Les personnages ne m'appartiennent pas. Cette histoire est écrite pour le plaisir dans un but non lucratif.


CHAPITRE 1 : L'ANNONCE DU "L.A COURRIER"

En riant, le couple entra dans l'appartement de luxe où vivait l'homme. Tout en embrassant sa compagne dans le cou, il ferma la porte. La femme s'allongea langoureusement sur le canapé où il la rejoint, un sourire charmeur aux lèvres. Il s'assit à côté d'elle et commença à la caresser. Elle passa ses bras autour de son cou et le fit basculer sur elle. Tandis qu'il l'embrassait de plus en plus bas, elle caressa ses beaux cheveux blonds dorés. Ils commencèrent à se déshabiller. L'homme était visiblement un expert.

Soudain, la sonnette retentit. L'homme releva ses yeux bleu ciel vers la porte d'entrée. La femme soupira et dit :

« Tu attends quelqu'un ?

-Oui, c'était toi mais tu es déjà là... répondit-il avec sourire coquin.

-Alors laisse sonner ! Ils repasseront... »

Il se désintéressa de la porte et reporta son attention sur la femme. Mais on sonnait avec toujours plus d'instance.

« OUVREZ ! cria une voix autoritaire. NOUS SAVONS QUE VOUS ÊTES LA ! POLICE MILITAIRE !

-Police militaire ? s'horrifia la femme. Qu'est-ce que ça signifie ? »

L'homme venait de pâlir affreusement. Il se releva précipitamment et reboutonna sa chemise en vitesse. La voix retentit à nouveau.

« Bon, Futé, tu m'ouvres ou je reste sur le palier ? »

L'homme reconnut la voix. Il fut soulagé et alla ouvrir. Devant lui se tenait un homme au cheveux blancs. Ses yeux bleu gris translucides riaient encore de la blague qu'il venait de faire, tout comme son sourire.

« Hannibal ! Tu m'as fait peur... J'ai cru que...

-Que Decker avait retrouvé ta trace ? répondit son ami en s'allumant un cigare. Après tout c'est tout à fait possible, vu que ta photo est affiché en première page des magazines peoples... Je peux entrer ?

-Oui, bien sûr ! »

Futé s'effaça pour laisser entrer Hannibal. Avec un sourire narquois, ce dernier regarda la tenue débraillée de son ami.

« Alors lieutenant ! Est-ce une manière de se présenter devant son colonel ?

-Oh ça va ! répliqua-t-il.

-Lieutenant ? Colonel ? s'exclama la jeune femme.

-Ah euh... Kate, je te présente John ''Hannibal'' Smith, mon colonel quand j'étais au Vietnam. Hannibal, voici Kate, une amie.

-T'as été au Vietnam, toi ?

-Et oui ! fit Hannibal avant que Futé ne réponde quoi que se soit. On en apprend tous les jours n'est-ce pas ? Bon, Kate, je suis désolé mais il faut que je parle à votre... ami. »

Hannibal s'installa confortablement dans un fauteuil en cuir. Kate se mordit les lèvres. Elle regarda Futé qui avait un regard fuyant.

« D'accord ! s'indigna-t-elle. J'ai compris. Je m'en vais.

-On se revoit quand ma chérie ?

-Non, je crois pas... je vois bien que je dérange. Je te laisse avec ton colonel. »

Elle finit de reboutonner sa robe et sortit en claquant la porte. Il y eut un silence. Futé se tourna vers Hannibal.

« Oh, me regarde pas comme ça Futé ! sourit Hannibal. Tu t'en trouveras bien une autre comme je te connais. Mais je suis quand même désolé. C'était un beau p'tit morceau...

-Tu viens pourquoi ? »

La sonnette retentit à nouveau. Futé alla de nouveau ouvrir.

« J'ai oublié mes lunettes de soleil... » expliqua Kate.

Elle les prit et repartit. Futé soupira. Hannibal remarqua :

« Elle a aussi oublié son sac à main... »

Futé s'en empara et voulut la rattraper.

« Tu as oublier ton sac à main ! » hurla Futé en ouvrant la porte.

Il tomba nez à nez avec un géant noir recouvert de bague et de collier d'or, une iroquoise sur la tête, une barbe au visage. Il était prêt à sonner.

« J'ignorais que j'avais un sac à main... Et encore plus que je l'avais oublié chez toi vu que c'est la première fois que je viens ici...

-Barracuda !

-Amy va arriver aussi ! cria Hannibal.

-J'ai loupé une réunion de l'Agence ? »

Personne lui répondit. Bientôt Amy Allen arriva. La journaliste tenait un exemplaire du L.A. courrier où elle travaillait.

« Merci de nous accueillir Futé...

-J'ai pas vraiment eu le choix... grommela-t-il. Je savais même pas qu'on se voyait. »

Amy sourit. Tous s'assirent sur les canapés et les fauteuils de Futé. La journaliste ouvrit son journal et le montra une rubrique intitulée Retrouvailles.

« Voilà, c'est la nouvelle page que sort le Courrier, expliqua-t-elle. Ça permet aux gens de passer des annonces pour retrouver des personnes perdue de vue.

-Et c'est pour nous dire ça que tu m'as appelé en urgence? s'étonna Hannibal.

-Non. C'est parce que quelqu'un a passé une annonce vous concernant. Je vais vous la lire. Recherche mes amis du Vietnam, le colonel John Smith (elle regarda Hannibal), le lieutenant Templton Peck (elle regarda Futé), le sergent Bosco Barracus (elle regarda Barracuda) et le capitaine Henry Murdock. Mais bon, Looping est pas là... Écrire au journal. Et c'est signé Colonel Morrison.

-Colonel quoi ? s'écrièrent à l'unisson les trois hommes.

-Morrison. Étrange hein ? C'est pour ça que je vous ai contacté... »

Morrison avait été leur supérieur direct quand ils étaient au Vietnam. C'est lui qui avait créé l'Agence Tous Risques et qui les avaient recruté, 15 ans auparavant. Mais surtout c'est lui qui leur avait donné l'ordre d'attaquer et piller la banque d'Hanoï quelques jours avant la fin de la guerre. Mais en rentrant à leur base, celle-ci avait été brûlée, et le colonel assassiné par les Viet-Congs. Plus aucune trace ne subsistait pour prouver qu'ils agissaient sur un ordre et ils étaient recherchés depuis par la police militaire.

« C'est tout de même bizarre cette histoire... réfléchit Barracuda.

-Si Looping était là, ria Futé, il nous dirait sûrement qu'il vient de revenir d'entre les morts ! Pour nous tendre un piège...

-Oh non ! désespéra Barracuda. Tu vas pas devenir cinglé comme l'autre ? Un, ça suffit déjà bien !

-Mais laisse-le donc ! sourit Hannibal. Il a raison. C'est sûrement un piège de Decker pour nous attraper. Nous ne pouvions pas passer à côté de cette annonce, il le sait très bien, puisque Amy travaille au Courrier... Et son retour aux Etats-Unis n'est pas passé inaperçu !

-Mais si c'était quelqu'un que nous connaissons et qui aurait besoin de nous ? continua Barracuda. Bon, je sais qu'il aurait pu passer par la blanchisserie de M. Lee mais... Enfin je veux dire Looping n'est pas recherché et l'annonce le cite aussi. Et puis Decker n'a jamais pu prouver qu'il était avec nous.

-On fait quoi alors ? interrogea Futé.

-Eh bien on répond à l'annonce, répliqua Hannibal comme s'il s'agissait d'une évidence.

-QUOI ? s'exclamèrent les trois autres.

-Si on veut savoir le fin mot de l'histoire, pas d'autre choix ! Écrivons au journal et voyons ce que ça donne.

-Hannibal, intervint Futé, tu as vraiment envi de passer 30 ans de ta vie en prison ? Tu es trop téméraire.

-Bah, on s'en est toujours sorti ! Et comme dit Barracuda, Looping aussi est demandé.

-Peut-être justement pour nous attirer dans un piège. Decker n'est pas stupide tu sais. »

Hannibal haussa les épaules. Depuis quelques temps l'Agence n'avait pas été sollicité et il commençait sérieusement à s'ennuyer, d'autant que le film de monstres qu'il devait tourner était en suspens. Le réalisateur avait eu un accident en filmant une poursuite. Un peu d'action ferait ainsi le plus grand bien à Hannibal, même s'il risquait sa liberté. De toute façon, sa décision était prise. Il écrirait au journal.

« Tu sais Hannibal, intervint Amy, Futé et Barracuda ont raison. J'ai même entendu dire que Decker et Lynch s'étaient mis ensembles pour vous attraper.

-Un fou furieux plus un imbécile, ricana Hannibal, je me demande ce que ça fait comme résultat. Non, plus j'y pense, plus je suis sûr qu'ils ne sont pas assez intelligent pour mettre un plan aussi compliqué en pratique. »

Les autres soupirèrent. Ils connaissaient par cœur le colonel. Ils savaient déjà qu'il répondrait à l'annonce quoi qu'ils disent.