Titre : Martel en tête
Base : FMA, le manga.
Auteur : just Themys, Themys pour faire court.
Couple présent : edvy
Rating : T
Disclaimer : Les persos et l'univers de FMA sont à Hiromu Arakawa.
Note 1 : Voici une remarque que je n'ai pas faite au chapitre 1 pour ne pas surcharger, à propos du genre : le « angst » est là surtout pour indiquer que cette fic ne contient, dans les faits, que peu d'action... l'intrigue est limitée, et j'essaye plus de m'intéresser aux sentiments et ressentis des personnages (avec plus ou moins de réussite, ce sera à vous de juger...) que de faire un gros plan sur une intrigue très développée ou une action très soutenue. Le genre « angst » était celui qui exprimait le plus cette dimension « psychologique » de mon récit. Pour le côté « drama », et je précise aussi pour éviter de me faire incendier ^^'' : cette fic est certes dans le genre dramatique, mais pas tragique! à bon entendeur...
Note 2 : Un grand merci aux revieweurs, ça fait super plaisir de voir que le premier chapitre de cette fic a pu autant vous plaire ! ^^ J'espère que la suite vous plaira tout autant...
Musiques : Les Choristes – 09. Cerf-Volant (Les Choristes - Cerf volant)
Chapitre 2
La pluie tombait en un fin rideau aux gouttelettes serrées. Son bruit continu et glougloutant envahissait de sa douce mélodie l'antre silencieuse de la chambre ou dormait paisiblement Envy. Celui-ci, couché en chien de fusil, semi-enroulé dans les draps bleu-roi du lit, a demi-nu, commença à se réveiller légèrement à ce bruit. Nonchalamment, il rabattit les couvertures sur lui, et roula vers le centre du lit. Il s'étonna toutefois de ne rien rencontrer pendant son déplacement, pas même le contact d'un autre corps. Sortant difficilement de sa torpeur, il entrouvrit les yeux, et constata le vide qui occupait la place à côté de lui. Il se réveilla alors complètement, et se redressa brutalement dans le lit. Pourquoi Ed n'était-il pas dans le lit à cette heure ? Quelle heure était-il d'ailleurs ? Il tourna la tête vers le réveil : 6 h. Étrange, habituellement, le blond n'était pas réveillé avant 7h...
« Il avait peut-être du boulot à faire avant de partir... » pensa l'homonculus.
Pourtant, aucun indice ne laissant entendre que le blond se serait réveillé en avance : ni odeur de petit-déjeuner, ni bruit dans la cuisine ou dans la salle de bain. L'appartement était vide, silencieux, et froid, comme l'étaient les draps à la place d'Edward. L'oreiller était à peine froissé. Le jeune homme n'avait à l'évidence pas dormi ici.
Pris de panique, Envy se leva vivement du lit, et se précipita dans le salon. Personne. Il ouvrit la salle de bain, la cabine de douche. Toujours personne. Il revint précipitamment dans la chambre, et, pris d'une angoisse sourde, se mit à ouvrir les portes de l'armoire. Il sentit son cœur s'arrêter. La moitié des affaires du blond avaient disparues. Tout comme le sac qu'il avait emmené lors de son aménagement.
Edward était parti. Sans un mot, sans un signe, sans aucun indice qui lui aurait permis de le deviner, sans aucune raison. Volatilisé, du jour au lendemain.
Il ne pouvait pas y croire. Pourquoi ? Où ? Une idée lui vint soudain en tête : et si il était retourné dans son appartement ? Cela n'élucidait pas la question du pourquoi, mais lui donnait au moins une piste de recherche.
En moins d'une minute, il fut prêt à partir. Les recherches allaient commencer, et il avait, malgré lui, la désagréable impression qu'elles allaient être longues...
Je me demandais si South City était un bon choix... Après tout, c'est une ville assez proche de Dublith. Pas très malin. Mais bon, j'avais besoin de soleil. Et il fallait dire qu'ici, le soleil ne manquait pas. C'était assez agréable d'ailleurs. On n'aurait vraiment pas dit que l'automne était déjà là. Ciel bleu, vent agréable, oiseaux, douce chaleur, belles maisons blanches, terrasses des cafés baignées de soleil. Bonne humeur.
En déambulant dans la rue, je tombai sur une petite affiche. Le conservatoire de la ville donnait une petite représentation. Un petit concert de la chorale municipale. Entrée libre. Pourquoi pas ?
La pièce était plongée dans l'obscurité, et seule la lumière de la scène permettait de distinguer les fauteuils disposés en amphithéâtre. J'étais en retard, la représentation avait déjà commencé depuis 10 minutes. La chorale, composée essentiellement d'enfants âgés de 8 à 12 ans, entama une nouvelle chanson de la programmation. (Musique) Douce, belle, portée par un agréable sentiment d'espoir.
L'espoir... Voilà ce qui me manquait à présent. Mais que pouvais-je espérer ? La guérison ? Impossible, et je le savais bien. Non, je n'avais rien à espérer. Et tant pis pour Greed et son « Impossible est un mot qui n'existe pas. ». Qu'il se mette à place ! Il comprendrait.
Secouant la tête pour chasser ses idées sombres, je me laissai porter par le son de ces voix enfantines. J'avais été à leur place, moi aussi. À l'école, nous avions des cours de chorale obligatoires. Et malgré la résistance farouche que je montrais, ça me plaisait. Beaucoup. Pour ne pas dire que j'adorais. Oui, j'adorais ce merveilleux sentiment de gonflement, de joie, qui montait en moi lorsque toutes nos voix parvenaient à faire naître un ensemble harmonieux, puissant, beau. Au fond, j'étais sensible à la beauté, à la musique, au dessin, à l'art. Malgré mon mauvais goût flagrant, soit-disant assumé, je n'aspirais qu'à ce qu'on me montre ce qui était beau. Malgré ma nullité en dessin, j'aurais voulu qu'on m'apprenne. À moins que je me sois moi-même enfermé dans une carapace de scientifique borné, insensible, fort, relayant cette facette de ma personnalité à mon frère ? Alphonse était sensible. Alphonse pouvait être faible. Moi pas. Pourtant, je savais bien que j'avais tort. Mais je ne voulais pas le montrer. J'avais peur de me laisser aller, peur de ne pas réussir à aller jusqu'au bout. Mon frère avait besoin de moi, de quelqu'un sur qui s'appuyer. J'avais peur d'ouvrir mon cœur, comme si ça signifiait être faible.
La musique reprit de plus belle, faisant monter en moi un sentiment de mélancolie, de tristesse, de regrets. Je me l'étais pourtant promis, et maintenant que j'étais au bord de la mort, devant une bande de mômes qui chantaient, voilà que je me mettais à éprouver des regrets.
Regrets de m'être trompé sur moi-même, de ne pas m'être rendu compte plus tôt de mes sentiments, de mes de ne pas avoir entamé mon histoire plus tôt avec Envy, de l'avoir laissé seul, face à l'inquiétude, aux doutes, et à l'incompréhension. Regrets par rapport à mon abruti de père, que j'aurais tant voulu connaître, que j'aurais voulu écouter. Regret des gens morts par ma faute, regret d'une vie que je trouvais trop courte, regret de mes erreurs. Quelle connerie ! Voilà que je me mettais à pleurer comme un idiot ! J'étais vraiment plus faible que ce que j'imaginais...
Dès que la musique fut finie, je quittai la salle au plus vite. Ce n'était pas le moment de flancher. Je ne pouvais pas me le permettre. Pas maintenant.
Voilà voilà. ^^ Encore une fois, j'espère que ce chapitre -à mon avis un peu guimauve- vous aura tout de même plu... À Dimanche pour le chapitre 3, et en attendant, n'hésitez pas à laisser un commentaire pour me faire part de votre ressenti ! ^.^
