Note de l'auteure: Merci! Merci, merci, merci pour les reviews! Sérieusement, ça m'a donné du courage pour continuer le reste de ma fic, maintenant je me sens aimée et respectée (tout le monde à la main sur le coeur et la larme à l'oeil, s.v.p), tout cela grâce à vous, chers revieweurs! Comment ai-je pu survivre sans vous auparavant, comment ai-je pu passer à travers toute cette souffrance sans ces petits mots qui sont comme le doux bruit des vagues à mes oreilles – ahem, correction… ces mots sur mon ordinateur qui sont comme des… des couchers de soleil tous aussi beaux les uns que les autres, leur beauté se dévoilant sous mes yeux! Ces mots qui… bon, ca suffit. Voila la suite de l'histoire:

P.S. Pas grand chose se passe dans ce chapitre. Pour dire vrai, je ne suis absolument pas satisfaite avec, mais il fallait que ça fasse, vu que l'histoire devait avancer anyway. Et je trouvais intéressant d'insérer un certain élément que je n'ai vu personne utiliser auparavant. Fallait que je me sente originale… D'accord, d'accord, ma gueule.


2. Une rencontre avec la fin

Des frissons glacés parcourant son corps ramenèrent Harry à la réalité. Lentement, le brouillard se dissipa et il reserra bientôt sa prise sur le monde conscient.

Il était couché sur quelque chose de dur. Et froid. Il faisait si froid…

Des élancements lui parcouraient la tête et Harry avait cette impression de s'être fendu le crâne en deux. Avec un peu de difficulté il entrouvrit ses yeux. Et ne vit rien.

Tout autour de lui était plongé dans la noirceur, mais au bout de quelques minutes ses yeux s'habituèrent au manque de lumière et il put discerner quelques détails. Son corps par exemple. Qui n'était décidément pas étendu sur son lit.

D'un bond Harry se releva et étouffa aussitôt un grognement de douleur. Ses membres antérieurs lui faisaient un mal de chien et de plus, dans son mouvement brusque, Harry s'était érafflé la peau des bras et du dos sur les branches épinées d'un… buisson?

Progressivement tout lui revint:ses sombres pensées, son inhabituelle claustrophobie. La course pour tenter de semer tous les souvenirs et toutes les attentes placées sur son dos d'adolescent. Il n'était qu'un adolecsent. Chose que nombreuses personnes oubliaient ou ne prennaient simplement pas en compte.

Il avait donc couru jusqu'au plus total des épuisements, pour en arriver là.

Et où 'là' était…? Il ne se souvenait malheureusement pas d'avoir observé le nom des routes lors de sa course folle. Avec appréhension, Harry regarda autour de lui. Devant lui, se dressaient de nombreux duplex, identiques à ceux du Privet Drive, ce qui le laissa déduire qu'il ne s'était pas tant éloigné que ça. Par contre, au-delà des buissons derrière son dos, s'étirait un long cimetière. Quelque chose qu'il n'avait jamais vu des quinze années de son séjour chez les Dursleys.

Ce n'était pas très bon signe.

Il aurait bien demandé son chemin aux passants ou, au pire, aux habitants des immeubles. Il y avait cependant ce léger inconvéniant qu'Harry était coincé là en plein milieu de la nuit, ce qui l'empêchait d'aller allègrement sonner aux portes des résidences de brique blanche.

Avec un long soupir Harry tourna sur lui-mêmedans le pathétique espoir de découvrir quelqu'un érrant par là… Autour d'un cimetière à trois heures du matin. Il roula des yeux. Pathétique, en effet. L'orage avait heureusement pris fin pendant qu'il était inconscient et il pouvait donc chercher son chemin plus aisément.

Il s'apprêtait à revenir dans la rue quand ses yeux s'immobilisèrent sur deux globes scintillants dans la nuit, le fixant du fond du cimetière. Il resta planté sur place, une étrange fascination paralysant ses membres. Il voyait de vagues mouvements dans l'obscurité et savait que la créature s'approchait. Les yeux jaunes semblaient flotter dans les airs. Plus près. Plus près.

Finalement Harry se retrouva à quelques mètres de la bête, celle-ci légèrement plus visible aussitôt sortie des ténèbres de la nécropole. Et il la reconnut enfin.

Il se souvenait, des années auparavant, comme il fuyait à chaque fois qu'il se croyait confrontant la créature. Maintenant qu'il n'y avait qu'un petit espace les séparant, Harry se demandait comment il a pu être assez stupide pour se croire en face de celle-ci ; le fait qu'il se trompait lui semblait d'une évidence frappante.

Le gros chien noir fit un autre pas vers lui et Harry se mit à genoux pour avoir leurs yeux au même niveau.

L'animal… non, ce n'était pas un animal mais un… fantôme, peut-être?... semblait constitué d'une brume opaque, donnant l'impression que si quelqu'un oserait passer la main sur lui, cette dernière passerait au travers tout en sentant le moindre particule le composant.

Harry osa.

Sa main s'avanca avec hésitation vers le Sinistros, qui était à présent nez-à-nez avec lui, et se posa doucement sur son pelage. Comme Harry l'avait prévu, ce n'était guère du poil. On aurait dit des milliers de petites toiles d'araignée, toutes entrelacées, toutes d'un noir d'ébène. Les yeux jaunes le fixaient toujours.

Harry aurait du fuir. Harry aurait du crier à pleins poumons et déguerpir de là aussi vite que ses muscles endoloris le lui auraient permis. Mais Harry se retrouvait les genoux dans la boue, son pyjama trempé, sa peau en chair de poule.

Harry se retrouvait apaisé, réconforté même par cette présence annonçant pourtant la mort.

Il ne savait combien de temps passa, ses doigts passant inlassablement dans cette texture froide et délicate, encore et encore et encore...

« Harry! »

Le cri aigu retentit derrière lui, le tirant brutalement de sa trance. Il se retourna vivement, découvrant là Mrs. Figg en chemise de nuit, un de ses chats miaulant à ses pieds. Le soulagement se lisait clairement sur son visage ridé.

Lentement, Harry retourna son regard à l'endroit où se tenait le Sinistros encore quelques secondes auparavant, sa main soutenue dans les airs, le souvenir de son poil imprimé dans ses doigts.

« Oh mon Dieu, Harry, je t'ai cherché partout! » haleta la vieille femme en courant dans sa direction. « Je peux savoir quelle harpie t'as mordue pour que tu déguerpisses comme ça jusqu'aux premières lueurs du matin ? »

Muet, Harry s'apperçut en effect de la faible lueur rosâtre illuminant graduellement le ciel.

« Inquiète! J'étais tellement inquiète! Oh mais tu es trempé jusqu'aux os et – Mon Dieu, regardes-toi, tu trembles! Et moi qui n'ai pas pris de couverture – Oh Harry ce que j'étais inquiète! » Elle l'aida à se relever et tenta de le débarasser de la boue couvrant la majeure partie de son pyjama.

« Heureusement que Miss Félia t'as trouvé ici et est aussitôt venue m'avertir! Sais-tu Harry, j'ai envoyé tous mes chats à ta recherche! J'ai peur de penser à tout ce qui aurait pu t'arriver – en plein milieu de la nuit, nom d'un Scrout à Pétards! Non, par ici, Harry – » Mrs Figg le conduisait maintenant dans la direction opposée du cimetière, une main fermement maintenant son coude.

Un peu sonné, Harry la suivit sans discuter. La douleur renouvela son attaque sur ses tempes et se disperça un peu partout dans son crâne aux monologues incessants de la cracmol. Mais il ne faisait pas attention. Son esprit passait avec précaution à travers les récents événements, disséquant et analysant le moindre détail de son encontre avec le Sinistros.

Était-ce vrai? Peut-être avait-il rêvé ? L'hypothèse était dure à croire mais… S'il se basait sur ce que Trelawney lui répétait constamment lors de sa 3ème année à Poudlard, la créature était un présage de mort.

Pas si surprenant quand on y pensait…

La mort l'entourait. La mort était présente partout autour de lui: dans sa vie le jour, dans sa vie la nuit… Elle s'introduisait dans ses rêves, souillait ses souvenirs. C'était amèrement ironique qu'il avait tant couru pour essayer désespérément d'y échapper pour ensuite se retrouver réconforté par sa symbolisation même.

Et puis, ça lui rappelait Sirius. Bien sûr sa forme d'Animagi était plus distincte, d'avantage hirsute. Et ses yeux restaient toujours noirs, peu importe sa forme. Un nœud se forma dans la gorge de Harry, les larmes livrant bataille pour sortir. Il était surpris de découvrir qu'il lui en restait à verser. Il se serait attendu à être à sec, après toutes les nuits passées à pleurer silencieusement sous sa couverture.

Ne voulant pas que Mrs. Figg s'apperçoive de sa peine, il ravala ses sanglots et continua à la suivre jusqu'à ce qu'ils arrivent à sa deumeure. La vieille femme s'était arrêtée et s'était mise à le pousser obstinément dans sa porte d'entrée. Confus, il se laissa faire malgré le fait qu'il croyait se faire reconduire chez les Dursleys.

« Un bon bain chaud, que tu as besoin. Et du thé aussi. Et ces vêtements alors, qu'est-ce qui t'as pris de sortir dans ces vêtements ? » Harry se retint de lui faire remarquer qu'elle était partie à sa recherche en chemise de nuit elle-même .

« Considères-toi chanceux si tu n'attrapes pas une sale grippe. C'est probablement ce qui peut t'arriver de mieux d'ailleurs et – mais qu'est-ce qui est arrivé à ton dos? » Elle effleura doucement ses égratignures de ses doigts. Harry s'apprêtait à lui répondre mais elle ne lui en laissa pas le temps.

« Je me demande bien comment tu te fourres toujours dans des situations pareilles toi alors! Allez, monte – dans la salle de bain – tout de suite! J'ai dit ouste! »

Harry s'empressa de grimper les escaliers sous les gestes impatients de la vieille dame. Essayant de ne pas trébucher sur les nombreux chats venant se frotter contre ses jambes, il s'engouffra rapidement dans la toilette. Puis, glissant lentement le long de la porte, il s'affessa par terre. L'horrible couleur orange vif du papier-peint augmentait déjà sa migraine.

Avec quelques derniers efforts il se laissa couler un bain d'eau bouillante, se déshabilla et plongea dedans. Il grinça des dents tandis que sa peau protestait au vif changement de température par de vagues douleurs, puis finalement, ses muscles se détendant, ferma les yeux et se laissa emporter par la fatigue, le liquide brûlant l'engouffrant de plus en plus.


C'est moi ou bien à chaque fin de chapitre Harry finit inconscient? Je dois avoir un certain problème avec lui étant réveillé…

Alors, tout est clair pour l'instant? Ou bien il y a un bon gros 95 pourcentsde ce dernier chapitre qui est pour vous un gros tas de choses bizarres et incompréhensibles agluttinnées ensemble sous forme de phrases? Parlez-moi en ! (Seigneur, j'ai l'air d'une psychologue…)

Ah et aussi je voulais vous informer que je fais partie d'une importante mafia et donc si j'apprends – et je risque d'apprendre – que vous avez lu cette fic sans reviewer, vous êtes un homme/femme/autre catégorie mort. (Ceci était un avertissement à prendre TRÈS au sérieux donc précitez-vous à l'instant sur le petit bouton ci-dessous si vous voulez un mariage, des enfants et une belle petite maison de briques blanches. Ou simplement la vie sauve. Merci, et bonne journée!)

Moi.