-Je veux voir la personne la plus haut placée dans cet établissement.
L'homme la dévisagea.
-Eh bien il me semble qu'il ne peut recevoir de visite pour le moment...
-J'attendrais.
Au bout de quelques minutes la porte en face des sièges sur un desquels se tenait Anna s'ouvrit et la jeune femme s'y engouffra.
Elle s'assit en face du burreau d'un homme d'à peu près quarante ans.
-Je t'écoute jeune fille.
-Laissez tomber.
-Pardon ?
-Oubliez le coupable. Il faut déserter la ville la faire disparaître avec la forêt, quitte à utiliser le nucléaire.
-Vous vous moquez de moi?
-Absolument pas, cette créature, sont territoire est la forêt, et vu où les corps ont étés retrouvés, elle trouve son territoire trop petit et compte bien l'agrandir. Nous, humains ne pouvont rien faire, les balles traversent sont corps et le font saigner, mais il ne ressent rien et la plaie se referme, pour les lames elles le coupent, mais ne vont pas bien loin, quelque chose dans son corps stoppe la lame.
-Comment le savez vous...?
-Ma mère m'a défendu avec un katana et mon père avec un fusil de chasse.
-Vous m'en voyez déso...
-Fermez-la.
-Comment? Les sourcils de l'homme se froncèrent et il prit un air sévère.
-Vous étiez les premiers à vous foutre de moi en insinuant que j'étais folle, les premiers à ne pas croire à ce qu'avait vu une petite fille, et maintenant je dois coopérer avec vous et vous voulez vous excuser de vos conneries passées. Non. Je vous dis d'après ce que je sais, fuyez, nous sommes pour cette créature ce qu'une fourmi est à l'homme. Mais gardez vos excuses hypocritespour vous. J'ai jamais pu supporter les humains de toute manière.
Elle se leva et claqua la porte en partant, elle entendit des ordres criés venir du bureau dont elle sortait et fut rapidement entourée par des policiers. Elle soupira. Les menottes autour des poignets elle s'assit lourdement sur une chaise dans un coin d'une pièce. Un homme entra au bout d'un moment et lui adressa un sourire rassurant.
-Eh ben... On avait jamais vu une jeune fille comme ça ici.
Elle ne dégna pas lever la tête et murmura quelque chose d'incompréhensible.
-Qu'est-ce qu'il y a?
-Détritus, cracha t-elle entre ses dents assez fort pour que cela parvienne aux oreilles du policier un peu choqué. Après ça le policier ne dit plus un mot et se contenta d'amener la jeune fille dans une pièce mieux aménagée et de lui défaire ses menottes.
-Je fais quoi ici.
-Etant donné que tu ne sembles pas coopérer de ton plein gré nous allons te forcer, tu resteras ici jusqu'à ce que nous n'ayons plus besoin de ton aide.
-Je suis donc un simple objet que l'on utilise en cas de besoin pour vous n'est-ce pas? Elle afficha un sourire en coin avant de s'approcher des quelques barreaux et d'y poser ses mains pour approcher sa bouche jusqu'à effleurer l'oreille du policier qui frémit. Je vous tuerais tous, et si c'est pas moi, ce sera lui.
Elle lâcha les barreaux et s'allongea sur son lit, elle en profita pour remarquer qu'elle était dans une pièce blanche, avec des meubles blancs. Effrayée elle posa ses mains sur ses yeux et se recroquevilla. Elle haissait le blanc, elle n'en portait jamais d'ailleurs, enfin plus depuis son enfance, elle avait déchiré et brûler toutes ses jolies robes blanches et légères qu'elle avait porté en souriant, pleine de bonheur, à sa mère.
Quelques heures plus tard un homme s'approcha de la grille pour poser un plateau repas.
-Oï. On veut te parler.
La jeune femme toujours recroquevillée sur son lit tourna la tête dans sa direction avant de se lever et d'approcher lentement, le regard vide.
-Mange ça et dès que tu as finis tu vas voir un enquêteur.
Elle prit le plateau et s'assit sur son lit. Une assiette avec du riz et un peu de viande, à côté un verre d'eau. Elle saisit la fourchette et mis son riz en bouche. Elle s'attaqua à la viande, en prenant le couteau il lui vint une idée. Elle essuya la lame du couteau et observa les murs un sourire plutôt étrange sur le visage.
-Je hais le blanc. Elle se planta le couteau dans la main, son sourire se transforma en léger rictus et elle gémit avant de retirer violement la lame et de s'approcher des murs titubante. Elle y passa sa main sanguinolante, marchant pour faire le tour de la petite pièce. Puis elle trotina et enfin courra. Voyant la plaie pas assez grande elle passa le couteau sur son avant bras et l'enfonça légèrement avant de le passer sur une petite table, les draps du lit et pour finir elle réfléchit un moment avant d'appeler le garde. Celui-ci entra sans faire attention et la jeune femme se jeta sur lui pour lui planter le couteau dans le ventre. Il se replia sur lui même, elle retira la lame et l'homme cracha du sang sur le sol. Elle l'observait d'un sourire satisfait. Mais il lui en fallait plus, elle s'approcha à nouveau de lui et visa un autre point vers la hanche de l'homme qui quand elle retira la lame passa la un bras autour du cou de la jeune femme et la plaqua contre son torse avant de bloquer son bras libre et de diriger la main tenant la lame vers la poitrine d'Anna.
-Mathew! Viens m'aider!
Un autre policier arriva en courrant, voyant dans quel état était la pièce il se douta de ce qu'il s'était passé. Il aida son collège à maitriser la jeune femme qui se retrouva assomée. Ils ressortirent et firent un rapport après avoir soigné le blessé pris au dépourvu.
