SugaR paiN +part 1+
« Mello ! Oh ! Mello, tu dors ?
_ Hmmmm… »
Je me redressais péniblement. Sur mon lit s'étalait une belle flaque de chocolat fondu. Super. Je ne pourrais même pas en profiter. Ce matin en ouvrant les volets les rayons du soleil étaient venus me caresser le visage, tentation à la somnolence très vite acceptée. Je m'étais assoupi ma tablette à la main, et voilà que Matt venait me réveiller alors que tout le chocolat était passé de l'état solide à l'état liquide depuis belle lurette. Résultat des courses, j'étais de mauvaise humeur. Ou non, encore mieux, j'étais d'une humeur massacrante ! Frottant mes yeux encore embrumés de sommeil du revers de la main, je bougonnais.
« Qu'est ce que tu me veux ? »
Matt prit cet air insolent d'incrédulité qu'il avait parfois, le genre d'air qui me donnait envie de lui coller mon poing dans la figure.
« Quoi t'es pas au courant ? Mello t'es vraiment un cas désespérant…
_ C'est bon ! Epargne-moi tes sermons et viens en au fait tu veux ? J'ai pas que ça à faire. » le coupais-je.
Ma remarque arracha un soupir de résignation à mon interlocuteur. Matt passa une main dans ses cheveux bruns avant de se sortir une clope. Il avait gardé cette sale habitude du temps où il était dans la rue. Nous avions tous ici des séquelles de ce temps là, mais les siennes étaient particulièrement désagréables. La fumée qui se dégageait de sa cigarette allumée était infecte. Il inspira une grande bouffée avant de reprendre.
« Je te rappelle que c'est aujourd'hui que le nouveau arrive.
_ Hm… »
Je grimaçais. Les nouveaux arrivants, je m'en fichais totalement. Ils étaient tous plus paumés les uns que les autres et avaient le don de m'exaspérer. Matt ne sembla pas remarquer ma moue irritée et continua sur sa lancée.
« Enfin… A ce qu'il parait c'est plutôt une nouvelle. » ajouta-t-il avec un sourire coquin qui ne trompait personne.
Une fille… Encore pire... Matt semblait ravi. Quoi de plus normal pour un coureur de jupons tel que lui ? Pour ce qui était de mon cas, je détestais cordialement toutes ces greluches gloussantes. M'affalant de plus belle sur mon lit, je soupirais d'agacement. Je voyais très bien où il voulait en venir. Je le laissais donc divaguer, attendant la suite.
« J'aimerais bien qu'elle soit grande, mais pas plus que moi. Non, juste ce qu'il faut. Brune avec des yeux verts… Oui ça serait parfait ! »
Je fis claquer ma langue, signe interprété comme une invitation à revenir à des choses plus sérieuses. Matt rajusta ses éternelles lunettes de motard, ces mêmes lunettes qui ne l'avaient pas quitté depuis son arrivé à l'orphelinat.
« Bref… Mello, tout ça pour dire que Roger a demandé que ce soit toi qui la prenne en charge. »
Je me redressais brusquement. Pas à cause de ce qu'il venait de me dire, non. Mais plutôt à cause de la flaque de chocolat fondu qui avait tendance à approcher mon pantalon d'un peu trop près.
« Et pourquoi est-ce que ce serait à moi de m'en occuper ? » râlais-je en empoignant ma veste avec la ferme intention d'aller faire un tour.
Matt me bloqua le passage, restant en travers de la porte.
« D'après Roger cette fille serait assez spéciale…
_ Raison de plus pour ne pas me la coller dans les pattes ! » dis-je en tentant sans succès de franchir le seuil de la porte.
« Arrête de ne penser qu'à toi tu veux ? »
La remarque me cloua sur place. Il en avait du culot pour me dire ça à moi !
« Vas te faire voir Matt ! Moi tout ce que je veux c'est qu'on me foute la paix. »
Je tournais les talons, près à m'en aller quand il m'agrippa par le bras.
« Lâche-moi !
_ Regarde au moins à quoi elle ressemble.
_ J'en ai rien à cirer ! Laisse-moi partir ! »
Je me dégageais brusquement de son emprise et me dirigeais vers la cour d'un pas rageur, dégringolant les escaliers, Matt toujours sur mes talons. Lorsque j'arrivais enfin au rez-de-chaussée, j'étais rouge écrevisse.
« Mello t'as vraiment un sale caractère ! » pesta Matt dans mon dos.
Un sale caractère ? Ouais ! Et alors ? A l'orphelinat j'étais connu pour ça. Mello, l'éternel deuxième, l'espèce de voyou qui finirait mal. Mes sautes d'humeur et mes excès de violence n'étaient plus choses inconnues aux résidents de la Wammy's house. Parmi eux, Matt était le seul à oser me parler aussi franchement. Et même si parfois nous n'en avions pas l'air, nous étions les meilleurs amis du monde.
« Laisse-tomber je t'ai dis ! T'es collant quand tu t'y mets tu sais ?!
_ De toute façon tu n'as plus le choix maintenant. »
Un crissement de pneus se fit entendre. Dans l'allée traversant le parc, la voiture noire de l'orphelinat avançait au ralentit avant de s'arrêter totalement devant la porte principale, c'est-à-dire juste devant nous. Matt affichait un sourire de triomphe, sourire que je me serais délecté à lui faire ravaler si la portière de la voiture ne s'était pas ouverte sur un Roger préoccupé. Lorsqu'il m'aperçut, son visage s'adoucit de soulagement.
« Mello… »
Posant une main pleine de gratitude sur mon épaule, il fit signe à deux de ses subordonnés de porter les affaires de la nouvelle venue jusqu'à sa chambre. Pour une fille, elle voyageait sacrément léger. Toutes ses possessions tenaient dans un seul sac à dos.
« Mello… Tu veux bien venir avec nous dans mon bureau ? »
Je grognais de mécontentement. Je m'étais fait avoir comme un débutant. Je jetais un regard furibond dans la direction du brun qui se tenait derrière moi. Ce dernier me renvoya un sourire radieux, un sourire qui disait « même pas peur ». Même pas peur, hein ? On verra ça… Dans ma tête défilaient milles et unes images de torture. Ca, il allait me le payer… Roger sembla remarquer mon animosité mais ne s'en formalisa pas. D'un geste lent il ouvrit la portière arrière de la voiture, signal de départ de ma corvée de tuteur.
« San ? Tu peux descendre maintenant. Aller… viens… »
Le ton de Roger me surpris au plus haut point. On aurait dit qu'il s'adressait à un tout petit enfant, à un animal craintif qui risquait de détaler au moindre mouvement. La dite San ne répondit rien, se contentant de s'extirper de l'ombre moite de l'automobile d'un mouvement fluide. Je n'aperçus tout d'abord qu'une botte émerger de derrière la portière. Pas le genre de bottes à talons que portent habituellement les filles, non. Plutôt le genre de bottes renforcées qu'il est sacrément déplaisant de recevoir dans les fesses. Elles lui montaient jusqu'aux genoux et se trouvaient fermées par un enchevêtrement compliqué de fermeture, de glissières et de sangles. Des lanières de cuir s'entrelaçaient autour de ses mollets d'une minceur poussée à l'extrême. Elle n'était pas maigre, juste très mince. Toute de noir vêtue, elle était alourdie par un nombre impressionnant de chaînes et de clous. Son tee-shirt n'était pas épargné, et plusieurs ceintures de tailles différentes décoraient son pantalon qui était en cuir lui aussi, soit dit en passant. Mais plus frappant encore, ses longs cheveux rouges volaient selon les courants d'air qui les soulevaient doucement un à un, mèche par mèche. Sous cette cascade rouge se devinaient des yeux rouge sang, des yeux ternis par la solitude et qui pourtant semblaient transpercer tout ce sur quoi ils se portaient. Matt émis un sifflement appréciateur.
« Ah ouais pas mal… Je dirais même carrément à tomber ! »
La remarque lui valu un regard réprobateur de Roger qui avait saisit la nouvelle venue par les épaules et l'entrainait vers le bâtiment.
« Mello, tu viens ? » me lança-t-il depuis le hall d'entrée.
J'obéis en râlant tout mon soûl. Oui, je m'étais bien fait avoir ! J'étais même dans une colère noire ! Matt me poussa de l'épaule avec un grand sourire.
« Et ben qu'est ce qu'il y a ? C'est le coup de foudre ? »
Je l'envoyais paître d'une boutade. Ce n'était vraiment pas le moment de me taquiner comme ça.
« Arrête de raconter n'importe quoi !
_ Alleeeer ! J'ai bien vu ta tête lorsque tu l'as aperçue... T'étais trop mignon ! » ajouta-t-il en poussant le bouchon un peu trop loin à mon goût.
Cette fois ce fut mon poing qui lui demanda le silence. Malheureusement pour moi il esquiva en riant de bon cœur. Exaspéré, je me retournais et parti d'un pas rapide en direction du bureau de Roger. Matt ne l'entendit pas de cette oreille et se précipita à ma suite.
« Alleeeer Mello ! Dis-moi tout !
_ Mais bon sang t'es lourd ! Arrête de divaguer ! Cette fille c'est qu'un poids que Roger et toi me collez dans les pattes !
_ Alors pourquoi tu l'as regardée comme ça ? »
Il s'entêtait le bougre ! Je me mis à lui hurler dessus.
« Mais puisque je te dis que c'est pas ça !
_ C'est quoi alors ? »
Je stoppais net et répondis sans même me retourner.
« Elle a l'air un peu moins bête que les autres mais ça ne change absolument rien au fait que ça me gave de devoir m'en occuper ! »
J'avais finis ma phrase en râlant sec. Tout ça m'agaçait sérieusement ! Quelle plaie l'arrivée des nouveaux ! Non seulement j'allais devoir me coltiner une fille mais en plus Matt allait se charger de faire passer des rumeurs débiles ! C'était vraiment le bouquet ! Arrivé à destination, je pénétrais en trombe dans le bureau de la direction, manquant de dégonder les portes. Elle était là, debout face à un Roger embarrassé. Roger était le directeur de l'orphelinat. C'était un type bien même s'il paraissait parfois un peu louche. Derrière ses lunettes, son regard fatigué se posa sur moi dans une expression de tristesse profonde mêlée de soulagement.
« Te voilà enfin.
_ J'allais pas me presser non plus ! » râlais-je en trainant le pas.
Roger soupira avant de se tourner vers sa nouvelle pensionnaire.
« San voici Mello. C'est lui qui s'occupera de toi en premier lieu, le temps que tu prennes tes repères et que tu euh… disons que tu t'habitues à ton nouveau chez toi… »
Elle ne dit rien, se contentant de tourner l'eau sanguine de ses yeux vers moi et d'acquiescer d'un air résigné. Son regard était vide, comme si elle avait décidé d'effacer toute trace d'émotion de son visage. Agacé de ne pas avoir mon mot à dire, je me plantais face à l'imposant bureau sur lequel je collais mes poings dans un martèlement sourd.
« Eh minute ! J'ai pas la plus petite intention de m'occuper d'elle ! Demande ça à Near ou à Matt ! »
Roger soupira de plus belle. Apparemment il s'attendait à une telle réaction de ma part. Et bien tant pis pour lui ! Il n'avait qu'à choisir quelqu'un d'autre à enquiquiner !
« Mello… tu veux bien venir avec moi 30 secondes s'il-te-plait ? »
Après s'être excusé auprès de sa nouvelle protégée, Roger m'entraina à sa suite dans une pièce annexe où il me fit face, me dévoilant pour la toute première fois un regard inquiet.
« Mello j'aimerais vraiment que tu t'occupes de cette jeune fille. »
Je détournais la tête en faisant la moue.
« Hors de question. Je refuse de me trimballer une greluche geignarde ! Y a pas marqué baby-sitter sur mon front !
_ Le problème n'est pas là ! »
En disant cela il m'avait agrippé au niveau des épaules. Ses mains crispées tremblaient. Il plongea ses yeux dans les miens. La tristesse avait pris possession de son visage entier, à tel point que je cru qu'il allait pleurer.
« Roger ? Mais qu'est ce que… ?
_ Cette jeune fille vient de traverser des choses… vraiment difficiles.
_ Et alors ? On a tous nos problèmes ! Qu'elle assume les siens !
_ C'est bien ce qu'elle fait. Et depuis trop longtemps d'ailleurs… »
J'eu un léger mouvement de recul. Roger continua sur sa lancée en jetant des regards inquiets en direction de la porte qui nous séparait de la pièce où la nouvelle pensionnaire nous attendait.
« Mello… Regarde ses yeux. Cela fait trop longtemps qu'elle porte tout ce poids sur ses épaules, ses yeux sont vides, ils crient de douleur. »
Je me libérais de son emprise d'un geste de la main.
« Et alors ? C'est pas mon problème !
_ Elle a perdu ses parents à l'âge de 5 ans…
_ Tout le monde ici a perdu ses parents ! C'est pour ça qu'on appelle cet endroit un orphelinat !
_ Laisse-moi finir s'il-te-plait. »
Je me callais dos au mur en croisant les bras, signe chez moi de rebut total et d'indisposition au dialogue.
« Elle a été enlevée à sa famille, séquestrée puis… »
Le vieil homme marqua une pause.
« Puis quoi ? » demandais-je, vaguement intéressé.
Roger se tourna vers moi d'un air grave.
« Elle a été torturée. Chaque jour qui passait correspondait à une torture différente, physique et mentale. Elle a dû endurer ce traitement pendant un peu plus de 6 ans. Mello imagine toi seulement… Six années à subir de telles choses, à supporter un tel enfer… On ignore encore aujourd'hui la raison pour laquelle ses ravisseurs la traitaient ainsi. Selon les enquêteurs, elle en connaitrait la raison mais a toujours refusé de parler, se murant dans le silence… »
J'ouvrais de grands yeux exorbités. Voilà donc la raison pour laquelle cette fille était si différente des autres. Il me parut même incroyable qu'elle soit encore en vie après cela. Comment pouvait-elle tenir debout, soutenir la lumière du jour alors qu'elle devrait la haïr ? Sentant que son histoire avait eu son petit effet, Roger continua, plus sombre que jamais.
« Lorsqu'on la retrouva enfin, elle fut placée sous la garde d'un tuteur, un vieux collègue de son père qui s'est occupé d'elle jusqu'à aujourd'hui. Elle est donc restée vivre chez lui 5 ans.
_ Dans ce cas pourquoi est-elle ici ? »
Le regard de Roger s'assombrit encore.
« Quoi qu'il en soit, elle refuse de parler. Après avoir enduré de telles choses, elle n'a plus confiance en personne et quand on y réfléchit, c'est bien normal. Elle se conduit comme un animal sauvage ; on ne sait jamais comment elle va réagir. Son regard est vide de toute expression. Elle ne semble même plus éprouver de sentiments. Je me suis dit qu'avec un cas pareil… Il n'y avait que toi pour t'occuper d'elle… »
Je restais silencieux. Il était vrai que sa seule tenue vestimentaire était agressive. Il était également vrai qu'elle était déconcertante. Je soupirais d'agacement, puis me redressais d'un geste las.
« C'est bien triste pour elle. Mais je…
_ Mello ! »
Le ton de Roger était sans appel. Et zut ! Dans quoi me retrouvais-je embarqué ?! Je tournais vers lui un regard furieux.
« Bon très bien ! Je vais m'occuper d'elle ! T'es content ? »
En guise de réponse, je n'obtins qu'un signe de tête affirmatif puis une invitation à rejoindre la pièce principale de son bureau. Elle était toujours là, au même endroit, exactement dans la même posture dans laquelle nous l'avions laissé quelques minutes auparavant. Son regard vide fixait l'une des nombreuses boules à neige qui trônait sur le bureau de Roger. Le jouet semblait l'intéresser, ce qui n'échappa pas au vieil homme.
« Ca te plait ? » demanda-t-il en s'approchant d'elle.
Les yeux de la jeune fille passèrent successivement de Roger à la boule de verre qu'il tenait dans ses mains.
« Si tu veux, je te la donne. » ajouta-t-il en agitant la boule d'un sourire.
Sous les yeux arrondis de surprise de la jeune fille une mini tempête de neige se déchaina dans la bulle de verre, formant des tourbillons de flocons à échelle miniature. San sembla apprécier la démonstration puisque ses doigts se refermèrent sur l'objet. Elle s'inclina légèrement, signe qu'elle appréciait le cadeau et l'en remerciait. Cependant s'ils avaient été un instant traversés par un éclair de surprise, ses yeux redevinrent vides de toute expression au grand désespoir de Roger.
« Bien… Mello, je te la confie. »
Je grognais un « ouais » peu enthousiaste puis invitait la nouvelle venue à me suivre d'un signe de tête. Elle s'exécuta sans ciller. Ni une, ni deux, nous nous retrouvions tous les deux à sillonner les couloirs de l'orphelinat. Enfin… quand je dis « tous les deux », ce n'était que pendant quelques secondes. En effet, à peine eu-je fais un pas hors du bureau de Roger que Matt me sautait dessus.
« Mellooooooo ! Sacré veinard ! Tu vas devoir t'occuper d'un si joli brin de fille tout seul ! Tu ne voudrais pas un peu d'aide à tout hasard ???? »
Dit sur le ton de la plaisanterie, la remarque ne choqua personne. Je l'écartais de moi d'un geste agacé.
« Arrête tes conneries tu veux ? »
Matt sourit de toutes ses dents avant de se pencher sur San qui ne broncha pas, se contentant de le dévisager de ses pupilles sanguines.
« Blague à part, je suis ravi de faire ta connaissance ! Je m'appelle Matt ! » dit-il en lui tendant une main qu'elle ne saisit pas.
« Laisse-tomber elle ne parlera pas. » lui lançais-je en faisant la moue.
Matt ouvrit de grands yeux surpris.
« Ah bon ? Et pourquoi ça ? Elle est muette ? »
Je me retournais et reprenais la marche, très vite talonné par un brun perplexe.
« Mello, qu'est ce qu'elle a ?
_ Pour l'instant laisse-tomber je t'expliquerai ça plus tard… »
Matt acquiesça d'un hochement de tête puis reporta son attention sur l'objet de ses convoitises.
« Elle est sacrément mignonne ! » me glissa t-il à voix basse.
« M'en moque… » ruminais-je.
Matt étira son visage en une moue déçue à laquelle je répondis par un regard assassin. Mignonne ou pas, cette fille allait me bouffer tout mon temps libre ! Parce que bien sûr, les cours reprenaient dans 2 jours.
Mello et son éternel sale caractère! XD J'ai essayé de reprendre le caractère de Mello trait pour trait, histoire de ne pas faire une OOC au moins pour ce personnage là mais j'avoue que la tâche n'est pas des plus aisées dans la mesure où je meurt d'envie de m'approprier le personage .
Juré je craquerai pas *_* Ques les quelques neurones qui me restent disparaissent si je ne respecte pas le blondinet accro au cacao! ( comment ça j'en ai déjà plus??? )
