesça la Fée, tout y est, en voiture, Cendrillon !
- Mais, protesta la jeune fille en désignant ses habits rapiécés, je ne peux y aller ainsi !
- Tu as raison, fit le petit être en combinaison bleue, pour obtenir le coeur du Prince Charmant, tu dois être bien plus séduisante. Je crois avoir un modèle qui convienne.
Après avoir énoncé la formule magique, Cendrillon se retrouva vêtue d'une adorable robe qui ferait, à coup sûr, chavirer le coeur du Prince Charmant.
- Reborn !, se plaignit la jeune les larmes aux yeux, ma robe est encore plus courte qu'avant !
- C'était le but, rétorqua le bébé, plus c'est court, plus il t'aimera ! Et, aux douze coups de minuit, elle deviendra encore plus courte !
Horrifiée par la révélation de sa marraine, la jeune fille ne remarqua même pas que cette dernière la faisait monter sur le chariot délabré et que le Cocher venait de faire avancer le cheval. Ce ne fut qu'au dernier moment que Cendrillon s'en rendit compte.
- Ne me laisse pas habillée comme çaaaa~ !
Le cri persista, même quand le rideau se baissa. Les spectateurs se mirent à gigoter d'impatience, la prestation de cette pièce était bien plus réaliste que l'antérieure, et ils désiraient plus que tout que l'acteur jouant le rôle de Cendrillon apparaisse plus souvent vêtu ainsi. Puis, le rideau se leva, dévoilant la scène que tous avaient attendu depuis qu'ils avaient appris le titre de la scène. Le bal.
Une multitude de jeunes filles dansaient élégamment (sauf que la plupart ne cessait de trébucher et de tomber sans aucune délicatesse et, à chaque chute, une panoplie de jurons très imagés se faisaient entendre) et au milieu de celles-ci, le Prince Charmant était assis sur ce qui semblait un trône fait en carton et aluminium. À côté de ce dernier, le Roi semblait dormir et ouvrait de temps à autre les yeux pour fusiller du regard toutes les personnes présentes sur scène. Ensuite, venait le Conseiller du Roi, qui était debout derrière ces deux hommes et ne faisait rien de particulier. (Comme d'habitude...).
C'est alors qu'entra Cendrillon. Comme elle était toujours dans les vapes, ce fut le Cocher qui annonça son entrée, et qui la fit descendre de son chariot. Puis, elle se réveilla, suite à la chute de ce qui semblait un maillet vert sur sa tête. Aussitôt alerte, elle observa ce qui l'entourait et eut une grimace de pure horreur. Le Prince Charmant la regardait avec un petit sourire qui dévoilait parfaitement ce qu'il avait intention de lui faire. Cendrillon blanchit sur le champs. Elle ne voulait pas mourir, peu lui importait désormais les menaces de son tuteur, elle ne voulait réellement pas danser avec le Prince, vu qu'elle savait précisément ce que ce dernier allait lui faire.
Cependant, Cendrillon ne pouvait échapper à son destin, et encore moins à un Reborn décidé à achever son histoire. Donc, comme par magie, elle se retrouva à valser dans les bras du Prince Charmant. Gémissant - de douleur, les mains de Xanxus brûlaient et serraient trop fort sa fine taille -, elle se laissa porter par la musique et observa le reste des danseuses de ses yeux mi-clos.
Mukuro était assis sur le siège situé à côté de celui du Roi et semblait avoir une conversation passionnante avec ce dernier. D'ailleurs, le seigneur finit par se lever pour lui faire une accolade... (D'accord, en réalité, Hibari se jeta sur l'illusionniste et entreprit de lui apprendre qu'on ne devait pas se moque de lui si en plus on était vêtu d'une robe ridicule.) Javotte et Anastasie dansaient ensemble ce qui semblait être un mélange de tango et de break-dance, une chose que les spectateurs observaient avec attention. Dans un coin, Gus dansait avec le Cocher un slow et ces deux-là semblaient plutôt gênés. Bref, tout le monde s'amusait follement, exceptée Cendrillon.
N'en pouvant plus de la chaleur que dégageaient les mains de son cavalier, elle finit par s'arracher de son étreinte mortelle et décida de s'échapper. Donc, elle sortit de la poche de sa minuscule robe sa boîte à pilules et en avala une. Aussitôt, une flamme apparut sur son front, et elle se sentit bien mieux. Fouillant à nouveau dans les replis de sa robe, elle trouva ce qu'elle cherchait et enfila deux gants. Ensuite, elle s'envola et sortit à toute vitesse vers les coulisses, et vers sa liberté. Cependant, le Prince Charmant n'accepta pas que sa victi-cavalière s'en aille sans un mot, et attrapa au dernier moment sa main.
Leurs regards se croisèrent, évoquant tout ce qui avait été et ce qui pourrait être.
Il y eut une seconde de flottement, puis le Prince Charmant eut un sourire sarcastique. Et envoya la frêle jeune fille dans le décor. Ceux-ci s'écoulèrent sur Cendrillon et le rideau tomba en même temps au milieu des cris d'horreurs des acteurs qui se trouvaient en plein dans le cataclysme. Mais, le Prince Charmant avait su éviter le rideau, et il se retrouva face au public, seul. Avec le même petit sourire, il leur présenta le petit gant en laine qu'il tenait à la main, et le jeta à terre en constatant qu'il n'y avait pas sang. Ce n'était pas un souvenir valable pour Xanxus si le sang de son ennemi ne le maculait pas.
La narratrice, voyant là une chance pour rependre le court du récit normalement, prit la parole.
« Le Prince Charmant, ensorcelé par la beauté de Cendrillon, s'enferma de tristesse dans sa chambre. Entre temps, le Conseiller du Roi remarqua le gant que le Prince, dans sa déception, avait laissé à terre. Voyant l'extrême petitesse des doigts, il eut une discussion avec le Roi où il fut décidé qu'une recherche serait lancée pour retrouver la mystérieuse jeune fille du bal. Des centaines de messagers furent envoyés dans le royaume pour retrouver la danseuse qui s'était emparée du coeur du beau Prince. »
Un bruit d'objet en porcelaine brisé se fit entendre dans les coulisses. Xanxus avait retrouvé Tsuna et continuait ce qu'il avait commencé sur scène. Et, en entendant ce que Haru venait de dire sur lui, sa fureur s'était accrue, faisant que ses flammes soient encore plus puissantes que d'habitude. Pour le plus grand malheur de Tsuna...
« Et, le lendemain du bal, un messager vint sonner à la porte de la demeure de Cendrillon. Cependant, celle-ci, par un vil stratagème de sa Marâtre, était enfermée dans sa chambre, et sa belle-mère conservait précieusement la clef. (Pauvre Tsuna-san, il ne lui arrive que des malheurs...) »
Le rideau se leva brièvement, pour dévoiler une Cendrillon en assez mauvais état et dont la robe fumait légèrement, ainsi que sa Marâtre qui l'examinait attentivement.
- Cendrillon, déclara cette dernière, les geôles sont un peu sales, notre dernier prisonnier n'a pas su mourir sans trop perdre de sang. Voudrais-tu aller nettoyer un peu les cachots ? On ne sait jamais si les messagers ne voudront pas examiner nos geôles...
La jeune fille acquiesça timidement et lentement. Elle ne savait pas pourquoi sa Marâtre lui demandait de faire une chose pareille, ce n'était pourtant pas marqué dans le script. Cependant, elle se dirigea vers la petite cage qui venait d'apparaître au milieu de la scène et entreprit de la nettoyer soigneusement. C'est alors qu'un bruit de serrure se fit entendre.
- Petite sotte, siffla perfidement la Marâtre en lui décochant un regard assassin, croyais-tu vraiment que je ne remarquerai pas la danseuse qui s'envole en plein milieu du bal ? De plus, tu as nettoyé cette cage hier soir ! Tu es tombé dans un piège ! (Kufufu, te voir à ma merci me donne bien des idées, Tsunayoshi-kun...Attends un peu la fin du spectacle, kufufu...)
« Cependant, les amis de Cendrillon se mirent en route pour libérer la jeune fille. C'est ainsi que, lorsque le messager arriva avec le gant, ils entreprirent d'essayer de récupérer la clef. » déclara Haru alors que le rideau se baissait et que des murmures et autres bruits se faisaient entendre derrière celui-ci. Ensuite, il se leva, et les spectateurs purent admirer le meilleur décor que possédait la pièce. Un morceau de carton représentant une porte, derrière laquelle se trouvait le messager à patienter du mieux qu'il pouvait, et de fausses fenêtres, où Anastasie et Javotte s'appuyaient en faisant attention pour ne rien casser. La Marâtre, qui venait d'entrer sur scène, se dirigea rapidement vers la porte et l'ouvrit, pour se retrouver avec un morceau de carton entre les doigts. La poignée venait de rendre l'âme.
- Extrême !, s'exclama le Messager en constatant que la femme face à lui avait un très mauvais caractère, vu qu'elle s'était tournée vers les coulisses et avait jeté un regard venimeux à Marmon, qui lui fit un petit sourire entendu.
- Oui, que voulez-vous ?, demanda la méchante de la pièce en se reconcentrant sur l'homme à sa porte désormais en morceaux.
- J'ai une nouvelle extrêmement importante à vous annoncer ! La jeune femme qui sache enfiler ce gant, minuscule à l'extrême, deviendra la fiancée du Prince !, répondit le Messager.
- Je vois, déclara la Marâtre en se frottant pensivement le menton. Bien, suivez-moi, je vais vous amener à mes filles.
Ils s'avancèrent vers les deux jeunes qui discutaient avec enthousiasme sur les améliorations faites à la pièce originale, et le Messager sortit de sa manche le petit gant en laine blanche.
- Oh, s'étonna, avec tout le talent qu'elle possédait, Javotte, mon gant ! Vous me l'avez retrouvé, pyon !
- Extrême, jubila l'homme, alors essayez-le et je vous emmènerai rencontrer le Prince !
Sur ce, Javotte tendit la main et tenta d'enfiler le gant. Malheureusement, elle avait des mains d'homme et, qui plus est, ses ongles étaient longs et griffus. Ce qui fit qu'elle ne parvint à mettre que trois doigts dans le morceau de tissus.
- Tss, murmura Anastasie en s'approchant de sa soeur, normal que tu ne saches le mettre si tu es en Lion Channel.
- Si tu es si malin, pourquoi tu n'essaierai pas toi, Kaki-pii, pyon ?, rétorqua d'un ton venimeux Javotte.
- Pas besoin, répondit la jeune fille en secouant la main, j'ai mesuré ce gant et mes mains. Je ne saurai jamais le mettre. C'est pas croyable à quel point Sawada Tsunayoshi possède de petits doigts.
Entre temps, Gus venait de sortir de la poche de la vilaine Marâtre la clef. Cependant, une fois qu'elle fut hors de la poche, l'objet grandit jusqu'à atteindre la taille de la Souris. Cette dernière s'étouffa en voyant que ce qu'elle pensait être une chose légère venait de se transformer en une clef gigantesque et qui pesait son poids.
- Ne vous inquiétez pas, Juudrillon, gargouilla Gus en tirant de toutes ses forces l'objet qui fit de larges striures sur le parquet de la scène, je vais vous libérer !
- Hum, Gokudera-kun, répondit la jeune captive, tu était censé me sortir de là quand ce serait au tour d'Anastasie d'enfiler le gant. Et je te signale que cela s'est déjà passé...
- En clair, simplifia la Marâtre qui s'impatientait à côté du Messager, tu es retard !
- Quoi ?, s'étouffa la souris en étant à la fois écrasée par ces révélations et la clef, mais, je me suis dépêché !
- Ben, ça n'a pas suffit, déclara Javotte en souriant face à la faute commise par l'acteur. C'est toi qui va te taper la punition !
- De quoi il parle ?, demanda Cendrillon, toujours captive dans sa cellule, à sa Marâtre.
- L'Arcobaleno nous a promis que, si notre prestation est appréciée, il nous offrirait ce que l'on désire. Et que si elle est mauvaise, nous aurions à subir une punition effroyable.
- Et, c'est quoi comme punition ?, osa dire Tsuna en voyant le profond air de désarroi et de désespoir de son Gardien de la Tempête.
- Il aura un rencard avec Lussuria et Levi, l'un à la suite de l'autre, répondit d'un ton docte Anastasie en remontant ses lunettes.
Ce fut ainsi que la pièce se termina. Gus, toujours en larmes, se jeta sur le public, espérant ainsi peut-être pouvoir échapper à son triste destin. Malheureusement pour lui, les spectateurs le portèrent et il fit le tour de la salle. D'ailleurs, quand il revint sur scène, Gokudera était livide.
On lui avait pris toutes ses armes et on les avait remplacées par des numéros de téléphone.
- Juudaime, balbutia-t-il alors en saisissant de toutes ses forces la robe de Cendrillon à travers les barreaux de sa cellule, ne vous approchez pas du public, ils sont dangereux ! J'en ai entendu certaines parler de vous, c'était effrayant ! Évitez-les tous, surtout les filles !
La jeune fille acquiesça, et saisit lentement la clef, que la souris avait fait tomber à terre, juste en dessous de sa geôle. Ensuite, elle se libéra et essaya de s'échapper à son tour. Mais elle fut plus maligne que son ami, et se dirigea vers les coulisses. Où, d'après les bruits entendus, le Prince Charmant l'avait retrouvée et devait avoir décidé de continuer ce qu'il avait laissé en suspend lors du bal.
« Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant » conclut la narratrice en se penchant pour mieux voir l'intérieur des coulisses. « De plus, la Marâtre se rendit compte qu'elle aimait beaucoup le Roi, et ils se fréquentèrent pendant de longs mois, jusqu'à ce que, voyant que ses filles avaient une aventure avec le Conseiller, elle décida de quitter son souverain. (Mais qui a écrit cette dernière phrase? Reborn-chan, c'est toi?) »
Puis, la narratrice se désintéressa totalement de son texte et se jeta dans les coulisses pour sauver son ''Tsuna-san et futur époux !''.
Apparut alors sur scène la Marraine qui récupéra la clef et se tourna vers le public.
- Suite à quelques problèmes pyrotechniques, Cendrillon se voit dans l'incapacité de continuer, nous vous prions de nous excuser. Cependant, nous avons réussis à trouver un remplaçant. Veuillez l'applaudir !
Le public, se voyant menacer par un Arcobaleno armé, obtempéra, et le rideau se leva à nouveau pour leur montrer une belle scène de mariage.
- Je vous déclare mari et femme, fit d'un ton ému le curé -joué par Lussuria-.
- Tch, fit le Prince Charmant en se penchant vers sa nouvelle épouse, si je l'embrasse, vous me laisserez tuer Sawada ?
- Il y a des chances, répondit la Marraine en haussant les épaules.
Le Prince médita un peu sur la déclaration de la Fée et se décida. Il se pencha lentement vers Cendrillon et lui souleva le voile. Sous celui-ci, une face terrifiée et sur le point de vomir apparut.
Le jeune Lambo, tout de même âgé de seize ans, semblait sur le point de rejoindre ses ancêtres. Et, le Bovino ne pouvait que féliciter le Vongola Decimo pour supporter chaque année ces pièces de théâtre.
Dans les coulisses, Tsuna pensait la même chose. Et était mortifié de savoir qu'il devait encore participer à d'autres pièces avant d'être libéré de cette horreur. Gémissant d'horreur, le garçon essaya d'ignorer le fait que Ryohei était occupé à la fois, à le soigner, et à apprendre ses lignes pour la pièce suivante.
Dans un coin très sombre des coulisses, Gokudera se balançait lentement, en position foetale et entouré d'une aura dépressive.
- Noon, tout mais pas ça, pleurait-il en serrant compulsivement un morceau de bois, seul rescapé des décors de Blanche-Neige.
- Oooh, souffla alors la voix tant redoutée, mais que vois-je ! Mon cavalier !
- Arrière, démon, arrière !, hurla totalement paniqué le fumeur en agitant en tout sens son morceau de bois, reconverti en pieu.
- Voyons, Gokudera, fit Lussuria avec un sourire qui s'élargissait au fil des secondes, Ne me dit pas que tu crois encore au contes... De plus, je te promets de ne pas trop t'amocher !
Et, Gokudera fondit en larmes en constatant qu'il était seul face à l'homme le plus terrifiant au monde.
À l'opposé de la pièce, Tsuna frissonna et pria pour que son ami s'en sorte. Puis, il se concentra à nouveau sur les problèmes qui allaient bientôt lui tomber dessus. Mukuro s'approchait.
- Oya, Tsunayoshi-kun, fit l'illusionniste avec un grand sourire, ne me dis pas que tu as oublié ce que je t'avais promis avant... Suis-moi, il est temps que je t'enlèves cette robe.
Et le jeune Vongola Decimo cria comme une fille tout en s'enfuyant de toutes ses forces.
Voilà, comme promis, j'ai écrit la suite. ^^ Et qui veut un autre chapitre?
Une suggestion pour la suite ? laure59, ne t'inquiètes pas, je ferai le Roi Lion, (à ma sauce) ^^
