Chapitre 2 : Lune de miel

- Est-ce que je t'ai dit que tu étais merveilleuse?

-Je crois que tu ne m'a jamais fait autant de compliments ces trois dernieres années, rit-elle

-Et je le regrette, mais maintenant que nous sommes mari et femme, je vais pouvoir te le dire chaque matin

-Oh, Tsubi !

Elle m'embrassa quand Yukari vint nous séparer

-Après deux jours de vie commune, tu ne dira plus ça, Tsubasa. Sanae ressemble a une lionne avec sa crinière.

-Yuki, tu exagères.

-Dis-tu ! Allez, on va te changer, tu ne peux pas partir en lune de miel avec une traîne de 7 mètres de long.

Elle m'offrit un dernier sourire et un léger baiser avant de suivre Yukari non sans m'avoir adressé un signe de la main. Je lui retourne un sourire, elle était tellement belle aujourd'hui. La journée avait été fantastique, alors que je m'apprêtait à rejoindre la table des garçons j'entendis Sanae chuchoter :

-C'est vrai que mes cheveux sont affreux le matin ?

Ça me fait sourire, cette cérémonie a été superbe, je crois que je n'ai jamais autant apprécié danser. Alors que je regarde Sanae franchir la porte du Ryôkan avec les filles, Ishizaki m'attrape par l'épaule et hurle dans mon oreille :

-Tsubasa, dépêche toi il n'y aura plus de gâteau !

Avec un soupir, je le suivit puis on parti s'installer a notre table, les garçons parlaient de foot (pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes?), il s'interrompirent quand j'arrivais :

-Tiens, le génie du football daigne revenir parmi nous, me lança narquoisement Kojiro

-On a cru que tu ne délogerai jamais du terrain, reprit Genzô

Tout le monde se mit a rire, et a me charrier

-Laissez-le, c'est normal qu'il soit heureux, me défendit Tarô

-J'ignorais a ce sujet que tu dansait aussi bien Tsubasa, au début on voulait te ramener un ballon pour que tu te sentes a l'aise avec tes pieds, mais Yayoi m'a vu et elle n'a pas appréciée, regarde.

Jun tendit sa joue gauche pour montrer une tache rouge.

-Le ballon ?

-Non, son poudrier, elle était en train de se maquillée.

-Haha, ne t'inquiète pas Jun, Yoshiko ne m'a pas facilitée la vie ces derniers jours, j'entendais a longueur de journée « a ton avis la bleue ou la rouge, les chaussures, avec lacets ou sans, le fard a paupière, noir ou bleu ? » J'ai cru que j'allais mourir. Et surtout ne jamais répondre a la question sinon c'est pire

-Attend je note

Tout le monde tourna son visage vers la voix, c'était Ken qui semblait noter quelque chose, entouré de Jito et de Hiragi.

-Ben quoi ? Tout le monde sait que les mariages sont la meilleure occasion pour draguer. En plus avec toutes les amies mannequins de Sanae, il y a du choix. Ce soir je ne rentre pas seul.

Il se mirent a rire comme des idiots, à ce moment Roberto nous rejoignit.

-Salut les champions !

-Salut Roberto

-Alors remis de cette victoire

-C'est toujours euphorisant de mette la pâté à une équipe qui est censée avoir le Dieu du foot avec elle.

-Kojiroo !

-Non laissez-le, c'est tout a fait normal. Vous avez amplement mérité cette victoire, vous avez été performant et efficace, mais ce n'est pas le plus important. Tsubasa, je voulais te présenter tous mes vœux de bonheur, pour ton mariage. Sanae est quelqu'un...d'énergique.

Tout le monde se mit a rire

-A vrai dire même si elle a été ta petite amie, je ne la connais pas vraiment personnellement, je me souviens seulement du temps ou elle encourageait la Nankatsu.

-Elle encourageait surtout Tsubasa, oui, fit Ishizaki

-Et encore, dans le stade on entendait qu'elle, reprit Genzô

-Elle faisait fuir toutes les filles qui essayaient de t'approcher et gare a qui disait que Tsubasa n'était pas fantastique, c'était Manabu qui venait de parler.

-Vous vous souvenez de ses entraînements au collège ? Elle était terrible !

Les ex-Nankatsu se mirent a frissonner.

-Pourtant je n'ai pas l'impression qu'elle nous tuait a la tâche

-Bien sûr que non, Tsubasa, me répondit Tarô, elle était amoureuse de toi, elle n'allait pas te terrifier.

-Ça me dégoûtait de la voir toute miel avec lui et horrible avec moi, combien de fois ais-je risquer ma vie.

-Allons Ishizaki, c'est du passé maintenant, lui dit Jun, et puis au moins son règne a été efficace, trois fois champions du tournoi national.

-Et aussi vite Tsubasa et Sanae partis, l'ère de la Toho put commencer,

enchaîna Takeshi

-Ah, vous me rendez nostalgique, être sur le terrain ma manque, j'ai beau être entraîneur, je n'aime toujours pas me retrouver sur le banc de touche. Mais dis moi Tsubasa, comment ça se passe avec le Barça ? Tu pars en lune de miel malgré les compétitions de la Liga ?

-Oui pour deux semaines, nous sommes tombées dans un groupe facile, et l'équipe peut se passer de moi, en plus Rivaul jouera les deux match, sa blessure est guérie.

-En tout cas, je suis vraiment heureux pour toi, tu vas sans doute déménager.

-Oui j'ai trouvé une maison assez jolie, c'est Sanae qui l'a choisie. Elle l'aménagera a notre retour.

-Au fait Tsubasa comment çà se passe avec son agence ?

C'était Yayoi qui venait d'arriver, elle s'assit sur les genoux de Jun et me fit face :

-Sanae est presque prête, je voulais te prévenir. Entre la coupe du monde et la mariage, je n'ai pas pensé a demander a Sanae quelles étaient ses intentions.

-On en a un peu parlé, mais je ne sais pas encore, elle a dit qu'elle voulait y réfléchir, je pense qu'elle voudra continuer, peut-être que son agence a une filiale en Espagne, ou alors elle devra changer. Je suppose que l'on mettra ça au clair un peu plus tard.

Je venais de couper court à la conversation car je venais d'apercevoir Sanae. Elle s'était changée et portait une jolie robe d'été de couleur violette avec un superbe décolleté. Elle avait mis des chaussures à talons et ses cheveux étaient retenues dans un chignon simple mais qui n'enlevait rien a sa beauté. Elle s'approcha de moi et me dit :

-Je suis prête

Je me levais pour l'embrasser sous les acclamations de mes coéquipiers, mais il a fallu que Ishizaki s'en mêle.

-Eh ! Attendez un peu, vous êtes en lune de miel dans 2h, épargnez nous ce spectacle

-T'as un problème le singe ?

-Dis donc Sanae c'est pas parce que t'es avec Tsubasa que tu peux me parler comme çà, j'ai encore droit de veto sur ce mariage.

-Depuis quand est-ce que j'ai besoin de ton approbation pour faire quelque chose ?

-Ah ces jeunes ! On passe notre temps a les éduquer et puis dès que les hormones font leur apparition, ils dénigrent tout notre travail.

Sanae lui fit un beau sourire et alla lui faire un câlin.

-Tu va me manquer tu sais ?

-Ah mais je peux toujours venir avec vous, ma valise est prête.

-Non je ne pense pas.

-Quoi ? Tsubasa, tu ne voudrais pas emmener ton meilleur ami avec toi.

-J'aurais bien voulu mais Sanae a dit « pas de ballon ».

Je l'avais mouché. Alors que nous profitons de nos derniers instants ensemble, le taxi arriva, ce qui nous rappela que nous devions partir. Sanae se mit a pleurer sous le coup de l'émotion et quelques secondes après, les filles la suivaient, a croire qu'elle se quittaient pour toujours. J'échangeai des accolades avec les autres, embrassa ma famille et je revient prendre la main de Sanae, c'est sous une pluie de fleur que nous montâmes dans le taxi. Sanae était en larmes et j'étais tellement ému que je ne me suis pas retenu de l'embrasser.

Le jour se levait, me réveillant, je jetais un regard vers le hublot que nous avions oublié de fermer. Voilà une semaine que nous étions en croisière sur l'océan indien. Je tournait la tête vers Sanae qui dormait encore profondément. Il faut dire que nous ne dormions pas beaucoup la nuit. Avec un sourire carnassier, je me saisit de la plume qu'avait ramassée Sanae sur l'île que nous avons visité et lui chatouillait le nez, elle avait horreur de ça. Avec un sourire, je l'a vit se remuer puis se lever furieuse :

-Tsubi, arrête !

-Mais je m'ennuyait mon cœur, tu étais tellement tentante.

-Il y a des façons beaucoup plus agréable de me réveiller.

-Vraiment ?

Elle me fit un sourire, plein de sous-entendu avant de m'embrasser.

Bien plus tard alors que nous récupérions, elle se tourna vers moi :

-On devrait peut-être descendre déjeuner, aujourd'hui on arrive au terme de notre croisière, profitons en.

-Je te suis la ou tu veux mon amour.

Elle m'embrasse et se dirige vers la douche, en emmenant les couvertures et me laissant complètement dévêtu.

-Eh ! Je vais attraper froid.

Son rire cristallin me parvint de la douche, tel une proie je me dirigeait vers le bruit d'eau.

Quelques heures plus tard après notre réveil, on se retrouvaient a déjeuner sur la terrasse du bateau. Papa avait vraiment eu une idée fantastique, je n'aurai pas cru que je puisse être aussi à l'aise en mer. Dire que j'aurais pu vivre sur un bateau.

-A quoi pense-tu mon chéri ?

-Je me disais que ma vie aurait pu se dérouler sur un bateau.

-Un très joli bateau, çà ne doit pas être facile de conduire un engin si grand.

-Papa dit que c'est reposant tant que l'eau est douce, c'est sa passion

-En parlant de passion, je suis étonnée que tu ai tenu une semaine sans ballon, je m'attendais a ce que tu me fasse une crise dès que tu serai en manque.

-Sanae...

J'étais gêné parce que la vérité est que chaque fois qu'elle se rendait au spa (c'est-a-dire deux heures par jour), je courais rejoindre les marins avec qui je faisais quelques passes. C'était vraiment une drogue. Mais je ne pouvais pas lui dire.

-Allez, je sais que tu y joue dès que je rejoins les bains

-Comment ...?

-Tu ne devrait pas être surpris, tu es une célébrité, et tout homme amateur de ce sport va se vanter d'avoir jouer avec un professionnel, et la première au courant sera sa femme, et il faut bien qu'on s'occupe quand on se fait masser.

Elle me fit un clin d'œil. Elle n'avait pas l'air fâchée ce qui me réjouit.

-J'avais peur que tu te mettes en colère.

-Bien sûr que non, Tsubi, je sais que tu ne peux pas t'en passer. Quand je disais pas de ballon, c'était parce que je ne voulais pas partager mon lit avec un objet.

-Mais enfin Sunny, même quand je suis seul, mon ballon est au pied de mon lit et pas avec moi

-Je vérifiais.

On finit notre petit déjeuner juste a temps pour le débarquement sur l'île Maurice.

Sanae semblait vraiment heureuse. J'avais bien fait de questionner les filles au sujet de l'endroit ou elle aimerait passer sa lune de miel. La première chose qu'elle m'avait répondu est « pas sur un terrain ! » Parfois je me demande si je suis Tsubasa ou Tsubasa-et-le-ballon pour elle. Haaa. J'avais réservé une superbe suite sur le thème de la nature, je sais que Sanae préfère ce genre d'endroit aux luxueux hôtels ou elle descendaient lorsqu'elle faisait ses défilés.

-Ouah, Tsubasa c'est magnifique, çà me plaît énormément.

-J'en suis ravi.

-Je ne savais pas que tu pouvais être aussi romantique.

-Je suis attentif a vos moindre désirs, Mme Ohzora.

Elle me fit un sourire un peu crispé.

-Un problème ?

-Non, non, cette chambre me plaît juste beaucoup. J'ai toujours voulu dormir dans un lit en bambou, et un matelas d'eau. Et puis cette décoration est superbe. Allons faire des activités.

Je la suivit sans problème, un peu ailleurs, son sourire m'avait perturbée, en revanche Sanae était tout a fait naturelle. Je devais me faire des idées. En soirée nous somme allés assister a un spectacle typique de l'île. Sanae était ravie, elle a même participé aux danses.

Pendant la semaine qui s'est écoulée, nous avons du trapèze volant, de la voile, même du golf (ce qui faisait beaucoup rire Sanae qui trouvait mes performances admirables pour quelqu'un qui se servait peu de ses mains), du Kayak, un Baby-foot (je n'ai pas pu résister, et Sanae m'a battue), de la plongée (elle avait ramassée des tas de coquillages pour les offrir aux filles), du tir a l'arc, des promenades a d'eau d'éléphants. Nos soirées se passaient au restaurant ou au bar, en amoureux, et après nous assistions au spectacles organisés. Ces 11 jours ont été les plus belles de ma vie. Et je pense que Sanae a également appréciée, elle avait pris tout un tas de photos pour tout raconter a ses amis. Pour le retour, nous avons pris l'avion et nous sommes arrivées au Pays du Soleil Levant alors qu'il était 21h00 et que la ville brillait de mille feux.

A peine avons nous franchi la porte de la maison, que les filles se précipitèrent sur Sanae, les laissant a leurs retrouvailles, je me dirigeait vers le salon ou Jun, Tarô, Ryô et Hikaru se trouvaient. Il regardaient un match. Ils me saluèrent et me posèrent des questions a propos de mon séjour. On discuta un moment puis je reportais mon attention sur l'écran. C'était l'Allemagne qui jouait contre les Pays-Bas, apparemment, Karl-Heinz ne prenait pas de gants, le score était de 3-0. J'ai eu l'impression qu'en deux semaines son tir s'était encore amélioré. Jun me confirma mes doutes, Genzô qui était reparti en Allemagne avait encaissé deux buts contre Le Kaiser. Chose assez rare ces derniers temps.

Les filles redescendaient et se dirigeait vers la cuisine afin d'aider ma mère a poser la table. Quand ce fut fait, nous allions a table ou maman voulu que je lui raconte notre voyage. A la fin elle me demanda :

-Mon chéri, combien de temps restez vous ?

-Nous repartons dans deux jours maman, je commence mon entraînement dans 3 jours.

-Oh, je suis déçue. Que pensez vous d'aller pique-niquer demain au parc, j'inviterai les voisins a ce joindre a nous.

-Si tu veux, le matin nous irons au bureau du mariage avec Sanae, remplir quelques dossiers administratifs.

A ces mots je la vis lancer un regard à Yukari, celle-ci le lui rendit. Cette échange silencieux me perturba, elle avait le même regard que lorsque nous avions été dans la chambre. Il se passe quelque chose. Je n'ai pas eu le temps de voir Sanae en privé, elle dormait avec ses amies, elle voulait en profiter avant de rejoindre l'Espagne, je la comprenais. Le lendemain, alors que je me levais, Sanae m'attendais prête et semblait nerveuse.

-Ma chérie ? Il est 8h, et le bureau n'ouvre qu'a 9h30. Tu n'as pas besoin d'être aussi pressée tu sais.

-Je voulais te parler.

-Eh bien viens.

-Non sortons, nous déjeunerons sur une terrasse.

Je m'habille, un peu anxieux. Que se passait-il ?

Nous venions de recevoir nos boissons quand Sanae prit la parole.

-C'est a propos des papiers de notre mariage.

-Tu ne veux plus de moi ?

-Mais qu'est ce que tu racontes mon chéri ? Bien sur que si. Doutes-tu de mon amour ?

-Ce n'est pas çà mais hier tu m'as semblé tendue.

-C'est que j'appréhende ta réaction.

-Je ne te comprend pas.

-Tu sais lorsque je t'ai dit que je ne voulais pas que notre mariage soit médiatisé, tu as été d'accord et je voulais te remercier pour ça. Faire des interview ne m'aurait pas plu. Je ne veux pas être un de ces couples célèbres qui font de leur amour un phénomène public.

-Tu sais, seuls quelques journaux dans le monde en ont parlé. Il n'a qu'au Japon où le phénomène a pris de l'ampleur.

-Je sais bien, mais ce que je voulais te dire, c'est que, ce que je ne voulais pas au fond c'était devenir « la femme de Tsubasa Ohzora »

-...Je ne te suis plus.

-Tu comprend, je me suis bâtie, une réputation et une notoriété en tant que « Sanae Nakazawa, le modèle du siècle japonais ». Comme pour toi au Brésil, il m'a fallu du temps pour me faire ma place, pour que les gens me reconnaissent tels que je suis. Je veux être reconnue pour mon talent et mon travail. Hors tu sais que lorsqu'on épouse quelqu'un de célèbre, on peut passer dans son ombre. Pendant des années, j'ai entendu « tiens c'est la copine de Tsubasa » ça ne me gênait pas au contraire. Mais au bout d'un certain temps je me suis rendue compte que personne ne connaissait mon prénom. Et ça m'a fait mal de savoir que je n'avais une existence qu'a travers toi. Me serais-je fait des amis si tu n'étais pas entrer dans mon monde ?

-Sanae..

-Non, laisse moi finir s'il te plaît. J'ai commencé a douter de ma valeur, et je crois que c'est une des raisons qui m'a poussé a suivre mon père en France, dans un monde ou je devrais exister par mes propres moyens. Quand les gens m'ont reconnu, quand je suis devenue « Sanae » ça m'a fait plaisir. On me reconnaissait pour ma propre personne. Quand je suis revenue au Japon et que tout le monde me connaissait je me suis sentie revivre. Après tout j'avais de l'importance. J'ai été tellement heureuse quand tu m'as demandé de t'épouser. Je savais que j'allais devenir « Mme Ohzora » mais je t'aimais plus que tout malgré ma peur.

-De quoi as-tu peur ?

-J'ai peur de repasser derrière toi, dans un monde ou je serais « la femme de, la mère de » j'ai peur de perdre mon identité.

-Mais ma chérie, tu ne la perdra pas, notre mariage n'a pas été vraiment médiatisé comme tu l'as souhaité, tu es célèbre pour ce que tu es.

-Et quand je mettrais tes enfants au monde ? Quand je t'attendrai le soir ? Je serais la femme du grand Tsubasa. Et ne crois pas que j'en ai honte, au contraire, je suis fière d'avoir ton cœur mais je ne veux plus de ces noms qu'on me donne. Alors j'ai une faveur a te demander.

-Je devine, tu veux qu'il n'y ai pas de papiers officiels.

-Non ce n'est pas ça, je veux aller signer ce contrat, je veux seulement garder mon nom de jeune fille.

-...tu ne veux pas porter mon nom ?

-Tout ceux qui nous sont proches peuvent m'appeler Mme Ohzora, dans les magasins, partout sauf dans les journaux, a la télé ou dans mon milieu professionnel. S'il te plaît Tsubi.

-Je ne veux que ton bonheur, alors soit.

J'étais triste et j'avais envie de pleurer mais je me retins. Je le faisais pour elle, je l'aimais et je comprend, j'ai tout donné pour ma carrière, j'ai sacrifié beaucoup de choses, elle est aussi en droit de vouloir persévérer dans sa voie. Elle me sauta au cou et pleura.

-J'avais tellement peur que tu me dises que tu refusais ou que si je ne prenais pas ton nom tu me quitterait. Mais ça me tenait tellement a cœur.

-Chut, çà va ma chérie. Ne t'en fait pas. Nous sommes un couple, nous n'allons pas nous séparer pour ci peu. Et puis connaissant ton caractère je me dit qu'il y aura pire comme dispute.

-Merci mon amour.

Nous nous dirigeâmes, main dans la main, vers le bureau des mariages pour sceller officiellement nos cœurs. Le lendemain, à la une du journal :

« Tsubasa Ohzora, le génie du foot épouse Sanae Nakazawa, le modèle du siècle Japonais »

Car notre amour triomphera encore et toujours.