Voilà la suite ! Merci bcp à Hey-Ceycey et à Silvermirror Lily pour leur review, j'espère que la suite vous plaira également. Je tiens à préciser que je posterai tous les dimanches et que cette fic comporte 8 chapitres (ma première fic "longue" oO). Bonne lecture ^^
Chapitre 1
L'infirmerie. Combien de fois me suis-je réveillée ici ? Probablement autant que le nombre de fois où les Maraudeurs sont convoqués dans le bureau de McGonagall. Aujourd'hui ne déroge apparemment pas à la règle. J'écarte rageusement cette couverture blanche foudroyant les lits vides m'entourant. Je me rappelle que mon premier jour, je m'étais demandée pourquoi tant de lits étaient nécessaires. La réponse m'était venue tout aussi naturellement que la question : les Maraudeurs.
Je les nomme mais vous ne savez probablement pas qui ils sont. Si ? Je vous les décris quand même, juste histoire de me situer par rapport à eux. Ce n'est pas bien difficile, sur l'échelle des plus populaires, je suis tout en bas, en tant que petite muette non fréquentable et eux… c'est tout le contraire. Bien évidement, ils sont beaux, populaires, les filles crient sur leur passage et c'est d'ailleurs pour cela que je les évite. Faudrait pas non plus que je devienne sourde !
Bon revenons à nos moutons. Ils sont au nombre de quatre : pas trop nombreux pour que tout le monde puisse retenir leur prénom mais assez nombreux pour pouvoir se défendre mutuellement. Ils sont tristement connus pour leurs blagues au près de ma maison (bien que le premier facteur reste leur "potentiel séduction").
Il y a le plus petit, le plus potelé et le plus bizarre de tous : Peter Pettigrow. Il me fait flipper avec son visage de rat, ses yeux vicieux et... Enfin, cela reste mon avis puisqu'il reste très populaire au près de la gente féminine. Allez comprendre.
Ensuite, le plus gentil, le plus attentionné, le plus "parfait" d'entre eux : Remus Lupin. Il est de loin le plus solitaire et il a toujours cette petite lueur de tristesse dans son regard. Mais cela ne l'empêche pas d'être une saleté qui largue avec tout le tact dont un Maraudeur est capable : aucun.
Après vient "le grand, l'unique, le merveille capitaine de l'équipe de Quidditch qui vient à nouveau de…" Larguer une petite copine ? "Marquer" Dommage. Enfin bref, celui que je veux décrire ce nomme James Potter un brun toujours décoiffé qui semble s'être entiché de Lily Evans. La pauvre… Au moins, ça en fait un de moins à briser le cœur d'artichaut d'une gentille fille avec un pois chiche en guise de cerveau.
Enfin, le tombeur de ses dames, le briseur de cœur que certains appellent "le Dieu" : Sirius Black. Il est intelligent (même si son attitude peut prouver le contraire) puisqu'il n'a pas besoin de réviser pour être dans les meilleurs. Y a des chanceux dans ce monde…
Voilà, maintenant que vous les connaissez, sachez que je ne les aime pas. Ne me méprenez pas, je ne les déteste pas non plus, après tout, ils ne m'ont jamais prise pour cible (martyriser une muette doit leur poser un problème éthique). C'est juste que leur manière de se servir de filles comme de kleenex, me fait froid dans le dos. A vrai dire, je ne les connais que de réputation, je les juge donc sur un énorme préjugé… De toute façon ma maison m'empêche tout approche, je me satisfais donc des ragots.
Tiens en parlant de ma maison, savez-vous qu'il n'y existe aucune pitié ? Muet, sourd, aveugle, unijambiste ou je ne sais quoi encore s'abstenir ! Au début, tout allait bien, je n'étais que la fille timide qui n'osait pas adresser la parole à quiconque. Et pour cause ! Néanmoins, il n'avait fallu qu'une bourde de ce très cher professeur de potion pour que tout éclate au grand jour et que mon supplice commence. Je sais que vous pouvez imaginer la scène mais j'ai envie de me défouler sur cette grosse limace qui me sert de professeur alors…
Nous étions donc un jeudi matin dans les cachots glauques de cette merveilleuse école. Le temps était beau et cela se ressentait. Il y avait une sorte d'allégresse parmi les élèves qui s'avérait plutôt agréable.
Je m'étais installée seule au fond (m'apprêtant à dormir) pendant que Slughorn commençait son cours magistral… Je me serais rapidement endormie si les Maraudeurs n'étaient pas arrivés en retard (comme à leur habitude, d'ailleurs). Ils firent le moins de bruit possible s'installant aux places du fond, à mes côtés (note pour moi-même : les places du milieu sont parfaites pour dormir en cours).
Ils se firent discret pendant tout le cours jusqu'à ce que Slughorn les interroge. Aucun d'entre eux n'avait réellement écouté puisqu'ils préparaient leur future blague… Il leur posa la question chacun leur tour jusqu'à ce qu'il arrive à moi. Vous pensez qu'il aurait été assez intelligent pour poser la question à un autre bavard ? Et bien, non.
« Lou, qu'est-ce que je viens de dire ? »
Je veux bien croire que mon visage revêtait toute l'incrédulité que je ressentais mais au point qu'il s'acharne sur moi… Il me reposa la question, espérant entendre un "je ne sais pas". Aurais-je dû lui écrire en grand sur mon parchemin : Désolé, je suis muette mais si vous voulez tout savoir vous parliez du bézoard…
Cependant, je choisissais de le laisser mijoter un peu. Je commençais déjà à écrire ma réponse sur un bout de papier et cela ne manqua pas. Il s'énerva d'autant plus, s'approchant de moi l'air courroucé… Qu'est-ce que je peux détester ce professeur aux divers chouchous qui "iront loin dans la vie"… Apparemment, il ne pense pas que cela soit mon cas. Vous auriez dû voir sa tête lorsqu'il m'arracha le papier des mains et qu'il le lut à voix haute. Je ne l'avais jamais vu aussi rouge de colère.
J'avais dû aller trop loin car il avait commencé à rire méchamment me laissant perplexe. Il croyait que je me fichais de sa tête… Cela faisait deux ans que j'étais dans cette école et je ne me suis jamais sentie autant à l'écart que ce jour où mon professeur de potion avait oublié jusqu'à mon existence (au moins il se rappelait de mon prénom, un petit pas pour l'homme…). Il m'avait d'ailleurs déclaré froidement que je lui rendrais des comptes plus tard. Lui rendre des comptes pour lui avoir dit la vérité… J'allais l'étrangler oui ! Toujours est-il que j'ai ma fierté. Je ne suis pas à Serpentard pour rien ! Du coup, je me suis levée en plein cours, faisant pâlir cette chère limace, et j'ai commencé à chercher dans les armoires jusqu'à ce que je trouve cette saleté de bézoard pour lui la présenter. Il voulait savoir de quoi il parlait, soit. Je savais déjà tout dessus, les livres ne sont pas fait pour rien, je ne pouvais tout simplement pas tout lui cracher au visage !
Je le laissais me regarder avec des yeux ronds jusqu'à ce qu'il me replace enfin. Invisible, voilà ce que j'étais… Vous auriez dû voir sa tête lorsqu'il avait compris son erreur ! C'est trop tard mon gros ! Cela avait été le moment parfait pour partir et lui clouer le bec à jamais, ce que j'avais fait sans le moindre regret. D'ailleurs, c'est grâce à cet affront envers ce merveilleux professeur que les Serpentards m'ont laissé une semaine avant de s'attaquer à mon cas.
J'avais été accroché par les pieds au toit de la tour d'astronomie, j'avais du rester poisseuse une semaine, mes aliments avaient été empoisonnés par divers filtre d'amour et j'en passe. Ils choisissaient tout de même leur sort modérément quand je pouvais découvrir leur identité. Et bien oui, être muette était au final un atout incontestable contre eux : je suis la reine du sort informulé (et de la vengeance) ! Néanmoins, la pire de leur blague vint durant ma quatrième année à Poudlard. Cela revenait clairement à une déclaration de guerre contre les Gryffondors et ils n'y étaient pas allés de main morte.
Je revenais du lac quand j'ai pu constater leur dernier méfait. J'avais retrouvé quelqu'un évanoui au milieu du hall d'entrée. Rien de bien méchant au premier abord. Je me suis donc précipitée dans toute ma grandeur d'âme à ses côtés essayant de le ramener à lui par tous les moyens à ma disposition. Seulement, quand la personne évanouie dans le couloir s'avère être Remus Lupin, tout devient tout d'un coup plus compliqué. Bien sur l'arrivée de ses copains à ce moment précis n'arrangea rien. Ils me crient de m'éloigner, de ne plus le toucher puisque j'en avais visiblement fait assez. Ma réputation semble m'avoir précédé… Dire qu'il s'agit de leur plus grande phrase !
C'est à ce moment que Remus se décide à ouvrir les yeux. Vous vous dîtes qu'il me défendra ou qu'au moins il aura des doutes… Sérieusement, je lui aurais jeté un sort informulé pour ensuite venir à son secours ! Je ne suis pas l'une de leur groupie, nom d'un chien ! Et puis, je ne suis pas aussi bête… Cela n'empêche pas ses amis de m'empoigner par le col et de me jeter comme un vulgaire sac à patates. Je ne sus pas comment réagir jusqu'à ce qu'ils se retournent tous vers moi le regard haineux (Remus mis à part).
« Tes actes ne resteront pas impunis, sois-en sûre. »
