Bonjour !
Avant tout, je voulais vous remercier pour vos reviews, vos follows et vos favs ! Visiblement vous êtes quelques uns à avoir accroché à cette fic et ça me fait super plaisir :D Pourvu que d'autres arrivent, et si c'est le cas alors je vous dis dès maintenant bienvenue.
Sinon exceptionnellement, une réponse pour lolo : J'ai bien lu ta review et donc je ne peux que te conseiller de regarder The 100. C'est vraiment une excellente série, si tu aimes la science-fiction, les scénarios post-apocalyptiques, l'action et les rebondissements à gogo et SURTOUT si tu aimes le girl power et les filles totalement badass, alors tu vas forcément aimer ! Bref, je te conseille vivement de regarder The 100, mais si jamais tu ne veux pas ou ne peux pas alors fais-le-moi savoir, je pourrai te faire un petit topo sur certains trucs ;) Quoi qu'il en soit merci beaucoup, je suis vraiment super contente que tu lises cette fic alors que tu ne regardes pas la série :D
Petite info que j'avais oublié de vous transmettre la dernière fois : je ne vais certainement pas développer l'intrigue de la Cité des Lumières avec Murphy, Jaha et ALIE. Murphy est un personnage que j'aime bien, surtout en raison de l'évolution qu'il a connu au cours des deux saisons, donc ça m'embête un peu de ne pas le faire apparaître, mais cette partie de l'histoire ne m'inspire pas vraiment. On a très peu d'éléments pour l'instant, et du coup je ne saurais pas vraiment où aller, je n'ai pas d'idée. En plus l'intrigue que je prévois est déjà assez compliquée, donc ça va être difficile de mener une autre histoire en parallèle (je dis en parallèle mais c'est une façon de parler puisque les scénarios vont sans doute se rejoindre au cours de la saison 3). Du coup on n'a qu'à dire que Murphy et Jaha ont trouvé la Cité des Lumières, que c'est la terre promise et qu'ils y vivent heureux et font des enfants :D (les enfants c'est pas obligé, ça c'est vous qui voyez).
Dans ce chapitre il y aura un peu de Trigedasleng (c'est la langue des Natifs pour ceux qui ne sauraient pas ou qui ne regarderaient pas la série). A l'avenir j'utiliserai de temps en temps cette langue, donc ce sera écrit en italique pour que vous puissiez bien différencier (ce sera parfois vraiment écrit en Trigedasleng, mais quand ce sera des dialogues assez longs j'écrirai en français, comme vous pouvez vous en douter je ne suis pas bilingue :P). Bien sûr vous aurez les traductions.
Voilà, désolée pour ce long blabla, ce sera pas toujours comme ça ^^
Bonne lecture à tous :)
Clarke se trouvait au Mont Weather. Elle n'avait pas la moindre idée de la façon dont elle y était arrivée, mais c'était bien là qu'elle était, elle aurait reconnu cet endroit entre mille.
La jeune fille lança un regard circulaire à la pièce où elle se trouvait et reconnut alors le dortoir. Il n'y avait personne, elle était seule, mais les lits étaient défaits, signe que des gens y avaient dormi récemment.
- Il y a quelqu'un ? appela-t-elle.
Seul le silence lui répondit. Il n'y avait pas le moindre bruit, comme si les alentours étaient déserts. Décidée à trouver une quelconque trace de vie, Clarke prit la direction du réfectoire. Dans les couloirs elle ne croisa pas âme qui vive. C'était comme si tous les habitants du bunker s'étaient volatilisés sans laisser de trace. Arrivée dans la salle à manger, la blonde trouva la pièce vide. Pourtant, les assiettes étaient plus ou moins remplies, les couverts semblaient avoir été utilisés, les chaises avaient été déplacées. C'était complètement insensé. Où étaient-ils tous passés ?
Clarke fit demi-tour dans l'intention d'aller explorer le reste du bunker pour tenter de trouver quelqu'un, mais elle sursauta alors violemment en tombant nez à nez avec une jeune fille brune. Elle se détendit légèrement en reconnaissant un visage familier.
- Maya, c'est toi. Je suis contente de trouver enfin quelqu'un. Où sont passés tous les autres ?
La jeune fille la dévisagea sans un mot.
- Maya ?
- Pourquoi es-tu revenue, Clarke ?
- Je… Je ne sais pas ce que je fais ici à vrai dire.
- Tu es venue admirer ton œuvre ?
- Mon œuvre ?
- Tu es fière de ce que tu as fait, n'est-ce pas ? Maintenant tu es le héros que tout le monde attendait, tu es celle que tous acclament. Tu as sauvé ton peuple, tu as prouvé que tu étais digne d'être à leur tête et de prendre le commandement.
- De quoi est-ce que tu parles ?
- Tu n'as pas hésité à sacrifier des innocents pour passer aux yeux de tous pour une héroïne.
- Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Effrayée, la blonde commença à reculer. Mais à peine avait-elle fait quelques pas qu'elle trébucha sur un objet qui se trouvait derrière elle. Par réflexe, elle ferma les yeux en tombant, et alors quand elle les ouvrit à nouveau ils s'écarquillèrent d'effroi. C'était sur le cadavre d'un homme qu'elle venait de trébucher. Le malheureux avait le visage tordu en une expression de douleur témoignant des souffrances qu'il avait dû endurer en mourant. Son visage était horriblement mutilé, sans doute brûlé par les radiations. Terrorisée, Clarke recula précipitamment, mais alors elle heurta autre chose, et en se retournant elle découvrit le sol jonché de corps, tous couverts de brûlures. Prise de panique, elle poussa un cri d'effroi et se remit précipitamment debout pour mettre de la distance entre elle et les cadavres, mais quand elle releva les yeux, elle rencontra le visage de Maya dont le regard ne l'avait pas quittée. Alors qu'auparavant sa peau était blanche et lisse, maintenant les brûlures la défiguraient. La blonde recula jusqu'à être accolée à une table, horrifiée par le spectacle qui s'offrait à elle.
- Tu nous as laissés mourir dans des souffrances atroces, et ce uniquement pour ta gloire personnelle. Tu es un monstre, Clarke.
- Ce n'est pas ce que je voulais, je te le promets. Je n'avais pas d'autre choix, je devais sauver mon peuple.
- Tu mens.
Clarke fit volte-face pour savoir d'où venait cette nouvelle voix et vit alors Jasper de l'autre côté de la table.
- J'allais tous nous sauver, et personne ne serait mort à part Cage. Mais tu as voulu jouer les héroïnes et tu les as tous tués. J'aimais Maya et tu l'as tuée.
- Je n'ai jamais voulu faire ça !
Au moment où elle cria cette phrase, la jeune fille sentit quelque chose lui agripper la cheville, et quand elle baissa les yeux, elle vit avec horreur les cadavres des habitants du bunker qui se mettaient en mouvement et s'approchaient d'elle.
- Meurtrière !
- Assassin !
- Tu es un monstre !
Clarke voulut se dérober à la prise de celui qui lui avait attrapé la cheville, mais il la fit tomber au sol en la tirant d'un coup sec. Dès qu'elle fut à terre, tous ceux qui l'entouraient se précipitèrent sur elle. Elle poussa un cri de terreur, incapable de faire le moindre mouvement pour se défendre, et fut bientôt assaillie de toute part. L'angoisse lui enserrait la poitrine, et elle sentait les tourments de toutes ces âmes l'envahir. Sa peau la brûlait atrocement, elle avait de plus en plus de mal à respirer, et elle devina qu'elle allait périr dans les mêmes souffrances que celles qu'avaient connues ses victimes. Si son calvaire avait duré une seconde de plus, elle serait devenue complètement folle, mais elle se réveilla en sursaut.
Les yeux exorbités, elle tourna frénétiquement la tête dans toutes les directions pour savoir où elle se trouvait. Elle reconnut rapidement la tente où elle était quand elle s'était endormie, mais malgré cela, la peur refusait de la quitter. Sa respiration était saccadée, aussi bien par l'angoisse et la terreur provoquées par le cauchemar qu'elle venait de faire que par le cri qu'elle avait poussé en se réveillant.
Elle n'avait pas tout à fait repris ses esprits quand quelqu'un arriva dans la tente. Elle tourna vivement la tête, sur le qui-vive, mais fut soulagée de voir Lexa s'approcher d'elle. Cette dernière perçut immédiatement le trouble de la jeune fille et se porta à son chevet sans hésiter.
- Tout va bien Clarke, c'était seulement un cauchemar. Calme-toi, c'est terminé maintenant. Tu es en sécurité.
La blonde aurait voulu repousser la main que la jeune fille venait de poser sur sa joue, mais elle en fut incapable. A cet instant elle avait à tout prix besoin de soutien et de réconfort, elle avait besoin d'être sûre que tout ceci n'était vraiment qu'un simple rêve et qu'elle était à présent saine et sauve. Néanmoins, une fois qu'elle se sentit mieux elle dégagea son visage, mal à l'aise à cause de cette soudaine proximité. Lexa, qui s'était accroupie près d'elle en arrivant, se redressa sans la quitter des yeux.
- Tu veux en parler ?
- Non.
Le ton de Clarke était froid et cassant. Elle se mit assise au bord de son lit et constata que la sueur perlait sur son front en passant une main sur son visage. Voyant cela, la Commandante lui tendit un tissu qu'elle accepta sans un remerciement avant d'éponger sa peau.
- Je te l'ai dit, ce que tu as fait te hantera toujours.
- Il ne s'agit pas de Finn.
La brune resta silencieuse après cette nouvelle réplique lancée d'un ton sec. Clarke releva les yeux vers elle et elle vit dans son regard que même si elle ne le disait pas et faisait tout pour le cacher, elle était blessée de se voir ainsi rejetée. Elle poussa un profond soupir.
- J'ai rêvé du Mont Weather.
La Commandante, qui avait détourné les yeux, les posa à nouveau sur son interlocutrice, attentive.
- Je fais souvent des cauchemars. Je vois les corps de tous ces gens que j'ai tués, je vois Jasper qui me reproche d'avoir sacrifié tant d'innocents et de lui avoir pris Maya. A chaque fois je me demande si c'était vraiment la chose à faire, s'il n'y avait pas un autre moyen de sauver tout le monde.
- On ne peut jamais sauver tout le monde. En tant que leaders, nous avons des choix difficiles à faire, ça fait partie de notre rôle. Même si tu avais pu les épargner et sauver ton peuple, que seraient devenus les Maunons ? Sans source de sang ils auraient fini par mourir. Il n'y avait pas de bonne solution. Il n'y en a jamais, ajouta-t-elle après une courte pause.
- Peu importe, je suis une meurtrière, dit la jeune fille en baissant les yeux.
- Tu n'es pas une meurtrière, Clarke. Tu as fait ce qu'il fallait pour sauver les tiens, et c'est tout à ton honneur. Tu as tout mon respect depuis le jour où tu as choisi de tuer Finn pour lui épargner la torture. Je…
La brune marqua une pause. Elle semblait hésiter, comme si elle n'était pas sûre que ce soit une bonne chose d'aller plus loin, mais finalement elle prit à nouveau la parole.
- Je ne sais pas si j'aurais été capable de faire une telle chose. Mais aujourd'hui, après que tu aies eu le courage de prendre une telle décision au Mont Weather, je te respecte plus encore.
Clarke releva vers Lexa un regard paré d'étonnement, et cette dernière préféra détourner les yeux, visiblement mal à l'aise après avoir fait un tel aveu. Elle pinça les lèvres, ce qui indiqua à la blonde qu'elle était effectivement embarrassée, puis elle reprit d'un ton sûr, sans la regarder :
- Tu es quelqu'un de fort, bien plus que tu ne le penses. Tout ceci n'est qu'une nouvelle épreuve à surmonter, et tu y parviendras, j'en suis persuadée.
Le silence se fit entre les deux jeunes femmes que seulement quelques mètres séparaient. Aucune n'osait plus prononcer le moindre mot, et Clarke avait toujours les yeux rivés sur la brune, encore sous le coup de la surprise après ce que celle-ci lui avait dit. Elle s'apprêtait à prendre la parole, mais elle n'en eut pas le temps. Un homme entra dans la tente, et après un bref salut à chacune d'elle, il s'adressa à la Commandante :
- Le Peuple du Ciel vient d'arriver, Heda.
- Je vais venir les recevoir.
L'homme se contenta d'approuver par un hochement de tête et il quitta la tente. Une fois qu'elles furent seules, Lexa se tourna face à Clarke.
- Tes vêtements sont là, dit-elle en indiquant des habits pliés à côté du lit où se trouvait la blonde. Je vais aller accueillir les tiens, nous te rejoindrons quand tu seras habillée.
- Ce sont des vêtements de Natifs, fit remarquer la plus jeune.
- Les tiens étaient en trop mauvais état pour être remis et nous n'avons que ça ici, répliqua la brune.
Sans rien ajouter elle sortit, laissant la blonde seule.
La Commandante alla à la rencontre des nouveaux venus qui se trouvaient à l'entrée du camp, mais elle vit alors Indra, accompagnée de quelques hommes, leur barrer la route. Même de loin, elle n'eut aucun mal à entendre ce qu'elle disait d'une voix forte et emprunte de colère et de mépris.
- Chit laik yu dula op hir ? (Que faites-vous ici ?)
Une fois que Lexa fut plus proche, elle put voir que c'était à Octavia et Lincoln qu'elle s'adressait.
- Yu laik nou kom oso. (Vous n'êtes plus des nôtres.)
- Em pleni (Assez), intervint la Commandante en venant se placer aux côtés de sa subordonnée. Même s'ils ne sont plus des nôtres, ils sont en droit de venir en tant que visiteurs.
La jeune femme put lire la contrariété sur les traits d'Indra, mais cette dernière ne fit aucun commentaire et se contenta de reporter son regard sur les deux personnes qu'elles considéraient comme des intrus.
- Comment va Clarke ? demanda Abby d'un ton inquiet, sans même prendre la peine de saluer ses hôtes.
Lexa ne releva pas ce que plusieurs Natifs interprétèrent comme un manque de respect à en croire leurs grognements désapprobateurs.
- Elle va bien. Je vais vous conduire à elle, suivez-moi.
Le petit groupe emboîta le pas à la brune qui était entourée de plusieurs de ses hommes. Ils marchèrent jusqu'à la tente et en tant que Commandante, Lexa y entra la première, laissant les visiteurs entrer les derniers. Dès qu'elle vit sa fille assise au bord du lit, Abby se précipita vers elle.
- Clarke !
Elle la prit dans ses bras et la serra contre elle, mais immédiatement la blonde laissa échapper une plainte. Sa mère la lâcha aussitôt et recula un peu.
- Excuse-moi. Je t'ai fait mal ?
- C'est rien maman, juste une côte cassée.
- Ils t'ont soignée au moins ?
Indra cracha quelques mots en Trigedasleng. Le ton employé ne laissait aucun doute sur son état d'esprit, même pour ceux qui ne parlaient pas la langue. La Commandante rappela la guerrière à l'ordre d'un simple regard, et celle-ci baissa alors les yeux.
- Je vais bien, ne t'en fais pas, dit Clarke à sa mère.
Abby, au bord des larmes, posa une main sur le visage de la blonde et lui caressa la joue dans un geste tendre. Après quelques secondes, elle se recula et s'essuya les yeux d'un geste vif avant de s'écarter.
- Je pense qu'il y en a d'autres qui voudraient te dire bonjour après tout ce temps.
Une fois sa mère sur le côté, Clarke découvrit alors qui l'avait accompagnée : Marcus était présent, un sourire bienveillant sur le visage Lincoln et Octavia, côte à côte, la regardaient, et même si contrairement à Lincoln, Octavia ne souriait pas, elle était venue, signe qu'une réconciliation était peut-être possible Monty était là lui aussi enfin, le dernier que la blonde aperçut fut Bellamy. Le jeune homme affichait un léger sourire. Ses cheveux étaient plus longs que quand ils s'étaient quittés trois mois auparavant. Il semblait aussi s'être étoffé, ses épaules déjà larges auparavant avaient pris un peu plus d'ampleur.
Dès qu'elle le vit, Clarke se leva d'un bond, ignorant la douleur, et le prit dans ses bras. Le brun n'hésita qu'une seconde avant de lui rendre son étreinte, tout aussi heureux qu'elle de la revoir. Ces retrouvailles étaient en tout point semblables à celles qu'ils avaient connu après que Clarke se soit échappée du Mont Weather.
- Tu m'as manquée, lui dit Bellamy à voix basse.
- Je suis désolée d'être partie.
Après ce bref échange, les deux jeunes gens se séparèrent et se sourirent avant de se tourner vers le reste du groupe.
- Je suis contente de tous vous revoir, dit Clarke.
Certains lui offrirent des sourires en réponse, d'autres se contentèrent de hochements de tête ou de simples regards. Monty fut le premier à bouger. Il écarta ceux qui se trouvaient devant lui et vint prendre son amie dans ses bras.
- C'est bon de te revoir, lui dit-il.
Après lui, ce fut Marcus qui vint la serrer dans ses bras. L'accolade fut plus brève que celle qu'elle avait partagée avec Bellamy et Monty, mais elle le sentit sincère et véritablement heureux de la retrouver. Lincoln ne la prit pas dans ses bras, il ne fit que partager un regard avec elle. Quand il ne resta plus qu'Octavia, celle-ci ne s'approcha pas de la blonde. Elle resta à distance mais lui offrit tout de même un sourire, le premier depuis bien longtemps.
Pendant tout ce temps, aucun des Natifs n'avait dit quoi que ce soit et la Commandante s'était contentée d'observer la scène en cachant au mieux son mécontentement face à la joie que semblait avoir éprouvée Clarke en revoyant Bellamy. Elle respectait le jeune homme mais malgré tout, même si elle ne l'aurait avoué pour rien au monde, elle éprouvait une certaine jalousie à son égard en voyant qu'il occupait une place importante dans le cœur de Clarke. Elle fut tirée de ses pensées quand Abby prit la parole. Ses yeux, qui étaient restés rivés pendant de longues minutes sur la blonde, se reportèrent sur la Chancelière.
- Merci pour tout ce que vous avez fait, Commandante. Je suis désolée de vous avoir accusée, je le regrette. Clarke est ma fille, je m'inquiétais et-
- Vous n'avez pas à vous excuser. Après les derniers événements il est normal que vous ne me fassiez pas confiance. Néanmoins j'espère qu'à l'avenir vous ne douterez plus de mon intégrité et que vous saurez que je n'ai aucune raison de m'en prendre à votre peuple, et surtout pas à Clarke.
Cette dernière phrase avait été prononcée d'un ton sec qui exprimait bien la contrariété de la brune dont les mâchoires s'étaient d'ailleurs crispées. Un silence pesant s'installa, mais il fut brisé après quelques secondes par Abby qui était visiblement mal à l'aise.
- Nous n'allons pas abuser plus longtemps de votre hospitalité. Merci encore d'avoir sauvé Clarke et d'avoir pris soin d'elle. Allons-y, dit-elle en se tournant vers le reste du groupe.
Ils étaient tous prêts à quitter la tente quand une voix s'éleva.
- Je ne rentre pas avec vous.
Tous les regards se tournèrent vers celle qui venait de prononcer ces quelques mots. Clarke se sentit immédiatement en faute en voyant l'air étonné, voire plus ou moins choqué, qui s'était dessiné sur le visage de chacun. Pour autant elle ne perdit pas son aplomb et releva la tête, déterminée, comme à son habitude.
- Comment ça tu ne rentres pas avec nous ? interrogea Monty, l'air confus.
- Je ne veux pas retourner à Camp Jaha.
- C'est là-bas qu'est ta place, avec nous, avec ton peuple, dit Abby.
- Plus maintenant. Je ne suis plus personne.
- Mais enfin qu'est-ce que tu racontes ? Tu es ma fille. Tu fais partie des nôtres, tu as des amis à Camp Jaha, des gens qui t'attendent. Tu me l'as dit toi-même, c'est toi notre leader. Tu nous as tous sauvés au Mont Wea-
- C'est bien ça le problème ! s'écria soudain la jeune fille. J'ai sacrifié des innocents pour vous sauver, et je refuse de retourner là-bas et de voir tous les jours les visages de ceux pour qui j'ai dû tuer ! Je ne pourrai pas faire face à mes crimes, j'en suis incapable !
Cette annonce jeta un froid sur l'assemblée. Les regards étaient toujours rivés sur Clarke tandis que cette dernière avait les yeux plantés dans ceux de sa mère. Le silence se prolongea, puis Abby s'approcha de la blonde.
- Clarke, si tu as voulu te punir de ce que tu avais fait alors c'est bon, tu as purgé ta peine. Tu as déjà passé trois mois seule en forêt, je t'ai à peine reconnue tout à l'heure tant tu as maigri, et tu as failli mourir. Tu n'as pas à te blâmer pour ce que tu as fait, mais si tu tenais vraiment à payer pour ce que tu considères comme un crime alors c'est fait. Rentre avec nous.
- Bellamy, dis-leur. Explique-leur, dit la jeune fille en lançant un regard de détresse à son ami.
Le concerné resta muet, la bouche entrouverte.
- Ils ne pourront jamais comprendre, il n'y a que toi qui peux, reprit la blonde.
Le jeune homme était toujours silencieux. Il semblait chercher ses mots mais aucun son ne franchissait ses lèvres.
- Clarke, tu es confuse et c'est normal, reprit Abby. Retourne à Camp Jaha avec nous, tu iras mieux quand tu seras rentrée chez toi.
- Ce n'est pas chez moi ! Et arrête de me parler comme si j'étais folle !
Voyant que sa fille voulait reculer pour s'éloigner d'elle, la Chancelière la saisit par le poignet pour la retenir et dans l'idée de la rassurer, mais son geste eut l'effet inverse.
- Lâche-moi ! cria la blonde en se dégageant de la prise de sa mère.
- Clarke, calme-toi.
Abby voulut s'approcher d'elle, mais alors la jeune fille se déroba vivement. Dans sa précipitation elle renversa la table où étaient posés tous les remèdes et le matériel qui avaient servi à la soigner, mais elle prêta tout juste attention à ce qu'elle venait de faire. Elle était tout à coup prise de vertige et de bouffées de chaleur, et son champ de vision était envahi par des tâches noires. Elle voulut sortir pour prendre l'air et tenter de retrouver ses esprits, mais dès qu'elle fit un pas ses jambes se dérobèrent. Lexa se précipita pour la rattraper, mais Bellamy, qui était plus proche de la blonde, fut plus rapide. Il l'attrapa avant qu'elle ne s'effondre, et voyant qu'elle ne tenait pas debout, il la prit immédiatement dans ses bras. La Commandante se crispa en voyant ce subit contact physique, mais elle garda ses commentaires pour elle et préféra se concentrer sur la santé de Clarke.
- Hon op Naikou, glissa-t-elle à l'un de ses hommes qui s'empressa de quitter la tente pour exécuter son ordre. (Trouve Nyko.)
Elle guida ensuite Bellamy pour qu'il dépose Clarke sur son lit. Dès que ce fut fait, elle s'approcha de la blessée en s'interposant entre elle et le brun de façon à ce qu'il ne puisse plus s'approcher d'elle, ce qui n'échappa pas au jeune homme.
- Nyko arrive, il va s'occuper de toi, dit-elle à l'intention de la jeune fille.
- Je peux m'occuper d'elle, intervint Abby en s'approchant.
Aussitôt Lexa fit volte-face et lui lança un regard noir.
- Je pense que vous en avez assez fait.
- Je suis médecin, je vais la soigner.
- Nyko peut s'en charger.
- Elle a peut-être été empoisonnée.
- Il a déjà éliminé le poison qui était sur la flèche qu'elle a reçue et il s'est assuré qu'elle aille bien, elle a seulement besoin de repos. Maintenant sortez d'ici. Tous.
- Nos connaissances médicales sont bien plus avancées que les vôtres, je peux m'occuper d'elle, s'impatienta la Chancelière.
Un simple signe de tête à l'un de ses hommes suffit à la Commandante pour qu'on lui obéisse. Les Natifs présents firent sortir les visiteurs par la force malgré les cris et les protestations de ces derniers. Certains étaient prêts à en venir aux mains, notamment Bellamy, mais Lincoln lui fit savoir que c'était inutile. Résignés, ils quittèrent les lieux sans plus de résistance.
Dès qu'ils furent partis, Lexa reporta son attention sur la blonde. Clarke semblait encore sonnée et désorientée, mais sa respiration était devenue plus régulière. Nyko ne tarda pas à arriver, et après une rapide osculation de la jeune fille il confirma que ce malaise n'était dû qu'à la fatigue. La brune le remercia puis le congédia. Elle resta avec Clarke jusqu'à ce que celle-ci s'endorme, puis elle sortit de la tente.
A peine eut-elle mis un pied dehors qu'Abby se précipita vers elle. Un Natif s'interposa immédiatement, mais Lexa lui fit signe de s'écarter.
- Laissez-moi la voir, demanda la Chancelière.
- Elle a besoin de repos. Elle vient juste de s'endormir, ce n'est pas le moment de la déranger.
- Je ne la réveillerai pas, je veux seulement m'assurer qu'elle va bien.
- C'est de votre faute si elle est dans cet état, cracha Lexa qui commençait à perdre sérieusement patience. Vous n'entrerez pas jusqu'à nouvel ordre.
Abby ne répondit pas, se contentant de défier la Commandante du regard. Cette dernière donna quelques ordres dans sa langue maternelle aux hommes qui se trouvaient devant la tente, et même ceux qui ne parlaient pas le Trigedasleng devinèrent qu'ils ne laisseraient entrer personne à part la brune.
- Clarke n'est pas en état de repartir avec vous, et de toute évidence ce n'est pas ce qu'elle souhaite. Vous pouvez passer la nuit ici, mes hommes vont installer des tentes supplémentaires.
Elle tourna les talons sans même attendre de réponse mais s'arrêta en entendant quelqu'un l'appeler.
- Commandante !
En se retournant elle vit Marcus qui s'approchait d'elle.
- Pourriez-vous parler à Clarke ? Sa place est à Camp Jaha avec nous, elle doit revenir.
Lexa sembla hésiter un instant, puis elle répondit finalement après quelques secondes.
- J'essaierai de lui parler, mais je ne peux pas vous promettre que je parviendrai à la convaincre. Vous la connaissez.
- Elle vous écoutera toujours plus que nous.
La brune fut prise au dépourvu par de telles paroles, mais elle se ressaisit rapidement.
- De votre côté tâchez de faire comprendre à la Chancelière que malgré son titre, ici c'est moi qui donne les ordres.
- Je lui parlerai.
La Commandante conclut la conversation par un bref mouvement de tête que Marcus lui rendit, puis elle retourna dans sa tente sans ajouter un mot, et dès qu'elle fut à l'intérieur, les deux guerriers qui gardaient l'entrée se rapprochèrent pour bloquer le passage.
- Clexa -
Clarke se sentait revenir petit à petit à la réalité. Ses yeux étaient encore fermés, mais elle avait à nouveau conscience du monde qui l'entourait et n'était plus plongée dans ce sommeil de plomb qui s'était emparé d'elle quelques heures plus tôt. Quand elle ouvrit finalement les yeux, elle supposa qu'il faisait nuit puisque la tente étaient éclairée par des bougies. Elle se redressa un peu en s'appuyant sur les coudes et constata alors que la douleur de ses côtes était moins vive. Son attention se porta instinctivement sur le trône et elle y trouva alors Lexa assise, le regard dans le vague, apparemment plongée dans ses pensées. La blonde se racla la gorge pour signaler sa présence et immédiatement les yeux de la Commandant se posèrent sur elle. Alors qu'elle était jusque-là avachie, elle se redressa pour retrouver un peu de sa superbe.
- Comment te sens-tu ?
- Beaucoup mieux que tout à l'heure. Où sont tous les autres ?
- J'ai fait installer des tentes pour qu'ils puissent passer la nuit ici. Tu as encore besoin de repos avant de pouvoir envisager de retourner chez toi.
- Je l'ai déjà dit, ce n'est pas chez moi, et je n'y retournerai pas, lança la blonde d'un ton sec.
- Je sais.
Clarke lança un regard intrigué à Lexa.
- Malgré tout j'ai promis à Kane d'essayer de te parler pour te persuader de retourner à Camp Jaha.
Voyant que la blonde s'apprêtait à répondre et fronçait déjà les sourcils, signe de sa contrariété et de son énervement, la Commandante leva la main pour l'empêcher de parler. Elle se leva de son trône avec élégance et la rejoignit.
- Je lui ai aussi dit que je ne pourrais pas te convaincre. Mais il pense que tu m'écouteras plus qu'eux.
- Il se trompe, dit la plus jeune en se mettant assise.
Elle posa ses coudes sur ses genoux et baissa la tête, un air préoccupé sur le visage. Lexa garda son regard rivé sur elle, puis elle prit la parole.
- Tu ne pourras pas vivre éternellement seule dans la forêt.
- Pourquoi pas ?
- Tôt ou tard tu devras affronter tes démons et les vaincre.
- Je ne suis pas encore prête pour ça.
- Alors quand le seras-tu ?
Clarke déglutit difficilement et garda les yeux baissés tandis que ses mâchoires se crispaient.
- Survivre n'est pas vivre, et c'est que tu as fait durant ces trois derniers mois, tu t'es contentée de survivre.
La blonde était toujours silencieuse. La Native s'approcha d'elle et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et ainsi tenter de capter son regard fuyant.
- Tu m'as toi-même dit que la vie était plus que ça, que nous méritions autre chose. Tu l'as déjà oublié ?
Clarke releva enfin ses yeux bleus et les planta dans ceux verts de Lexa. Ce simple échange de regards suffit à les troubler toutes les deux, mais aucune ne se détourna pour autant.
- Ma proposition tient toujours malgré tout ce qu'il s'est passé. Viens avec moi à Polis si tu ne veux pas retourner parmi les tiens.
La voix de la brune était pleine d'espoir et la plus jeune sentit son cœur se serrer à ce constat. Clarke ouvrit la bouche, prête à parler, mais fut interrompue par l'arrivée d'un Natif.
- Heda, appela-t-il.
La Commandante se remit immédiatement debout et fit volte-face. L'homme lui parla en Trigedasleng, et la blonde ne put reconnaître que le prénom de Bellamy prononcé avec cet accent si particulier. Lexa sembla hésiter un instant puis elle donna son accord.
- Je vais vous laisser, nous reprendrons cette conversation plus tard.
Clarke répondit par un simple hochement de tête et regarda la brune sortir.
Quelques secondes plus tard Bellamy entra. La blonde lui sourit, heureuse de le voir, et il la rejoignit pour s'asseoir à côté d'elle.
- Tu vas bien ?
- Oui ça va. Je suis seulement fatiguée, rien de grave.
- De quoi est-ce que vous étiez en train de parler Lexa et toi ? Elle avait l'air remonté quand elle est sortie.
La jeune fille hésita à lui dire la vérité, puis elle choisit finalement de garder pour elle la conversation qu'elle venait d'avoir avec la Commandante.
- Rien d'important, dit-elle avec un sourire qui se voulait rassurant.
- Si tu le dis, souffla Bellamy, qui de toute évidence n'était pas dupe.
- Tout le monde va bien au camp ? demanda Clarke pour éviter un blanc et changer de sujet.
- Une certaine routine s'est installée. On fait de notre mieux pour organiser la vie du groupe, on a même commencé à construire des maisons individuelles. C'est du grand luxe, tu devrais voir ça.
La blonde lâcha un rire à cette plaisanterie.
- Comment vont ceux qui étaient au Mont Weather ?
- Mieux. Ils se sont remis petit à petit, et maintenant c'est surtout des traumatismes psychologiques qu'il leur reste.
Clarke se crispa en entendant cela, et immédiatement le jeune homme lui prit la main et la serra dans la sienne.
- Ils s'y feront. Ça prendra du temps mais ils apprendront à vivre avec.
- Comment va Raven ?
- Elle voulait venir mais elle n'a pas pu, on avait besoin d'elle au camp. Mais elle s'est complètement remise et elle s'en sort de mieux en mieux avec sa jambe. Wick est là pour elle, il la soutient autant que possible.
- C'est bien.
Un silence gênant s'installa entre eux. Après quelques instants, Clarke osa finalement lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis le début de leur conversation.
- Et Jasper ?
Bellamy sembla cette fois plus mal à l'aise, mais il répondit tout de même.
- Il n'a pas voulu venir.
- Il ne pourra jamais me pardonner, se désola la blonde.
- Nous pardonner, corrigea le brun. Il me tient pour responsable moi aussi.
- Pourtant c'est moi qui ai eu cette idée.
- Mais nous avons pris la décision ensemble.
Clarke adressa à son ami un sourire forcé, sa façon à elle de le remercier de faire son possible pour la réconforter.
- Il parviendra à nous pardonner un jour.
- J'aimerais en être sûre, souffla la blonde.
Sur ces mots, Bellamy la prit dans ses bras et la serra contre lui.
Ils restèrent dans les bras l'un de l'autre un long moment, appréciant la présence de l'autre et l'apaisement que cela leur procurait. Le jeune homme parla finalement d'une voix basse, presque en chuchotant, comme s'il craignait que quelqu'un n'ait été en train de les épier et n'entende ce qu'ils se disaient.
- Rentre avec nous.
Clarke ferma les yeux et sentit immédiatement des larmes tenter de s'en échapper.
- Je ne peux pas, dit-elle d'une voix rendue tremblante par les sanglots.
- Je t'en prie. J'ai besoin de toi, je ne m'en sors pas sans toi.
- Et moi j'ai besoin de me tenir éloignée de tout ça, dit la jeune fille en se séparant de lui et en se levant subitement.
Bellamy la dévisagea avec un regard plein de reproches.
- Tu ne pourras pas fuir éternellement. Tu m'as déjà abandonné une première fois, tu ne peux pas recommencer.
- Je ne t'ai pas abandonné ! Je suis partie pour ne pas devenir complètement folle.
- Et moi, tu y as pensé ?! s'écria le brun en se levant à son tour. Tu crois que je ne culpabilise pas tout autant que toi après ce qu'on a fait ! Ça fait trois mois que j'essaye de gérer la situation seul, et je ne m'en sors plus !
- Tu n'es pas seul, ma mère et là, et Kane aussi.
- Ne fais pas semblant de ne pas comprendre, tu sais que ce n'est pas la même chose ! Tu es leur chef, c'est toi leur vrai leader, pas moi ! On me reproche d'avoir tué des innocents pour sauver notre peuple, ou alors on me reproche de ne pas t'avoir empêchée de partir, quand ce n'est pas encore autre chose, et je dois gérer ça seul ! Tu es partie en ne pensant qu'à toi et à ton bien-être personnel, tu m'as laissé tomber !
- Ce n'était pas ce que je voulais.
- Alors reviens !
Cette fois Clarke fut incapable de se contrôler plus longtemps et une première larme dégringola sur sa joue.
- Je ne peux pas, souffla-t-elle, désolée.
Bellamy la regarda droit dans les yeux. La déception pouvait se lire sur son visage, mais pas seulement. Il était blessé par ce qu'il vivait comme un deuxième abandon, et Clarke ne doutait pas que cette fois, il ne pourrait pas lui pardonner. Mais c'était au-dessus de ses forces, elle ne pouvait pas retourner à Camp Jaha.
- Très bien, tu as fait ton choix. Non seulement tu m'abandonnes moi, mais c'est aussi tout ton peuple que tu abandonnes. Je croyais que tu étais un vrai leader, que tu étais digne de nous diriger, mais je me trompais. Un meneur digne de ce nom ne ferait jamais ça. Tu n'es qu'une lâche.
Sur ce, le jeune homme tourna les talons.
- Bellamy !
L'intéressé ne se retourna pas à cet appel. Clarke se lança à sa poursuite, et au moment où il sortait de la tente elle l'attrapa par le bras, mais immédiatement il se dégagea.
- Lâche-moi ! cria-t-il en faisant volte-face. Je ne veux plus te parler tant que tu ne seras pas prête à assumer tes responsabilités ! Tu penses peut-être que Lexa est une traitre et une barbare, mais elle au moins, elle a le courage d'assumer ses choix.
Cette dernière réplique laissa Clarke bouche bée. Le jeune homme lui lança un regard dédaigneux avant de partir pour de bon et d'entrer dans une tente devant laquelle se trouvait Monty. Ce dernier regarda la blonde avec un air sévère où pouvait également se lire la déception, puis il suivit son ami à l'intérieur.
La jeune fille était toujours au même endroit, immobile, quand la Commandante arriva à ses côtés, sans doute alertée par les éclats de voix.
- Clarke, tout va bien ? demanda la brune d'un ton inquiet.
La concernée se tourna lentement vers elle, visiblement déboussolée, et parla d'une voix tremblante.
- Nous ne pouvons pas attendre demain pour partir.
Lexa se crispa.
- Je te l'ai dit, tu es trop faible pour voyager jusqu'à Camp Jaha.
- Je ne parle pas de Camp Jaha. Ma mère ne repartira pas sans moi, c'est maintenant ou jamais.
Il ne fallut qu'une seconde à la brune pour comprendre où elle voulait en venir, et alors elle approuva d'un hochement de tête.
- Je vais faire préparer des chevaux et choisir quelques hommes pour nous accompagner. Les autres resteront ici pour ne pas éveiller les soupçons jusqu'à demain et ils nous rejoindront plus tard. Retourne dans la tente, je viendrai te chercher quand tout sera prêt.
Clarke n'ajouta rien et se contenta d'obéir. Les deux jeunes femmes se séparèrent, chacune allant se préparer pour le voyage qui les attendait et les mènerait à la capitale des Natifs : Polis.
J'espère que ce chapitre vous aura plu !
On se retrouve dans une semaine pour le prochain. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en laissant une petite review, ça fait toujours plaisir :)
A bientôt !
