Bonjour !!

Tout d'abord, merci à mes 4 revieweuzes.

Dark-Blondinette : Toujours aussi contente que ça te plaise, je relirais pour l'ortho ce chapitre-ci. Merci

Petite lutine : Merciii pour ta review !!

PlacIndo : Les neuilles verts…alala…j'ai jamais su de quelle couleur je voyais ses yeux, vert ou ocre, ou dorés teintés de vert…mais pour vous j'ai changé tout ça en ocre. MERCI pour ta review !!

Mayra5619 : Sur 4 reviewz deux me disent que Mumus a les yeux ocres alors que sur d'autres sites sur un grand nombre de review personne n'a relevé. Merci de m'avoir prévenue, hein ! Chui super contente que ça te plaise, venant de toi c'est une super compliment !

Bon, Bonne lecture, n'hésitez pas à donner votre avis positif ou négatif

CHAPITRE 3 : POUDLARD

- Je m'appelle Lily Evans, je suis préfète-en-chef de Gryffondor cette année donc si tu as le moindre problème, fais- moi signe.

C'est une jeune fille aux longs cheveux roux, presque bruns et aux superbes yeux verts qui me parle. À première vue, elle a l'air sympathique, mais une sorte de sévérité indéfinissable émane de son beau visage.

- Moi c'est Penella Turner, mais tu peux m'appeler Penny. Je suis nouvelle.

- Je sais…

- Tu viens d'où ? nous coupe une autre fille.

Elle est petite et trapue abordant de grosses lunettes noires et un cratère en ébullition à la place du visage. Je tente vainement d'entr'apercevoir ses yeux dissimulés derrière ses cheveux bruns, sales qui lui tombent en désordre sur le visage, et ses grosses lunettes embuées. Elle commence à m'interroger sur ma vie hyper passionnante.

Je réponds à ces questions évasivement, mais avec une patience qui ne m'est pas commune : je suis trop gentille, j'en ai marre, elle me pompe. Je hais parler de moi, même si ça peut paraître étrange pour vous lecteurs à qui je me plais à raconter ma vie, c'est la pure et unique vérité. Au moins les Maraudeurs jouaient avec moi, m'envoyant de tant à autre une pics ou deux, là j'ai vraiment l'impression d'être face à un commissaire acharné ou pire, une fan déchaînée, folle de joie de rencontrer enfin son idole. Non, parce qu'en plus d'être exaspérante, elle m'a l'air vraiment influençable et première fan attitrée de ma vie franchement monotone.

Ne pas craquer, pas le premier jour, je dois me faire des amis.

Je serre les poings pour tenter d'évacuer ma détresse : comment vais-je me débarrasser de cette sangsue sans lui administrer un bon coup en pleine poire ?

Le sujet dévie sur ses problèmes, je regarde Lily cherchant de la compassion, j'en trouve : elle me fait une horrible grimace pour me faire comprendre qu'elle a l'habitude de supporter Mamzelle-autiste-en-force.

Oui elle est triste, mais encore ! Elle a passé l'été à pleurer, mais quelle pauvre fifille, je la plains tellement. Pitoyable, elle me déballe une vie digne de celle d'une héroïne d'un bouquin à l'eau de rose qui essaie de mettre fin à ses jours. Je hoche la tête de bas en haut sans écouter la moindre miette de ce qu'elle me raconte, j'en profite aussi pour me changer tranquillement.

- Et les Maraudeurs…

Hein, quoi ?

Punaise, je me suis exprimée à haute voix ! Maintenant Lily et Mary-la-chieuse me regarde avec de gros yeux. Je suis mal barrée.

- Tu les connais ? Tu leur as parlé ?

Cette fille est carrément hystérique, elle saute à moitié sur place. Si elle est ce qu'ils appellent une groupie, je les plains vraiment !

- Mary tais-toi, tu es ridicule, je suis sûre que Penny les trouve antipathiques, n'est-ce pas ?

Oulaaaa, le regard de la rousse, méchant ! Je pense que si je réponds par l'affirmatif, on deviendra peut-être amie, mais je ne suis pas une hypocrite.

- Ils sont surtout gamins, mais marrants.

- Quoi, tu trouves leurs singeries marrantes ?

- Lupin me semble plutôt calme et réservé, pourquoi le mets-tu dans le même lot ?

- Il affirme être un maraudeur, dit Lily avec rancune.

- Ouai, peut-être bien, mais je ne vois pas ce qu'ils ont de si exceptionnels ces Maraudeurs, si ce n'est que Black est un gros abruti.

- Potter est un……

CRAAAAAAAACH

- On parle de moi ?

- Potter, dégage vite et sans un mot! réplique Lily cinglante.

Sans l'écouter, il s'incruste dans notre sphère privée et vient s'assoire à côté d'une Lily verte de rage. Son fidèle compagnon entre à son tour et me gratifie d'un sourire charmeur tandis que Mary m'enfonce son coude dans le ventre avec force.

- Je t'ai manquée ma belle ? me dit-il.

- Enormément! Ne m'appelle pas comme ça!

- Et pourquoi ? Je sais que tu en rêves !

- Pas vraiment !

- Vous vous connaissez ? questionne Lily éberlué tout en repoussant James.

- Je t'ai déjà dit que ..…

- Qu'elle était dans notre compartiment, finit Sirius, et qu'elle me trouve parfait, vu qu'elle a vu mon torse, mon corps sublime.

- QUOI ?

Je fais mine de vomir et ignore l'exclamation de Mary qui me fixe, meurtrière. Sirius la regarde avec dédain et détourne rapidement les yeux d'elle avec un air profondément dégoûté, quel manque de tact. Ok je n'ai pas moi aussi été gentille avec cette gamine immature, mais là il l'humilie publiquement.

- Oui j'ai eu droit à une superbe vue sur son caleçon à fleurs, c'est absolument adorable, ma tante en possède des similaires.

Et les rires fusent. Merci, merci, je suis trop drôle.

- Tu faisais moins la maligne quand s'était ton tour, rigole-t-il. Vu que tu es difforme.

Je le fixe sans ciller, les larmes me montent aux yeux, mais cette fois je les retiens fermement et ma peine de transforme en colère. L'enflure ! Il a touché le point sensible, le complexe de ma vie, la seule chose dont je ne peux rire. Ridiculiser les autres et parfois moi-même est une chose que je fais dès que l'occasion s'en présente, mais je ne supporte pas que l'on m'attaque sur mon physique.

Je me lève d'un bond et administre une baffe bien sentie à un Black moqueur. Je quitte le compartiment sans un mot mais entends en sortant James s'exclamer "Lily veux-tu sortir avec moi ?". Pas la peine d'écouter la réponse, je pense la connaître. Je passe la fin du voyage dans le couloir et m'amuse à lancer deux ou trois sorts farfelus aux pots de peintures qui me passent devant en quête de Sirius ou James.

Le train arrive enfin et je me précipite au dehors, trop heureuse de respirer à nouveau l'air frai. C'est pas pour dire, mais c'est quand même dégueulasse de rester une demi journée dans un train avec presque tous les élèves de son école en plein été de canicule. Une odeur de camembert règne un peu partout : tous les sorciers ne connaissent pas le déodorant car les sang-purs renient cette invention moldu, préférant vivre dans une odeur exécrable.

Je suis les premières années, je crois que c'est la meilleure chose à faire, parce que là je suis paumée. Un grand homme barbu et jovial vient nous chercher et désigne les calèches du doigt, j'ai compris.

- Vous avez des questions ? dit-il.

Oui, tu m'aides à monter dans la calèche, j'ai peur de me pisser dessus. Non mais ça va pas? On n'est pas de assisté quand même! Je grimpe dans un de ces fiacres bizarroïdes, noir et gros et remarque au passage qu'ils sont tirés par rien. Sans doute des créatures invisibles vivant dans les marais d'Angleterre et se nourrissant de résidus d'estomac du monstre du Loch Ness ou une farce de Dumbledore pour impressionner les premières années.

- Hello, tu es nouvelle?

Un beau mâle me parle, je lui fais un clin d'oeil, c'est qu'aujourd'hui je suis d'aplomb.

- Ouai, moi c'est Penny Turner, à qui ai-je l'honneur?

- Amos Diggory, le plus beau mec de Poudlard.

Je fais une moue de pouffiasse et lui répond railleur:

- Que diraient les maraudeurs s'ils t'entendaient?

- Tu les connais déjà, lance-t-il visiblement déçu.

- A mon grand regret!

- Ils sont de vraies têtes à claques prétentieuses, c'est vrai.

Et toi t'es quoi? Un escargot en patins à roulettes?

- Ils sont prétentieux, mais eux au moins ils ont un peu plus de raison que toi de l'être.

J'omets Peter par "eux", mais Sirius, James et Remus sont pas mal, enfin ils ont un certain charme et...

STOP, je raconte quoi là? Je vais bientôt être comme Mary si je continue, ça va pas du tout, je dois avoir de la fièvre. Ce ne sont que des abrutis puérils, comme Diggory. Je les ai d'ailleurs valorisés simplement pour rabaisser ce dernier et j'utiliserai le même procédé en sens inverse avec eux. Machiavélique non?

Je ne dis plus rien durant le reste du trajet et me contente d'observer le paysage plongé dans l'obscurité à travers la vitre sale. Je vois des petites lanternes, le long d'une route menant à l'école. Enfin au gigantesque château qui sert d'école. C'est sublime! Je ne sais comment décrire ce que je distingue, je suis nulle en description, mais sachez simplement que je n'ai jamais vu une aussi grande forteresse juchée sur une colline près d'un lac humide. Et cette forêt! Je sais que je vais me plaire à Poudlard, rien que pour le paysage!

Je me laisse entraîner par la masse d'élèves qui courent vers l'école avec excitation, ils me font rire : comment peut-on aimer à ce point la rentrée scolaire? C'est sans doute pour le repas qu'ils se pressent, enfin j'espère sinon je suis tombée dans une école d'aliénés. Je n'arrive pas observer les alentours, je ne vois que des têtes pleines de cheveux et parfois de pincettes Barbie défiler devant moi. On pénètre dans le château par une grande porte donnant sur une immense cour où se trouvent toutes sortes de végétation, je suis émerveillée. Une vieille femme au visage pincé et fripé, vêtue d'un grand chapeau vert appelle de sa voix sèche les premières années et leur fait signe de la suivre.

À non, je ne tiens pas à être le mouton noir de ce troupeau de jeunes brebis innocentes, je vais déjà me faire assez remarquer en étant nouvelle directement en septième année. Je me fends rapidement au groupe d'anciens élèves surexcités et débouche dans une grande salle, « La Grande Salle » indique les morceaux de marbre gravé sur ses grandes portes de bois massifs et sculpté avec habilité. Ses murs sont couverts de mille étoffes de couleurs représentant les fameuses maisons et délimitant les tables de chacune. Le plafond est indescriptible, inimaginable, fantastique... les mots me manquent. C'est un ciel étoilé, comme celui que j'ai quitté en entrant dans l'école. Non, non, je n'ai pas bu et je n'ai pas mangé de champignons hallucinogènes, je suis tout à fait clean, ce lieu existe.

Lily me fait de grands signes depuis la table des griffondors, je me dirige vers elle plutôt que de rester seule, debout, les bras ballants.

Mer….credi, Sirius se trouve non loin, que faire ? Retourner en arrière ? Non j'aurai l'air quiche et je ne tiens pas à m'humilier devant les Maraudeurs, je n'ai donc pas le choix. Je pousse un gros soupir, le monde est si cruel !

- Viens, t'inquiètes, Mary n'est pas là, elle est à Pouffsouffle.

Arf, si elle savait ! Je ne veux pas voir Sirius, simplement.

- Ouai, ouai j'arrive.

Sirius ne bronche pas à ma vue, il se contente de m'ignorer et je remarque que ma baffe a laissé des dégâts sur sa belle joue et que cette blessure ne le pénalise pas tant que ça, elle attire au contraire de nombreuses filles toutes aussi stupides les unes que les autres.

- Tu veux un petit bisou, il paraît que c'est très efficace contre les bobos.

- Non moi d'abord !

- Il est à moi !

Bref, c'est lamentable car lui ne les repousse pas et affiche un petit sourire satisfait ! Quand je pense que je vais aller à Pré-au-Lard avec ce mec, j'ai la nausée.

- Chers élèves, bonsoir, dit un vieux croûton à longue barbe grise,…

Il parle, nous citant tout le règlement et les recommandations de Rusard le concierge puis il annonce que la cérémonie de la répartition commence.

Les premières années sont appelées les uns après les autres à s'asseoir sur un tabouret sous les yeux de toute la salle pour qu'un chapeau miteux leur dise dans quelle maison aller. Les élèves de la maison dans laquelle l'élève est envoyé applaudissent tandis que celui-ci se dirige vers leur table.

- Penny Turner

Je me lève brusquement et me dirige vers le directeur qui me fait un sourire (encourageant ?) et désigne le tabouret d'un geste de main gracieux. La chaise électrique, ouai, un lieu de torture, je vais devoir faire face à tout Poudlard avec un chapeau ridicule et sans doute infesté de poux sur le crâne !

Je suis assise dans une posture complètement risible car le siège est trop petit et j'ai donc les jambes à moitié pliées, enfin tant pis. Au moins je ne me suis pas étalée et..

"Mhhhhh, difficile à te cerner,…."

Argggg ! Qui me parle ? Je me sens fouillée, des souvenirs anciens me reviennent en mémoire, et surtout ce gros chien noir.

"Oui c'est moi le Choixpeau, je suis face à un dilemme, mmmmmh pas Serdaigle je te sens paresseuse, plutôt fumiste."

Ben merci le chapeau, tu t'es vu ?

"Et la fierté de Serpentard."

- Ah non !

" Je vois du courage, beaucoup de courage et de la camaraderie. "

De la camaraderie, tu m'en diras tant !

" Mais un désir de gagner, de battre, et tu as un lourd passé…

Le choix est dur, mais tu seras… "

-…