Bonjour tout le monde ! Voilà le second chapitre de ma story ! Désolée du retard, je voulais la poster hier mais je n'ai pas eu le temps de finir… La semaine prochaine, vous l'aurez mercredi, c'est promis !

arisu-loveX2 : Je suis contente que ça te plaise ! J'ai bien l'intention de faire les 52 épisodes et plus, mais comme tu l'as dit, il y a des risques. Pour le moment, je te promets de tout faire pour tout écrire. Je ne suis pas fan du couple Zoey/Dren (en fait, je ne peux pas supporter Zoey), j'adore Dren. Et c'est un euphémisme… Depuis mes 9 ans, je l'adore, et je n'aime dans le générique que le pauvre petit instant où on le voit. Il me fait rêver ! Mais bon, je l'ai dit au début du premier chapitre, je ne peux pas prendre la place de Zoey… (Et oui, l'expression « couler comme de l'eau de source » existe ^^). Non, Eliot ne sera pas amoureux de Zoey, et Bridget ne sera pas amoureuse d'Eliot. Mais je n'en dit pas plus !

Bonne lecture !

Chapitre 2 : La mewtation

Le lendemain matin, Zoey se rendit au par cet attendit qu'Eliot et Wesley viennent la chercher. Ils avaient rendez-vous ici, pour que Zoey puisse découvrir le quartier général des MewMew, ainsi que le fond de sa mission. Ils ne tardèrent pas à arriver : Wesley arborait le même sourire que la dernière fois, et Eliot avait toujours cet air distant. Ils l'emmenèrent immédiatement vers le bâtiment rose qu'elle avait vu, lors de sa sortie avec Marc.

Une grande arche faite de haies marquait l'entrée du bâtiment, qui possédait une porte en bois massif de la même forme. C'était immense : au moins deux étages impressionnants, avec des tas et des tas de décorations et de fenêtres roses en forme de cœur. Zoey adorait le rose, c'était sa couleur préférée, et comme toutes les filles elle appréciait la forme cœur qui la faisait rêver. Mais là, c'était trop, même pour elle. Elle en avait la nausée tellement c'était kitch.

« Cet endroit nous sert de couverture lorsque nous menons nos opérations secrètes. Déclara Wesley.

_ C'est vraiment… ravissant ! Répondit Zoey, regardant le bâtiment avec une expression qui disait le contraire. Devant elle, Eliot soupira et baissa la tête. Wesley ne dut pas comprendre l'ironie.

_ Je suis heureux que ça te plaise, car tu vas passer beaucoup de temps ici ! Il regarda la jeune fille, et se pencha vers elle. A condition bien sûr que tu nous fasses l'honneur d'accepter notre offre d'emploi.

_ Une offre d'emploi ? Euh… D'accord… J'accepte… Zoey se sentit devenir méfiante. Mais bon, elle n'avait pas vraiment le choix.

_ De toute façon, tu n'avais pas vraiment le choix. Dit Eliot, faisant échos à ses réflexions. Elle avait beau s'en douter, la jeune fille n'apprécia pas.

_ Eliot. Le réprimanda Wesley.

_ Je plaisantais. Rajouta ce dernier. Mais le ton de sa voix indiquait que non. Les deux hommes s'approchèrent de la porte et se mirent chacun d'un côté. Arborant toujours son sourire (Mais arrête-t-il parfois de sourire ? Ça devient inquiétant…), Wesley ouvrit la porte.

_ Bienvenue ! S'exclama-t-il.

_ Bienvenue au café MewMew. Continua Eliot. Zoey sentit sa méfiance grandir.

_ Attendez une minute ! Qu'est-ce que vous entendiez par… Ouah. Zoey s'interrompit lorsqu'elle put voir l'intérieur du bâtiment. C'était moins rose, mais tout aussi kitch : des tables et des chaises roses aux pieds et aux dossiers en forme de cœur, le sol rouge, les murs verts, tous les pilonnes et même le comptoir portaient des cœurs roses un peu partout. L'effet, quoi que surprenant, était cependant assez harmonieux.

_ Alors c'est vous qui avez décoré cet endroit ? C'est ça votre quartier général top secret ? Elle aperçut sur une table des couvercles en verre, tous surmontés d'un cœur. Zoey réprima tant bien que mal un fou rire. Ca fait très garçon ! Dit-elle en s'adressant à Eliot.

Il prit une chaise et s'installa tranquillement. Wesley prit un paquet sur une table et le tendit à l'adolescente.

_ Je suis désolé de te presser Zoey, mais nous n'avons pas de temps à perdre. Veux-tu te donner la peine d'essayer ton uniforme ?

_ Je dois porter un uniforme ? S'étonne-t-elle.

_ Tu ne peux tout de même pas travailler ici dans cette tenue. Commenta Eliot. Zoey prit la mouche, mais elle n'eut pas le temps de lui faire regretter sa remarque.

_ Du calme Zoey. Lui dit Wesley. Je t'assure que tu es très jolie telle que tu es. Il faut juste que tu te donnes une image un peu plus professionnelle, tu comprends ? Tu peux aller te changer dans l'arrière-boutique.

Zoey prit le paquet et se dirigea vers l'endroit que lui avait désigné Wesley. Eliot, confortablement installé, les bras derrière la tête, l'ignora et garda les yeux fermés jusqu'à ce qu'elle disparaisse.

_ Bien ! Dit-il une fois seul avec Wesley. Ça se déroule finalement comme prévu.

_ En effet. Répondit Wesley, debout devant son ami.

_ Eh bien ! les interrompit Zoey qui sortait de l'arrière-boutique. C'est plutôt chouette d'avoir l'air professionnel ! J'adore cette tenue ! »

Elle portait une robe courte à la jupe bouffante, toute rose. Sur le devant, un tablier blanc surmonté de dentelle était accroché par deux longs rubans blancs. Enfin, elle portait une sorte de serre-tête blanc en dentelle.

« Tu es ravissante ! La complimenta Wesley. Tout simplement ravissante ! Zoey le remercia d'un sourire.

_ J'avoue que je suis moi-même surpris. Commenta Eliot. Comme quoi, l'uniforme, ça joue beaucoup ! Tu as presque l'air jolie maintenant ! A nouveau, Zoey sentit la moutarde lui monter au nez.

_ Ça suffit ! Lui cria-t-elle.

_ Ecoutez, vous deux. Leur dit Wesley d'un ton raisonnable. A partir de maintenant nous allons passez beaucoup de temps ensembles. S'il vous plait, essayez de vous entendre ! Zoey se tourna vers lui, réellement en colère.

_ Quant à toi, M. Toujours tiré à quatre épingles, tu vas me donner des explications ! Pourquoi est-ce que je me suis transformée en chat pour combattre des monstres ?!

_ Ce que tu as affronté n'était pas un monstre ordinaire. Il s'agissait d'un prédasite. Lui répondit (Pour une fois !) Eliot.

_ Prédasite ? Mélange de prédateur et de parasite ?

_ Oui. Regarde.

Et il claqua des doigts. La lumière baissa aussitôt, et sur le mur en face, une sorte de télé s'alluma.

_ Un prédasite est un animal ou une plante qui est possédé par un infiltreur. La télé affichait des images de la veille : l'étrange méduse se fondait dans le malheureux rat, qui se mettait à briller rouge et à grossir.

_ D'accord. Qu'est-ce qu'un infiltreur ?

_ Nous ne savons pas exactement qui ils sont ni ce qu'ils veulent. Lui répondit Wesley. Ce que nous savons, c'est que la Terre court un grave danger. Zoey fronça les sourcils.

_ Si vous en savez si peu, pourquoi dire qu'ils sont méchants ?

_ Regarde les, Zoey. La contredit Eliot. Tu les trouves amicaux ?

_ Tu peux nous faire confiance, Zoey. Nous les observons depuis des années maintenant.

_ Et nous avons mené des recherches pour découvrir un moyen de les combattre. Et la seule solution que nous ayons trouvée consiste à modifier l'ADN humain en le combinant avec celui d'animaux en voie d'extinction. Zoey sursauta, et Eliot hocha la tête. Oui, tu es allé à l'exposition qui leur est consacrée, avec ton petit ami.

_ Ce n'est pas mon petit ami. Nous ne sortons pas ensemble, et je ne suis pas amoureuse de lui. Zoey soupira. Combien de fois, et à combien de personnes vais-je devoir le dire ? D'abord Mimi et Charlotte, maintenant eux ? Et puis d'abord, comment savez-vous ça ? Elle tourna la tête vers la télé, qui affichait dorénavant des images d'elle et de Marc. Vous nous avez espionnés ? Elle n'arrivait pas y croire. Eliot ne prêta pas la moindre attention à ses paroles.

_ Ton ADN est très rare, et surtout très particulier. C'est ce qui nous a permis de l'associer avec celui d'un animal. Un animal du livre rouge, le chat sauvage d'Iriomote. Zoey reconnut la photo du chat que Marc lui avait montré à l'exposition. D'autres animaux en voie d'extinction ont un ADN qui pourrait nous être utile, continua Eliot. Le lori bleu, le marsouin aptère… Des images d'un petit oiseau, pas plus grand qu'un moineau, et d'une sorte de dauphin, défilèrent.

_ Vous voulez dire que vous avez manipulé mon ADN ? demanda Zoey. A l'écran, elle vit un loup et un singe doré passer.

_ C'est un peu comme si toi aussi tu avais été infiltrée, mais par ton animal. Expliqua Eliot. L'image ne plut pas du tout à Zoey.

_ Beurk. Vu la tête du rat d'hier, je dirai que c'est dangereux !

_ Le pouvoir de ton animal te permet de transformer et de chasser un infiltreur du corps de son hôte, continuait Eliot sans soucier des interruptions, qui retourne alors à son état initial. Tu n'es pas une mutante, dit-il en regardant Zoey, tu es une MewMew, le dernier espoir de l'humanité.

_ J'ai déjà du mal à arriver à l'heure à l'école, et vous voudriez que je sauve le monde ?

_ Oui, ça ne m'enchante pas non plus, mais ce n'est pas moi qui t'ai choisi, c'est le destin. Alors il va falloir te faire une raison. La lumière revint.

_ Me faire une raison ? Le son que Zoey venait de produire ressemblait plus à un grondement qu'à une voix. Depuis que vous m'avez fait je-ne-sais-quoi, je miaule, je ronronne, et j'agis comme un animal de foire. Alors ne me dit pas que je dois me fai… Wesley l'interrompit et lui prit la main.

_ Zoey, je comprends que tu aies une certaine appréhension, mais fais-moi confiance ! Tu as la chance de pouvoir devenir la fille la plus importante de la planète. Ta grâce et ta beauté seront reconnues à travers le monde entier, et crois-moi, il n'y aura pas un garçon qui ne tentera de conquérir ton cœur Tu seras aimée et adorée par tous, et ton nom pourra même entrer dans le dictionnaire ! Zoey écarquilla les yeux.

_ Euh, Wesley… Tu bois quoi, le matin ? Eliot ne put retenir son fou rire à la réplique de la jeune fille. Wesley continua de sourire. Et il lui refit un baisemain.

_ Fais nous confiance, et remets ton destin… entre nos mains. Zoey prit un air légèrement paniqué.

_ Bien sûr, Wesley… C'est évident ! Dit-elle en retirant sa main et en reculant doucement. Elle ne put aller bien loin et se cogna contre Eliot qui venait de se lever. Elle se tourna vers lui, et lui leva la main vers son visage.

_ A condition que tu ne mettes pas tout par terre ! Et lui fit une pichenette sur le nez. Alors tache de te montrer à la hauteur, mini-héros !
Ce fut un véritable réflexe : l'instant d'avant elle fixa les doigts d'Eliot, l'instant d'après elle les croquait. Il cria de douleur et retira vite sa main.

_ Bien fait ! Tu n'avais pas à te moquer de moi ! Et pourquoi suis-je la seule à devoir combattre ces monstres ? Eliot, tenant toujours ses doigts, lui jeta un regard noir.

_ Tu ne l'es pas. Répondit-il néanmoins. Il en existe quatre autres, quelque part.

_ Où sont-ils ?

_ Ta première mission consistera à les retrouver. Tout ce que nous savons, c'est que chaque MewMew porte une étrange marque sur le corps. Zoey regarda ses mains, perplexe.

_ Non, ce n'est pas vrai… Elle se regarda sous toutes les coutures. Je n'ai aucune marque particulière… Oh. Sur sa cuisse brillait un symbole étrange. D'où sort-elle ? Pouvez-vous la faire partir ? Demanda-t-elle d'une voix calme, qui la surprise elle-même.

_ C'est impossible. Répondit Eliot. Cette marque est apparue lors de ta mutation.

_ Bien… Parfait… Vous avez encore beaucoup d'autres trucs de ce genre à me dire ? Dit-elle d'un ton sarcastique. Pour toute réponse, Wesley sortit une chose de sa poche.

_ C'est quoi, ça ? Le chose déplia des ailes et des oreilles, et ouvrit de grands yeux. Elle était toute ronde, toute rose, et se mit à voler.

_ C'est quoi ça, c'est quoi ça. Répéta-t-elle d'une voix mécanique. Zoey se sentit fondre.

_ Oh… Comme il est mignon ! Je reconnais cette peluche… La boule se posa sur son épaule.

_ Je te présente R2000, ton partenaire dans la lutte contre les extraterrestres. Dit Wesley. Ses détecteurs lui permettent de repérer la présence d'un infiltreur ou d'un prédasite.

_ Chouette ! Zoey était enthousiaste devant le petit robot. Elle tendit la main, et il se posa dessus. Je vais t'appeler… MiniMew !

_ MiniMew ! Répéta encore la petite boule.

_ Tu aimes ton nom ? Oh ! Zoey sursauta : dans sa main, MiniMew venait de rapetisser brusquement ! Il voleta dans sa main en répétant encore son nom.

_ Il y a une dernière chose. Dit Eliot.

_ Oui ? Zoey se tourna vers lui, méfiante.

_ Il va falloir que tu commences le service en salle immédiatement.

_ Hein ? Vous voulez dire que c'est un vrai café ? Vous étiez sérieux quand…

_ Du calme ! Voulut la rassurer Wesley. Il ne devrait pas y avoir beaucoup de travail. En fait, ce salon de thé nous sert seulement de couverture, je ne crois pas que nous ayons beaucoup de clients. Tu es une fille exceptionnelle, Zoey, tous voudront de te choyer !

Pour toute réponse, elle haussa les yeux au ciel.

_ Bien sûr. A mon avis, ils vont surtout penser que je suis un monstre. »

Dans une autre dimension, au même moment, un pouvoir se manifesta. Sortie d'une étrange lumière bleue, une voix étrange, assourdie.

« Dren… La planète bleue… Je la veux. Donne-la-moi.

_ Bien sûr… lui répondit quelqu'un, agenouillé devant la lumière.

_ N'échoue pas. Utilise tous les moyens nécessaires ! Il me faut cette planète ! La voix gagna en puissance, pleine d'autorité. La silhouette devant la lumière se leva.

_ Elle sera à vous. »

Dans la rue, Zoey observait MiniMew, accroché tel un porte-clefs à un l'un de ses stylos préférés. Elle s'était changée, et portait son uniforme du lycée.

« Très bien, MiniMew. Notre première mission est de trouver les autres MewMew. Tu as une idée ?

_ Alerte prédasite ! Alerte prédasite ! Zoey arrêta immédiatement de marcher.

_ Hein ? Une alerte ? Elle regarda autour d'elle, inquiète. Mais il n'y avait personne dans la rue, ni humain ni animal. Je ne vois rien. Tu es sûr qu'il y a un prédasite ? Est-ce qu'il est… invisible ? Zoey fut saisie d'une appréhension irrésistible : un prédasite, c'était déjà assez redoutable, alors si en plus elle ne pouvait pas le voir… Comment combattre quelque chose lorsque tu ne sais pas où est cette chose ?

_ Alerte, prédasite en approche, alerte, prédasite en approche ! Continuait MiniMew. Derrière Zoey, un aboiement retentit soudain. Zoey sursauta, et se retourna en position de combat.

Vers elle courrait un tout petit chien. Il avait le poil doré, et beaucoup de poils ainsi qu'une belle queue. Il sauta dans une flaque d'eau en continuant d'aboyer, et se jeta dans les bras de Zoey pour lui lécher le visage. Elle éclata de rire.

_ Et là, doucement ! Tu me chatouilles ! S'il te plait, arrête de me lécher ! Elle continuait de rire. Une voix douce, tremblante, assez âgée, retentit dans la direction d'où venait le chien.

_ Brutus, ça suffit ! Le chien et la jeune fille arrêtèrent tout, et se retournèrent. Allez, viens ! Le chien sauta des bras de Zoey et courut vers une petite vieille dame, dont la coiffure formée de trois chignons blancs semblaient aussi grande qu'elle. Il a sauté par la fenêtre de la voiture. Tu voulais jouer avec la pauvre petite fille des rues, c'est ça, hein ? Dit-elle au chien.

La petite fille des rues ? La porte de la luxueuse voiture, à côté de a vieille dame, s'ouvrit. Une adolescente en sortit, et prit le chien dans ses bras.

_ Oh, Brutus… Maintenant, nous allons être obligées de te faire prendre un bain ! Dit-elle. Elle portait une robe noire avec un col et des manches blancs, aussi blancs que ses collants. Elle avait des ballerines nouées noires, et ses cheveux étaient aussi noirs, avec deux petits chignons sur les côtés. Ses yeux étaient d'un brun foncé. Elle était plutôt jolie, et avait l'air gentil.

_ Je m'en occuperai, Corina, lui dit la vieille dame. Elles s'approchèrent ensemble de Zoey, la fille portant toujours le petit chien.

_ Je vous prie d'excuser mon chien. Dit calmement la fille.

_ Non, non, ça va ! Répondit Zoey, intimidée. Ne vous en faites pas, ce n'est rien. La fille prit un mouchoir de sa poche et lui tendit.

_ Tenez. Pour vous essuyez le visage ! Zoey rit légèrement.

_ Merci !

_ Il est en soie. Lui dit la fille tandis qu'elle s'essuyait.

_ Oui, ça se sent, il est vraiment très doux, merci. Elle voulut le rendre, mais la fille tourna la tête.

_ Non, vous pouvez le garder. Il est sale à présent. Zoey fronça légèrement les sourcils. Ne le prenez pas mal, mais vous l'avez touché. Je n'en veux plus. Excusez-nous, mais nous devons y aller. Termina-t-elle avec une petite révérence, reprise par la vieille dame. Bonne journée ! Lança-t-elle en rentrant dans sa voiture.

Zoey l'observa s'éloigner et continua de fixer la voiture avec un regard qui, si elle l'avait pu, aurait incinérer la fille sur place. Lorsqu'enfin elle ne la vit plus, elle se mit à feuler.

_ Quelle peste… A côté d'elle, inquiet face au feulement de sa maîtresse, MiniMew voletait en tous sens.

_ Alerte peste, alerte peste ! »

Le lendemain, au lycée, Zoey commença ses recherches. Attentive au corps de tous ses camarades, elle essaya de trouver la marque dont Eliot avait parlé. Toutefois, beaucoup remarquèrent qu'elle les scrutait, et elle récolta son lot de remarques et regards curieux ou mauvais. Mimi et Charlotte arrivèrent enfin.

« Bonjour Mimi, bonjour Charlotte ! Sans attendre de réponses, parce qu'elle savait que ses deux amies ne s'en offusqueraient pas, elle se mit en devoir de voir si elles n'avaient aucune marque.

_Euh… Bonjour Zoey… Répondit Mimi avec hésitation. Avec effarement, elles la regardèrent scruter leur front et leurs jambes.

_ Mais… Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Charlotte. Zoey ne répondit pas, et soupira en constatant l'échec de ses recherches.

_ Dites, les filles… Est-ce que vous avez… Est-ce que vous avez des petites marques sur la peau ? Face à leur manque de réaction, elle soupira de plus belle. C'est bien ce que je pensais… Elle secoua la tête et se força à sourire. Bon, et bien, tant pis !

_ Salut Zoey, ça va ? A côté des trois adolescentes se tenait Marc, son sac à la main. Mimi et Charlotte eurent un rire de complices et, soufflant à Zoey un discret On vous laisse, coururent hors des vestiaires. Marc s'approcha d'elle.

_ Bonjour. Comment vas-tu ? Zoey n'était pas ravie de cette rencontre. Il est très, trop observateur. Je dois déjà lui sembler bizarre, que se passera-t-il s'il découvre le chat ?

_ Bien, et toi ? Comme toujours, Marc était calme, et arborait un léger sourire. Toutefois, il y avait une étrange marque sur son cou.

_ Euh… Oui… Pourquoi est-ce que ça n'irait pas ? Tout en répondant, elle s'approcha jusqu'à toucher le garçon, qui se mit à rire.

_ C'est le bleu que je me suis fait pendant le cours de kendo que tu regardes ?

Zoey rougit, et s'éloigna de Marc précipitamment.

_ Ah ! Ah bon, c'est ça ?

_ Oui ! Marc riait toujours, et portait la main à son cou. Mon adversaire ne m'a pas manqué !

_ Bien sûr que c'est un bleu. Comment ai-je pu imaginer une seule seconde… Zoey secoua la tête avec un grand sourire, soulagée sans savoir pourquoi. Marc fronça les sourcils, désorienté.

_ Mais, de quoi tu parles ? Zoey, coupée dans ses pensées, sursauta, et lâcha ses sacs.

_ Oh, non… Je suis si maladroite… Elle s'agenouilla et commença à récupérer ses affaires. Marc se mit à l'aider.

_Laisse-moi t'aider. Zoey le remercia d'un sourire. Je me suis inquiété pour toi, il y a deux jours ! Tu avais l'air si étrange ! Tu sais, si tu as besoin de parler à quelqu'un… Marc posa sa main sur la sienne lorsqu'elle voulut ramasser l'un de ses cahiers. Zoey écarquilla les yeux. Je suis là !

Zoey savait qu'elle n'était pas amoureuse de lui. Et pourtant, cette main qui pressait la sienne faisait battre son cœur plus vite, et elle eut des petits papillons dans le ventre.

_ Tiens, au fait ! Continua Marc en lui tournant le dos pour continuer de récupérer les affaires, j'ai croisé Eric tout à l'heure, et il m'a dit qu'on risquait d'avoir un contrôle surprise en histoire.

Lorsqu'il s'éloigna un peu, l'un des miroirs fut dégagé, et elle put observer son reflet. Elle se regarda, regarda ses oreilles de chat… Sans pouvoir se contrôler, elle se mit à miauler tout doucement.

_ Je ne sais pas comment il le sait, continua Marc, mais il ne s'est jamais trompé. Heureusement que j'ai révisé hier soir, parce qu'en plus…

Les paroles de Marc avaient fait sortir Zoey de sa transe. Elle arrêta de miauler, mais elle avait toujours des oreilles de chat. Surprise et mortifiée, elle ne put retenir un cri. Marc sursauta et voulut se retourner.

_ Qu'est-ce qu'il y a ? Zoey l'empêcha de tourner la tête.

_ Non, regarde par-là ! J'ai vu… Une énorme araignée ! Zoey avait une frousse affreuse des araignées.

_ Une araignée ? Reprit Marc. Mais où ça ? Zoey vit dans son reflet les oreilles disparaître. Elle ne fut cependant soulagée que pendant deux secondes, le temps à une queue de chat d'apparaître sous sa jupe.

_ Est-ce que ça va, Zoey ? Marc s'était libéré de ses mains et la regardait, complètement perdu. Elle ramassa précipitamment ses affaires et se jeta contre un mur pour dissimuler sa queue.

_ Elle… Elle a dû s'en aller ! Est-ce que cette horloge est à l'heure ? Je suis en retard ! Je dois y aller ! A plus tard ! »

Elle s'enfuit des vestiaires, ne laissant pas le temps à Marc de parler ni même de bouger, et se précipita au café MewMew.

Les garçons étaient en train de préparer des gâteaux. Elle leur raconta son histoire sans reprendre son souffle. La seule réaction d'Eliot fut un petit rire.

« Oui, ça risque d'arriver de temps en temps.

_ Tu aurais pu me prévenir ! S'énerva Zoey.

_ Désolé, j'ai oublié ! Se défendit Eliot, sans grande conviction. Son culot laissa Zoey pantoise.

_ Tu… As… Oublié ? Oh, faites de Marc n'ait rien vu… Est-ce qu'il y aurait autre chose que tu aurais oublié de me dire ? Ou bien est-ce tout, mon cher Eliot ?! Elle était si furieuse qu'elle en hurlait. Puis, sans crier gare, elle arrêta de hurler et se mit à gronder. A nouveau, ce fut Wesley qui brisa la dispute.

_ Zoey ? Il portait un plateau avec deux tartelettes et deux fourchettes. Tu dois te mettre au travail. Tu veux bien apporter ces tartelettes à la table 2 ?

_ Ouah, ça à l'air bon ! Zoey oublia complètement sa fureur face à la nourriture.

_ Les clients attendent !

_ Oui, bien sûr. Elle prit le plateau et sortit tranquillement de la cuisine. Restés ensemble, Wesley se tourna vers son ami qui lisait toujours un livre de cuisine.

_ Tu sais Eliot, nous aurions peut-être dû la prévenir. La seule réaction de ce dernier fut, encore une fois, un léger rire.

Dans la salle, Zoey s'arrêta en plein élan. La salle était bondée.

_ Ah, enfin une serveuse !

_ Euh, s'il vous plait ! Où est mon gâteau ?

_ Euh, dites, j'ai commandé un thé au miel mais on m'a apporté un café ! »

Tout le monde l'observait avec impatience, et les appels se perdaient dans le brouhaha général. Zoey perdit tout sang-froid. Mais qu'est-ce qui ce passe ! Elle regardait autour d'elle d'un air éperdu, paniquée. Je croyais que ce café devait être une simple couverture ! Pourquoi moi !

Dans l'immense théâtre de la ville, des spectateurs observaient d'un air fasciné le ballet de danse classique. La musique était douce, à l'image de la jeune fille, habillée en blanc et rouge avec un tutu volant, qui dansait d'un pas aérien. Elle fit un grand écart et se pencha sur sa jambe, plus souple encore que ses vêtements, et la musique cessa tandis que la lumière s'estompait. Tout le monde applaudit avec enthousiasme. La lumière réapparut sur la fille, debout, qui salua le public sur la pointe des pieds avec une petite révérence et un grand sourire.

Assise sur un banc devant le théâtre, observant le petit MiniMew accroché à son portable, cette fois, Zoey soupira de découragement.

« Je ne sais vraiment pas comment faire pour trouver mes autres coéquipières. Qu'est-ce que tu penses, MiniMew ? Et si je passais une annonce sur Internet ? Quelque chose du genre phénomène de foire se transformant en animal recherche semblable !

MiniMew grandit et se détacha du portable, volant devant la jeune fille et répétant le dernier mot. Zoey sourit, rassérénée.

_ Ca à l'air de te plaire.

_ Te plaire, te plaire ! Répétant encore MiniMew en se frottant au visage de Zoey qui fondit à nouveau devant la petite boule de poils.

_ Tu ne comprends pas un seul mot de ce que je raconte, mais ça ne fait rien ! Tu es si mignon !

Mais MiniMew ne prêta pas attention à ce qu'elle disait, et sonnant comme une petite alarme.

_ Alerte prédasite ! Alerte prédasite !

Zoey regarda autour d'elle avec angoisse, mais ne vit aucun prédasite. En revanche, elle aperçut une jeune fille et une vieille femme qui lui semblèrent familières. Tiens, la pimbêche qui ne voulait plus de son mouchoir parce que je l'ai touché… Leur voiture blanche les cacha à sa vue, et elles durent monter car quand la voiture s'éloigna, elles n'étaient plus sur le trottoir. Aurait-elle un rapport quelconque avec les prédasites ?

En voyant la voiture partir, elle ne réfléchit plus et se lança à sa poursuite. Dans sa poche, le mouchoir de la fille la brûlait. La voiture la conduisit devant une énorme grille qui séparait la rue d'une maison tout aussi énorme. C'était plus un château, d'ailleurs. Le jardin, les escaliers, tout respirait le luxe et la richesse. Ce fut la vieille dame du matin qui l'accueillit et la mena à la fille.

_ C'est très gentil à vous d'être venue la voir. Corina ne reçoit habituellement que très peu de visites. Elle ouvrit une porte à double battants très ouvragée, au-dessus d'une entrée plus modeste, à l'extérieur. L'intérieur ressemblait au reste, énorme, luxueux, riche.

_ C'est immense ! S'émerveilla l'adolescente, faisant rire la dame.

_ Et encore, nous ne sommes que dans l'aile est !

Elles entrèrent dans l'énorme hall qui menait droit à un escalier… énorme, qui se coupait en deux pour mener à diverses suites. La fille du matin descendait, habillée plus simplement d'une élégante robe rouge.

_ Tu as de la visite, ma chérie ! lui annonça la vieille dame. Oh, pardonnez-moi, quel est votre nom ? Demanda-t-elle à la jeune fille à côté d'elle.

_ Zoey, répondit cette dernière. Sur les escaliers, la fille l'observa avec étonnement.

_ C'est toi ? Qu'est-ce que tu veux ? Fit-elle abruptement. Zoey, à nouveau, fut toute intimidée.

_ Rien du tout… Je suis simplement venue te rendre ton mouchoir, voilà… En disant cela, elle le sortit de sa poche et le tendit.

_ Je t'ai dit que je n'en voulais plus.

A ses pieds, le petit chien aboya et se mit à courir vers Zoey.

_ Salut, toi… Dit-elle au chien, attendrie. Je suis contente de te revoir. Tu es mignon !

_ Je vais préparer du thé. Dit la vieille dame en s'éloignant.

_ C'est inutile. L'arrêta Corina d'une voix sèche en s'approchant de Zoey. Elle ne reste pas.

_ Je sais que tu n'en voulais plus parce qu'il avait essuyé ma figure toute poisseuse, lui dit Zoey, mais ne t'en fait pas, je l'ai lavé.

_ Bien, accepta Corina en reprenant son mouchoir. Dans ce cas, merci.

_ Bon, je ne vais pas t'importuner plus longtemps… En parlant, elle détacha discrètement MiniMew et le laissa voleter dans la pièce. Mais avant que je parte, ça t'ennuie si je visite ?

Elle n'attendit pas la réponse de Corina et avança dans la pièce, regardant tout avec une lenteur exagérée. Mais quand enfin MiniMew revint vers elle, il n'avait rien trouvé.

_ Il me semble t'avoir demandé de t'en aller ! S'exclama Corina avec impatience et colère. Zoey se trouvait devant un vase bleu, et se tourna vers elle. J'ai un entraînement très tôt demain matin, et je trouve que j'ai été suffisamment généreuse avec toi. Sur ce, bonne nuit ! Et elle tourna le dos à Zoey pour monter les marches. Le petit chien se mit à gendre.

_ Au revoir, Brutus ! Fit Zoey.

_ Evite de toucher mon chien ! lui lança Corina. Je ne voudrais pas avoir à le laver une seconde fois !

Zoey écarquilla les yeux, et se sentit gronder de rage. Elle sortit de la maison avant que Corina ne l'entende. Ce n'est vraiment qu'une peste ! Je n'arrive pas à le croire, elle a réussi à me mettre hors de moi ! Pour qui elle se prend, avec ses grands airs ! Si je n'avais été aussi stupide et hébétée devant sa façon d'être, je lui aurai dit ma façon de penser !

Alors qu'elle descendait les escaliers extérieurs, elle entendit derrière elle un aboiement. Sur le palier, Brutus l'observait, la langue pendante. Il descendit vers elle, et Zoey rit doucement avant de se pencher pour le prendre dans ses bras.

_ Toi, au moins, tu es gentil. Pas comme ta maîtresse ! Mais je ne suis pas sensée t'approcher… Elle le posa, et il se mit à geindre. Allez, va la retrouver avant qu'elle ne se mette en colère ! Le chien s'assit en geignant toujours. Il observa Zoey continuer de descendre, et quand elle fut en bas, s'approcha des marches.

_ Tu ferais mieux de ne pas me suivre ! Lui lança l'adolescente à qui la manœuvre n'avait pas échappé. Tu te ferais gronder ! » Et elle traversa lentement le parc vers la grille de la demeure.

Alors que Zoey partait, une méduse fantôme et brillante vola vers l'escalier extérieur de la maison de Corina, où Brutus était toujours. Elle se positionna à côté du chien, qui l'observa avec curiosité. Alors, la méduse se précipita sur lui.

Le chien rentra dans la maison, tête basse.

« Où étais-tu passé, Brutus ? Lui demanda Corina sur les marches intérieures. Mais le chien s'arrêta devant le double battant entrouvert, pattes écartées, poils hérissés. Il regarda sa maîtresse en grondant, les babines retroussées. Mais qu'est-ce qui t'arrive ? S'inquiéta Corina. Tu as l'air si méchant, tout à coup !

Le chien se mit alors à grossir, jusqu'à devenir presque aussi grand que le hall. Sa queue touchait le plafond. Corina se mit à hurler de terreur. A l'extérieur, Zoey continuait de marcher dans le parc.

_ Et si on allait manger une pizza, d'accord ? Fit-elle à MiniMew, presque arrivée à la grille. Puis elle entendit le hurlement.

_ Danger, danger, danger ! Dit MiniMew. Alerte prédasite !

Zoey n'attendit pas d'en savoir davantage, et courut vers la maison. Un second hurlement perça la nuit tandis qu'elle grimpait quatre à quatre les marches.

A l'intérieur, Corina tomba sur l'escalier en voulant reculer. L'immense chose rouge qu'était devenu son chien la surplombait. Il avait des sortes de moustaches blanches aussi grosses que sa queue, une gueule avec autant de dents que le rat mutant, et le même symbole que lui sur le front.

_ Ne me fait pas de mal ! Supplia Corina terrifiée.

Zoey manqua s'arracher la porte, entrant comme une furie. Le monstre tourna sa tête vers elle, tandis qu'elle le fixait avec répulsion, sans pouvoir bouger.

_ C'est mon Brutus ! Lui cria Corina. Il s'est transformé en monstre !

_ Quoi ? Ce truc, c'est ton chien ?

_ Vite, je t'en prie ! Fais quelque chose !

La supplique de Corina fit sortir Zoey de sa stupeur et elle brandit sa pierre.

_ Pierre de puissance ! Mewtamorphose !

Comme la première fois, elle sentit en sécurité, libre et puissante, invulnérable tandis que la chaleur de la pierre se transmettait à ses mains, puis à tout son corps. Elle se sentit changer, et bientôt elle retrouva ses oreilles, sa queue, ses nœuds, sa robe, ses gants, ses bottes et ses cheveux roses. Elle éclata de rire, ivre de puissance.

_ Le style MewMew, la grâce MewMew, être un chat moi je trouve ça chou !

Elle sauta au-dessus du monstre et se retrouva debout sur les marches, entre lui et Corina qui n'en croyait pas ses yeux.

_ Maintenant, je m'occupe de cet infiltreur ! Tu devrais te mettre à l'abri !

_ Mais de quoi parles-tu ? s'exclama Corina.

_ On discutera plus tard ! Cria Zoey, exaspérée. Mets-toi à l'abri !

Mais Corina n'eut pas le temps de bouger que le monstre tentait de les frapper. Comme Eliot avant elle, Zoey prit Corina dans ses bras et sauta à l'abri. Elle se releva et sans attendre, invoqua sa cloche de lumière. Le monstre rugit de frustration.

_ Non, attends ! Fit Corina alors que Zoey allait attaquer. Elle se tourna vers la fille à terre, qui la regardait, suppliante, les larmes aux yeux. Ne fais pas de mal à mon petit Brutus !

Zoey n'eut pas le temps de répliquer (Petit ? Petit ?!) Que le monstre rugissait de plus belle et l'envoyait, d'un violent coup de patte, contre le mur opposé. Elle glissa au sol, inconsciente. Sa cloche disparut.

_ Je t'ordonne d'arrêter immédiatement ! Dis Corina au monstre. Sinon, tu seras privé de biscuit !

Mais le monstre rugit à nouveau. Corina n'eut que le temps de se précipiter vers Zoey et de se mettre devant elle, prenant le coup à sa place. Elles valsèrent sur le sol, et les roulades réveillèrent Zoey. Elle se redressa et voulut voir l'état de Corina. Le coup du monstre avait déchiré le dos de sa robe, et sous ses omoplates, Zoey put voir deux petites marques, en forme d'ailes.

_ Mais c'est une marque MewMew !

Corina se redressa et se mit à genou. MiniMew apparut devant elle, et ouvrant grand sa bouche, laissa tomber une pierre de puissance. Corina regarda Zoey, et Zoey regarda Corina, avant de rappeler qu'il y avait un prédasite dans la même pièce.

_ Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Murmura Corina.

_ Tu peux toi aussi te transformer ! C'est en toi, tu sais que tu as à faire. Répondit Zoey qui avait parfaitement entendu. Elle se redressa et fit face au monstre qui s'avançait vers les deux jeunes filles. _ Tu dois essayer !

_ Il n'en est pas question ! Répliqua Corina d'une voix hautaine. Je ne suis pas un monstre, moi !

Le monstre rugit, et donna en coup en direction des filles. Trop loin, il rata son coup, et Zoey invoqua sa cloche de lumière pour contrer la prochaine attaque. Mais à côté, Corina était terrifiée, et elle se jeta sur la pierre.

_ Aidez-moi ! »

Une lumière bleue envahit la pièce. Zoey observa comment une robe bleue, tout aussi courte que la sienne, apparaissait sur le corps de la jeune fille dans un bruissement de plumes qui s'envolent, ainsi que des manches bouffantes ressemblants aux siennes, des gants, une jarretelle et des bottes, aussi bleue que la robe. Des petites ailes et une courte queue d'oiseau apparurent dans son dos, et à son cou pendait la pierre de puissance. Ses cheveux avaient gardé la coiffure en chignons, mais étaient devenus bleus. Zoey poussa un cri de joie, tandis que Corina s'observait, abasourdie.

Le monstre attaqua à nouveau, et les deux MewMew sautèrent un peu plus loin. Zoey invoqua sa cloche.

« Tu vois ça ? Il te suffit de crier les premiers mots qui te viennent à l'esprit !

_ Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je ne comprends rien !

_ Tu as réussi à te transformer, alors tu es capable de faire le reste ! Lui répliqua Zoey.

Le monstre se lança sur elles. Les deux adolescentes sautèrent. En plein saut, Corina leva les bras.

_ Arc de cœur !

Au-dessus d'elle, une sorte d'arc bleu jaillit d'une bulle lumineuse et se logea dans les mains de Corina. Des ailes fantômes brillaient dans le dos de la jeune fille, tandis qu'elle bandait l'arc au maximum. La pointe de la flèche, en forme de cœur, se mit à briller bleue. Corina visa le monstre, et lâcha sa flèche, qui frappa le monstre en plein vol et le sonna. Zoey n'attendit pas, et superposant le nœud de son poignet au cœur de la cloche, lança sa propre attaque.

Le monstre s'illumina, et comme pour le rat mutant, disparut, laissant place à Brutus. A côté de lui voletait la méduse fantôme. MiniMew se jeta sur elle et l'absorba avec un soupir de contentement.

_ Eliminé ! Eliminé !

Corina se précipita vers son chien, qui aboyait avec enthousiasme.

_ Brutus ! Elle le prit dans ses bras et le câlina, les larmes aux yeux. Mon trésor, je suis si heureuse que tu sois redevenu comme avant… Elle posa son chien, s'observa à nouveau et se jeta sur Zoey. Et moi ? Je ne vais quand même pas rester comme ça ! »

Zoey éclata de rire.

Le lendemain, elle emmena Corina au café MewMew pour la présenter aux garçons. Comme ils l'avaient fait pour Zoey, ils lui proposèrent un emploi au café et lui donnèrent son uniforme.

« Alors, qu'en pensez-vous ? Elle portait exactement le même uniforme que Zoey, à la différence que le sien était aussi bleu que la robe de sa transformation. Wesley applaudit.

_ C'est parfait ! Cet uniforme te va à merveille, Corina !

_ C'est vrai, tu es magnifique. Renchérit Zoey. Eliot se contenta d'un sourire, assez sardonique par ailleurs.

_ A présent, bonne chance dans votre recherche des autres MewMew ! Lança-t-il. Et il s'éloigna dans la cuisine.

_ Ce n'est rien ! Dit Wesley, embarrassé. Allez les filles, nous ouvrons dans cinq minutes ! Termina-t-il pour distraire leur attention, avant de se précipiter à la poursuite d'Eliot. Zoey soupira. Eliot est un vrai abruti, ce n'est pas possible… Corina lui retint le bras alors qu'elle allait suivre Wesley.

_ Qu'y-t-il ? Lui demanda-t-elle, à nouveau intimidée. Comment parvient-elle à me rendre timide ! Entre elle et Eliot, je crois que je vais exploser !

_ Je tenais à te dire que j'étais désolée de m'être comportée ainsi. Elle avait l'air penaud, presque triste. Je n'ai aucune excuse, j'espère que tu me pardonneras. L'embarras de Zoey fondit comme neige au soleil.

_ Ce n'est pas grave. Maintenant, il faut juste sauver la planète ensemble ! Dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Elle lui tendit la main en un geste de paix. Mais Corina reprit du poil de la bête. Au lieu de lui serrer la main, elle lui gifla la paume suffisamment fort pour le rendre rouge.

_ Je n'ai nullement l'intention de devenir ton amie. Quand j'ai dit que j'étais désolée, c'est parce que j'ai mis du temps à réagir. Je ne mélange pas les torchons et les serviettes !

_ Bien sûr, je suis tout à fait d'accord avec toi… Lui répondit Zoey avec un sourire d'ange. Corina écarquilla les yeux. C'est bien cela que je ne m'abaisserai pas à te fréquenter ! Corina devint rouge, et très dignement, s'avança vers une chaise.

_ Bien, sur ce, je vais me rassoir.

_ Je te rappelle qu'on est sensées travailler.

_ Très bien, si ça t'amuse, va-y, moi je vais prendre un thé. »

A l'extérieur, écoutant en riant doucement les vannes des adolescentes, Wesley marquait l'ouverture du café.

Et voilà ! J'espère que ça vous a autant plus de la lire que moi de l'écrire !

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Gallanodel