Auteur : Netellafim

Titre : Certains l'aiment chaud

Genre : Romance

Rating : M (obviously...)

Pairing : HPDM (on ne se refait pas, que voulez vous !)

Résumé : Drago passe déposer des dossiers à son collègue après une longue journée de travail. Mais alors qu'il pensait le trouver roucoulant avec son petit-ami, il constate qu'Harry est seul et déprimé…


Blabla de l'auteur : Welcome lecteur adoré !

Bienvenue sur le premier OS d'un recueil qui je l'espère va s'allonger à l'infini !

En tant que Grande Couille (je suis très fière de mon titre, oui oui !), j'ai la lourde tâche d'introduire le recueil avec ma propre participation. Je voulais faire dans le passe partout, j'ai donc écrit ce petit OS, court, simple mais efficace, du moins je l'espère =P

Cette histoire est tout particulièrement dédiée à Angeluss (puisque c'est lors d'une de nos discussions improbables qu'elle m'a suggéré l'idée calorique mais si sexy sur laquelle repose le lemon ) ), à Gwendolyn (puisque c'est lors d'une de nos discussions improbables que notre Confrérie est née =) ), à Noweria (dont l'avis précieux et les conseils de pro m'ont éclairée et peut-être un peu traumatisée =P), et plus largement à tous les lecteurs et lectrices qui aiment les lemons, les délires scabreux et Drago Malefoy tout nu ! =) (bref, tous ceux pour qui la COUILLE est faite :P)

Sinon, petite précision qui facilite la lecture : dans le texte, sont écrites en gras et italique les paroles des musiques et juste en dessous en italique simple, la traduction pour les non anglophones =) Traduction de moi, donc si vous êtes bons en anglais, n'hésitez pas à me signaler les erreurs d'interprétation !

Je n'en dis pas plus, merci par avance pour les reviews que vous ne manquerez pas de me laisser sans nul doute, parce que vous êtes des lecteurs bien élevés qui connaissent l'importance d'une review sur le moral et la motivation d'un auteur ! Merci de me lire, ainsi que mes camarades Couillus qui publieront après moi!

Bonne lecture

Netellafim, Grande Couille.

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, à mon grand désespoir. Je continue de rêver du jour où Drago débarquera chez moi et me dira « je suis votre chose, Ô maitresse Nella, faites de moi ce que vous voulez, je suis souple et totalement dévoué ». Ahhh oui ce sera si agréable de… Comment ça, ça n'a rien à voir avec les histoires de droits d'auteur ? Je croyais que c'était ça, les droits d'auteur ! Payables en nature par les persos sexys ! Non ? Merde alors… Bon bah finalement je veux plus être écrivain ^^ J'arrête la fanfiction ! XD

Fond Musical proposé : The Bad Touch des Bloodhound Gang, parce que je la cite à un moment, qu'elle est drôle, cochonne et que je l'adore ! Voila =)

Je propose et tu disposes, petit lecteur lubrique (il faut l'être pour aller lire le texte publié sous le nom de plume « COUILLE » !)

Enjoy


CERTAINS L'AIMENT CHAUD (1)

Ding Dong

Le jeune homme blond commençait à s'impatienter sur ce palier glacial où il trépignait depuis maintenant trois longues minutes. La mesure que battait son pied était légèrement étouffée par le paillasson. Il avait eu une longue journée et une longue semaine, il voulait juste rentrer chez lui, profiter d'un week-end bien mérité. Avec un soupir agacé, il sonna à nouveau.

Ding Dong Ding Dong

Il gronda comme un chat en colère. La lumière s'éteignit dans le couloir, amenant l'exaspération du visiteur impatient à son apogée. Il ne prit même pas la peine d'aller jusqu'à l'interrupteur la rallumer. Dans l'obscurité, il inventait des insultes inédites et particulièrement imagées et des tortures qui feraient rêver les criminels les plus sadiques pour son collègue qui ne daignait pas se lever pour lui ouvrir. Il abandonna la sonnette inefficace et toqua sèchement sur le panneau de bois.

TOC TOC TOC

Enfin, un bruit. Des pas trainants sur le parquet… Dans l'obscurité, un fin sourcil blond se leva et une moue sarcastique se forma tandis qu'il s'imaginait un brun endormi qui se trainait jusqu'à la porte. Il cessa de taper du pied, réajusta sa cravate, passa sa main dans ses cheveux et s'assura d'un geste inconscient que les dossiers étaient toujours sous son bras. La porte s'ouvrit enfin, après quelques bruits de clés et un ou deux jurons étouffés.

Les cils délicats du blond papillonnèrent quelques secondes, la lumière, pourtant douce, de l'appartement le surprenant. Face à lui, un homme brun qui semblait être son opposé en tous points se tenait dans l'encadrement de la porte. Plutôt petit, trapu, athlétique, une crinière de cheveux noirs en bataille, une barbe de trois jours sur ses joues. Il regarda bêtement l'élégant visiteur aux cheveux pâles et soignés qui lui tendait avec froideur des liasses de feuilles méticuleusement rangées et classées.

« Drago ? »

Le blond en question soupira à nouveau, exaspéré.

« Potter, je devais t'apporter des dossiers avant de rentrer chez moi ! Je sais que tu es très occupé avec ton petit ami, donc on va dire que je ne t'en veux pas de m'avoir oublié, mais j'ai d'autres chats à fouetter alors je te serais reconnaissant si tu abrégeais et si tu prenais ces foutus dossiers ! »

Le brun le fixa d'un air un peu embrouillé, demeurant immobile. Il avait les yeux brillants et un peu troubles derrière ses lunettes. Des cernes sombres soulignaient son regard perdu. Il ne portait qu'un pantalon de pyjama informe qui tombait sur ses hanches. Une légère odeur d'alcool émanait de lui. Par la porte largement ouverte, Drago voyait un appartement sans dessus dessous, et surtout pas la moindre trace d'un visiteur. Seule une musique lente et aérienne lui parvenait...

Porcelain
Are you wasting away in your skin
Are you missing the love of your kin
Drifting and floating and fading away

Porcelaine

Est ce que tu en train de dépérir dans ta peau ?

Est-ce que l'amour de tes parents te manque ?

Dérivant et flottant et disparaissant au loin...

(2)

Le blond fronça les sourcils, toute trace de fatigue et de colère s'envolant soudainement de son visage pour laisser place à l'inquiétude, et ses bras qui tendaient impérieusement leur précieux colis au Survivant retombèrent.

« Harry, qu'est-ce qui se passe ? »

Le brun était toujours debout face à lui, le regardant un peu stupidement.

« Il m'a quitté. »

Drago ne sut quoi dire.

« CET ENCULE M'A QUITTE ! »

Le blond sursauta. Il repoussa Harry sans ménagement à l'intérieur et l'y rejoignit, fermant avec empressement la porte derrière lui.

« Potter, tu es bourré ! Alors évite de beugler comme un poivrot, tout l'immeuble n'a pas besoin d'en profiter ! »

Harry haussa les épaules, maussade. Un tintement provint de la cuisine et détourna l'attention du Survivant qui se traina jusqu'à l'origine du bruit. Drago tenta de trouver une place sur la table pour poser les dossiers, repoussant une boite de pizza vide et menaçant de faire tomber une bouteille de soda, vide elle aussi. Il enleva sa veste dans un soupir : visiblement il n'allait pas dormir tout de suite.

Ses yeux argentés balayèrent gravement la pièce : des magazines étalés par terre, du linge sale aussi, des assiettes empilées dans l'évier. Pas encore trop de désordre, juste ce qui pouvait s'accumuler après deux ou trois jours à vivre comme un célibataire déprimé. A coté du canapé, une bouteille de vin blanc débouchée et un verre à pied à moitié plein, ainsi qu'un grand bol rempli de fraises.

Le survivant était devant le micro-onde dans sa cuisine, tenant entre ses mains un second bol apparemment chaud. Il revint vers le salon avec un air concentré, comme s'il était un équilibriste qui marche sur un fil, et il se laissa tomber lourdement dans le canapé, s'y allongeant ensuite de tout son long. Drago leva les yeux au ciel et le rejoignit, prenant place sur l'un des tabourets qui bordaient le bar, après avoir jeté par terre avec une moue méprisante le t-shirt sale qui reposait sur le dossier. Il croisa les jambes avec grâce, et reporta son attention sur le brun avachi dans le sofa face à lui.

« Qu'est-ce que tu fais Potter ?

‒ Danny m'a quitté.

‒ J'ai compris, ça. Tu l'as déjà dit.

‒ Hier, on devait fêter nos un an.

‒ Oui, ca aussi je le savais.

‒ Mais il m'a quitté. Avant-hier. Il a dit que ça allait plus, que ça servait à rien, qu'il ne voulait plus, que ça menait à rien. Il a dit… Il a dit… plein de trucs, je sais plus.

‒ D'accord. Et tu...tu l'aimais ?

‒ Non.

‒ …Non ?

‒ Non. Je l'aimais pas vraiment.

‒ Mais… alors pourquoi tu déprimes ?

‒ Je sais pas. J'y croyais.

‒ Mais tu ne l'aimais pas.

‒ Non. Mais qu'est-ce que ça peut faire ? On était bien ensemble. Ca collait bien entre nous. On s'entendait bien, on riait bien, on se disputait pas, et au lit c'était…

‒ Potter, c'est bon, j'ai compris.

‒ Je comptais lui demander d'emménager ici hier soir.

‒ Oh… Mais…Bon.

‒ Mais lui il m'a quitté. J'avais tout prévu. J'ai du décommander le restaurant trois étoiles. Tu te rends compte ? Et j'avais prévu tout ça pour quand on serait rentré, pour fêter ça… »

D'un geste un peu mou, il désigna le vin, les fraises et le bol qu'il avait posé sur son ventre nu.

« Tant pis pour lui. J'ai besoin de personne. »

Et comme pour le prouver, il plongea rageusement le doigt dans le bol qu'il tenait contre lui : du chocolat fondu. Avec un air concentré, il porta le doigt à sa bouche. Il ferma les yeux avec délectation. Le blond se sentit rougir à la vision du Survivant qui léchait lentement son doigt avec une expression de délice, et il détourna les yeux. Il se racla la gorge.

« Tu crois qu'en te goinfrant tu résoudras les choses Potter ? »

Harry prit quelques secondes avant de répondre, finissant de nettoyer son doigt avec une lenteur consommée qui accentua la rougeur sur les joues du blond. Il finit enfin par répondre :

« Il n'y a rien à résoudre. Il m'a quitté, c'est tout.

‒ Mais tu ne l'aimais même pas, je vois pas pourquoi en faire tout un plat ! »

Le brun l'ignora, et replongea son doigt dans le chocolat.

« Arrête ça Potter. »

Le ton tranchant sur lequel avait été intimé l'ordre surprit le brun qui suspendit son geste pour regarder son collègue toujours droit sur son tabouret, son pied s'agitant nerveusement dans le vide, son attention fixée obstinément sur la fenêtre. Le Survivant le regardait, perplexe.

« Arrêter quoi ?

‒ Ca. C'est indécent.

‒ Indécent ? Quoi ? De manger du chocolat ?

‒ Potter, ne fait pas semblant de ne pas comprendre. »

Harry resta quelques secondes surpris, puis eut l'air franchement amusé.

« Tu es en manque à ce point Malefoy ?

‒ C'est bien le moment de faire le malin ! Tu viens de te faire plaquer.

‒ Oh ça va hein. »

Le brun grogna, toute trace de moquerie envolée. Il bouda quelques secondes puis reprit :

« De toute façon, c'est pas comme si je te faisais de l'effet. Tu m'as bien dit que je n'étais pas ton genre, alors ne fais pas comme si tu…

‒ J'ai pas dit ça Potter. Tu l'as compris comme ça, c'est tout.

‒ Si, tu as dit…

‒ J'ai jamais dit que tu ne me plaisais pas. J'ai dit que toi et moi, ça ne donnerait jamais rien de bon. Que c'était une histoire vouée à l'échec et que je refusais de me lancer là dedans. Ce n'est pas parce qu'on réussit à se supporter sans se taper dessus et qu'il arrive même qu'on discute comme deux personnes civilisées qu'on va soudainement arriver à cohabiter paisiblement pour former un charmant petit couple ! Et ça fait peut-être un an et demi qu'on a eu cette discussion mais je me souviens encore très clairement de ce que je t'ai dit alors arrête de vouloir avoir raison ! Je sais encore mieux que toi ce que je raconte !»

Le blond toisait Harry qui était toujours vautré dans le canapé, son doigt enduit de chocolat dangereusement suspendu au dessus de son torse. Le Survivant semblait réfléchir intensément, mais il haussa finalement les épaules, comme s'il abandonnait le combat ou la réflexion, et entreprit à nouveau de lécher consciencieusement son doigt. Drago, excédé, décida qu'il n'avait plus rien à faire là. Il sauta sur ses pieds et se dirigea à grands pas vers la porte après avoir récupéré sa veste. Alors qu'il posait la main sur la poignée, une voix s'éleva derrière lui.

« Ne me laisse pas. S'il-te-plait Drago. »

Il se retourna, surpris par la demande, par la sincérité et la fragilité qui se dégageait aussi de ce souffle suppliant. Harry était assis sur le canapé, le bol entre les mains. Il le regardait. Il avait une moue enfantine, un air un peu coupable, ses yeux brillants ajoutant au tableau, même si c'était en grande partie l'alcool qui créait cet éclat. Drago soupira, et après une hésitation, il reposa sa veste et vint s'assoir à côté du brun dans le canapé. Las, il se laissa aller contre le dossier et tendit ses longues jambes, déboutonnant les poignets de sa chemise blanche et desserrant sa cravate élégante. Le brun l'observa pendant quelques secondes puis vint se lover contre lui, appuyant son dos contre l'épaule du blond.

« Potter, je suis pas un oreiller.»

Harry ignora le grognement du blond. Après quelques secondes ainsi collé au corps mince de son collègue épuisé, il se redressa et attrapa la bouteille de vin sur le sol.

« T'en veux ? »

Drago sortit sa baguette de sa poche et, d'un sortilège, appela un verre à pied qui vint voler jusqu'à sa main depuis la cuisine. Le brun remplit le verre tant bien que mal malgré les tremblements et les légères oscillations de son bras puis reposa la bouteille au sol. Il prit les fraises et se laissa à nouveau aller contre l'épaule de l'ex Serpentard. Le silence s'installa, les deux hommes buvaient, bercés par la musique.

« Tiens ! »

Drago reporta son attention sur Harry et vit que celui-ci était en train de lui tendre une fraise couverte de chocolat.

« Non Harry, je suis pas très…

‒ Allez ! Sinon je vais tout manger tout seul, je vais devenir obèse et plus personne ne voudra de moi !»

Le blond rit de la moue effrayée du Survivant, avec ses joues roses et son air sérieux, et ouvrit la bouche de bonne grâce, comme on cède au caprice d'un enfant attendrissant. Harry visa donc la bouche de l'ex-Serpentard avec application, sa langue entre les dents, le front plissé sous la concentration. Drago enfonça ses dents dans la fraise et sourit au brun qui semblait heureux d'avoir pu convaincre son collègue. Il resta à le regarder mâcher sa fraise avec bonheur, fier de lui.

« Tu as du chocolat là. »

Et le brun s'approcha doucement de Drago qui se figea soudain. Les lèvres entrouvertes, ses yeux verts fixés avec obstination sur la bouche du blond, Harry se pencha vers lui, jusqu'à ce que l'ex Serpentard puisse sentir le souffle chaud du Survivant sur son visage, si proche…

Le brun leva enfin la main et du bout de l'index, vint essuyer la commissure des lèvres de son ancien rival. Il se redressa et porta l'index à sa bouche, avec un petit sourire innocent et satisfait, totalement imperméable à la tempête de sentiments qu'il avait déclenchée sous la chevelure d'or pâle, inconscient de l'effet qu'il avait produit sur Drago. Le blond tentait de juguler les mille courants contraires qui se déchainaient en lui soudain alors qu'Harry reprenait tranquillement sa place contre lui.

L'ex-Serpentard était conscient que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de… se détendre et que, par ailleurs, Harry n'était pas sans lui faire un certain effet, mais il se détestait de réagir si violemment à un geste si banal. Cette attirance l'exaspérait, d'autant plus qu'il devait le côtoyer quasi-quotidiennement depuis deux ans et demi maintenant, depuis qu'ils avaient commencé à travailler ensemble. La tentation existait, surtout qu'Harry lui avait clairement signifié que l'attirance était réciproque en lui proposant un rendez-vous 18 mois plus tôt. Alors Drago était obligé de se répéter trente fois par semaine que c'était une mauvaise idée, obligé de détourner les yeux quand Harry était trop beau pour que sa litanie intérieure n'arrive à prendre le pas sur l'envie, obligé de fuir sous n'importe quel prétexte quand ses idées rendaient son pantalon trop étroit.

Mais là, il ne pouvait pas détourner les yeux ou faire l'innocent, parce que le brun était appuyé contre lui, quasiment nu, alangui, éméché, réclamant son affection, sa tendresse, une consolation quelle qu'elle soit. Ce serait si facile…

Il se leva d'un geste brusque pour fuir une fois encore cette attirance dérangeante qui échappait à son contrôle mais, aussitôt, une main ferme le retint. Il se retourna, surpris qu'Harry, malgré l'alcool qui embrumait ses sens, ait eu la vivacité nécessaire pour se redresser et pour saisir son poignet alors que son soutien s'était dérobé.

« Drago, tu m'as promis !

‒ J'ai rien promis Potter ! Et puis je suis fatigué. J'ai bossé aujourd'hui !

‒ Oui je sais. Moi j'avais posé deux jours de congés pour fêter dignement cet anniversaire avec mon petit ami.

‒ Pourquoi tu fais une scène comme ça ! Tu ne l'aimais pas Potter ! Alors arrête de geindre !

‒ Je sais. Mais je l'aimais bien quand même. Et quand il était là, au moins, j'étais un peu moins seul... »

Le ton bas et un peu résigné sur lequel le brun avait affirmé ça avait stupéfié Drago qui se laissa retomber dans le canapé. Après quelques secondes, comme à contre cœur, Harry lâcha le poignet délicat du blond puis poursuivit :

« J'en ai marre d'être seul tu comprends ? Quand un homme me plait, il est pris, ou il est pas intéressé, ou il ne veut pas. Et moi, je suis seul. Mes meilleurs amis se sont mariés et ont une petite fille, ils ont leur vie. Les gens que je fréquente ne voient tous en moi que le Survivant. Mes voisins moldus me regardent comme la gentille pédale du troisième étage. Je suis tout seul. Tout le temps. J'en ai marre. Alors même si c'était pas l'homme de ma vie, au moins c'était un mec bien, qui m'aimait et qui voulait de moi. Moi je l'aimais pas, c'est vrai, et c'est égoïste d'avoir voulu le garder pour moi alors que je n'ai rien à lui offrir. Mais il aurait peut-être pas été trop malheureux et moi non plus pour une fois… »

Sa voix retomba. Ses yeux verts étaient baignés de larmes et perdus dans le liquide doré qui tournait doucement dans son verre. Il ferma les yeux, faisant rouler deux larmes sur ses joues roses, et porta le verre à sa bouche. Il reposa le verre vide sur le parquet et saisit à la place le bol de chocolat. Il se pelotonna contre le dossier du canapé et recommença d'un air morne à plonger ses doigts dans le chocolat qui était devenu plus visqueux entre temps.

Le blond était resté droit à côté du Survivant, l'observant, détaillant son visage familier, relevant les mille petites manifestations de sa douleur, de sa détresse : le sourcil qui se froncent imperceptiblement, les mâchoires qui se crispent, les larmes qui perlent sur les longs cils noirs et hésitent à emprunter les sillons brillants déjà tracés sur sa peau cuivrée, les lèvres qui se pincent pendant un instant. Maintenant, il avait juste les yeux perdus dans son bol, comme si ce chocolat fondu était la chose la plus intéressante au monde.

Drago sut ce qu'il devait faire. Dans son ventre, comme une évidence, presque une obligation. Pas d'autre moyen, pas d'autre choix. La douleur du brun lui serrait trop le cœur, en partie parce qu'il la connaissait, parce qu'il la ressentait aussi souvent que lui, le soir dans son grand appartement vide ou dans les couloirs du ministère où tous le voyaient comme le fils du Mangemort en chef Malefoy. Il ne pouvait pas détourner les yeux de la solitude et de la souffrance de son éternel rival, il devait le faire. Il en avait besoin. Ils en avaient besoin. Le reste attendrait. Les conséquences arriveraient bien assez tôt.

Il vida d'un trait le fond de son verre. Une douce chaleur engourdissait déjà légèrement son esprit. Il n'avait jamais bien tenu l'alcool. Il sourit. Voila une excuse bien pratique…

Il posa le verre au sol avec grâce puis retira le bol des mains du brun qui protesta, le regardant sans comprendre, révolté. Cependant, Harry se figea quand son regard rencontra celui du blond. Sans hésiter une seconde, Drago se pencha sur Harry et l'embrassa. Il ne sourit même pas quand le Survivant poussa un petit gémissement. Consciencieusement, il lécha les lèvres charnues du brun, couvertes de chocolat. Lentement, il l'allongea. Il ignora la main qui vint le décoiffer ou celle, pleine de chocolat, qui vint se crisper sur sa chemise immaculée pendant que leurs langues se découvraient à travers le chocolat et le vin, les saveurs sucrées rendant ce premier baiser encore plus enivrant.

Il s'allongea enfin sur lui. Harry se cambrait, ses bras nus étaient noués autour des épaules du blond, ses jambes encerclant sa taille, cherchant à tout prix le contact avec la peau de l'ex-Serpentard. Drago lui caressa doucement les cheveux. Il lui retira ses lunettes avec tendresse et continua à laisser courir ses mains sur la peau nue du brun. Ses joues, sur lesquelles la barbe produisit un bruit râpeux qui le fit frissonner, sa gorge où il sentit la carotide qui pulsait à un rythme effréné sous la peau fine, son épaule ferme, sa clavicule saillante, son torse masculin… Avec lenteur, il savourait la douceur de la peau qui glissait sous la pulpe de ses doigts, parfois tendue sur les muscles bandés sous l'effet de la caresse. Il se délectait des soupirs et des tremblements du Survivant qui était totalement offert, abandonné à l'effleurement sensuel du blond. A contre cœur, l'ex-Serpentard quitta ses lèvres et se redressa, à genoux entre les cuisses du brun dont les yeux à demi-clos brillaient à présent de désir.

« Drago… »

Entendre son nom prononcé de cette voix chaude et lascive força le blond à se mordre la lèvre pour ne pas plonger à nouveau sur sa bouche tendre. Il retira au brun son pantalon, ses yeux glissant sur le corps entièrement découvert. La peau cuivrée, sublimée par la lumière tamisée qui jetait mille ombres fantastiques et mouvantes sur les muscles saillants, rendant le tableau onirique. Les joues rouges. Les yeux verts qui semblaient briller dans la pénombre. Les poils noirs et bouclés sur le bas-ventre. Le désir qui s'éveillait encore avec lenteur, ce sexe d'homme qui se dressait paresseusement.

Le blond sourit stupidement en se rendant compte qu'il arrivait à tirer une idiote satisfaction du fait qu'il en avait une plus grande que le brun. Oh, pas de grand-chose, et celle de Potter était plus large, mais c'était une petite victoire pour son ego de mâle, surtout face à son rival favori. C'était immature et ridicule mais il se sentit fier (3). Sa victoire d'adolescent remportée, ce détail s'effaça vite au profit du désir de la toucher, d'entendre Harry crier et gémir, de découvrir la douceur de la peau fine à l'intérieur de sa cuisse et le gout de son sexe.

Tentant de maitriser son envie pour ne rien brusquer, il déboutonna lentement sa chemise de ses doigts tremblants tout en faisant de son mieux pour empêcher son regard de se fixer sur l'érection croissante qu'il avait provoquée et qui l'attirait au delà des mots et de la raison.

Sous lui, le brun s'impatientait, soupirait et se cambrait. Désinhibé par l'alcool, il ondulait contre le blond, cherchant le contact des hanches fines entre ses cuisses, des genoux sous ses fesses, appelant des yeux le blond qui tentait de résister. Les yeux verts lubriques détaillaient le torse pâle et glabre de son futur amant, et sa langue glissant sur ses lèvres avec gourmandise fit frissonner Drago.

Plutôt que de se rallonger sur lui, le blond reprit le bol de chocolat qu'il avait posé au sol avec un sourire sadique :

« Tu vas voir ce qu'il en coûte de me provoquer, Potter ! »

Puis il plongea ses doigts dans le bol. Il suspendit son doigt à quelques centimètres au dessus de sa bouche, laissant le chocolat couler lentement sur sa langue alors qu'il lançait un regard en coin concupiscent au brun qui lui, le fixait avec les yeux écarquillés. Avec une lenteur stratégique, le blond emprisonna son doigt entre ses lèvres fines et les fit glisser de manière suggestive en soupirant d'aise, ses yeux se fermant pour compléter l'expression d'extase qu'il se composait pour affoler cruellement le brun. Il sentit Harry frissonner violemment contre lui et se retint de sourire : trop facile !

Il replongea son doigt dans le chocolat et c'est cette fois au dessus du torse de Harry qu'il l'immobilisa, dessinant des arabesques compliquées en quelques mouvements gracieux, sans pour autant le toucher. Le Survivant frémissait quand le filet de chocolat tiède rencontrait sa peau, se tortillant en soupirant. Puis Drago posa enfin son index entre les pectoraux du brun qui grogna en sentant enfin le blond le toucher, et il traça une ligne brune jusqu'à son nombril, savourant les frémissements et les soupirs de son ancien rival.

Il lécha son doigt puis se pencha sur le brun avec un regard prédateur. Harry était toujours hypnotisé, la bouche entrouverte, incapable de bouger ou de détacher ses yeux du spectacle sensuel que lui offrait le blond. Une langue taquine apparut entre les lèvres fines et vint torturer le ventre du brun, suivant le chemin tortueux tracé des abdominaux jusqu'à la clavicule, caresse tantôt légère, tantôt franche, toujours incendiaire. Harry vibrait contre Drago, gémissant, ses mains s'accrochant aux épaules nues du blond ou à ses cheveux, et il soupirait encore et encore son nom.

Pendant de longues minutes, Drago tortura le brun au bord de l'explosion, savourant sa supériorité, découvrant patiemment son ventre, son torse, sa gorge, ignorant les suppliques de plus en plus pressantes ou la pression de l'érection humide contre son ventre nu, listant mentalement tous les points les plus sensibles. Même lorsque le chocolat eut disparu, il continua encore un peu à résister à son désir et à explorer avec douceur cette peau qu'il avait tant de fois rêvé de toucher, s'interdisant d'accéder aux demandes du brun et évitant soigneusement son sexe tendu à l'extrême. Harry grogna quand les dents du blond vinrent taquiner sa gorge, et il s'arqua avec un gémissement plaintif alors que la main de l'ex-Serpentard flattait l'intérieur de sa cuisse. Les hanches nues du brun rencontrèrent alors l'érection de Drago encore emprisonnée dans ses vêtements, et la décharge de plaisir qu'il ressentit lui fit rendre les armes. Il ne pouvait plus attendre. Fini de jouer.

Il se redressa à nouveau, jeta ses chaussures au loin, déboucla sa ceinture et se débarrassa des vêtements qui faisaient encore barrière entre lui et son amant. Harry fixait le sexe du blond avec envie, découvrant avec délice l'objet que son corps appelait de toutes ses forces. Enfin totalement nu, Drago s'immobilisa quelques secondes, un peu incertain devant le pas qu'ils s'apprêtaient à franchir. Harry sentit cette hésitation et détacha son regard de l'érection tentante du blond pour remonter à son visage anxieux. L'instant sembla durer une éternité, leur désir soudainement mis en sourdine pendant quelques secondes, leurs regards se jaugeant dans la semi-obscurité avec gravité.

« Viens. »

La voix d'Harry n'avait pas tremblé, aucune trace de doute ni de peur ne l'avait troublée. Juste une demande douce qui rassura le blond. Le charme se brisa, le désir afflua à nouveau, rendant les gestes saccadés, les souffles erratiques, une urgence fiévreuse les saisissant. Avec empressement, Drago se pencha et ramassa au sol sa baguette magique, puis il se redressa.

Il murmura un sort de lubrification et approcha sa main luisante du corps de son rival de toujours. Il se mordit la lèvre, fouilla le regard du brun puis, lentement, sa main, comme mue par une volonté propre, répéta les mouvements tendres qu'elle connaissait déjà. Seulement, cette fois, c'était différent. Ce n'était plus un coup d'une nuit. C'était Potter. C'était Harry. Drago était incapable de quitter des yeux sa main, ses doigts qui disparaissaient entre les cuisses mates de cet homme qu'il avait si souvent frappé, et surtout si souvent désiré.

Le Survivant se cambrait, haletait, gémissait, se crispait puis se détendait, chacun de ses soupirs faisant vibrer l'air autour d'eux, chacun de ses mouvements se répercutant jusqu'au poignet du blond émerveillé par ce spectacle surréaliste parce que trop souvent vu en rêve.

« Drago… »

Les yeux gris remontèrent vers le visage du Héros, les joues rouges, les lèvres gonflées, le front brillant de sueur, les yeux luisant d'un éclat érotique. Il lui sourit tout en bougeant ses doigts, faisant haleter Harry qui gémit :

« Arrête… C'est toi que je veux. Prends-moi, maintenant.»

Le brun n'avait pas rougi alors que la demande impudique franchissait ses lèvres gonflées. Drago frissonna en sentant le regard décidé d'Harry sur lui, et il retira lentement ses doigts du corps moite du Gryffondor avant de se pencher sur lui avec douceur. Il l'embrassa, son cœur gonflé de tendresse.

Le souffle d'Harry se bloqua quand il sentit la tête du sexe du blond faire pression sur ses chairs sensibles. Lentement, précautionneusement, Drago répondit à la demande du brun et à sa propre envie et s'insinua dans son corps, haletant. Ses yeux ne lâchaient pas le visage du Survivant qui se tendait ou gémissait douloureusement par moment, gravant sa douleur dans les épaules pâles avec ses ongles. Drago l'embrassa à nouveau malgré son souffle désordonné et sa main vint encercler l'érection du brun, les caresses provoquant des soupirs lascifs au milieu des plaintes douces alors que lentement, par à-coups, il continuait à progresser, repoussant avec retenue les chairs fragiles de son amant. Le blond s'immobilisa quand Harry poussa un gémissement de douleur. Le Survivant ouvrit les yeux, l'air contrarié par cette interruption.

« Encore…

‒ Harry, tu as mal, je ne vais pas… »

Mais la sollicitude du blond s'évapora en une seconde car le brun sous lui avait effacé d'un coup de hanches la distance qui restait entre eux, le sexe de son amant enfin entièrement en lui. Haletant, il semblait partagé entre la douleur et une sorte de soulagement, de contentement. Il attira à lui l'ex-Serpentard et gémit:

« Oh, Drago…

‒ Shhht, je sais.»

Le blond sourit au brun qui tremblait sous lui. Il essuya avec tendresse les larmes qui roulaient sur ses joues et l'embrassa avec fougue. Lentement, il bougea, provoquant deux soupirs de plaisir simultanés. Ce cap passé, Drago put enfin lâcher la bride à son désir, et les précautions se dissipèrent lentement, dissoutes dans le plaisir qui brouillait leur raison. Les gestes se firent plus amples, à nouveau pressants, saccadés. Leurs souffles se mêlaient, leur corps s'entrechoquaient dans une symphonie de bruits mats et de gémissements, les ongles griffaient, les mains agrippaient, les mots et les cris jaillissaient, dépourvus de sens et de retenue, mais toujours les regards restaient rivés l'un à l'autre dans la tempête, malgré le plaisir qui déferlait par bourrasques de plus en plus puissantes et qui les entrainait toujours plus loin, toujours plus haut, vers l'orgasme qui les faucha dans un cri.

Ils restèrent longtemps étendus sur le divan, leurs corps encore imbriqués, leurs membres entrelacés, leurs souffles erratiques se calmant et s'harmonisant lentement, de même que leurs cœurs affolés. Bien après que le calme soit revenu, ils demeurèrent ainsi, incapables de rompre l'étreinte, l'échange de regards aussi. Ils savouraient la langueur cotonneuse de l'instant, l'engourdissement et la plénitude. Seul un mince filet de musique troublait le silence, des basses et une voix masculine…

You and me baby ain't nothin' but mammals
So let's do it like they do on the Discovery Channel

Toi et moi bébé, on n'est que des mammifères

Alors faisons le comme ils font sur Discovery Channel !
(4)

Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres du blond alors qu'il gratifiait le brun rougissant d'un haussement de sourcils sarcastique.

« Et bin Potter, bravo ! On peut dire que tu sais instaurer une ambiance romantique ! »

Harry sourit d'un air contrit et ne trouva rien à répliquer. Il continua juste à regarder le jeune homme blond qui restait tranquillement allongé sur son torse, ses doigts caressant inlassablement ses cheveux fins. Drago se laissait faire, contemplatif, presque grave. Le moindre de ses mouvements se répercutait en fourmillements dans le corps du brun qui se retenait de soupirer.

Après de longues minutes de cette douce étreinte, le blond frissonna, la fatigue lui donnant froid. Harry gémit doucement. A contre cœur, Drago se décolla de son amant et quitta lentement son corps, les faisant tous les deux haleter. Il resta assis sur ses talons entre les cuisses du brun, incapable de décider quoi faire, visiblement tiraillé. Harry décida de tenter le tout pour le tout.

« Tu sais, la proposition que je t'ai faite il y a un an et demi tient toujours. »

Le blond lui sourit, d'un sourire franc, tendre. Il se pencha et l'embrassa avec douceur. Puis, toujours avec le même sourire doux, il murmura :

« On aura tout le temps d'en parler demain. »

Il posa son index sur la joue cuivrée et en se redressant le laissa courir en une délicate caresse le long du torse jusqu'à la cuisse du Survivant qui frissonna sous l'effleurement aérien. Le blond se leva avec un sourire complice. Harry le suivit des yeux, fasciné par la nudité du blond. Drago ramassa sa baguette et d'un mouvement du poignet, il emporta les bols, les verres et la bouteille de vin jusqu'à la cuisine. De là, il dit avec nonchalance :

« En attendant, tu devrais commencer par aller prendre une douche parce que tu es tout collant !

‒ Roh c'est trop facile de se plaindre ! Qui c'est le petit malin qui m'a tartiné de chocolat !

‒ En fait je pensais plutôt à ton sperme Potter ! »

Le brun rougit jusqu'à la racine des cheveux, faisant rire Drago qui reprit ensuite :

« Pars devant beau brun, moi aussi je suis collant, alors je te rejoindrai sous la douche! »

Après un clin d'œil suggestif, il reporta son attention sur la recherche du bouchon de liège fermant la bouteille. Le brun obéit donc, un peu confus, se demandant si tout cela n'était qu'un rêve, une hallucination due à l'abus d'alcool, ou s'il avait vraiment réussi à avoir Drago après avoir passé des années à l'aimer en secret. Pourtant, il lui semblait que la hampe dure du blond était encore en lui, dans son corps, et il était encore capable de dire quels points sensibles il avait touchés… Il rougit à cette pensée. Et si c'était réel, est-ce qu'il avait bien compris ou est-ce qu'il avait interprété de travers le sourire du blond ? Ce phantasme devenu réalité allait-il déboucher sur une vraie relation comme il l'espérait ou Drago allait-il lui rappeler qu'il pensait leur histoire vouée à l'échec ?

La fine main blanche qui glissa sur son ventre une dizaine de minutes plus tard alors qu'il était sous la douche lui fit oublier toutes ses questions et, à mesure qu'elle devenait plus aventureuse, il oublia même jusqu'à son propre nom pour ne plus être qu'une pauvre chose gémissante en tremblante entre les bras de Drago. Ils auraient tout le temps d'en parler le lendemain…


NOTES:

(1) Aucun rapport avec le film ! Vous en comprendrez le (double) sens très bientôt =) Merci à Gwen qui m'a trouvé ce titre !

(2) Porcelain des Red Hot Chili Peppers ! On se moque des paroles, elles n'ont pas d'importance (je vous les ai mises quand même mais sérieusement, OSEF). C'est juste une chanson déprimante à souhait ! Très douce, très calme, toute en mélancolie douloureuse. Que je conseille bien évidemment, parce que je l'adore !

(3) Oui, je sais, c'est un peu débile, mais je me suis dit qu'après tout, c'était crédible, non ? =P Les deux ennemis de toujours, rivaux si souvent, ce point là doit aussi constituer un sujet de comparaison ! Les hommes et leur virilité, ce genre de conneries =P Bon, ok, c'est stupide mais moi l'idée me faisait marrer XD

(4) The Bad Touch des Bloodhound Gang. Une chanson que j'adore tout simplement! C'est politiquement incorrecte, torride et tordant, génial =) Du rock déjanté qui me fait bien marrer. Pour l'anecdote, cette chanson est dans un épisode de Malcolm (un vieil épisode (2x04) où Francis organise une fête dans son école militaire et les filles deviennent folles. Quand il coupe la musique, elles continuent de chanter et ce sont ces deux phrases qu'elles chantent ^^)


Voila pour cette fiction d'inauguration de la COUILLE ! D'autres OS de mes camarades couillus suivront, et j'espère que vous nous suivrez aussi !

A vos marques, prêt, REVIEWEZ ! =)

A bientôt j'espère, camarades pervers ! Un jour nous vaincrons !

Bise

Nella

PS : Au risque de me répéter, tous les auteurs qui souhaiteraient intégrer notre joyeuse Confrérie sont priés de se rendre sur notre profil !

We Want You For COUILLE Army =P