Chapitre 2 : Présences et sentiments.
**Merci pour vos reviews, voici donc la suite de l'histoire. Pour l'instant ça reste assez calme, je vais essayer de faire monter la tension lentement. **
Hitomi courrait. Elle avait déjà une bonne avance sur les autres, mais elle continuait à donner le meilleur d'elle-même. Elle restait concentrée sur la course jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'elle ait franchi la ligne d'arrivée. Depuis son retour sur terre elle n'avait cessé de s'améliorer au cent-mètres, son entraîneur estimait qu'à ce rythme là elle pourrait bientôt participer aux jeux olympiques. Hitomi trouvait qu'il exagérait, certes elle était très forte en course, mais delà à en faire son métier…
Elle passa la ligne d'arrivée et put enfin s'arrêter. Elle s'était vraiment donnée à fond cette fois ci, elle était épuisée. Elle se pencha en avant pour reprendre son souffle.
« J'ai vraiment bien couru, pensa t'elle. Peut être même que j'y ai été un peu trop fort »
Elle sentit une présence. Elle releva la tête. A une dizaine de mètre d'elle se tenait un jeune homme d'à peine 16 ans, qui l'observait. Il avait les cheveux brins et courts, et portait un ample pantalon de toile noire, ainsi qu'une chemise également noire, qu'il n'avait pas prit la peine de fermer. Il était chaussé de bottes en cuir et en métal dont le look assez agressif contrastait avec l'impression de douceur que l'inconnu dégageait. Hitomi nota qu'il portait également un pendentif en forme de croix autour du cou.
« Joli garçon… »
Elle se releva et l'interpella :
« Bonjour ! Qui êtes-vous ? »
Une voix à sa gauche l'interrompit :
« Hitomi !
-Ah ! Yukari je…
-Hitomi ! Félicitations pour ta course !
-Merci !
-Qui est-ce que tu regardais hum ?
-Ben heu… »
Elle se retourna vers l'inconnu, mais il avait disparu.
« Tiens ? J'ai rêvé ?
-Hitomi ? Tu viens ?
-Ah ! Oui, j'arrive ! »
*
* *
Yukari était partit acheter des boissons, Hitomi l'attendait sur un banc. Yukari… devait-elle lui parler de ce qui s'était passé hier… et aujourd'hui ? Oui, ce jeune homme étrange, sa disparition soudaine, ça ne pouvait pas être que le fruit du hasard. En y repensant, Hitomi le trouvait de plus en plus attirant…
« Non ! C'est Van que j'aime ! »
De toutes façons elle s'en tiendrait à ce qu'elle avait décidé hier. Yukari avait l'air heureuse elle, pas question de troubler cela. Hitomi savait à quel point c'était difficile de trouver le bonheur, alors elle n'allait pas gâcher celui de Yukari avec des histoires qui ne la concernait pas…
« Et moi dans tout ça ? » se lamenta intérieurement Hitomi.
Elle soupira. Elle posa la tête entre ses mains, mais en faisant ce mouvement, elle sentit la présence d'un objet dans sa poche.
« Qu'est ce que…
Elle prit l'objet et le tint devant elle.
« Mon jeu de tarot ? Pourtant j'étais sure de l'avoir laissé chez moi ! Comment a t'il put arriver là ? »
Elle le tenait à la main, et elle n'arrivait pas à se décider à le ranger. Il exerçait sur elle une étrange fascination… elle n'aurait pas dut s'en servir à nouveau hier !
Sans trop savoir ce qu'elle faisait, elle avança sa main libre vers le jeu, et très lentement, avec beaucoup de précautions, elle retourna la première carte. La Mort.
Elle resta en contemplation devant la terrifiante icône. Elle s'aperçut tout à coup que quelque chose n'allait pas : La carte se modifiait à vue d'œil ! La Mort se muait en un autre personnage étrange : Il portait un masque blanc à droite et noir à gauche, la partie blanche souriait et la partie noire grimaçait. L'individu qui apparaissait devant elle était, si l'on exceptait la partie blanche de son masque, entièrement vêtu de noir. Son débardeur, son pantalon et ses bottes maintenues fermées sur le coté par des séries de ceinturons, tout cela était noir, mais le plus singulier restait encore son abondante chevelure, à mi-chemin entre la crinière d'un lion et le dos d'un porc-épic. Il avait également l'air bien bâti, mais il dégageait également une aura terrifiante.
A peine avait t'elle finit de le détailler que la carte lui échappa des mains et se posa face visible sur le sol. Tout devin noir autour d'elle, seule la carte brillait d'une intense lumière, tandis que la carte s'agrandissait de manière à permettre l'intrusion de l'inconnu en chair et en os.
Il sortit de la carte et se tint devant Hitomi, la fixant du regard à travers son masque. Elle s'aperçut alors qu'il était très grand, il devait faire au moins deux mètres de haut. Mais plus que sa taille, c'était l'atmosphère maléfique émanant de lui qui le rendait véritablement terrifiant. Hitomi n'osait pas bouger, et lui ne semblai pas non plus décidé à faire le moindre mouvement.
« Qui… qui êtes-vous ? » risqua t'elle.
« Hitomi ! »
La voix de Yukari la rappela à la réalité : Elle était toujours assise sur le banc. Il ne s'était rien passé, elle n'avait même pas son jeu de tarot sur elle !
« Hitomi ! A quoi est-ce que tu rêvais ? Ça fait trois fois que je t'appelle !
-Ah ! Désolée Yukari ! J'avais la tête ailleurs !
-A oui ? Et on peut savoir où ?
-Mais je…
-Hitomi…
Yukari se pencha vers Hitomi, qui se sentit tout à coup très à l'étroit sur son banc.
-Tu ne serais pas en train de me cacher quelque chose ?
-Yukari ? Qu'est ce que tu…
-Hitomi ? Tu t'es trouvée un petit ami ?
-Quoi ?
-Allez, je le vois bien ! C'est quoi son nom ?
-Mais enfin Yukari je t'assure que…
-Hitomi ! Ne joue pas à ce petit jeu là avec moi !
-Mais non Yukari tu te trompe…
Il fallut une bonne dizaine de minutes à Hitomi pour arriver à convaincre son amie que non, elle n'avait pas trouvé de petit ami (enfin pas sur terre du moins).
*
* *
Sur Gaïa.
Van sortait du conseil qui se tenait chaque semaine au palais royal de Fanélia. Si ce n'est que pour la première fois depuis longtemps il n'était pas satisfait de ce qu'on lui avait apprit. Depuis le départ d'Hitomi, la paix s'était installer sur Gaïa. Tout le monde avait pardonné tout le monde, les nations vivaient en bonne intelligence et aucun des peuples de Gaïa n'avait à sa plaindre. Trop beau pour durer.
Il y deux semaines, une bande de brigands –Van trouvait le terme trop péjoratif mais apparemment il n'y en avait pas de mieux approprié- s'était manifestée au sud d'Astria et de Fanélia. On avait envoyé des diplomates pour calmer les esprits, mais on apprenait une semaine plus tard que les négociations avait échoué. Van connaissait les hommes qu'on avait envoyés en tant que médiateur, pas du genre à faire échouer un pour-parler, c'étaient donc les brigands qui y mettaient de la mauvaise volonté. On avait alors détaché une expédition punitive d'infanterie, chargée d'en finir en faisant le moins de morts possibles, de préférence en capturant les chefs rebelles.
Van venait d'apprendre qu'elle avait également échoué. Apparemment on avait sous-estimé leur nombre et les capacités de commandement de leurs chefs. D'après les rapports, il s'agissait de jeunes de différents pays, préparés à la guerre mais l'ayant manquée de peu, qui n'acceptaient la paix actuelle. Toutefois l'idée de se réunir et de se livrer à des pillages coordonnés ne pouvait pas venir d'eux, il devait y avoir une ou plusieurs personnes derrières pour les manipuler… mais qui ?
Peu importe, de toutes façons on en viendrait facilement à bout… mais fallait t'il vraiment que ça se termine dans le sang ?
Van soupira. Sans s'en rendre compte, il avait dirigé ses pas vers le monument dressé en mémoire de son frère, Folken. Folken. Van était très jeune quand Folken avait disparu. Quand il l'avait retrouvé, c'était au service de Zaibach, l'ennemi. Finalement Folken s'était rallié à leur cause, mais Van n'avait put le voir que quelques jours avant… avant qu'il ne trouve la mort en tuant l'Empereur Dornkirk. Van avait eut du mal à s'en remettre, retrouver son frère pour le perdre à nouveau…
En approchant du monument, Van s'aperçut qu'il y avait déjà quelqu'un devant le monument mais… cette silhouette… ces vêtements…
« Non… non c'est impossible ! »
Pourtant tous les détails correspondaient, et sa mémoire ne le trompait pas. Il continua à s'approcher, et put alors distinguer la chevelure de l'homme : Elle correspondait parfaitement à ce dont il se rappelait. Mais comment ? C'était absurde ! Comment cela pouvait-il être…
« Folken ? »
Celui qui ressemblait à Folken ne répondit pas. Van accéléra le mouvement, et se retrouva bientôt à courir. Il devait tirer ça au clair, ça ne pouvait pas être son frère ! Son frère était mort ! Il n'était plus qu'à quelques mètres de lui. Il arriva enfin au contact de l'individu. Il posa une main sur son épaule pour l'obliger à faire face et…
« Van ! »
Il éprouva furtivement une sensation identique à quelqu'un qui se réveille d'un rêve. Il se trouvait bien devant le monument, mais il n'y avait personne, à l'exception de la voix qui l'avait interpellé, celle d'Allen.
Passé la surprise et l'incompréhension, il se retourna et répondit au chevalier céleste :
« Allen ! Comment vas-tu ? Qu'est-ce qui t'amènes par ici ?
-Différentes choses, Van, différentes choses… »
Les deux amis se toisèrent un moment. Ils ne s'étaient pas vus depuis plus de deux mois, chacun ayant été très occupé de son coté. Ils profitaient tous deux de ce petit instant de calme pour savourer sans parler les liens d'amitié qui les unissaient. Ce fut Van qui rompit le silence.
« Tu veux parler des attaques de brigands dans le sud ?
-Oui, mais pas seulement, je suis aussi là pour Séréna.
-Séréna ? Elle est venue avec toi ?
-Oui elle avait assez d'être toute l'année à Pallas, j'ai pensé profitais de mon passage ici pour lui faire changer un peu d'air.
-C'est vrai qu'en plus elle n'était jamais venue à Fanélia… »
Van hésita à instant avant de se décider à poser la question qui lui brûlait les lèvres.
« Tu… ne lui as toujours pas dit ?
-Pour Dilandau ? Non… elle est trop fragile… elle ne supporterait pas une telle révélation…et puis…
-Et puis le choc pourrait « le » faire revenir…
Un silence gêné s'installa… Dilandau et Séréna… même après tout ce temps il était difficile d'admettre que ce fut la même personne…
« Maître Van ! »
L'arrivée de Merle soulageait aussi bien Van qu'Allen, mieux valait changer de sujet.
Elle se jeta comme à son habitude au cou de Van, mais Allen nota que Van avait eut un léger mouvement de recul et avait rougit. Merle avait grandi, mais elle était toujours aussi vivante, et elle vouait toujours la même dévotion à Van.
« Maître Van j'étais inquiète ! Le repas est servi et je ne vous trouvais pas ! Tiens bonjour Allen !
-Ne t'inquiète pas Merle, j'arrive tout de suite. Allen et Séréna vont manger avec nous, tu veux bien aller dire aux serviteurs de rajouter deux couverts s'il te plait ?
-J'y vais tout de suite » lâcha t'elle alors qu'elle s'éloignait déjà.
« Elle est devenue très belle. » dit Allen.
« Vraiment très belle. » rajouta Van qui la regardait s'éloigner d'un ai absent.
Allen nota l'expression de Van, et lui demanda, malicieux :
« Tu la regarde d'une drôle de façon Van…
-Hein ? Moi ? Mais non je…
-Van ? Ne me dit pas que tu es…
-Moi ? De Merle ? Mais non pas du tout ! Qu'est ce que tu raconte ? »
Van rougissait à nouveau, mais Allen se garda de le lui faire remarquer, ce n'était pas son genre de taquiner Van avec des choses comme ça. Mais la réaction de Van l'avait surpris… et s'il était vraiment… non voyons c'était trop absurde ! Il chassa cette idée stupide de sa tête et alla avec Van jusqu'à la salle des banquets.
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