L'ingrate que je suis n'a même pas pris la peine d'adresser quelques remerciements... *court se cacher*.
Donc, merci à Djul qui a accepté de lire la fiction dans son intégralité et qui m'a fournie un avis détaillé sur cette dernière et quelques conseils pour l'améliorer. C'est entre autre grâce à elle que vous pouvez lire cette fiction !
Et merci à Kév' qui, en plus de me donner ses impressions, m'a aidée à peaufiner quelques phrases.
Voilà. Cette erreur étant réparée, voici le second chapitre ! Et je tiens encore une fois à tous vous remercier pour l'accueil que vous avez fait au premier.
Corinne : Je ne sais pas où te contacter, alors je te remercie ici. Ravie que tu ais adoré ce premier chapitre ! Et voici maintenant la suite que tu attends.
croux49 : Chose promise, chose due ! Voilà la suite.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 2 : The Greed - L'avarice.
Subjugué par tout un tas de mets plus appétissants les uns que les autres, House choisissait ce qu'il allait se mettre sous la dent à midi. Un instant hésitant, il opta finalement pour un morceau de bœuf généreux accompagné d'une bonne assiette de frites, de quoi satisfaire son côté carnassier assez prononcé et son envie de gras immodérée. Le tout gracieusement offert par un ami de choix, bien que ce dernier ne soit pas encore au courant.
Se souvenant que cet ami adorait sortir sa carte bleue pour lui, il prit en supplément deux parts de tarte aux pommes, ainsi qu'une bonne glace au chocolat. Satisfait de son plateau repas, il se plaça dans un coin, attendant patiemment l'arrivée de sa conscience, et accessoirement, de son moyen de paiement.
Moins de cinq minutes plus tard, Wilson fit son entrée seul dans la cafétéria. Hautement fier, House se félicita pour son timing parfait tout en se retournant pour ne pas être reconnu.
L'oncologue scruta rapidement la pièce du regard. Constatant avec joie qu'aucun House n'était en vue à l'horizon, il s'avança pour composer son plateau repas en toute sérénité. Parmi tous les plats proposés, il décida se laissa tenter par ces frites qui lui criaient de passer outre le surplus de calories que ces dernières allaient lui apporter. Il en reçut une assiette pleine sur tous les côtés. L'esprit ailleurs ou étant trop occupé à se battre avec les frites qui s'obstinaient à ne pas vouloir rester dans son assiette, il arriva en caisse sans avoir vu le diagnosticien, tapi dans l'ombre, prêt à lui sauter dessus.
Décidant qu'il était temps, House s'avança énergiquement en direction de l'oncologue.
« Salut Wilson ! » s'exclama le praticien avec entrain.
Le cancérologue soupira, exaspéré à l'idée de devoir encore lui payer son repas.
« House, je ne suis pas ton compte bancaire personnel.
_ Non, tu es mon meilleur ami. Ce qui revient au même, je te l'accorde. Dans les deux cas, ton devoir moral est de subvenir à mes besoins si je te le demande. explicita le diagnosticien sur un ton réfléchi.
_ Et je suppose que cette règle ne s'applique pas en sens inverse.
_ C'est que, contrairement à toi, je ne suis pas quelqu'un de moral, ce qui me dispense d'obéir à ce genre de principes. continua-t-il de se justifier.
_ Evidemment. Tu oublies juste qu'aucune règle morale ne m'oblige à payer ta nourriture quand tu as parfaitement les moyens de le faire par toi-même. rétorqua l'oncologue, tentant de le raisonner.
_ Et toi tu oublies que je suis capable de faire un scandale pour si peu. Ce après quoi ta gêne te poussera à balbutier des choses incompréhensibles lorsque tu tenteras de t'excuser auprès des personnes ici présentes. Au final, constatant ton éternelle incapacité à pouvoir me raisonner, tu plieras et me paieras quand même mon repas. Évitons de passer par la case malaise et sors ta carte directement. »
Comprenant qu'il n'en tirerait rien, Wilson sortit sa carte bleue et entreprit de payer leur repas.
« Qu'est-ce que tu peux être avare des fois ! s'amusa le diagnosticien.
_ Et c'est l'homme qui refuse de me prêter $10 qui dit ça. ...
_ Tu t'es pris un balai dans le cul ce matin ? Je t'ai connu plus réceptif à mon humour.
_ Parce qu'en plus je devrais payer avec le sourire ? questionna l'oncologue en récupérant sa carte.
_ Bien sûr. Comme tu as eu trois femmes, tu devrais être habitué à sortir ta carte avec un sourire béat voulant dire "Tiens chérie, c'est avec grand plaisir que je te laisse pomper mon fric. Vu qu'en plus je t'ai trompée, ça compense un peu.".
_ Tu te compares à mes ex ? se moqua le cancérologue en évitant de percuter un homme de justesse.
_ Oh mon Dieu non, quelle horreur ! s'indigna faussement le médecin. Moi je veux juste le sourire béat forcé, sans arrière-pensée.
_ Tu m'exaspères. lâcha Wilson en se posant lourdement sur une chaise. La prochaine fois, tu payeras ta nourriture.
_ C'est ce que tu m'as dit la dernière fois, et celle d'avant, et encore celle d'avant ... lui rappela-t-il en se postant juste en face de lui.
_ Je pense avoir saisi l'idée.
_ Evidemment que tu as saisi l'idée. Tu essayes simplement de te persuader - et en passant, de me persuader - qu'il pourra en être autrement la prochaine fois. Un peu comme lorsque Cuddy s'obstine à vouloir me faire la morale.
_ Cuddy obtient parfois ce qu'elle veut de toi ! s'exalta Wilson en manquant pour un peu de renverser son verre.
_ Elle a d'excellents arguments. s'empressa t-il d'ajouter. Et par là, je n'entends pas le panorama déstabilisant qu'elle m'offre à chaque fois sur son décolleté, mais plutôt ce zéro qu'elle menace de retirer de ma fiche de paie et de tout ce chantage dont elle se rend responsable de par son statut hiérarchique. Alors que toi, tu n'as pas ce pouvoir. »
L'oncologue souffla longuement avant d'enfourner avec hargne une fourchette de frites.
« Fais pas cette tête ! Dis-toi que l'argent que j'économise aujourd'hui deviendra celui avec lequel je pourrais me payer autre chose demain ! s'exclama le praticien avec enthousiasme.
_ Comme une bouteille d'alcool ? railla-t-il une fois sa bouche vide.
_ Par exemple. Tu vois, tu fais une bonne action, évites un conflit et maintiens la paix dans l'hôpital. Quant à moi, je fais des économies. Tout le monde est content !
_ Et quelle est ton hypothèse pour les $1000 que je t'ai prêté il y a de ça deux mois et que tu ne m'as toujours pas remboursé ?
_ Acte de générosité envers un infirme ?
_ Tu te fous de moi ? demanda le cancérologue en éclatant nerveusement de rire.
_ Non ! Je n'oserais pas. s'offusqua le diagnosticien.
_ Tu me rembourseras avant la semaine prochaine. prévint-il en le pointant du doigt.
_ Désolé, ça ne va pas être possible. contesta-t-il en feignant quelques larmes. Ma main se paralyse dès que j'essaye de rédiger un chèque... »
Wilson envoya un morceau de viande dans sa bouche avec aigreur, tout en se retenant de ne pas étriper son ami.
Tandis que House s'imaginait être le pauvre morceau de chair que Wilson s'acharnait à mâcher frénétiquement en le fixant, Cuddy fit une entrée remarquée dans la cafétéria. Comprenant qu'il allait passer un mauvais quart d'heure, le diagnosticien envoya une frite par terre et fit mine de la chercher en se baissant exagérément. Gardant sa position, il attendait patiemment que la tempête s'en aille, mais fut bien obligé d'admettre qu'il ne pourrait pas l'éviter : il leva la tête pour demander un compte rendu détaillé de la situation à Wilson et tomba nez à nez avec une paire de jambes.
« Oh mon Dieu ! » laissa-t-il échapper.
Une fois sa surprise exprimée, il se redressa lentement en prenant bien soin d'étudier de près les courbes de la doyenne.
« Ne vous gênez pas surtout. expédia-t-elle, agacée.
_ Aucun risque ! » répondit-il en finissant sa course folle les yeux rivés dans les siens.
Elle lâcha un long soupire d'exaspération et changea de sujet de conversation.
« Votre cas ne va pas se résoudre tout seul.
_ Ca dépend. Selon l'Eglise, les miracles existent. Voyez en plus le bon côté de la chose : s'il y en a un dans votre hôpital, le Princeton Plainsboro deviendra un lieu de pèlerinage très prisé par des milliers d'imbéciles ! s'amusa-t-il, l'air enjoué.
_ En attendant cette intervention divine, vous allez faire ce pourquoi je vous paie. rétorqua-t-elle, inflexible.
_ Relax, les scouts ont la situation bien en main.
_ Mais Dieu ne s'occupe pas de tous ces gens qui viennent en consultation.
_ Sait-on jamais. commenta-t-il, toujours jovial.
_ Ils ont donc besoin d'un médecin pour s'occuper d'eux, même si ce médecin est un con arrogant qui n'hésitera pas à les malmener. se surprit-elle à lui lancer.
_ Arrêtez, vous allez me faire rougir.
_ Maintenant. » conclut la doyenne, tentant de donner un ordre à son employé.
En ayant terminé avec lui, elle tourna les talons et entreprit de rapidement se mettre hors de sa portée. Forcée de constater qu'elle n'avançait pas aussi vite qu'elle aurait pu l'espérer, elle dut bien admettre qu'elle ne pourrait éviter une dernière remarque.
« Pas mal votre tailleur, mais il ne met pas assez votre postérieur en valeur ! » s'égosilla-t-il, obligeant quelques personnes à se retourner.
Un long soupir d'exaspération et un hurlement intérieur plus tard, elle reprenait son chemin d'une démarche assurée.
House, fier de son petit effet, affichait un sourire de satisfaction plutôt prononcé.
« Arrête cette parade amoureuse, ça devient franchement ridicule. Agis comme un être humain normal; invite-la au restaurant au lieu de te donner en spectacle devant tout l'hôpital. » conseilla Wilson, resté de marbre pendant la conversation qui venait d'avoir lieu.
House eut un léger mouvement de recul, atterré par les propos de son ami.
« J'ai eu une hallucination auditive là, non ? fit-il, largement scandalisé.
_ Oh non, juste un profond déni.
_ Dit consciencieusement l'homme marié à trois reprises. railla le médecin à l'encontre de l'oncologue.
_ Plus sérieusement, tu devrais ...
_ Me ruiner ? Jamais ! le coupa-t-il sans prévenir.
_ House ! l'interpella-t-il, l'air indigné.
_ Wilson ! répondit-il, sur un même air. Même si tu as du mal à concevoir ce principe, sache qu'il n'est pas nécessaire de sortir sa carte pour s'attirer les faveurs d'une femme. »
Excédé par l'attitude de son ami, le cancérologue passa une main lourde sur son visage, tout en méditant : il n'en tirera jamais rien.
« Le sexe gratuit vaincra ! » clama le diagnosticien.
Définitivement rien.
Avarice, nom féminin : Attache excessive à l'argent, refus de le dépenser, même inutilement. Considérée comme l'un des 7 péchés capitaux.
TBC...
